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Standard & Poor’s

Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Malgré la perte du triple A, les élus mettent leurs espoirs dans les marchés obligataires, Actualités

Les régions Rhône-Alpes et Paca ont réalisé des émissions obligataires juste avant la dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s. Les collectivités notées triple A par l’agence seront dégradées, et la situation des autres sera réexaminée.

La décision de Standard & Poor’s de dégrader la note de l’Etat français aura-t-elle un effet domino sur les finances des collectivités ? Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation est formel : les notes des pays servent de référence nationale, en cas d’abaissement, les collectivités notées triple A seront automatiquement abaissées d’un cran, car il n’est pas possible qu’elles aient une note supérieure à l’Etat, qui leur apporte les dotations globales de fonctionnement. Une situation liée au fait que la France n’est pas un Etat fédéral. Les finances des collectivités notées au-dessous de ce niveau, « seront réexaminées », ajoute l’analyste.

Ironie de l’histoire, quelques heures avant l’annonce, RhôneAlpes lançait la première émission obligataire de son histoire, obtenant 120 millions d’euros sur douze ans à un taux de 4 %. Une région notée triple A par Fitch depuis une dizaine d’années. « Cette opération va nous permettre sur le long terme d’économiser 5 millions d’euros. Nous avions constaté que le nombre de banques répondant aux sollicitations des collectivités locales se réduisait », expliquait hier Jean-Jacques Queyranne, président de la région RhôneAlpes. Paca avait, elle aussi, mené la semaine dernière une émission obligataire de 52 millions.

Projet d’agence de financement

Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, qui avait refusé en novembre dernier la proposition de notation de Fitch, défend l’idée que les collectivités locales puissent se regrouper à l’avenir pour emprunter directement sur les marchés. « La situation actuelle justifie plus que jamais la nécessité de créer l’agence de financement des collectivités locales. Les investisseurs institutionnels sont friands de papier venant des collectivités locales. Les deux dernières opérations démontrent que les marchés attendent les collectivités et seront présents quand l’agence sera créée »,martèle de son côté Olivier Landel, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. Norbert Gaillard, pour sa part, considère que le modèle à suivre est celui des « communal banks » finlandaises, norvégiennes et danoises, qui empruntent pour le compte des collectivités, « ce qui a pour effet de réduire les coûts ».

Signe de l’appétit des investisseurs institutionnels pour le secteur public local, l’AP-HP, qui s’attend elle aussi à être dégradée de son triple A, après avoir été placée sous surveillance négative mi-décembre, avait emprunté 172 millions sur les marchés obligataires, décrochant même un emprunt auprès… du fonds souverain norvégien.

En attendant que le projet d’agence mûrisse, les élus, même non notés, font leurs comptes et demandent à leurs services de s’intéresser aux marchés obligataires, qui ne représentaient pas plus de 4 % de leurs emprunts jusqu’à présent. Les formations réalisées par le cabinet Finance Active n’ont jamais été autant demandées sur ce sujet !

Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, craint que l’Etat ne réduise ses dotations. Il estime que toute augmentation d’un demi-point du prix du crédit coûte à sa ville 700.000 euros par an. Paris, bonne élève des agences de notation qui a emprunté l’an passé 360 millions et emprunte sur les marchés, estime qu’en cas de dégradation elle perdrait 6 millions en frais financiers. L’hypothèse a été envisagée dans le budget 2012. Mais l’adjoint aux finances, Bernard Gaudillère, espère encore échapper à une dégradation. Il a même écrit à S&P pour plaider sa cause. Et veut croire que les prêteurs ne lui en tiendront pas rigueur. « Ils ne se calquent pas toujours sur les notations. Beaucoup examinent la réalité de la situation financière de l’emprunteur »,assure-t-il.

JULIE CHAUVEAU ET LAURENCE ALBERT

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Pourquoi la perte du AAA français laisse EADS (presque) de marbre – Challenges.fr

DECRYPTAGE Ce mardi à Hambourg, Louis Gallois ne s’est pas seulement félicité des commandes records d’Airbus. Le Président exécutif d’EADS a aussi annoncé une hausse de la profitabilité de son groupe cette année, notamment grâce à la baisse de l’euro.

