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Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro, Actualités

Avec le prêt record octroyé aux banques ce mercredi matin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) va encore augmenter. Il a plus que doublé depuis 2007.

ECRIT PAR
Isabelle COUET

Isabelle COUET
Chef de service adjointe

 

Les chiffres donnent le vertige. Selon Barclays Capital, le bilan de la BCE va désormais peser 32% du PIB de la zone euro, contre 21% pour le Royaume-Uni, 19% pour les Etats-Unis et 30% pour le Japon. En fin de semaine dernière, il atteignait presque 2.700 milliards,ce qui veut dire qu'il a déjà plus que doublé de taille depuis l'ouverture du robinet des liquidités à l'été 2007.

Ce ne sont toutefois pas 529 milliards d'euros -le montant du prêt à trois ans accordé ce mercredi 29 février -qui vont s'ajouter, mais seulement les liquidités «fraîches» injectées hier, soit environ 300 milliards.

En théorie, le bilan d'une banque centrale n'a pas de limite. Les problèmes surviennent quand les actifs qu'elle reçoit en échange de ses prêts sont à risque. C'est notamment le cas des obligations grecques, placées en «défaut sélectif» par Standard & Poor's lundi soir. Pour protéger le bilan de la BCE, il est prévu que le Fonds de stabilité européen (FESF) apporte une garantie allant jusqu'à 35 milliards d'euros.

En ce qui concerne les autres actifs reçus par la BCE, des précautions sont prises : plus les titres sont jugés risqués -par exemple pour les créances et produits de titrisation -plus la prime («haircut») prélevée par la banque centrale est importante. En outre, la BCE suit au jour le jour les variations des prix des actifs pour adapter sa gestion du risque. Si jamais un incident se produisait -un défaut soudain sur des titres mis en caution, ou la faillite d'une banque qui a emprunté à la BCE -l'institut d'émission devrait augmenter son capital, c'est à dire faire appel aux Etats de la zone euro.

ISABELLE COUET

Photo : Bloomberg

 

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Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Le CAC 40, le Dow Jones et le Nasdaq sont à des niveaux records, Actualités

Le CAC 40 a terminé en hausse de 1,52 %, au-dessus des 3.400 points, au plus haut depuis août dernier. Le Dow Jones a atteint un niveau record depuis mai 2008. Et le Nasdaq est à son plus haut depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet. Ces hausses couronnent une belle ascension qui dure depuis plusieurs semaines, avec les secteurs cycliques et financiers en tête.

Les marchés sont en train d'oublier la crise de la dette souveraine. Le Cac 40 a terminé en hausse de 1,52% à 3.427,92 points. A la cloture, l'indice parisien repasse le cap symbolique des 3.400 points, sur ses niveaux de début août, se rapprochant ainsi de son point haut de juillet 2011, avant que les craintes sur la zone euro -mais aussi les Etats-Unis-ne provoquent de fortes turbulences sur les marchés. Le Stoxx 600 s'adjugeait 1,64%, également au plus haut depuis début août.

La Bourse de New York a clôturé à des niveaux plus vu depuis le pic de la crise financière en 2008, le marché saluant la baisse du chômage bien plus forte que prévu aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,23% et le Nasdaq a bondi de 1,61%. Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 156,52 points, à 12.861,93 points, un record depuis mai 2008, et le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 45,98 points, à 2.905,66 points. Il s'agit du plus haut niveau à la clôture de cet indice à dominante technologique depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet.

Le très attendu rapport mensuel sur le marché du travail américain a confirmé la bonne santé de l'économie outre-Altlantique. Les Etats-Unis ont créé 243.00 emplois dans le secteur non agricole, en janvier, soit bien au-dessus des 140.000 attendus par les économistes. Le taux de chômage a baissé pour le 5ème mois d'affilée à 8,3%, alors qu'il était anticipé stable à 8,5%.

La belle ascension poursuit la tendance haussière initiée depuis quelques semaines. Depuis le début de l'année, le Dax par exemple a grimpé de 15%, le Stoxx 600 de presque 8%.

Les secteurs cycliques et financières, qui faisaient partis des « plus mal aimés » de 2011, ont été les principaux bénéficiaires de ce mouvement. L'automobile est en tête des performances sectorielles de l'indice large européen Stoxx 600 (+28% depuis le début de l'année), devant les minerais et métaux (+22%). Les banques et assurances ont pris respectivement 17% et 16%.

Certaines valeurs affichent ainsi des bonds impressionnants, en seulement plus d'un mois. Par exemple à 17h45, Société Générale s'est adjugé 40 %, Renault 34% et Peugeot 34%.

« En fait, les secteurs qui ont le plus rebondi depuis deux mois sont ceux qui avaient, à l'inverse, le plus souffert durant l'été et l'automne. Ce sont des segments à fort béta, c'est-à-dire très sensibles aux variations du marché, qui bénéficient directement du regain d'appétit pour le risque »,explique Roland Kaloyan, stratégiste à la Société Ggénérale.

La bonne humeur sur les marchés a été portée par une conjonction de facteurs : de bonnes nouvelles sur le front macroéconomique, avec des statistiques rassurantes aux Etats-Unis et des espoirs d'assouplissement monétaire en Chine. « Les secteurs automobile et minerais et métaux en bénéficient fortement », note le spécialiste.

Parallèlement, les craintes sur la crise de la dette souveraine se sont un peu apaisées. La banque centrale européenne a injecté d'énormes quantités de liquidités dans le système, avec notamment l'opération de refinancement à trois ans de presque 500 milliards d'euros, fin décembre. Et, un nouveau prêt d'envergure est attendu ce mois-ci. « La détente des taux longs des pays périphériques et plus globalement en zone euro a eu un effet très positif sur le marché et en particulier sur les valeurs financières,souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Ensuite, la hausse conjuguée des segments cycliques et financiers a entretenu l'effet positif, puisqu'ils représentent de grosses pondérations ».En effet, les banques et assurances cumulées « pèsent » environ 17% de l'indice européen et les minerais et métaux 10%, selon les calculs de la Société générale.

