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Steve Jobs

iPhone et iPad : ces Chinois qui se tuent à la tâche

Le "New York Times" a enquêté sur les conditions de travail catastrophiques dans les usines Apple.

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA
 

C’est le genre d’enquête qui fait mal. Particulièrement aux geeks mal assumés et à ceux qui ont remplacé la cigarette par le smartphone. Le 25 janvier dernier, le "New York Times" a mis les pieds dans le plat en publiant une enquête extrêmement fouillée sur les conditions de production des iPhone et iPad d'Apple en Chine.

Sans surprise, on y lit que le système de production "le plus vaste, le plus rapide et le plus sophistiqué du monde" est aussi une machine à broyer des hommes. Mais cette fois, les reporters Charles Duhigg et David Barboza ont interrogé plus de 35 personnes pour en faire la démonstrationactuels et anciens employés et cadres d’Apple et de ses fournisseurs chinois.

"Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain"

Dans les usines géantes qui assemblent nos joujoux, les conditions de travail sont souvent "extrêmement difficiles". Les abus sont partout. A commencer par le temps de travail, qui dépasse souvent chez Foxconn Technology, à Chengdu, les 60 heures hebdomadaires – limite posée par le code de conduite instauré par Apple en 2005. Avec cette phrase inscrite sur une bannière au mur en guise de justification : "Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain".

En matière de sécurité, le constat est encore plus inquiétant. En 2011, deux explosions dues à la présence de poussières d’aluminium ont fait 4 morts et 77 blessés dans deux usines d’iPad à Chengdu et Shanghai. Nicholas Ashford, s'étonne :

Savez-vous à quel point il est facile de contrôler ces poussières ? Il suffit de ventiler. Nous avons réglé ce problème il y a plus d’un siècle."

Autre grief : l’exposition des ouvriers à des produits chimiques dangereux. En 2010 chez Wintek, fournisseur d’Apple dans l’est de la Chine, 137 ouvriers ont ainsi été intoxiqués au n-hexane, un produit qui peut entraîner lésions nerveuses et paralysies.

Beaucoup d'audits pour rien

Le plus frappant dans cette affaire est qu’Apple procède à des audits réguliers : 229 l'an dernier, 312 les trois années précédentes ! Dont les résultats ne sont jamais positifs. Ils montrent à chaque fois un excès de travail, des précautions de sécurité insuffisantes et quantité d'autres violations des règles de conduite.

Or l'entreprise à la pomme a beau menacer de changer d’interlocuteurs, rien n'y fait. Trop focalisée qu’elle est "sur l’amélioration de la qualité et la baisse des coûts de production, (…) le bien-être des ouvriers ne les intéressent pas".

Et après tout, rappellent les journalistes, pourquoi se gêner ? Selon un sondage réalisé pour le "New York Times" en novembre dernier :

56% des personnes interrogées disaient ne rien penser de négatif à propos d’Apple, 14% estimaient que le principal problème de cette entreprise était ses prix trop élevés. 2% seulement mentionnaient les conditions de travail des ouvriers à l’étranger."

 

 

 

 

Morgane Bertrand   Par Morgane Bertrand  Journaliste Société Planète

 

 

 

 

 

Lire la suite sur :   iPhone et iPad : ces Chinois qui se tuent à la tâche – Le Nouvel Observateur.

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Révélations sur les singulières pratiques commerciales d’Apple

Créé le 06-01-2012

Par Laurent Calixte

INTERVIEW François Prudent, PDG de la société eBizcuss a vu son chiffre d’affaires baisser de 30% en trois mois. S’estimant lésé par Apple, ce revendeur « premium » a décidé de porter plainte contre son fournisseur dont il dévoile les pratiques commerciales opaques.

