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Le smart grid dépend d’une distribution efficace de l’énergie, même aléatoire #innovation

 

renewable energy

 

Mirabel proposera aux consommateurs et aux producteurs d’énergie une distribution plus efficace de cette dernière grâce à une organisation et une planification plus précise de la demande.

Afin de mieux utiliser le potentiel des énergies renouvelables (RES) dans les futurs smart grid, il faut pouvoir en prévoir, pratiquement en temps réel, la production et la consommation. Le projet Mirabel, soutenu par le Seventh Framework Programme (FP7) de la Commission Européenne, a pour but de permettre une meilleure redistribution de ces énergies à travers un ensemble d’infrastructures informatiques. Les chercheurs sont partis du principe que la plupart des RES sont dépendantes de facteurs extérieurs (direction et vitesse du vent, quantité de soleil…). Il est donc complexe pour les distributeurs d’exploiter correctement des énergies aléatoires et de proposer à leurs clients des offres en conséquence. Mirabel repose donc sur l’installation d’une entité informatique de balance de l’énergie au niveau régional (Balance Responsible Party ou BRP) qui recevra en permanence, par le biais du smart grid, les besoins de chaque foyer ainsi que les prévisions de production de RES de la part des compagnies d’énergies, sous la forme de micro-requêtes.

Prédiction et agrégation de requêtes pour une consommation maîtrisée

Ces informations pourront, soit être envoyées automatiquement par les objets eux-mêmes, soit par l’utilisateur. Compte tenu de ces données, la BRP va, grâce à des algorithmes, tout d’abord prévoir la consommation et la production d’énergie sur une période de temps donnée. Elle va ensuite agréger toutes les micro-requêtes similaires en macro-requêtes et organiser un emploi du temps par intervalles de 15 minutes avant d’envoyer une demande aux compagnies d’énergie pour que ne soit prélevé que ce dont les foyers ont besoin, au moment opportun. Par exemple, si une voiture électrique est à court de batteries le soir et qu’elle doit être utilisée le jour suivant, la BRP organisera son rechargement pendant la nuit (où la demande en énergie est plus faible) plutôt que le matin suivant. Idem pour la planification d’un lave-vaisselle avant d’aller se coucher. Il n’est pas forcément nécessaire que la machine soit effectuée immédiatement puisque les personnes n’en auront besoin qu’une dizaine d’heures plus tard. A charge pour la BRP de planifier cette consommation au bon moment.

Un fonctionnement dynamique pour économiser des coûts

Les avantages sont multiples puisque le système fonctionnera de manière dynamique à plusieurs niveaux. Si la production de RES est insuffisante pour une heure particulière de la journée, la BRP pourra envoyer des requêtes aux compagnies d’énergie pouvant contrôler leur production (pétrole, gaz, nucléaire). Elle pourra également, par exemple, se servir de l’énergie solaire non-utilisée d’un foyer pour la dispatcher ailleurs, en récompensant financièrement la famille en question. Le système sera aussi capable de trouver le meilleur prix pour une transaction d’énergie en temps réel. Le projet Mirabel, en traitant cette masse de données, devrait permettre aux compagnies de mieux planifier la gestion de leurs stocks. Il ne sera ainsi plus nécessaire de stocker indéfiniment de l’énergie (alors qu’il est moins cher d’en produire à nouveau) alors que la consommation dans les prochaines heures ne suivra pas. Le projet n’est encore qu’en phase de conception mais, selon les différents chercheurs, la mise en place de ces infrastructures économiserait 8 à 9% des coûts liés à l’énergie en Europe.

Lire la suite sur :  Le smart grid dépend d’une distribution efficace de l’énergie, même aléatoire | L’Atelier: Disruptive innovation.

#Innovation, #Europe, #Europe

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Toshiba à l’offensive dans la tablette et la TV 3D

Publié  
Norio Sasaki, PDG de Toshiba. (Crédits photo: Le Figaro)
Norio Sasaki, PDG de Toshiba. (Crédits photo: Le Figaro)

INTERVIEW – Norio Sasaki, PDG de Toshiba, était à Paris pour l’inauguration de la nouvelle mise en lumière de la Pyramide et des bâtiments du Musée du Louvre.