Louis Gallois, Président exécutif d'EADS (SIPA)

Louis Gallois, Président exécutif d’EADS (SIPA)

Quatre jours à peine après le vendredi noir qui a vu la dégradation par Standard & Poor’s des notes de neuf pays européens – dont la France et l’Espagne, deux actionnaires d’EADS, la conférence de presse conjointe entre EADS et sa filiale Airbus dans l’usine géante de l’avionneur à Hambourg, avait quelque chose de surnaturel. L’Europe parle récession ?

Airbus annonce des résultats records (1419 commandes nettes, 534 livraisons en 2011). La zone euro craint le credit crunch ? « La moitié de nos livraisons en 2012 est déjà financée », assure le directeur commercial d’Airbus John Leahy, le patron d’Airbus Tom Enders soulignant le rôle des banques des pays émergents et des agences de crédit-export.

« Nous sommes une partie de l’Europe qui marche » dixit Gallois

Bigre. EADS serait-il imperméable à la sinistrose européenne et aux coups de massue des agences de notation ? La confiance des dirigeants le laisse penser : le groupe prévoit une « profitabilité sensiblement meilleure en 2012″ grâce, en vrac, à la reprise en main des programmes A380 et A400M, une hausse des livraisons d’Airbus à 570 appareils en 2012, une hausse des prix pratiqués et les efforts de compétitivité des divisions du groupe.

Le président exécutif Louis Gallois se découvrirait presque des accents de professeur : « EADS est un bel exemple de la façon dont ça peut fonctionner : nous sommes une partie de l’Europe qui marche ! EADS a clairement démontré qu’il est à la fois une cash machine et une machine à croissance. » Avec ou sans triple A.

11,4 milliards de cash disponible

Pourquoi cette résistance ? D’abord parce qu’EADS, noté A- chez S&P, A1 chez Moody’s et BBB+ chez Fitch, croule sous le cash disponible, avec 11,4 milliards de trésorerie au troisième trimestre 2011. Ce matelas confortable le met à l’abri des turbulences financières, le groupe n’ayant pas à se financer sur le marché.

Deuxième raison, le groupe européen est finalement peu exposé à la zone euro : l’Europe représentera 17% des livraisons d’Airbus en 2012, contre 32% à la zone Asie-Pacifique, qui représente même 37% de son carnet de commandes, avec 1642 appareils sur 4437. La résistance des loueurs type GECAS ou ALC, qui ont représenté 40% des livraisons Airbus en 2011, amortit également les chocs en permettant aux compagnies en difficulté des solutions de financement plus flexibles.

Une prometteuse baisse de l’euro

Mais la vraie « bonne » nouvelle liée à la crise de la zone euro, c’est la baisse de la monnaie européenne face au dollar, à 1,27 dollar pour un euro environ. EADS produisant encore majoritairement en euros et vendant essentiellement en dollars, Louis Gallois a toujours répété qu’une hausse de 10 cents de l’euro face au dollar entraînait automatiquement une baisse du résultat opérationnel d’EADS d’environ un milliard d’euros.

La baisse de la devise face au billet vert est donc une sacrée bouffée d’oxygène : « Je vous ai suffisamment bassiné avec les dégâts de l’euro fort pour ne pas apprécier cette baisse à sa juste valeur ! rigolait Louis Gallois ce matin. Nous en profitons pour prendre des couvertures de changes dans des conditions favorables. »

La pique d’Airbus aux banques

Airbus n’est pas le seul à bénéficier de cette dépréciation de l’euro. « La baisse de l’euro et la hausse des cadences sont des éléments positifs pour les sous-traitants, comme Latécoère ou les fournisseurs plus petits, indique Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus. Le vrai problème, c’est la baisse des encours bancaires auprès du monde industriel, et notamment des fournisseurs les plus petits. »

Plus que la perte du AAA français, c’est la frilosité des banques à consentir des prêts aux sous-traitants, qui doivent financer la croissance de leur production, qui inquiète le numéro deux de l’avionneur. « Ce n’est pas normal, et les règlementations Bâle 3 n’ont rien à voir là dedans, assure Fabrice Brégier. Tout ça, c’est du pipeau ! Il faut que les crédits aillent à des industries et des activités de croissance. »

Seule ombre au tableau : les budgets militaires en Europe en baisse

Le seul gros impact direct de la crise européenne est finalement la contraction des budgets de défense, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, la France conservant encore son effort quasi-intact. Ces coupes risquent de pénaliser la performance de la filiale défense Cassidian (via des coupes dans les commandes d’Eurofighter), et dans une moindre mesure celles d’Eurocopter si des commandes de Tigre et de NH90 sont annulées.