Concurrencés par les Apple Store, de nombreux revendeurs dits "Premium" des produits de la marque à la pomme ont vu leurs ventes baisser. (SIPA)
Concurrencés par les Apple Store, de nombreux revendeurs dits « Premium » des produits de la marque à la pomme ont vu leurs ventes baisser. (SIPA)

François Prudent porte bien son nom. Revendeur “Premium” de matériel Apple avec sa société eBizcuss, il se battait silencieusement et en toute discrétion depuis des années contre les conséquences de la stratégie de distribution d’Apple sur les revendeurs indépendants de la marque à la pomme. En seulement trois mois, son chiffre d’affaires a baissé de 30%. Sa capitalisation boursière a été divisée par 5 depuis deux ans et demi. Voilà pourquoi, il a décidé de déposer deux plaintes contre Apple. Posant, au passage, une vraie question : depuis le lancement des Apple Stores qu’il possède en propre, Apple a-t-il encore besoin d’un réseau de distributeurs indépendants ?

Depuis combien de temps votre réseau de revendeurs travaille-t-il avec Apple ?

eBizcuss a été créé en 1992. Nous avons vendu du matériel Apple depuis cette date, d’abord du matériel plutôt orienté Business to Business jusqu’en 2000, puis, depuis cette date, nous avons accompagné Apple dans leur virage « Grand public » qui a fait suite au retour de Steve Jobs. A partir de cette époque, nous avons multiplié les points de vente, à la demande d’Apple. Notre réseau en compte quinze aujourd’hui : 9 en France et 6 en Belgique. En 2000, 60% de notre chiffre d’affaires venait des produits Apple, 40% des produits PC. Aujourd’hui, quasiment 100% de notre chiffre d’affaires vient des produits Apple.

Comment est organisée la distribution des produits chez Apple ?

En fait, il faut savoir que, grosso modo, il existe deux réseaux de distribution physique chez Apple : les APR (“Apple Premium Resellers”), qui sont des revendeurs indépendants -enfin, de moins en moins indépendants… et les ARS (“Apple Retail Stores”), plus connus sous le nom de Apple Stores, qui sont totalement détenus ou contrôlés par Apple.

Nos problèmes ont commencé quand ce deuxième réseau de distribution “propriétaire” est apparu, en 2009. Nous avons tout de suite compris que quelque chose clochait quand nous avons vu que le premier Apple Store parisien s’était établi au Louvre, en pleine zone de chalandise d’un de nos principaux magasins, rue du Renard !

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos relations avec Apple ?

Disons que pour bien vendre des produits Apple, encore faut-il être livré en produits Apple… Or concernant les deux grands lancements de produits de 2011, à savoir l’Ipad 2 et le Mac Book Air, nous avons été livrés… 3 mois après le lancement. L’Iphone 4S a, lui, été lancé fin septembre et nous n’avons toujours rien reçu…

Par ailleurs, nous nous arrachons aussi les cheveux avec la notion de “Restricted Zones” : ce sont des zones où des Apple Stores pourraient s’implanter, et où, par conséquent, un revendeur ne peut pas s’installer. Mais à chaque fois que nous voulons ouvrir un nouveau point de vente, Apple nous répond : “impossible, l’emplacement voulu est en Restricted Zone” ! On a l’impression que la France entière est une Restricted Zone, d’autant plus que Apple refuse bien sûr de nous communiquer une carte de ces fameuses zones ! En tout, nous avons fait 10 demandes : elles se sont traduites par 10 refus. Le plus déroutant, c’est que des emplacements avaient été suggérés par Apple France, et qu’ils ont été refusés par Apple USA…

Nous sommes également victimes d’une pratique qui ressemble à du détournement de clientèle : par exemple quand un client achète un Mac chez nous, il reçoit ensuite des mails promotionnels envoyés par Apple. Ainsi, au moment du pré-lancement de l’Ipad, Apple a fait une campagne de précommandes par emailing en direction des Mac achetés par nos clients. Nous leur avons demandé l’autorisation de pouvoir leur envoyer, nous aussi, des emails de précommande : Apple nous l’a interdit.

Même au niveau des conditions de paiement, nous subissons la loi d’Apple : en principe, nous devons les payer à 30 jours. Mais dans les faits, c’est dès que la marchandise quitte l’Irlande (Apple Europe est une société basée en Irlande, NDLR) que nous devons payer Apple, soit 15 jours après réception de la commande ! Quand on sait que certains de leurs fournisseurs sont payés à un an…

Mais si ces conditions sont si draconiennes, pourquoi ne pas rompre le contrat et vendre d’autres produits que ceux d’Apple?