A l'inverse, les secteurs plus défensifs sont à la peine. Les télécoms, la distribution, la santé mais l'alimentation et boissons sont en queue du Stoxx 600 depuis début 2012. Par exemple, France Télécom perd 5% en peu plus d'un mois, Vivendi 4% et EDF 2%.

Les services aux collectivités, qui étaient déjà mal orientés en 2011, continuent de sous-performer l'indice. «Elles pâtissent de craintes sur leur bilan très endetté et de la menace de possibles hausses d'impôts»,reprend Roland Kaloyan.

Toute la question est désormais de savoir si le rebond de certains secteurs peut se poursuivre. « Tout dépendra des conditions macroéconomiques, mais a priori, on devrait éviter une récession dure en Europe », répond-il

La saison des résultats qui débute pourrait toutefois mettre un frein à la progression spectaculaire de plusieurs valeurs. Les investisseurs seront très sensibles à leur discours pour 2012, alors que les attentes des analystes sur les profits apparaissent encore élevées pour le marché (+7% en Europe, selon Ibes).

MARINA ALCARAZ

 

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Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Un constat sévère sur la compétitivité de la France, Actualités

Lors du sommet social à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.


« A l’issue de cette réunion, nous ne serons probablement pas d’accord sur tout »
. Enouvrant ce mercredi matin le sommet sur la crise, Nicolas Sarkozy sait qu’il y a des mots qui fâchent et qu’il ne vaut mieux pas prononcer. Comme celui de TVA sociale, dont le projet est rejeté en bloc par les syndicats. Si les contours précis de la réforme du financement de la protection sociale ne devraient pas être abordés ce mercredi, le chef de l’Etat a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.

« Notre compétitivité extérieure n’est pas une donnée abstraite. Elle se mesure par notre balance commerciale, déficitaire de 83 milliards d’euros», a expliqué Nicolas Sarkozy. Particulièrement élevé, ce montant prend en compte la valeur des importations jusqu’au passage à notre frontière (échange Caf-fab). Ce n’est généralement pas celui pris en compte pour établir une symétrie dans l’évaluation des importations et des importations. Sans tenir compte des frais d’acheminement des importations, le déficit commercial de 2011 sera « plus proche de 70 milliards » que des 75 milliards, avait précisé mardi Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Ce qui constitue déjà un niveau sans précédent.

Au-delà, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la perte de part de marché de la France au cours de la dernière décennie. Perte dans le commerce mondial liée à la montée en puissance des pays émergents mais, surtout, perte par rapport à nos voisins européens. « Depuis 2000, la part de nos exportations dans celles de la zone euro est passée de 15,8% à 12,6% », a souligné le chef de l’Etat. Et depuis 1995, « le consommateur français achète 50% de plus de produits importés ».

Le poids des charges sociales

Tout en récusant l’idée qu’un redressement se gagne uniquement « par la compression des coûts et en particulier du coût du travail », c’est toutefois sur cet aspect que Nicolas Sarkozy a ciblé son intervention :« Le coût du travail par unité produite a augmenté de 20% en France alors qu’il augmentait de 7% en Allemagne entre 2000 et 2009 », a estimé le chef de l’Etat. Et d’indiquer que la France a perdu un avantage compétitif au cours des dix dernières années, les coûts salariaux horaires ayant « progressivement rattrapé ceux de l’Allemagne » dans l’industrie. En cause : le poids des charges sociales : pour un salaire brut de 2.500 euros, « le poids des charges patronales est deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne », a insisté Nicolas Sarkozy.

Le président de la République entend donc poursuivre les réformes structurelles. Sans prononcer le mot de TVA sociale, le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, plaidé pour « une diversification accrue des sources de financement » de la protection sociale et « de faire contribuer les importations ».

Si le constat est sévère, Nicolas Sarkozy veut tout de même voir dans le ralentissement du rythme de perte de marché au cours des dernières années les premiers effets de sa politique (crédit impôt recherche, réforme de la taxe professionnelle…). Dans une récente étude, l’institut Coe-Rexecode avait noté que le recul des parts de marché par rapport à nos voisins de la zone euro, était moins rapide depuis 2007 : de 0,17 point par an, contre 0,4 point par an au cours de la décennie précédente par rapport à nos voisins européens. Compte tenu de la crise de 2008-2009, « il reste difficile de savoir si cette évolution récente est liée à la conjoncture économique ou à une inflexion de nature structurelle », indiquait aux « Echos », Denis Ferrant, directeur général de Coe-Rexecode. « Il est également possible que la base des exportateurs se soit rétrécie sur les plus compétitifs et que se manifestent les premiers effets des mesures de politique industrielle et d’innovation des dernières années ».

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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Un record chasse l’autre pour les dépôts des banques auprès de la BCE, Actualités

Les banques de la zone euro ont déposé 455 milliards d’euros entre jeudi et vendredi auprès de la Banque centrale européenne (BCE), un nouveau record, qui montre que la situation est loin d’être normalisée en pleine crise de la dette.

Mercredi, les banques de la zone euro avaient déposé un montant de 453 milliards d’euros à Francfort, qui établissait déjà un plus haut historique. Ces dépôts sont rémunérés à hauteur de 0,25% par la BCE, un montant bien plus faible que ce que les banques pourraient en tirer si elles voulaient ou parvenaient à les placer sur le marché.

D’autre part, le montant des prêts au jour le jour accordés par la BCE aux banques qui ne veulent ou ne peuvent se refinancer en urgence sur les marchés, a continué de fondre. Il tournait autour des 14 milliards d’euros depuis le début de la semaine, et est retombé à 1,8 milliard entre jeudi et vendredi.

Selon les économistes, plusieurs facteurs expliquent le montant élevé des dépôts, mais il est difficile d’en tirer des conclusions, la BCE ne fournissant jamais davantage de détails que le montant des dépôts et les banques concernées n’ayant aucun intérêt à communiquer sur le sujet.

Les dépôts auprès de la BCE connaissent des niveaux élevés lors de chaque regain de tension sur les marchés depuis la crise financière de 2008 puis celle de la dette en zone euro.

En effet, les banques de la région ne se font plus suffisamment confiance entre elles pour se prêter l’argent dont elles ont besoin pour boucler chaque jour leurs opérations, comme elles le font en temps normal, et préfèrent ne pas prendre de risque en plaçant leurs excédents auprès de la BCE.