« Nous discutons avec les gouvernements de nos pays domestiques, particulièrement avec l’Allemagne, explique Louis Gallois. Il est crucial que les négociations aboutissent à des résultats rapides et sains. » Par exemple, échanger une baisse des commandes d’Eurofighter contre quelques commandes du drone de surveillance Talarion. Bref, un brin d’incertitude dans un océan de confiance : chez EADS, on a des problèmes de riches
.

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Malgré la perte du triple A, les élus mettent leurs espoirs dans les marchés obligataires, Actualités

Les régions Rhône-Alpes et Paca ont réalisé des émissions obligataires juste avant la dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s. Les collectivités notées triple A par l’agence seront dégradées, et la situation des autres sera réexaminée.

La décision de Standard & Poor’s de dégrader la note de l’Etat français aura-t-elle un effet domino sur les finances des collectivités ? Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation est formel : les notes des pays servent de référence nationale, en cas d’abaissement, les collectivités notées triple A seront automatiquement abaissées d’un cran, car il n’est pas possible qu’elles aient une note supérieure à l’Etat, qui leur apporte les dotations globales de fonctionnement. Une situation liée au fait que la France n’est pas un Etat fédéral. Les finances des collectivités notées au-dessous de ce niveau, « seront réexaminées », ajoute l’analyste.

Ironie de l’histoire, quelques heures avant l’annonce, RhôneAlpes lançait la première émission obligataire de son histoire, obtenant 120 millions d’euros sur douze ans à un taux de 4 %. Une région notée triple A par Fitch depuis une dizaine d’années. « Cette opération va nous permettre sur le long terme d’économiser 5 millions d’euros. Nous avions constaté que le nombre de banques répondant aux sollicitations des collectivités locales se réduisait », expliquait hier Jean-Jacques Queyranne, président de la région RhôneAlpes. Paca avait, elle aussi, mené la semaine dernière une émission obligataire de 52 millions.

Projet d’agence de financement

Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, qui avait refusé en novembre dernier la proposition de notation de Fitch, défend l’idée que les collectivités locales puissent se regrouper à l’avenir pour emprunter directement sur les marchés. « La situation actuelle justifie plus que jamais la nécessité de créer l’agence de financement des collectivités locales. Les investisseurs institutionnels sont friands de papier venant des collectivités locales. Les deux dernières opérations démontrent que les marchés attendent les collectivités et seront présents quand l’agence sera créée »,martèle de son côté Olivier Landel, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. Norbert Gaillard, pour sa part, considère que le modèle à suivre est celui des « communal banks » finlandaises, norvégiennes et danoises, qui empruntent pour le compte des collectivités, « ce qui a pour effet de réduire les coûts ».

Signe de l’appétit des investisseurs institutionnels pour le secteur public local, l’AP-HP, qui s’attend elle aussi à être dégradée de son triple A, après avoir été placée sous surveillance négative mi-décembre, avait emprunté 172 millions sur les marchés obligataires, décrochant même un emprunt auprès… du fonds souverain norvégien.

En attendant que le projet d’agence mûrisse, les élus, même non notés, font leurs comptes et demandent à leurs services de s’intéresser aux marchés obligataires, qui ne représentaient pas plus de 4 % de leurs emprunts jusqu’à présent. Les formations réalisées par le cabinet Finance Active n’ont jamais été autant demandées sur ce sujet !

Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, craint que l’Etat ne réduise ses dotations. Il estime que toute augmentation d’un demi-point du prix du crédit coûte à sa ville 700.000 euros par an. Paris, bonne élève des agences de notation qui a emprunté l’an passé 360 millions et emprunte sur les marchés, estime qu’en cas de dégradation elle perdrait 6 millions en frais financiers. L’hypothèse a été envisagée dans le budget 2012. Mais l’adjoint aux finances, Bernard Gaudillère, espère encore échapper à une dégradation. Il a même écrit à S&P pour plaider sa cause. Et veut croire que les prêteurs ne lui en tiendront pas rigueur. « Ils ne se calquent pas toujours sur les notations. Beaucoup examinent la réalité de la situation financière de l’emprunteur »,assure-t-il.