Bousculé par l’envolée du yen face à l’euro, touché par le tsunami au Japon et les inondations en Thaïlande, le groupe Toshiba maintient néanmoins ses objectifs de chiffre d’affaires de 7.000 milliards de yens pour son exercice 2011-2012 (90 milliards de dollars) et d’amélioration de sa rentabilité. Norio Sasaki, PDG de Toshiba Corpo­rate, mise notamment sur la capacité d’innovation du groupe pour redresser ses comptes. La présence de Toshiba en France dépasse son partenariat du Musée du Louvre, qui court jusqu’à 2023. Le groupe emploie 1.500 personnes dans l’Hexagone et y réalise 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

LE FIGARO. -Depuis le 6 décembre, la Pyramide du Louvre est illuminée par Toshiba. C’est le signe de l’importance de cette activité pour le groupe?

Norio SASAKI. -Tout à fait. Toshiba est présent dans l’éclairage depuis cent vingt ans. Notre activité de production d’ampoules incandescentes était d’ailleurs toujours rentable, mais, dans un souci à la fois économique et écologique, nous avons décidé de l’arrêter en mars 2010, au profit des LED. Nous avons réalisé d’importants efforts technologiques pour répondre aux attentes des instances représentatives du Musée du Louvre et mettre ce bâtiment en valeur. Cette installation nous a poussés à faire des progrès tech­niques, notamment en ajoutant des filtres pour que la lumière soit plus diffuse et non pas simplement en faisceaux. Ces évolutions bénéficieront à nos produits grand public. Au final, par rapport à l’ancien éclairage au xénon, nous avons obtenu un meilleur rendu et sommes parvenus à réduire la consommation d’énergie de 73%!

LED, mais aussi télévision 3D, ultrabooks et tablettes sont au cœur de votre actualité…

Nous avons lancé une première télévision en 3D sans lunettes en décembre 2010. Mais il s’agissait d’un écran de 20 pouces (55 cm). Nous commercialisons ce mois-ci au Japon et début 2012 en Europe un écran de 55 pouces (140 cm) et nous attendons de voir comment le marché va réagir. C’est un produit phare pour nous, mais le souci vient du manque de contenus en 3D et particulièrement du peu de films disponibles. Nous sortons aussi notre ultrabook, un PC très fin et très puissant qui devrait être un succès commercial, et attendons beaucoup de notre nouvelle tablette, la AT200. Nous avons réalisé d’importants efforts en recherche et développement et sommes en train de récolter le fruit de ces investissements.

Et la télévision connectée?

Ce n’est pas encore ça! La Smart TV répond à un besoin, mais la réponse que nous lui apportons doit, elle aussi, être intelligente. Pour que la télé connectée se développe, il faudrait un standard unique et que le contenu disponible sur la télévision le soit aussi sur tous les supports, qu’il s’agisse d’une tablette, d’un PC… Depuis le début de l’année, nous avons réalisé des investissements pour développer une interface commune à ces différents appareils.

L’année 2011 a été particulièrement difficile.

Effectivement. Il y a d’abord eu le tsunami du 11 mars et ses 20.000 victimes. Les inondations en Thaïlande ont touché neuf de nos dix usines dans le pays et 14 500 de nos salariés. Nous avons dû transférer la production vers des usines d’autres pays en Asie. Notre chiffre d’affaires s’en est ressenti, mais pas nos résultats. Et il y a cette troisième catastrophe qu’est la crise budgétaire et monétaire que traverse l’Europe. Nous sommes directement touchés par la baisse de l’euro face au yen. Malgré tout, les résultats de Toshiba sont satisfaisants. Nous avons mis en place une procédure de crise après la chute de la banque Lehman et nous appliquons pas à pas cette procédure. Nous mettons tout en œuvre pour amortir ce choc et sommes dans la bonne voie pour la reprise.

Quelles sont les réponses apportées par le groupe à la crise?

Toshiba s’appuie sur quatre divisions (produits numériques, semi-conducteurs, infrastruc­tures et équipement de la maison). Nous misons sur la crois­sance organique pour développer nos activités dans les semi-conducteurs, tandis que nous privilégions la croissance externe pour les infrastructures. Après avoir racheté Westinghouse il y a quelques années, nous avons acquis Landis + Gyr en juillet pour 2,3 milliards de dollars, une société basée en Suisse, un des leaders mondiaux dans le domaine des compteurs électriques intelligents et de la gestion des réseaux électriques (smart grid). Nous sommes aussi diversifiés géographiquement. Toshiba réalise 55% de son chiffre d’affaires, 53% de sa production et 60% de ses achats hors Japon. Cela nous permet de rendre Toshiba plus robuste dans une économie japonaise globalement fragilisée.

Lire la suite sur :  Le Figaro – Médias & Publicité : Toshiba à l’offensive dans la tablette et la TV 3D.

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