Mais parce que nous ne le pouvons pas ! Nous sommes devenus totalement dépendant d’Apple ! Dans le contrat, il est indiqué par exemple que le revendeur n’a pas le droit de « démontrer » (exposer et permettre la manipulation par le chaland, NDLR) d’autres produits que ceux d’Apple. D’autre part, les produits d’Apple doivent représenter au minimum 75% du CA du magasin – en fait, chez nous, Apple représente quasiment 100% du chiffre d’affaires, car chez nous les produits « non Apple » concernent seulement les accessoires d’autres marques et les imprimantes -lesquelles doivent être en plus agréées par Apple !

En fait, nous sommes face à un « conflit de canaux de distribution » : d’un côté, le réseau des ARS (Apple Stores, NDLR), que Apple possède en propre. De l’autre, le réseau des revendeurs indépendants, appelés les APR (“Apple Premium Resellers”).

Il faut savoir que Apple Europe, qui supervise les APR (réseau des revendeurs), se trouve en fait en compétition avec Apple USA, qui gère en direct les ARS (Apple Stores) : du coup, chaque entité a ses objectifs, qui ne sont apparemment ni harmonisés ni cohérents. Prenons l’exemple des taux de marge : notre taux de marge n’est que de 16%, alors qu’il est de 20% pour les Apple Stores !

Un nouveau problème est apparu : l’essentiel de notre chiffre d’affaires (60%) est réalisé en B to B, donc avec une cible “entreprises”. Or il existe aussi au sein des Apple Stores des équipes dédiées à cette cible “entreprises” ! Nous avons pu constater qu’ils leur faisaient des propositions inférieures de 10% au « prix public Entreprises » officiel d’Apple.

Avez-vous essayé de négocier avec Apple ?

Mais nous n’arrêtons pas d’essayer de négocier avec eux… Depuis deux ans et demi, nous demandons à Apple : « qu’est-ce qu’on doit faire pour que notre développement soit compatible avec celui des Apple Stores ? » Mais nous n’avons aucune réponse. Quand nous leur envoyons des lettres recommandées, ou quand nous lançons un référé, comme ce fut le cas en novembre, ils nous font répondre qu’ils vont prendre des mesures à notre égard -mais en général, ce sont des mesures de rétorsion…

Nous avions fait ce référé pour demander à ce qu’ils nous livrent leurs produits avant les fêtes de fin d’année. Généralement, nous ne recevons pas assez de produits. Là, notre référé a eu l’effet inverse : au lieu de nous livrer 10 Mac, par exemple, ils en ont livré 60, ce qui a asséché notre trésorerie !

Comment est-ce possible ?

C’est simple : il leur a suffi de faire passer unilatéralement notre « allocation de base » de 10 unités à 60, sans nous demander notre avis… L’allocation de base, c’est une sorte de « quantité minimum par commande… » Par ailleurs, est-ce un hasard si, juste après notre référé, nous avons temporairement disparu du « Locator » de leur site Internet ? (un moteur de recherche interne au site d’Apple qui donne l’adresse des Apple Stores et des revendeurs NDLR) Nous avons dû envoyer des dizaines de mails, passer un nombre incalculable de coups de fil, envoyer une vingtaine de lettres recommandées pour avoir une réponse à notre question relative à leur stratégie de distribution. Résultat : aucun. Même si nous avons pu arracher de temps en temps un rendez-vous sympathique mais purement formel.

Comment ça se passe, quand vous avez rendez-vous avec Apple ?

Pendant 45 minutes, un salarié habillé très « casual wear », très « cool », vous explique à quel point Apple est une boîte fantastique, que c’est une chance incroyable de travailler avec Apple, et que leurs produits fabuleux vont changer le monde. On est à la limite de l’évangélisation, d’autant plus que l’orateur est généralement habité par son discours et qu’il est tout à fait convainquant. Il peut y avoir un slide-show, des visuels, mais ce n’est pas toujours le cas.