A ce facteur s’est ajoutée fin décembre une importante injection de liquidités par la BCE, qui a inondé les banques de la zone euro d’argent frais, qu’elles n’ont pas encore vraiment commencé à investir sur les marchés, d’autant que certaines ont gardé leurs liquidités pour faire face à des impératifs comptables de fin d’année.

Il pourrait également y avoir moins de banques à qui prêter de l’argent chaque jour, puisqu’elles ont pu obtenir lors des récentes opérations de la BCE autant d’argent qu’elles le voulaient, ce qui fait que les dépôts retournent à l‘institution monétaire, qui reste toujours preneuse, avancent certains économistes.

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Taxe Tobin : Paris veut aller vite, Berlin préfère la voie européenne, Actualités

Paris pourrait lancer sous peu une taxe sur les transactions financières, annonce le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Berlin redit sa préférence pour une solution européenne.

La France veut précipiter le calendrier des négociations de la taxe « Robin des bois ». Paris « donnera l’exemple » en prenant d’ici la fin du mois de janvier des décisions concernant une taxe sur les transactions financières, avec ou sans l’Allemagne, a annoncé vendredi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,Henri Guaino.

L’Allemagne a réagi rapidement en indiquant qu’elle ne déciderait pas seule d’une taxation sur les transactions financières, redisant sa préférence pour un solution européenne, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, alors que la France venait de se dire prête à agir seule. «La position allemande est inchangée: (….) le but est d’aboutir à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’Union européenne», a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, interrogé sur la réponse de Berlin à l’annonce par Paris de vouloir agir seule pour «montrer l’exemple».

Le sujet devrait être au menu de la rencontre entre le président français et la chancelière allemande Angela Merkel prévue lundi prochain à Berlin et du Conseil européen programmé le 30 janvier à Bruxelles.« Des décisions seront prises avant la fin du mois de janvier pour ce qui concerne la France. On attend aussi une décision de Bruxelles », a déclaré Henri Guaino sur RMC. « La France donnera l’exemple sur ce sujet. On verra les modalités. »

« C’est mieux s’il y a l’Allemagne, moi j’espère qu’on le fera avec l’Allemagne, nous allons continuer à en discuter dans les jours et dans les semaines qui viennent, mais la France est prête à donner l’exemple sur ce sujet et elle espère pouvoir entraîner les autres », a-t-il précisé.

Le ministre français des Finances, François Baroin, avait évoqué le mois dernier la possibilité d’une « contribution » franco-allemande à la taxe sur les transactions financières en Europe appelée à être « opérationnelle » en 2013. Et, mercredi, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti a assuré que la taxe serait mise « en place avant la fin de l’année 2012 ».

Reste à savoir quelles sont les chances de rallier tout ou partie des pays membres de la zone euro, et ayant un certain poids dans la sphere financière. On sait déjà que Londres est totalement opposée au projet. Mais Paris a, sur le principe au moins, l’appui de Berlin à un projet concerté, ainsi que celui de plusieurs autres capitales européennes. En milieu d’après-midi vendredi, le chef du gouvernement italien Mario Monti a lui aussi jugé «nécessaire» que les différents pays européens «n’aillent pas en solitaire dans l’application» de la taxe sur les transactions financières. L’attitude des instances communautaires elles-mêmes est, en revanche, encore incertaine, y compris sur le fond.

LES ECHOS (SOURCE REUTERS)

 

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Deux-tiers des Français contre un abandon de l’euro et un retour au franc, France

© AFP/Archives – Joel Saget

© AFP/Archives - Joel Saget

Près des deux-tiers des Français (64%) se prononcent contre l’idée d’un abandon de l’euro et un retour au franc, tandis que 36% le souhaiteraient, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans le Journal du dimanche, à l’occasion du 1Oème anniversaire de la monnaie unique.

Pourtant, la moitié des sondés (50%) pensent avec le recul que l’euro a été « plutôt une mauvaise chose », contre 35% qui considèrent que c’est « plutôt une bonne chose » et 15% « ni une bonne ni une mauvaise chose ».

Les Français sont encore 43% à convertir les euros en francs pour mieux évaluer les prix. En décembre 2003, ils étaient 73% à le faire.

Et 54% seraient favorables à un retour au double affichage des prix en francs et en euros.

Une large majorité, 81%, estiment que le passage à la devise européenne s’est traduit par une forte hausse des prix.

Un peu plus de la moitié des sondés (52%) voit dans l’euro « un handicap » dans le contexte de la crise économique et financière des trois dernières années, 26% le qualifient d' »atout » et pour 22% c’est « ni l’un ni l’autre ».

Sondage réalisé en ligne du 29 au 30 décembre auprès d’un échantillon de 901 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, suivant la méthodes des quotas.

 

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Zone euro : le lobby bancaire prévoit une grande récession en 2012

 

L’Institut de la finance internationale estime que l’économie de la zone euro va se contracter de 1% l’an prochain.

 (c) Afp

(c) Afp

Mots-clés : IFFRécessionZone euroeconomie

L’IFF se montre ainsi beaucoup plus pessimiste que l’OCDE (qui table sur +0,2%), la Banque centrale européenne (+0,3%), la Commission européenne (+0,5%) ou le consensus des analystes compilé par l’agence Bloomberg (+0,5%). Le Fonds monétaire international table encore sur +1,1%, mais ses dirigeants ont admis qu’ils allaient devoir ajuster leurs anticipations.L’Institut de la finance internationale (IIF), qui regroupe les principales banques de la planète, voit la zone euro en franche récession en 2012, selon son dernier rapport, publié lundi 26 décembre. Il estime que l’économie de la zone euro devrait se contracter de 1,0% l’an prochain, après avoir connu une croissance de 1,5% en 2011.

L’institution de Washington estime que la zone euro devrait enregistrer une contraction de son économie de 2,0% au quatrième trimestre en rythme annualisé. Mais une bonne surprise n’est pas totalement à exclure, vu la stabilisation de la production industrielle et des indices PMI des directeurs d’achat, un indicateur jugé fiable de la conjoncture des prochains mois.

