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statistiques

La durée de travail des salariés français à plein temps est l’une des plus basses d’Europe, Actualités

Un an après son rapport sur « le grand écart » de compétitivité entre la France et l’Allemagne, où il avait dénoncé les divergences d’évolution du coût du travail, COE-Rexecode met, cette fois, l’accent sur la durée du travail. Avec des « chiffres inédits » calculés par l’office européen de la statistique Eurostat permettant, « pour la première fois », d’avoir des données comparables pour chacune des catégories de travailleurs.

A une semaine du sommet social, « cette démarche permet de corriger certains jugements erronés selon lesquels la durée du travail serait plus élevée en France qu’en Allemagne », juge Michel Didier, président de COE-Rexecode. Les entreprises adhérentes de l’institut devraient applaudir.

Selon l’étude, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps plein en France est, avec la Finlande, la plus faible d’Europe. En 2010, ces Français ont travaillé, en moyenne, 1.679 heures, soit 225 heures de moins que les Allemands (situés dans la moyenne de l’Union), 177 heures de moins que les Britanniques et 134 heures de moins que les Italiens.

Le tableau présenté est toutefois bien différent si l’on regarde les autres catégories de travailleurs. A 978 heures en 2010, la durée effective du travail pour les salariés à temps partiel en France se situe dans la moyenne européenne et se trouve bien supérieure à l’Allemagne (883 heures). Le contraste est encore plus saisissant du côté des travailleurs indépendants, où la durée du travail en France (2.453 heures en 2010 à temps plein) compte parmi les plus élevées d’Europe, faisant jeu égal avec l’Allemagne.

Autre enseignement, c’est en France que la durée du travail a le plus baissé depuis une décennie : - 13,9 % (pour les salariés à temps plein), contre - 6,1 % outre-Rhin, - 5,3 % au Royaume-Uni ou 5,9 % en Italie. « La France a ajouté à une baisse tendancielle quasi générale en Europe l’effet des 35 heures », poursuit Michel Didier.

L’Insee met toutefois en garde : « Si les chiffres d’Eurostat pour 2010 sont conformes aux nôtres, la méthodologie de notre enquête emploi a été profondément remaniée en 2003 et ne permet pas d’établir une évolution de la durée effective du travail depuis 1999 », indique Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales, surpris par l’ampleur du recul de la durée du travail présentée par l’étude. Les chiffres recalculés par Eurostat font d’ailleurs état d’une forte baisse de la durée du travail au moment même de cette rupture méthodologique, soit après la mise en place des 35 heures. Selon les comptes nationaux de l’Insee, la durée annuelle moyenne du travail des salariés a baissé de 5,2 % entre 1999 et 2010.

Avis partagés

Au vu du taux d’emploi (+ 6,3 % en Allemagne, contre + 3,4 % en France depuis 1999) et du PIB par habitant (+ 13,3 %, contre + 7,3 % respectivement), COE-Rexecode juge que l’Allemagne a, malgré une démographie déclinante, réussi son « partage du travail »en encourageant la négociation d’entreprise et le temps partiel. A l’inverse, la France « n’a pas tiré parti d’une démographie dynamique », la baisse de la durée légale du travail « n’ayant pas stimulé de façon significative le taux d’emploi ». Sans contester l’intérêt des chiffres, l’OFCE ne partage absolument pas les conclusions qu’en tire COE-Rexecode. « Le bilan de la réduction du temps de travail sur l’emploi et la précarité est nettement plus favorable à la France qu’à l’Allemagne », juge l’économiste Mathieu Plane. Il relève que la France a créé 7 % d’emplois de plus que l’Allemagne entre 1999 et 2010 et que le volume total des heures travaillées y a moins baissé qu’outre-Rhin. « La baisse de la durée du travail s’est faite par la durée légale en France, contrairement à l’Allemagne où elle est passée principalement par la hausse du temps partiel, ce qui est une forme plus brutale d’ajustement car souvent subi », analyse-t-il. Même avec de nouveaux chiffres, le débat n’est donc pas prêt de se pacifier…

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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e-commerce : 24% de croissance attendus en France en 2011

Par Claire POISSON, 20/01/2011

Le commerce en ligne se porte bien en France et en Europe. L’e-commerce européen devrait même générer 202,9 milliards d’euros en 2011.

Le commerce en ligne va bien. C’est ce que révèle l’étude « Tendance du commerce en ligne en 2010 » diffusée par Kelkoo. En 2011, les ventes en ligne devraient croître de 24% et générer 38,7 milliards d’euros. En comparaison, les ventes totales de détail en France progresseraient de 2,2%. Les cyber acheteurs français devraient par ailleurs dépenser plus qu’en 2010 (+19,2%), soit 1441 euros.

En 2010, ils ont dépensé chacun 1208 euros pour une moyenne de 26 produits achetés. En France, ce type d’achat a représenté 6% des ventes totales de détail en France. Il pourrait atteindre 7,3% d’ici fin 2011.

Les ventes Internet ont généré 31,2 milliards d’euros en 2010, avec une croissance de 26%. La France a connu la plus forte progression d’Europe derrière la Pologne (34.2%) et devant la Suède (22.1%).

 Le créateur de site internet PowerBoutique confirme par ailleurs cette bonne forme du e-commerce. Ses dernières statistiques montrent une progression de 69% du nombre de visites enregistrées en 2010 sur ses e-boutiques par rapport à 2009. Le Top100 des sites du créateur affiche en 2010 un chiffre d’affaires de 183 millions d’euros, avec une moyenne de 1170 ventes mensuelles réalisées.

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