Ensuite, pendant 45 minutes, c’est à nous d’expliquer notre problème. Nous leur demandons : « Où pouvons-nous nous déployer ? Sur quels réseaux secondaires pouvons-nous nous implanter ? Quel est votre stratégie de distribution, et comment pouvons-nous à la fois nous y conformer et poursuivre notre développement ? » Les réponses se font toujours sur le même schéma : d’abord, ils nous expliquent que dans tel pays, ça se passe comme ceci, que dans telle zone géographique, ça se passe comme cela… Puis ils finissent par nous dire qu’ils vont transmettre nos questions à leur hiérarchie. Nous attendons encore la réponse à chacune de ces questions…

Est-ce que les relations s’améliorent depuis la nomination de Tim Cook au poste de PDG ?

Je ne sais pas si les choses vont mieux ou moins bien depuis la nomination de Tim Cook. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que depuis la disparition de Steve Jobs, on sent que les gens ont peur pour leur emploi et qu’ils n’osent pas bouger. Déjà, avant, ils bougeaient peu, mais là, on peut le dire, oui, c’est pire.

Allez-vous agir en justice contre Apple ?

En fait, nous allons donc lancer deux actions en justice, avec l’aide de nos avocats Me Santoni et Me Thouvenin. Une plainte pour « abus de position dominante », et une plainte pour « dépendance économique ». Les deux plaintes sont déjà rédigées et seront déposées dans quelques semaines. Nous irons jusqu’au bout, car nous n’avons rien à perdre : en raison du manque de lisibilité de la stratégie de distribution d’Apple, en raison du conflit entre les Apple Stores et les revendeurs, nous savons que notre horizon, actuellement, est totalement bouché.

Nous sommes dans la seringue et condamnés à l’asphyxie : notre chiffre d’affaires a baissé de 30% lors du troisième trimestre 2011 (alors qu’Apple a vu son CA croître de 60% cette année-là), notre action a baissé de 50% depuis un an, et notre capitalisation boursière a été divisée par 5 depuis deux ans, sans parler de l’emploi des 130 salariés en France, qui est menacé.

En cas de dilemmes -et ils sont potentiellement nombreux-, Apple favorisera toujours ses Apple Stores. Mais dans ce cas, pourquoi conserver un réseau de revendeurs ? Surtout s’ils refusent de nous livrer les produits au bon moment, et qu’ils nous imposent des prix excessivement élevés -ou des marges excessivement faibles, ce qui revient au même. Mais ce que nous voulons surtout, c’est que Apple vienne enfin nous expliquer quelle est sa stratégie multicanal, et quelle est la place du réseau des revendeurs dans cette stratégie
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Lire la suite sur :   Révélations sur les singulières pratiques commerciales d’Apple – Challenges.fr.

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The eulogy of Steve Jobs’s by his sister, novelist Mona Simpson, was published in The New York Timesover the weekend, offering a touching look into the late Apple co-founder’s life and last days.

The speech, in a few deft strokes, sketches the outline of man who never stopped learning or trying to move forward. Simpson said that in the last year of his life he was still working on projects and reading about new subjects, including the paintings of Mark Rothko.

Jobs called Simpson, who delivered the speech at Jobs’s Oct. 16 memorial service, on Oct. 4 asking her to come to his house and speaking « like someone whose luggage was already strapped onto the vehicle, who was already on the beginning of his journey, even as he was sorry, truly deeply sorry, to be leaving us. »

Jobs faded over the day and by 2 p.m. — just hours after Apple wrapped its iPhone 4S event — could no longer be roused.

Hours before he slipped into unconsciousness, however, he did leave some enigmatic final words, which Simpson wrote in all capitals letters in her speech.

« Before embarking, he’d looked at his sister Patty, then for a long time at his children, then at his life’s partner, Laurene, and then over their shoulders past them. Steve’s final words were: OH WOW. OH WOW. OH WOW. »

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Washington Post social …..

L’éloge de Steve Jobs par sa sœur, romancier Mona Simpson, a été publiée dansle New York Times ce week-end, offrant un regard touchant sur ​​la vie de la fin du co-fondateur d’Apple et les derniers jours.