Au niveau mondial, l’IIF table sur une croissance de 3,2% en 2011 (-0,1 point par rapport à sa précédente prévision), de 2,8% en 2012 (-0,2 point) et de 3,7% en 2013 (première estimation), grâce à un rebond généralisé de l’activité en Europe.

(Avec AFP)

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Les banques empruntent des sommes records à la BCE, Actualités

 

Les établissements financiers de la zone euro ont emprunté quasiment 300 milliards d’euros -291,6 milliards -à la Banque centrale européenne (BCE) pour 7 jours. C’est le montant le plus élevé demandé à l’institut d’émission depuis l’été 2009 sur cette opération de prêt hebdomadaire. Au total 197 banques ont sollicité ce prêt.

Les dysfonctionnements du dysfonctionnements du marché interbancaire-liés au manque de confiance des établissements financiers entre eux -poussent les banques à se ruer à la BCE et accumuler des montagnes de liquidités qu’elles n’utilisent pas. Plutôt que de les prêter, elles créent des stocks de précaution sur un compte rémunéré au jour le jour, à la BCE.

La Banque centrale vient de renforcer son arsenal de mesures envers le système bancaire afin d’alléger la pression, étant donné les immenses besoins de refinancement. Environ 230 milliards d’euros devront être remboursés par les banques au premier trimestre 2012, a indiqué Mario Draghi, le président de la BCE. Il faut donc fournir massivement des liquidités aux banques, afin qu’elles passent la fin d’année et honorent leurs remboursements.

ISABELLE COUET

 

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Allemagne : les commandes industrielles bondissent de 5,2% en octobre

Le 06 décembre 2011 par Astrid Gouzik

Production

© Fotolia

Les chiffres publiés mardi 6 décembre créent la surprise. Une bonne nouvelle pour l’Allemagne après trois mois consécutifs de baisse.

En octobre, les commandes industrielles ont été dopées par de gros ordres à l’étranger. « La production industrielle devrait dans un premier temps conserver son rythme d’évolution tranquille », prédit le ministère de l’Economie, qui publie les chiffres.

Les chiffres du mois d’octobre sont de bon augure pour le troisième trimestre. Ils pourraient même être un signe encourageant pour l’économie allemande après que l’agence Standard and Poor’s a annoncé la mise sous surveillance des notes d’endettement à long terme de quinze pays de la zone euro.

Peter Kaidusch, de Natixis, vient toutefois nuancer la bonne nouvelle et rappelle aussi que l’indice PMI de l’Allemagne fait lui mauvaise figure. »La tendance générale est à la baisse et l’industrie allemande ne pourra pas toujours être coupée du monde », prévient-il.

Une analyse confortée en partie par la baisse de la demande des produits « made in Germany », notamment en Europe. En effet, plusieurs pays de la zone euro sont contraints d’opérer des économies drastiques pour résister à la  tempête provoquée par la crise de la dette.

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Le CAC 40 attendu en hausse, les banques centrales volent au secours de la zone euro

Le marché parisien devrait débuter la séance dans le vert, après l’envolée de Wall Street, galvanisée par l’action concertée des autorités monétaires. La Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Canada, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse se sont en effet entendues pour faciliter le financement du secteur bancaire. Le PDG de BNP-Paribas a par ailleurs indiqué qu’il n’y avait pas de contraction du crédit en France.

Le Dow Jones a gagné 4,24%, à 12.046 points, et le Nasdaq 4,17%, à 2.620 points. L’indice des directeurs d’achats de la région de Chicago a atteint 62,6 au mois de novembre contre 58,4 en octobre, alors que les analystes attendaient un chiffre stable. La productivité des Etats-Unis au troisième trimestre a toutefois déçu.

Les émissions obligataires de la France et de l’Espagne seront très suivies. Aujourd’hui seront publiés les chiffres du chômage et de la construction, outre-Atlantique.

NicOx annonce une réorganisation visant à « permettre une utilisation optimale de ses ressources », incluant une réduction d’environ un tiers des effectifs. La société a entamé des discussions avec plusieurs cibles potentielles dans la perspective de se transformer en une entité commerciale, ces cibles lui offrant un accès des produits à un stade de développement avancé ou commercialisés dans des domaines spécialisés. De plus, NicOx poursuit également la recherche d’options alternatives de financement pour assurer le développement de programmes à un stade précoce, dont le NCX 6560. Enfin, le NicOx recherche aujourd’hui un nouveau partenaire pour le développement et la commercialisation du NCX 1047 (ex-licencié à Ferrer) aux Etats-Unis.

Au cours de l’exercice 2010-2011, qui s’est soldé par une progression de 3% du chiffre d’affaires consolidé à 1,469 milliard d’euros, Pierre et Vacances a dégagé un résultat opérationnel courant de 29,3 millions, contre 27 millions en 2009-2010, et un bénéfice net (part du groupe) de 10,5 millions, contre 7,3 millions l’exercice précédent. Dans un contexte incertain, le groupe maintient sa stratégie de réduction de coûts et de modernisation des marques, et confirme viser une croissance du chiffre d’affaires touristique de 100 millions d’euros et 65 millions d’économies, mais à horizon 2014 et non plus 2013.

Après une flopée d’acquisitions en Chine et au Brésil, Publicis se tourne vers l’Europe de l’est en rachetant Ciszewski, la principale agence de relations publiques en Pologne. Les trois entités opérationnelles, Ciszewski Relations publiques, Ciszewski Marketing sportif et Ciszewski Communication financière, seront intégrées dans MSLGROUP.

EuropaCorp a publié au premier semestre un chiffre d’affaires de 70,6 millions d’euros, en hausse de plus de 23%, porté par les ventes internationales (+102%), notamment celles du film ‘Colombiana’.La marge opérationnelle consolidée a atteint à 6,3 millions contre 9 millions sur la même période de l’exercice précédent, affecté par les moindres performances des activités salles, séries et diffusion vidéo. Le résultat net part du groupe est ainsi une perte accrue de 12,6 millions, contre -3,3 millions un an avant au 30 septembre 2010. Dès lors, le groupe n’est pas en mesure de maintenir son objectif de retour à l’équilibre pour l’exercice 2011-2012. Par ailleurs la direction étudie la mise en oeuvre de mesures destinées au renforcement des fonds propres.