JULIE CHAUVEAU ET LAURENCE ALBERT

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Bruxelles lance l’offensive contre les agences de notation, Actualités

La Commission européenne dévoile demain un nouvel arsenal législatif pour encadrer les agences de notation. Parmi les mesures, la suspension de la notation des pays sous aide internationale et la possibilité d’engager la responsabilité civile des agences.

 

D’une certaine manière, la monumentale bourde de Standard & Poor’s avec la France aurait presque de quoi réjouir la Commission européenne. Hasard du calendrier, c’est en effet demain que l’exécutif européen doit présenter un nouvel arsenal législatif pour encadrer les agences de notation. Depuis des mois, ces dernières sont dans le collimateur de Bruxelles, qui les considère comme « une des causes de la crise ». Encore vendredi, Michel Barnier n’a pas hésité à charger leur barque après l’erreur sur le triple A français. « Cet incident est grave et il montre que, dans la situation extrêmement volatile et tendue des marchés actuellement, les acteurs de ces marchés doivent faire la preuve d’une rigueur et d’un sens particulier de la responsabilité », a indiqué le commissaire au Marché intérieur.

Cette bévue donne forcément plus de poids à Michel Barnier face aux trois géants du secteur - Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch -, qui bataillent depuis des mois contre la législation en préparation. Signe de cette hostilité, Michel Madelain, le patron opérationnel de Moody’s, a envoyé une lettre le 31 octobre au Conseil des ministres des Finances de l’Union : il dénonce un texte qui aboutirait à « perturber l’accès au marché des capitaux pour les Etats et les entreprises et à augmenter la volatilité des marchés européens de crédit », selon ce document dont « Les Echos » ont obtenu copie.

Les trois acteurs majeurs du secteur se plaignent de devoir se plier au troisième texte de réglementation en deux ans. Les deux premiers les obligent notamment à obtenir une licence auprès de l’autorité européenne des marchés (l’Esma) pour exercer sur le Vieux Continent. Le texte dévoilé demain devrait aller plus loin et imposer une série de nouvelles contraintes, selon la dernière version qui circulait en fin de semaine dernière. Parmi les points phares figure notamment la possibilité d’interdire temporairement la notation sur une dette souveraine. « C’est une mesure qui ne pourra être prise qu’en des circonstances exceptionnelles, ce n’est en aucun cas un retour à l’économie administrée », indique une source européenne. En clair, cette suspension pourra être prononcée par l’Esma en cas de « volatilité excessive » ou lorsqu’un Etat sera en train de négocier un programme d’aide internationale. Bruxelles avait en effet particulièrement mal digéré l’an dernier qu’une agence déclasse la dette de la Grèce alors qu’était monté le premier programme de renflouement…

D’une manière générale, le texte veut poser des bornes à l’influence et au pouvoir jugés excessifs des agences. Ainsi, un Etat - comme une entreprise -aura un délai de 24 heures pour répondre à une notation avant que celle-ci soit publiée. N’importe quel investisseur pourra attaquer en justice l’agence de notation pour obtenir des dommages et intérêts, puisque sera créé un « cadre européen de responsabilité civile en cas de faute caractérisée ou de négligence grave ». Le genre de mesures qui intéressera la France…

Briser l’oligopole des « big three »

Par ailleurs, les agences auront l’obligation de faire approuver tout changement de leur méthodologie par l’Esma. Un repoussoir pour Michel Madelain, le patron de Moody’s, qui estime que cela va « soulever des questions chez les investisseurs sur l’intégrité des marchés européens du crédit ».

Enfin, l’objectif de Bruxelles est aussi de casser l’oligopole des « big three ». L’idée de créer une agence européenne de notation a été abandonnée. Pour favoriser la concurrence, la Commission veut imposer une rotation aux émetteurs de dettes : les entreprises et les Etats auront l’obligation de changer d’agence tous les trois ans. Si jamais elles recourent aux services d’au moins deux, l’une d’entre elles pourra voir son bail allongé jusqu’à six ans.

RENAUD HONORE, Les Echos
BUREAU DE BRUXELLES

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Pourquoi la France se retrouve dans le viseur des marchés, Actualités

Les taux de marché s’écartent grandement de ceux de l’Allemagne. La dette française a été contaminée par la flambée des taux italiens. Paris peine à rassurer les marchés.