Le discours, en quelques coups habiles quelques esquisses les contours de l’homme qui n’a jamais cessé d’apprendre ou d’essayer d’avancer. Simpson a déclaré que dans la dernière année de sa vie, il était encore travailler sur des projets et de la lecture sur des sujets nouveaux, y compris les peintures de Mark Rothko.

Emplois appelé Simpson, qui a prononcé le discours au service de l’emploi enoctobre 16 mémorial, le 4 octobre pour lui demander de venir à sa maison et de parler «comme quelqu’un dont les bagages a déjà été attaché sur le véhicule, qui était déjà sur le début de son voyage , alors même qu’il était désolé, vraimentprofondément désolé, d’être nous quitter.  »

Emplois disparu au fil des jours et par 14 heures - quelques heures seulementaprès qu’Apple enveloppé son événement iPhone 4S - ne pouvait plus être réveillé.

Quelques heures avant, il a glissé dans l’inconscience, cependant, il a laissé quelques mots énigmatiques final, qui a écrit Simpson en toutes lettres capitalesdans son discours.

»Avant de se lancer, il avait regardé sa Patty soeur, alors pour un long moment à ses enfants, puis à son partenaire de la vie, Laurene, et ensuite sur leurs épaulesdevant eux les derniers mots de Steve étaient:… OH WOW Oh Wow OH WOW ».

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La face cachée d’Apple … !!!

Avec la disparition de Steve Jobs, nous avons perdu un modèle d’entrepreneur. Beaucoup d’entreprises ont horreur du vrai capitalisme et préfèrent le capitalisme d’État, où l’on peut réussir en devenant copain-copain avec le bon fonctionnaire. De son côté, Apple a bâti son royaume en consacrant la majorité de ses énergies à inventer des produits remarquables au lieu de jouer la game politique.

Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec

Pas question d’écrire un énième hommage à Steve Jobs. Mais je viens de découvrir une raison de plus d’admirer son entreprise. Qui touche mon cœur de cynique.

C’est le blogueur Tim Carney, duWashington Examiner, qui déterre ces chiffres : Apple vaut des centaines de milliards de dollars. Mais en techno, c’est l’entreprise qui donne le moins aux politiciens. Qui dépense le moins en lobbying. Dans le top 15, Microsoft trône au sommet. Le créateur de Windows a fait pleuvoir 7 millions $ dans les corridors de Washington en 2010 [1]. Google? Plus de 5 millions $. C’est encore trois fois plus qu’Apple, dernière au classement.

La business d’Apple, c’est l’innovation. Le temps, elle le passe à imaginer et construire des ordinateurs, téléphones et tablettes qui vous jettent à terre. Qui crée des milliers d’emplois, et ouvre le chemin à des industries entières. Pas à manger du filet mignon avec un politicien pour lui soutirer des privilèges. En langage Facebook : J’aime.

Plus surprenant encore : le bébé de Steve Jobs n’a jamais formé de comité d’action politique (PAC). Ce type d’organisation qui permet d’amasser des fonds pour financer la campagne de votre politicien chouchou, ou d’influencer l’adoption d’une loi. Une pratique courante chez les groupes de pression aux États-Unis, notamment les grandes entreprises.

Le grand mythe

Profitons-en pour déboulonner un mythe tenace dans le discours économique : l’idée que les grandes entreprises aiment le libre marché. Qu’elles souhaitent moins de gouvernement, moins d’État. Rien de plus faux.

Les grandes entreprises sont des groupes d’intérêt comme les autres. Qui tirent la couverte de leur bord, et cherchent à se goinfrer — comme les syndicats, les ordres professionnels et lobbies de toute sorte — dans le plat de bonbons gouvernemental. Que ce soit en tétant des subventions, ou des réglementations qui pénalisent leurs concurrents.

Beaucoup d’entreprises ont horreur du vrai capitalisme, de la concurrence. Elles préfèrent de loin le capitalisme d’État, comme ici au Québec. Où l’on peut réussir en devenant copain-copain avec le bon fonctionnaire — parlez-en aux firmes d’ingénierie et de construction!