 

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Décisions de la BCE: la CDU allemande veut une pondération des voix (presse), Actualités

Les conservateurs allemands, au pouvoir, veulent adopter une pondération des voix au sein du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) au prorata de l’importance de l’économie des 17 pays de la zone euro, selon le Financial Times Deutschland.
Selon cette motion, adoptée mardi en commission après un débat houleux et qui sera présentée au vote lors du congrès du parti à Leipzig (est) de dimanche à mardi prochain, « les décisions des présidents des banques centrales nationales (de la zone euro) devront être pondérées au regard de la puissance de leurs économies nationales », selon le journal mercredi.
Actuellement, chaque membre du conseil des gouverneurs de la BCE dispose d’une seule voix quelle que soit la taille de la banque centrale nationale qu’il dirige, une situation qui déplaît fortement à certains pays comme l’Allemagne.
Le pays estime que son point de vue n’est pas assez entendu, alors qu’en tant que première économie européenne sa contribution notamment aux plans d’aide aux pays en difficulté est la plus élevée.
Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit chaque mois pour décider de son principal taux d’intérêt directeur, baromètre du crédit en zone euro, mais aussi de mesures face à la crise, comme la mise à disposition de liquidités bon marché pour les banques ou le rachat de dette publique sur le marché secondaire des pays dont les taux d’emprunt s’envolent.
C’est notamment sur ce dernier point que la banque centrale allemande, la Bundesbank, aimerait davantage être écoutée. Estimant que cela met en péril les finances de la BCE comme son indépendance vis-à-vis du politique, elle y est farouchement opposée.
Le précédent président de la Bundesbank Axel Weber avait démissionné avec fracas en début d’année, suivi en septembre par le chef économiste de la BCE, l’Allemand Jürgen Stark, qui sera remplacé par un autre Allemand Jörg Asmussen.
Alors que la direction de la BCE se montre elle-même très réticente sur ce programme de rachat de dette publique qu’elle refuse d’élargir malgré les pressions, le successeur de M. Weber, Jens Weidmann, ne manque pas une occasion pour répéter qu’il outrepasse le mandat de la BCE qui est de maintenir la stabilité des prix.

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Après la Chine et le FMI, qui veut aider le fonds de secours de la zone euro ?

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Les dirigeants européens se réunissent ce mercredi soir pour un sommet décisif et doivent décider ou non de l’ouverture du fonds de sauvetage à des investisseurs externes. Mais qui a suffisamment d’argent et d’intérêt à investir dans le sauvetage de la zone euro ?

Les dirigeants européens doivent acter ce mercredi soir l’élargissement des pouvoirs du Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF). En cas d’accord, le FESF pourrait se voir doté d’un effet de levier lui permettant d’accroître une puissance de feu à plus de 1.000 milliards d’euros. Cela serait rendu possible grâce à l’émission de garanties et/ou l’accès à un véhicule spécial d’investissement (SPV), dédié à recueillir les fonds des investisseurs externes. Ce fonds serait capable d’émettre des obligations et d’en racheter sur le marché secondaire afin de soulager les Etats. Mais l’Europe doit encore s’assurer de la bonne volonté de ces investisseurs externes, qu’ils soient souverains ou privés. Qui va soutenir le fonds de soutien de la zone euro ? C’est la question de la semaine.

La solution de facilité : le FMI

Tout d’abord, le Fonds Monétaire International (FMI) semblerait prêt à subvenir aux besoins du fonds de secours. Un officiel du FMI a en effet déclaré mardi que le l’Institution était en train « d’étudier cette possibilité, mais n’avait pas encore pris de décision ». « Cela dépendra du package d’ensemble » a-t-il précisé.

Un officiel de Bruxelles a confirmé l’intérêt de l’Europe et du FMI pour cette posibilité, en précisant que le FMI pourrait même être l’hébergeur d’un compte administratif destiné à aider la zone euro. Cette solution serait plus simple et plus flexible que la création d’un SPV, a également fait savoir un officiel du FMI.

Le directeur du FESF en visite en Chine

Après avoir réitéré plusieurs fois son soutien à la zone euro ces dernières semaines, le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait « une attitude ouverte » et était disposée à « aller discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer ». Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque Klaus Regling, le patron du FESF, a prévu une visite à Pékin vendredi prochain.

Un diplomate de Bruxelles a assuré sous couvert d’anonymat que la Chine était partante pour continuer de soutenir l’Europe mais qu’il n’y avait « rien de concret  et détaillé » en ce qui concerne sa participation au véhicule spécial d’investissement. « Jusque là, la Chine a toujours préféré aider (l’Europe) au cas par cas, parce que cela facilite l’obtention de concessions sur les investissements, le commerce, les importations à un niveau plus intéressant que celui de l’Union européenne », analyse Paul Sheehan, directeur général du fonds d’investissement Thaddeus Capital, de Hong Kong.

Des discussions auront probablement lieu vendredi prochain avec des investisseurs chinois à ce sujet.

Les pays émergents boudent-ils l’Europe ?

Après la Chine et le FMI, qui d’autre a vraiment envie de sauver la zone euro ? Les pays émergents ne se bousculent apparemment pas au portillon. L’Argentine a clairement indiqué qu’elle ne participerait au sauvetage de la zone euro, tandis que l’Inde, et l’Afrique de Sud ne se sont toujours pas manifestés. Autre revers pour l’Europe : son voisin norvégien a exprimé très clairement son souhait de rester en dehors de toute aide financière.

La Russie, qui a dit à plusieurs reprises qu’elle était prête à aider les pays de la zone euro, sans préciser comment, a pris position aujourd’hui. Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique du kremlin a annoncé que le gouvernement était prêt à soutenir les pays de la zone euro mais, seulement à travers le Fonds monétaire international (FMI). C’est également la voie préférée par le Brésil, qui avait expliqué mardi qu’il n’avait aucunement l’intention de racheter de la dette européenne, mais a toutefois déclaré par la voix de son ministre des finances Guido Mantega que son pays pourrait accepter d’apporter un soutien financier par le biais du Fonds monétaire international. En contrepartie, le pays exigerait une réévaluation du poids des émergents dans l’institution, qui pose naturellement problème à d’autres membres comme les Etats-Unis…

Klaus Regling doit également se rendre à Tokyo ce week-end, après sa visite en Chine, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation de l’Union européenne au Japon. Cette visite ne serait pas officielle, mais gageons qu’elle n’est pas touristique non plus.