Dans les salles de marché, l’inquiétude est encore montée d’un cran sur la France. En privé, certains grands gestionnaires de fonds confient qu’ils ne veulent plus toucher à la dette française en ce moment. Indirectement, mais clairement, la France est en train d’être contaminée par la crise des dettes souveraines de la zone euro. Depuis plusieurs jours, elle voit ses taux de marché s’écarter grandement de ceux de l’Allemagne, la référence en Europe. Jeudi, cet écart (ou « spread ») a même atteint 170 points de base, un niveau record, impensable il y a encore quelques mois.

L’incroyable bourde de Standard & Poor’s, qui a envoyé par erreur un message d’alerte de dégradation de la note française, démenti une heure plus tard (lire page 31), y est certes pour beaucoup. Dès vendredi, l’heure était d’ailleurs à la détente sur le marché obligataire, et le « spread » français revenait à 150 points de base. Mais pour un pays noté AAA, un tel niveau reste très élevé. Concrètement, cela signifie que l’Hexagone va devoir offrir 1,5 % de plus que son voisin allemand pour placer sa dette auprès des investisseurs. Avant la crise, l’écart était quasi nul. Début juin, il était inférieur à 30 points de base. L’écart s’est aussi creusé avec d’autres pays européens notés AAA : il atteint par exemple 110 points de base avec l’Angleterre et plus de 100 points de base avec les Pays-Bas.

Craintes pour l’avenir du FESF

Comment en est-on arrivé là ? La hausse de la prime de risque française est d’abord liée au sort de la dette italienne. Les déboires de Silvio Berlusconi ces derniers jours ont entraîné une flambée des taux de la péninsule, au-delà des 7 %. Cela a accéléré les craintes de voir Rome réclamer une assistance financière extérieure. Or « le AAA de la France et celui du FESF [Fonds européen de stabilité financière, NDLR] ne survivraient pas bien longtemps à cette éventualité », souligne Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo. Paris apporte la deuxième garantie au FESF, derrière l’Allemagne. Et les banques françaises sont les plus exposées d’Europe aux obligations italiennes, même si elles ont vendu une partie de leurs titres ces dernières semaines (lire page 32).

A cela s’ajoutent des raisons plus fondamentales. La France est jugée par les marchés sur sa capacité à atteindre ses objectifs de réduction du déficit budgétaire. A cet égard, le nouveau plan d’austérité présenté par Bercy il y a une semaine a démontré la détermination du gouvernement à défendre le AAA et à respecter l’objectif d’un déficit de 4,5 % du PIB en 2012. «  Ce nouveau package était plus ambitieux que prévu et contenait en plus des mesures qui porteront leurs fruits à long terme », souligne Dominique Barbet, économiste de marché chez BNP Paribas.

Mais les mesures annoncées reposent sur une hypothèse de croissance à 1 % pour 2012, qui est encore jugée bien optimiste. Un ralentissement plus sévère, voire une rechute en récession de l’économie française, porterait à nouveau un sérieux coup aux objectifs du gouvernement. Les agences de notation pourraient déclasser la note de la France - pas par erreur cette fois-ci. Et c’est l’ensemble des dispositifs de secours européen qui serait alors mis à mal.

GUILLAUME MAUJEAN

 

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La nouvelle équipe dirigeante de Groupama va appliquer le plan de rigueur déjà adopté, Actualités

Après la révocation de Jean Azéma avant-hier, Thierry Martel, le nouveau directeur général, et Christian Collin, qui l’épaulera comme directeur général délégué, ont une feuille de route simple : tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe sur l’exercice 2011.

Les deux nouveaux hommes forts de Groupama étaient déjà à pied d’oeuvre hier au lendemain de l’éviction brutale par le conseil d’administration de Jean Azéma, celui qui a dirigé la maison depuis juin 2000. Thierry Martel, son successeur à la tête du sixième assureur français, et Christian Collin, promu directeur général délégué, ont enchaîné les réunions. Le tandem mis en place par les présidents des caisses régionales sait qu’il n’a pas une minute à perdre, Groupama étant dans une situation critique en ce moment.

Si le choix d’un tel attelage peut surprendre, Thierry Martel, l’ancien patron des activités en France, tout comme Christian Collin, jusqu’ici directeur financier, présentent l’avantage de connaître parfaitement cette maison, dont ils sont des piliers, et d’avoir des profils complémentaires. Envoyés au feu, ils devraient tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe lors de l’arrêté des comptes 2011. Tour d’horizon des grands défis qui les attendent.