Pensez-vous sérieusement qu’ici, Bombardier ou Pratt & Whitney, pour ne prendre que deux exemples, souhaitent que l’État rapetisse? Qu’il dépense moins? Quand depuis 10 ans, ces deux entreprises ont reçu, ensemble, des centaines de millions $ de votre argent en subventions, prêts à intérêt quasi nul et garanties de prêts?

Apple n’est sûrement pas blanche comme neige. Ni apolitique. Son entreprise donne aux partis politiques, surtout démocrate. Elle possède un département d’« affaires gouvernementales », comme toute grande entreprise. Elle fait vivre une armée d’avocats — comme ses concurrents — pour régler des disputes de brevets.

Mais Apple a bâti son royaume en consacrant la majorité de ses énergies à inventer des produits remarquables. Au lieu de jouer la game politique, comme trop d’entreprises le font. Le 5 octobre, nous avons perdu plus qu’un génie. Nous avons aussi perdu un modèle d’entrepreneur.

Lire la suite de l’article sur :  La face cachée d’Apple | Contrepoints.

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Steve Jobs ou la folie des grandeurs

S’il n’existe pas de Steve Jobs européen ou chinois, peut-être est-ce en raison de l’aspect « démocratique » du capitalisme américain. Mais c’est certainement aussi parce qu’un « délire d’entreprendre » affecte les Américains plus que les autres peuples.

Par Guy Sorman, depuis New-York, États-Unis

Le fondateur d’Apple, première entreprise mondiale par sa valeur boursière, ne cesse depuis qu’il a disparu d’être comparé à Thomas Edison. À juste titre : l’un et l’autre sont symboliques d’une forme de capitalisme qui existe peu en dehors des États-Unis. Ceux-là ne furent pas que des inventeurs : des inventeurs, il en existe dans toutes les nations et si Edison n’avait pas perfectionné la lampe à incandescence ou Steve Jobs, l’ordinateur personnel et la tablette électronique, d’autres y seraient parvenus. L’inventeur n’est jamais un génie isolé : au mieux, il dispose de quelques longueurs d’avance sur d’innombrables concurrents (ainsi, tout ce que Edison avait « découvert » l’avait été simultanément en France, comme le cinéma). Le génie particulier de ces entrepreneurs américains est de faire passer leur innovation très rapidement, dans le domaine public : aux États-Unis est apparu, dès le début du XIXe siècle, le principe de la standardisation qui correspondait au caractère démocratique de la société américaine. Là où l’entrepreneur français cherche l’excellence et s’adresse plutôt aux élites (le luxe et l’armement), l’Américain vise la masse, au prix le plus abordable possible. Edison, Ford, Jobs, Gates furent et restent des« cheapeners » autant que des inventeurs : terme que l’on traduira approximativement par réducteur de coût, mais qui perd la saveur de l’original. S’il n’existe pas de Steve Jobs européen ou chinois, peut-être est-ce en raison de cet aspect démocratique du capitalisme américain.

S’y ajoutent aussi des circonstances propres à l’économie américaine et à peu près introuvables ailleurs, comme la concentration des talents, venus du monde entier, dans la Silicon Valley en premier, la mise à disposition de capitaux à risques pour de jeunes entrepreneurs qui n’ont pas fait leurs preuves (venture capital), un marché du travail plutôt flexible qui autorise à démonter une entreprise aussi vite qu’on l’a créée et le droit à l’erreur : Steve Jobs n’a pas tout réussi, mais l’échec est perçu dans la société américaine comme une étape normale dans le parcours d’un individu, entrepreneur ou non : voyons ici l’influence d’une culture religieuse qui invite le pécheur à sa rédemption.