Stanislas Jourdan, avec agences

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LES JOURNÉES DE LÉCONOMIE : 3 JOURS DE DÉBAT À LYON !

La Fondation Scientifique de Lyon organise à Lyon les 9, 10 et 11 novembre 2011, la quatrième édition des Journées de l’Économie.

Cet événement a pour objectif de présenter l’économie sous un angle très pédagogique pour permettre au grand public une compréhension facilitée de ses mécanismes.

« Quels marchés au XXIème siècle ? » sera le thème décliné en 3 grandes conférences :

  • « Peut-on domestiquer la mondialisation ? »
  • « L’Europe en quête de politique industrielle »
  • « Peut-on évaluer la biodiversité? »

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Les Journées de l’Économie 2011 c’est :

3 jours de débats avec des personnalités du monde économique, plus de 40 conférences sur des sujets d’actualité, 150 intervenants10 lieuxd’exception dans le centre de Lyon, et un salon du livre d’économie.

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De prestigieux intervenants seront présents : Pascal Lamy, Laurence Parisot, Michel Aglietta et bien d’autres, qui aborderont des thèmes tels que :

  • « L’économie de l’iPhone »
  • « Quel avenir pour la zone euro ? »
  • « Culture : jusqu’où pousser la logique économique ? »
  • « Le juste prix du médicament »
  • « Comment mesurer le bien-être»

 

L’événement est entièrement gratuit et accessible à tous mais sur inscription !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Philippe Brassac : «Recapitaliser les banques européennes serait un faux remède», Interview

PHILIPPE BRASSAC SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DU CRÉDIT AGRICOLE

Philippe Brassac : «Recapitaliser les banques européennes serait un faux remède»

La situation des banques françaises vous inquiète-t-elle ?

Permettez-moi de paraphraser l’un de nos confrères qui déclarait récemment que son établissement n’avait d’autre préoccupation que celle de son cours de Bourse. La chute du cours de l’action Crédit Agricole SA démontre le caractère excessif des mécanismes de marché et génère un risque de réputation qui n’a pas de lien avec notre fonctionnement réel.


Quelle est votre vision plus générale sur la crise de la dette ?

Cette crise, rappelons-le, est celle du risque de défaut de certains pays de la zone euro. La participation du secteur privé au plan de sauvetage de la Grèce, le 21 juillet, a été un détonateur, car il s’agissait du premier défaut d’un Etat de la zone euro. A ce risque de défaut est venue s’ajouter une gouvernance européenne à ce jour inachevée, et qui de ce fait, plonge les marchés dans une grande incertitude. Mais je ne doute pas un instant qu’une solution sera trouvée, car cette gouvernance renforcée est en train de se construire très vite. Et il faut saluer notamment la France et l’Allemagne qui sont très actives.


La défiance des investisseurs pour la zone euro et ses banques est pourtant au plus haut…

Les causes de la crise actuelle ne sont pas dans le bilan des Banques, ses solutions non plus. Mais je trouve extravagant que l’on puisse douter de la solidité globale de la zone euro. A de nombreux points de vue, et notamment celui la dette ou du déficit rapporté au PIB, la zone euro est en bien meilleure santé que les autres pays et notamment que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui ne cessent pourtant d’alimenter le doute sur nous. Beaucoup ont également pointé du doigt la BCE en dénonçant certaines décisions non conventionnelles. J’aimerais toutefois rappeler que la politique menée par la BCE l’a conduite à accroître la taille de son bilan de seulement 0,7% du PIB, alors que ce taux est de 7% pour la Fed : 10 fois plus !


Est-ce que la faillite de Dexia ne change pas la donne pour les banques françaises ?

La faillite de Dexia n’a rien à voir avec la situation des banques françaises, même si elle rajoute à la confusion. Son modèle n’était plus viable. Ni banque de dépôts : elle dépendait beaucoup trop des marchés pour ses ressources; ni banque de marché : elle ne pouvait céder massivement les crédits qu’elle avait accordés au marché. Ce modèle ne pouvait donc résister à une crise, même temporaire, des marchés de refinancement. Mais ce modèle n’est pas celui des grandes banques françaises qui, de plus, ont continué à réaliser des bénéfices importants, à l’inverse de Dexia. En réalité le thème de la recapitalisation des banques a surtout pour effet de détourner le projecteur des Etats impécunieux pour le braquer sur les banques qui n’ont fait que leur devoir en les finançant. Si vous déclarez que vous n’allez pas rembourser votre voisin, est-ce sur le voisin qu’il faut se focaliser ?


Ne pensez-vous pas qu’il soit nécessaire de renforcer les banques au moins pour rassurer les marchés ?

Il y a une sorte de pathologie, de raisonnement sans fin, à vouloir renforcer sans arrêt les fonds propres des banques qui continuent pourtant à être profitables. Au lieu de leur fixer des matelas de sécurité pour amortir des pertes, on est en train d’exiger d’elles des matelas les plus épais possibles et en même temps durs et incompressibles ! On en est à un point où il faudrait que le moindre euro consommé soit aussitôt remplacé ; pire encore, il nous faudrait augmenter d’avance les matelas pour des pertes non avérées à ce jour. Je ne crois donc pas que si demain les banques européennes étaient globalement recapitalisées cela réglerait le problème. Ce serait un faux remède car il ne s’attaquerait en rien aux causes. Un autre faux remède est celui des futurs ratios de liquidité. Ce que le comité de Bâle exige en la matière est adverse au modèle de banque d’intermédiation qui prévaut en Europe. Il favorise tout simplement le modèle américain de titrisation des crédits et décourage à l’inverse de maintenir les crédits accordés dans les bilans, comme nous le faisons en France en assumant durablement le risque pris.


Mais il faut bien réguler les risques…

Bien sûr, mais pas au point où les règles deviennent si dures, si brutales, et si instables, que les banques soient contraintes dans la précipitation de jeter des activités par dessus-bord. Les trois banques françaises qui ont annoncé des cessions d’actifs ces derniers jours ont répondu à une logique de marché. Mais il faut veiller à ce que le dosage ne soit pas trop fort et à ce que les régulateurs ne s’alignent pas sur les excès des marchés.