Protéger la marge de solvabilité

Lapidaire, le communiqué de presse qui a annoncé leur nomination et la révocation de Jean Azéma, a fixé le cap : « La priorité de la nouvelle équipe dirigeante sera de mettre en oeuvre les mesures destinées à renforcer la solvabilité du groupe tout en poursuivant l’amélioration de la rentabilité opérationnelle. » A fin août, la marge de solvabilité était encore de 130 % (117 % en prenant les seuls fonds propres durs). Soit bien en deçà des niveaux auxquels Groupama était habitué jusqu’ici.

Il y a un mois, Standard & Poor’s puis Fitch avaient abaissé leurs notes au vu du niveau des fonds propres jugé insuffisant. Jean Azéma leur avait donné des gages en présentant des mesures énergiques : achat de protection contre une baisse trop forte du CAC 40, traités de réassurance sur les provisions, économies de 300 millions d’euros sur les deux prochaines années et de 400 millions en 2014 avec une réduction tous azimuts des frais généraux. C’est ce plan que devraient mettre en musique Thierry Martel et Christian Collin.

Réduire une exposition en actions excessive

Groupama traîne comme un boulet une exposition aux marchés actions plus élevée que la moyenne des assureurs (15 % de ses actifs). Plus handicapant encore, son portefeuille est très concentré. Selon nos informations, les huit lignes les plus importantes pèseraient à elles seules un tiers de l’engagement en actions du groupe. Groupama détient notamment de fortes participations dans Société Générale et Veolia Environnement, mais aussi dans Saint-Gobain, la banque hongroise OTP Bank ou encore la banque d’affaires italienne Mediobanca.

Vu l’état des marchés depuis plusieurs mois, il pourrait passer des provisions pour dépréciation durable dans ses comptes annuels. L’idéal pour lui serait donc d’arriver à se délester d’une partie de son portefeuille assez rapidement… sauf que l’environnement de marché actuel ne s’y prête guère. Le sujet est d’autant plus important que le futur cadre prudentiel de Solvabilité II pénalisera lourdement la détention d’actions.

Le poids du risque souverain

Groupama devrait encore passer une nouvelle dépréciation sur ses titres d’Etat grecs, vraisemblablement de 50 %. Il avait déjà appliqué une décote de 21 % dans ses comptes du premier semestre. D’où un impact de 88 millions d’euros sur ses résultats. Autre sujet d’inquiétude, son exposition totale aux dettes des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne), qui s’élevait au 30 juin à 13 milliards d’euros en juste valeur brute et à 3 milliards d’euros en juste valeur nette.

Vers des cessions d’actifs ?

La question est sur toutes les lèvres. Cela pourrait être une solution à court terme pour redresser la marge de solvabilité, estiment certains observateurs. Et les spéculations vont bon train sur les actifs que l’assureur pourrait se résoudre à mettre en vente : GAN Eurocourtage, souvent présenté comme l’un des joyaux du groupe, sa participation dans la foncière Silic, éventuellement ses filiales étrangères les plus solides.

Il n’est pas exclu que le groupe prenne des mesures fortes rapidement.

LAURENT THÉVENIN

 

 

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Les établissements européens se bousculent au guichet de la BCE, Actualités

Au lendemain de la dégradation de la note italienne, ce sont… les banques françaises qui ont trinqué en Bourse. BNP Paribas était la plus affectée avec une chute de 6,51 % tandis que Natixis, Société Générale et Crédit Agricole SA perdaient entre 2,1 % et 4,3 %. La plupart des autres valeurs bancaires européennes ont terminé dans le vert.

L’article du « Financial Times » concernant le retrait des fonds de Siemens de la Société Générale a nourri la méfiance à l’encontre des banques françaises, mais la dégradation précoce de la note de l’Italie par Standard & Poor’s, de A+ à A, a été prépondérante.

Comme pour la Grèce, les banques françaises sont parmi les plus exposées à l’Italie. BNP Paribas et le Crédit Agricole ont investi massivement dans ce pays, via le rachat de banques locales (respectivement BNL et Cariparma Friuladria), et ont pour tradition de travailler avec l’Etat italien. Elles considèrent d’ailleurs l’Italie comme leur deuxième marché domestique. BNP Paribas avait ainsi, à fin juin, une exposition souveraine de 20,8 milliards d’euros et le Crédit Agricole d’un peu plus de 7 milliards. Même si ce montant est en baisse par rapport à fin mars, il n’a de cesse d’inquiéter les investisseurs, qui craignent une contagion à l’Italie en cas de défaut de la Grèce. La décision de Bank of China d’arrêter certaines opérations de « swap » avec les trois grandes banques françaises a ajouté au climat d’inquiétude.