À toutes ces raisons objective – la culture, le marché, le financement, la concentration des talents – pour expliquer le caractère unique de l’entrepreneur américain, le psychologue Daniel Kahneman ajoute une explication supplémentaire qui ne relève pas de l’économie classique. Pour qu’un Steve Jobs émerge, dit-il, il convient que bien d’autres échouent. Parce que la société américaine idéalise le personnage de l’entrepreneur, le nombre des Américains tentés par le rôle est très supérieur au nombre de ceux qui trouveront leur place sur le marché. Kahneman, qui est aussi statisticien, constate qu’aux États-Unis 35% seulement des nouvelles entreprises survivent au-delà de cinq ans. Mais les candidats entrepreneurs estiment que ce chiffre ne s’applique pas à eux : en moyenne, 60% des créateurs se considèrent comme certains de réussir, deux fois plus que le succès probable. Plus étonnant encore, 80% des créateurs estiment que dans leur domaine d’expertise, ils ne pourront pas faillir.

L’optimisme infondé, ce que Kahneman appelle Entrepreneurial delusion (le délire d’entreprendre) serait donc le véritable moteur psychologique du capitalisme américain. Ce délire peut conduire à de fortes déceptions personnelles, mais il est indispensable à la vigueur de l’économie de marché, puisqu’il est impossible de prévoir par avance quelle entreprise va gagner et laquelle va échouer ? Leur prolifération jusqu’à l’excès, en contradiction avec la réalité statistique, est donc essentielle à la croissance.

Steve Jobs souffrait, sans conteste, de ce délire d’entreprendre qui affecte les Américains plus que les autres peuples. Et pour qu’un Steve Jobs soit parvenu à changer nos habitudes quotidiennes de travailler, communiquer et jouer, il aura fallu que des centaines d’autres inconnus, mais qui sans doute lui ressemblaient, aient tenté et échoué. Comme on dit aux États-Unis : «  Only in America ».

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Steve Jobs, l’emblématique patron d’Apple, est décédé

 

L'écran d'accueil du site d'Apple tel qu'il apparaît sur l'écran d'un ordinateur, jeudi matin à Séoul, en Corée du Sud.
L’écran d’accueil du site d’Apple tel qu’il apparaît sur l’écran d’un ordinateur, jeudi matin à Séoul, en Corée du Sud. Crédits photo : Lee Jin-man/AP

Le créateur du Mac, de l’iPod et de l’iPhone est mort mercredi en Californie à l’âge de 56 ans, des suites d’un cancer.

Steve Jobs, l’emblématique patron d’Apple, qui avait inventé, entre autres, l’iPod et l’iPhone, est mort mercredi à l’âge de 56 ans. «Nous sommes profondément attristés d’annoncer que Steve Jobs est décédé aujourd’hui», indique un bref communiqué du conseil d’administration.«Apple a perdu un visionnaire et un créateur de génie, et le monde a perdu un être humain incroyable», a déclaré son successeur à la tête d’Apple Tim Cook, dans un courriel adressé aux employés du groupe. «Steve laisse derrière lui une société que seul lui pouvait avoir bâtie, et son esprit sera pour toujours la fondation d’Apple», a-t-il poursuivi.

Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il a été atteint en 2004 d’une forme rare de cancer du pancréas et a subi une transplantation du foie en 2009. En congé maladie depuis janvier dernier, il avait annoncé sa démission de son poste de directeur général le 24 août, cédant les rênes à son numéro deux Tim Cook. Il avait brièvement réapparu en mars, amaigri, pour présenter la nouvelle version de l’iPad, la tablette d’Apple.

L’incarnation du rêve américain

Le succès d’Apple depuis que Steve Jobs en avait repris les commandes après douze ans d’absence apparaît indissociable de sa personne. Sous sa houlette, Apple est devenue la deuxième capitalisation boursière mondiale et talonne celle de la major pétrolière Exxon Mobil.

Charismatique, visionnaire, perfectionniste, mais aussi qualifié d’implacable, voire dictatorial, Steve Jobs possèdait une personnalité exceptionnelle. «Steve Jobs est le patron qui a le mieux réussi aux Etats-Unis ces 25 dernières années», a dit le président de Google Eric Schmidt, qui siégea un temps au conseil d’administration d’Apple. «C’est un mélange unique, une touche d’artiste et la vision d’un ingénieur qui a bâti une société exceptionnelle, parmi les plus grandes de l’histoire des Etats-Unis.» Pour Meg Whitman, ex-directrice générale d’eBay, Steve Jobs était le «génie en affaires de notre génération». Bill Gates, cofondateur de Microsoft, le décrivait comme l’individu le plus stimulant de la profession, tandis que le président Barack Obama voyait en lui l’incarnation du rêve américain.