Cela veut-il dire que l’annonce par Crédit Agricole SA d’une réduction de son bilan ne vous a pas satisfait ?

Le plan présenté par Casa a été demandé et souhaité par les caisses régionales, via leur Fédération. Ce plan est approuvé par l’actionnaire majoritaire. Il correspond à des arbitrages qui doivent être faits de manière intelligente à l’intérieur des métiers. La règle est simple : tout ce qui ne participe pas au projet de groupe, à la banque universelle de proximité, a vocation à être freiné, stoppé ou cédé. Aucune activité n’a ainsi vocation à être développée dans un périmètre autonome.


Ne serait-il pas plus simple que les caisses régionales augmentent le capital de CASA?

Je ne vois pas le rapport. Encore une fois, pourquoi augmenter le capital des banques françaises alors qu’elles n’ont jamais été aussi bien capitalisées dans leur histoire ? Le Crédit Agricole dispose d’un ratio de solvabilité de 10%. En quoi avoir 12% pourrait-il calmer les marchés ? Comment peut-on croire qu’avec nos 75 milliards de fonds propres nous soyons en danger, et que nous ne le serions plus à 80 ? La cause des inquiétudes ce sont les dettes souveraines, pas directement le niveau de fonds propres des banques.


Comment les caisses régionales contribueront-elles au plan de CASA ?

Leur contribution ne se traduira pas par moins de crédits sur nos territoires. Les caisses régionales vont travailler à rééquilibrer leur bilan en faisant plus de collecte. Nous prêtons 380 milliards d’euros à l’économie. Et il nous faut 80 milliards d’euros de financements de marché pour compléter notre collecte bilancielle. Mais en même temps nous collectons aussi beaucoup d’épargne désintermédiée (assurance-vie, OPCVM) et apportons donc massivement des liquidités au marché. Et bien nous allons travailler pour collecter plus et pour que nos produits d’épargne bilancielle soient plus naturellement choisis par nos clients.


Y aura-t-il une guerre des dépôts en France ?

Je ne le pense pas. Je vous rappelle que la rémunération de l’épargne est une charge pour les banques. Pour gagner de l’argent, elles doivent faire des crédits et bien sûr maintenir une marge entre les deux. En outre, la possibilité de rémunérer les dépôts en France n’a pas fait la différence en termes de parts de marché. Ce que nous souhaitons, c’est rendre l’épargne bilancielle plus attractive. Et quelques pourcents pris sur l’assurance vie ou les OPCVM monétaires nous suffiront largement. Notre objectif est simplement d’être moins dépendants des marchés.


La chute du titre et toutes ces pressions ne donnent-t-elles pas envie aux Caisses régionales de sortir CASA de la cote ?

Soyons honnêtes : le fait qu’il y ait trois établissements de crédit cotés qui tous les jours subissent des commentaires et des rumeurs selon lesquels ils seraient fragilisés par leur cours de bourse, c’est très pénible. Mais n’être jamais entré en Bourse ou en sortir, ce n’est pas la même chose. Sortir de la Bourse c’est une défaite, un renoncement par rapport à tous ceux qui nous ont fait confiance. La voie que nous voulons emprunter c’est celle d’une sortie de la crise par le haut, pas par le bas. Et puis les causes de l’actuelle crise ne sont pas de notre fait. Sortir ou pas de la cote n’y changerait rien.


Où en êtes-vous de votre projet de groupe ?

Nous voulons devenir à 10 ans les leaders de la banque universelle de proximité en Europe, et pour cela nous différencier vraiment de nos concurrents par une relation client basée sur la loyauté, l’éthique, la transparence, la lisibilité. C’est un énorme chantier, mais, comme pour l’Europe, même s’il n’avance pas au rythme des marchés, il avance cependant très concrètement et très vite. Vis-à-vis de CASA, nous pensons qu’il faut conforter encore notre tête de réseau, accroître sa puissance et son effet d’entraînement. La Fédération et les caisses régionales ne peuvent pas être fortes si l’ensemble du groupe n’est pas fort. Cette consolidation devrait passer par exemple par un renforcement de CASA dans l’activité immobilière. A l’image de ce que nous avons fait avec les métiers de l’assurance, nous voulons intégrer les métiers de l’immobilier dans CASA dans toute leur palette.

PROPOS RECUEILLIS PAR RÉJANE REIBAUD ET FRANÇOIS VIDAL

 

 

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Grèce-Accord à l’Eurogroupe sur les collatéraux-Finlande, Actualités

Les ministres des Finances de l’Eurogroupe se sont accordés sur l’octroi de collatéraux en l’échange de prêts à la Grèce, a annoncé mardi le gouvernement finlandais.
Helsinki réclamait ces collatéraux en contrepartie de sa participation au deuxième plan d’aide à la Grèce, provoquant la colère d’autres pays de la zone euro.
Selon la Finlande, l’accord trouvé mardi permettra à tous les autres pays de la zone euro d’obtenir à leur tour des collatéraux.
« Les collatéraux limitent de façon efficace et exhaustive les risques qui pèsent sur les contribuables finlandais dans le cadre de la nouvelle aide à la Grèce », est-il précisé dans le communiqué du gouvernement finlandais.
« Les collatéraux seront mis en place progressivement grâce à des dépôts sur un compte séparé dans lequel ils seront intégralement investis en obligations AAA sûres. »
Réunis à Luxembourg, les ministres des Finances de la zone ont planché lundi sur la participation du secteur privé au plan d’aide à la Grèce avant d’annoncer que le versement d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes serait différé. (voir )

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BCE: les dépôts des banques au jour le jour à leur plus haut annuel, Actualités

 

 

La somme d’argent déposée par les banques de la zone euro au jour le jour auprès de la BCE a atteint son plus haut montant annuel dans la nuit de lundi à mardi, signe de la méfiance accrue entre les établissements.
Les banques ont préféré placer 209 milliards d’euros auprès de la Banque centrale, selon des chiffres publiés mardi par l’institution de Francfort, qui les rémunère seulement au taux de 0,75% plutôt que de se les prêter entre eux.
Cela signifie que « la défiance entre les banques de la zone euro a nettement augmenté », les établissements s’inquiétant notamment des conséquences de la crise de la dette sur leurs bilans financiers mutuels, a expliqué Stefan Schilbe, économiste chez HSBC à l’AFP.
Depuis l’aggravation cet été de la crise de la dette, les établissements financiers ne se font plus suffisamment confiance et préfèrent placer leur argent auprès de la BCE.
La semaine dernière, les montants ainsi placés au jour le jour auprès de la BCE évoluaient déjà à un niveau record, juste sous les 200 milliards d’euros.
Les niveaux des dépôts restent toutefois pour l’instant en dessous des niveaux atteints durant la crise financière qui avait suivi la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, où ils ont pu frôler les 400 milliards d’euros.