« L’Italie, naturellement, va faire face à sa dette », s’est employé à rassurer Michel Pébereau, le président de BNP Paribas, hier matin sur RTL. « Le plan de redressement qui a été arrêté par le gouvernement italien et par le Parlement italien est un plan de redressement sérieux », a-t-il poursuivi, répétant que les banques françaises n’avaient « actuellement aucun besoin d’être recapitalisées ».

Mesure de précaution

Reste qu’hier, les banques européennes se sont ruées au guichet de la Banque centrale européenne (BCE). Elles ont emprunté 201 milliards d’euros lors de l’opération de refinancement à 7 jours. Elles n’avaient pas demandé un montant aussi élevé depuis février. Avec cette opération, les banques, qui n’avaient besoin que de 164 milliards d’euros pour rembourser leur dernier emprunt hebdomadaire à la BCE, se sont données une marge de sécurité de 37 milliards. En tout, elles ont désormais un excès de liquidité de 181 milliards d’euros, souligne Barclays Capital. « Cela prouve que les tensions persistent et que les banques empruntent à la BCE par mesure de précaution », indiquent les stratèges de la banque.

Pour l’agence de notation Fitch, ces tensions permanentes ne pourront que peser sur les banques européennes. « La baisse des cours des actions, et l’augmentation du coût de financement des banques européennes, n’est pas de nature, en soi, à engendrer des changements de notation », a indiqué Fitch dans une note. Mais « si le pic d’aversion au risque persiste durant une période prolongée, la pression sur la liquidité, sur la rentabilité et, au final, sur le niveau des fonds propres affectera de manière négative les notes et profils de crédit des banques ». Un avertissement que l’agence Moody’s avait aussi lancé la semaine dernière en laissant les notes des banques françaises sous surveillance négative.

I. Co. et R. R., Les Echos

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Le gendarme boursier se penche sur les méthodes de Standard & Poor’s – Economie – Nouvelobs.com

Le régulateur boursier américain a lancé une enquête sur les méthodes de calcul employées par l’agence de notations pour dégrader la note des USA.

Les enquêteurs de la SEC étudient une hypothèse du Trésor américain, qui a relevé une erreur de prévision de 2.000 milliards de dollars dans les calculs de l'agence.<br />
 (c) Afp Les enquêteurs de la SEC étudient une hypothèse du Trésor américain, qui a relevé une erreur de prévision de 2.000 milliards de dollars dans les calculs de l’agence. (c) Afp

Le régulateur boursier américain, la SEC, a lancé une enquête sur les méthodes de calcul employées par l’agence Standard & Poor’s (S&P) pour abaisser la note de solvabilité des Etats-Unis, a affirmé samedi 13 août le Wall Street Journal.

Selon le quotidien des affaires, qui cite des sources proches du dossier, la Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé une enquête d’ampleur sur les pratiques de l’agence d’évaluation, dont celles utilisées pour décider de retirer le « AAA » de la première économie mondiale le 5 août dernier.

Une erreur de 2.000 milliards de dollars

Les enquêteurs du régulateur étudient notamment les modèles de calcul employés, contestés par le Trésor américain, qui a relevé notamment une erreur de 2.000 milliards de dollars dans les prévisions budgétaires de S&P, explique le journal.

Ils cherchent par ailleurs à déterminer quels employés de l’agence étaient au courant de la décision et de son annonce imminente, afin d’établir un possible délit d’initiés, poursuit le Wall Street Journal.

Influence des rumeurs

Des rumeurs concernant un possible abaissement de la note des Etats-Unis avaient parcouru le marché dans la journée de vendredi, entraînant un bref décrochage des indices boursiers américains. L’annonce a été rendue publique après la fermeture de Wall Street pour le week-end.

Un porte-parole de S&P interrogé par le Wall Street Journal a indiqué que tous les employés informés étaient « soumis aux pratiques et procédures concernant le traitement d’informations confidentielles et d’échanges de titres ».

Le Nouvel Observateur – AFP

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