«Voulez-vous changer le monde ?»

Steve Jobs a fondé Apple à la fin des années 1970 avec son ami Steve Wozniak, dans le garage de la famille Jobs, dans la Silicon Valley. Les deux hommes ont rapidement lancé leur premier ordinateur, l’Apple 1, suivi de l’Apple 2 dont l’immense succès a placé la nouvelle entreprise parmi les leaders du marché naissant de l’informatique personnelle. L’introduction d’Apple en Bourse en 1980 fait de Steve Jobs un multimillionnaire. En 1983, il débauche John Sculley, alors directeur général de Pepsi, pour prendre la tête du groupe en lui posant une question entrée dans la légende d’Apple : «Voulez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée, ou voulez-vous changer le monde?»

Malgré le succès, dès 1984, année du lancement du Macintosh, des tensions apparaissent entre Steve Jobs et John Sculley. Les deux hommes s’affrontent même en public, et à ce titre la première grand-messe commerciale d’Apple, en 1985 à Hawaï, est restée mémorable. Au point que Steve Jobs s’en va peu après, en disant qu’il a été «viré» du conseil d’administration. Il quitte Apple, vend l’ensemble de ses actions à l’exception d’une seule, et part fonder une nouvelle entreprise, NeXT.

En 1997, Apple rachète NeXT et Steve Jobs fait son retour dans l’entreprise de ses débuts, dont il devient officiellement le directeur général en 2000. Le groupe lance l’année suivante l’iPod, le baladeur numérique dont les différentes versions se sont depuis vendues à plus de 250 millions d’exemplaires. Suivent notamment l’iPhone, qui lance en 2007 Apple dans la téléphonie mobile, puis l’iPad qui crée le marché entièrement nouveau des tablettes numériques. Steve Jobs est également le cofondateur en 1986 du studio d’animation Pixar, qui a produit en 1995 le long-métrage «Toy Story», premier d’une série de succès à la fois critiques et commerciaux.

Lire la suite de l’article sur :  Le Figaro – High-Tech : Steve Jobs, l’emblématique patron d’Apple, est décédé.

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Jobs: l’hommage de Bill Gates

L’influence qu’a eu sur le monde Steve Jobs, le cofondateur d’Apple décédé hier à 56 ans, se ressentira « encore pendant plusieurs générations », a déclaré le fondateur de Microsoft Bill Gates, se disant « profondément attristé » par la nouvelle de sa mort. « Steve et moi nous sommes rencontrés il y a bientôt 30 ans, nous avons été collègues, concurrents et amis pendant plus de la moitié de nos vies ».

« Le monde voit rarement des gens qui ont une influence aussi importante que celle que Steve a eue. Ses effets se feront encore ressentir pendant plusieurs générations », a ajouté Bill Gates, se disant « profondément attristé » par la nouvelle du décès de Steve Jobs. « Ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui ont eu un immense honneur. Steve va me manquer énormément », conclut-il.

Apple a annoncé mercredi soir la mort de son emblématique ancien directeur général Steve Jobs, âgé de 56 ans, qui avait cofondé la société en 1976 et avait orchestré le lancement des produits vedettes de la marque, du Mac à l’iPad.

Lire la suite sur : Le Figaro – Flash Eco : Jobs: l’hommage de Bill Gates.

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Pour déterminer le classement final, ces scientifiques d’un jour ont procédé à un crash test : ils ont lâché de la même hauteur (aux alentours d’un mètre d’après la vidéo) les trois tablettes (sans protection) et constaté les dégâts sur l’écran.

Conclusion : avec seulement quelques grosses fissures, c’est la Samsung Galaxy Tab qui monte sur la première place du podium en se révélant la tablette la plus solide. L’écran en plastique y est sans doute pour beaucoup.

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