 

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Marasme généralisé, crise de la zone euro, le G20 engage une course contre la montre, Actualités

Un « plan d’action collectif ambitieux » est en cours d’élaboration au sein du G20 pour éviter que l’économie internationale ne replonge dans la récession. Mais les Etats-Unis reprochent à la zone euro de ne pas se mobiliser assez vite pour régler la crise grecque.

Le temps des marchés n’est pas celui des démocraties. » C’est en ces termes que le ministre français des Finances, François Baroin, dont le pays préside cette année le forum du G20, a commenté les décisions prises avec ses homologues des 20 plus grandes économies mondiales au cours des réunions du week-end dernier à Washington. A l’issue de leur dîner, jeudi soir, les ministres se sont engagés « à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour traiter les défis renouvelés que rencontre l’économie mondiale ». Mais cette réponse va prendre quelques semaines. « Un plan d’action collectif ambitieux », dans lequel chacun des pays du G20 « aura un rôle à jouer », devrait être dévoilé avant le sommet des chefs d’Etat du G20 de Cannes, les 3 et 4 novembre. Comme le soulignait un haut fonctionnaire sous couvert de l’anonymat, « les mesures concrètes et tangibles pour conjurer la crise font l’objet d’intenses négociations en coulisses ». « Ne doutez pas de la détermination des membres du G20. A chaque aspect de la crise se verra apporter une réponse ».Que ce soit pour soutenir la croissance économique, menacée actuellement de par le monde (lire ci-contre et pages 5 et 6), restaurer la solidité du système bancaire, réformer le système monétaire international ou encore résoudre la crise des dettes souveraines en Europe et plus généralement restaurer les finances publiques des pays développés. La Chine pourrait annoncer un calendrier plus précis sur le rythme de réévaluation du yuan. Les pays émergents participeront à l’effort général en rééquilibrant leur croissance par plus de demande interne.

« Pare-feu »

De leur côté, les Européens se sont engagés à mettre en oeuvre, d’ici à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20, mi-octobre à Paris, « les mesures nécessaires permettant d’accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de maximiser son impact pour éviter la contagion ». Mais à leur rythme. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a défendu vendredi soir ce tempo : « Nous ne sommes pas dans le déni. Nous avons des démocraties. Nous devons passer par tout le processus » parlementaire. L’accord des chefs d’Etat européens du 21 juillet devrait avoir été validé par les 17 Parlements nationaux des Etats de la zone euro le 14 octobre.

Reste que les mesures telles qu’elles ont été décidées ne convainquent qu’à moitié. Après que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a estimé que le FESF devrait doubler ses ressources, à 1.000 milliards d’euros, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a encore appelé, samedi, la zone euro à monter un « pare-feu » pour empêcher la crise des dettes souveraines grecque et portugaise de se propager. « Des mesures supplémentaires pour accroître la capacité effective de ces engagements sont toujours nécessaires, afin de créer un pare-feu contre une contagion plus grave », a-t-il affirmé au FMI. Ce d’autant plus que les bruits provenant d’Athènes augurent mal d’un règlement de la crise grecque. Selon le quotidien « Ta Nea », le ministre des Finances grec, Evangelos Venizélos, aurait confié à des parlementaires du Parti socialiste au pouvoir que la moins mauvaise option pour son pays serait de faire défaut sur sa dette, avec un abandon de créance de 50 %.

Mais, pour l’heure, les Européens restent sourds à ces conseils de mettre en place un dispositif sur le modèle de celui adopté aux Etats-Unis après la crise des « subprimes », où la BCE serait le prêteur en dernier ressort des Etats européens. Comme l’a souligné le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, la capacité d’intervention du FESF peut être démultipliée sans avoir recours à la BCE. Plusieurs responsables de l’institut ont, en revanche, évoqué l’idée de reprendre des appels d’offres pour fournir aux banques de la liquidité à échéance d’un an. Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a indiqué que l’institut d’émission était « prêt à apporter au marché de la liquidité à plus long terme si nécessaire ».

 


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Match souhaite que Meetic demande le divorce à sa banque française

D’après le fondateur du site Marc Simoncini, les nouveaux propriétaires américains du site de rencontres lui ont demandé de déplacer son cash dans une banque américaine.

 (c) Afp(c) Afp

Le nouveau propriétaire de MeeticMatch.com, a demandé à la direction du site de rencontres français de placer ses liquidités dans une banque américaine, suite aux inquiétudes entourant les établissements européens, notamment hexagonaux.

« Ils ont reçu chez Meetic un mail ce week-end des Américains, nouveaux propriétaires, qui s’inquiétaient de savoir où était l’argent, le cash de Meetic », a affirmé sur la radio BFM MarcSimoncini, fondateur de Meetic, qui en détient encore 7%. Les Américains « suggéraient ou imposaient (…) de bouger cet argent de la banque française dans laquelle on est vers une banque américaine », a poursuivi l’ancien PDG du site français, qui n’a pas précisé de quelle banque il parlait.

Les déclarations de Marc Simoncini interviennent en pleine crise de défiance à l’égard de la zone euro et de ses banques. Le Financial Times a révélé ce mardi que le groupe industriel Siemens a décidé de retirer plus d’un demi-milliard d’euros de liquidités d’une banque française, que Reuters pense être la Société Générale.

viaMatch souhaite que Meetic demande le divorce à sa banque française – Challenges.fr.

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