« Innovation et entreprise sont désormais étroitement corrélées » innovation
Répondre aux demandes du marché nécessite un recours à une innovation permanente. Dans cette optique, faire de ses employés les premières sources d’innovation peut être intéressant.
Entretien avec Vivek Ranadivé, fondateur et CEO de TIBCO Software, dans le cadre du HCL Global Meet, qui se déroule du 13 au 15 novembre à Orlando, en Floride.
L’Atelier : Une entreprise peut-elle faire aujourd’hui une croix sur la R&D pour fonctionner ?
Vivek Ranadivé : Non, c’est totalement impossible. Innovation et entreprises sont désormais totalement corrélées, et ce d’autant plus dans le secteur des technologies en général, étroitement lié à des technologies aux évolutions extrêmement rapides. Par exemple, chez TIBCO, plus de 50% de nos revenus proviennent de produits qui n’existaient pas il y a de cela 5 ans. C’est bien simple, il faut innover en permanence. En se contentant d’innover ponctuellement, vous pouvez être sûr que lorsque vous aurez fini de mettre quelque chose au point, cela sera déjà dépassé. Il faut avoir plusieurs coups d’avance sur le marché, et cela passe par une innovation intégrée au process de fonctionnement de l’entreprise.
Comment l’intégrez-vous dans ce cas ?
Il faut se dire tout simplement que l’innovation ne peut plus se contenter d’être un service spécifique au sein de l’entreprise, mais bien le fait de tous les employés. Pour prendre un exemple : alors que l’innovation du 20ème siècle se centrait autour d’un petit nombre de personnes dépositaires du savoir, l’innovation au 21ème siècle doit être caractérisée par son foisonnement. On pourrait la comparer à une musique jazz, ou chacun des musiciens viendrait apporter sa touche à l’ensemble pour le rendre harmonieux et fonctionnel.
Très bien, mais comment pousser les employés à innover ? Faut-il leur faire miroiter des récompenses ?
Non, ce n’est pas du tout mon point de vue. A mon sens, on ne pousse pas les employés à innover : l’argent ne fera pas naître l’idée. L’envie et l’acte doivent venir des employés eux-mêmes. Le rôle de l’entreprise est plutôt de créer un terrain favorable à l’apparition de ce processus d’innovation. Cela signifie à la fois donner à ces derniers un terrain d’expression, adopter des process flexibles, semblables à ceux d’une PME, mais à l’échelle d’un grand groupe, ou encore faire en sorte que l’équipe dirigeante montre l’exemple en ne se contentant pas de superviser mais en participant au processus. Enfin, et c’est à mon sens la chose la plus importante, je reste persuadé que c’est de la nécessité que naît l’innovation. Parce que c’est lorsque la demande est forte que l’employé va avoir envie d’innover pour, par exemple, accélérer les processus afin de faciliter son travail. Et pour en revenir à cette notion de récompense, celle-ci doit évidemment intervenir à la fin, mais comme moyen d’entretenir l’innovation, et non comme moyen de l’initier.
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G20 Yes : les leviers de l’entrepreneuriat au cœur des débats ? , Actualités Entrepreneur
A quelques jours du sommet G20 des entrepreneurs, une étude fait le point sur l’entrepreneuriat au sein des pays membres et émet des propositions pour soutenir la création.
Le G20 YES (Young Entrepreneur Summit), le sommet international des entrepreneurs, se tiendra le 31 octobre à Nice, avant le sommet des chefs d’Etats du G20, à Cannes. Son ambition ? Montrer aux chefs d’Etats du G20 le rôle essentiel que les entrepreneurs peuvent jouer pour relancer l’économie mondiale. Dans ce cadre, un rapport réalisé par le cabinet McKinsey & Company fait le point sur les meilleures pratiques en matière d’entrepreneuriat. Cette étude est basée sur une analyse de plus de 200 initiatives que les différents pays du G20 mettent en œuvre pour soutenir le développement de leurs entrepreneurs. Elle montre tout d’abord l’impact fort de l’entrepreneuriat sur l’économie. Ainsi, les Etats-Unis par exemple compteraient aujourd’hui 1,8 million d’emplois supplémentaires si la création de jeunes entreprises s’était poursuivie ces dernières années au même rythme qu’en 2007. Au Japon, les entreprises de moins de cinq ans représentent 36 % des entreprises déposant des brevets.
Quatre profils entrepreneuriaux au sein des pays du G20
Loin d’être monolithique, l’entrepreneuriat montre de multiples visages selon les pays. L’étude a ainsi permis de dégager quatre profils entrepreneuriaux, correspondant à quatre groupes de pays.
- Etats-Unis, Canada et Australie : dans ce groupe de pays, l’entrepreneuriat est l’un des principaux moteurs de l’économie. Aux Etats-Unis, les entreprises de moins de cinq ans ont représenté 100 % des créations nettes d’emplois entre 1980 et 2005 ! Les entreprises industrielles américaines offrent une contribution à l’innovation près de trois fois supérieure à celle de leurs homologues européennes (11,9 % d’entre elles sont intensives en R&D aux Etats-Unis contre 4,4 % en Europe). Enfin, dans ce groupe, les jeunes pousses ont également plus de chances de connaître une croissance rapide.
- Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon : ici, ce groupe affiche un entrepreneuriat moins dynamique mais apportant toutefois une forte valeur ajoutée. En France par exemple, alors que la proportion d’entrepreneurs dans la population active était de 4,7 % pour la période 2006-2010, la contribution des entreprises de moins de 5 ans à la valeur ajoutée et à l’emploi croissait de 13 à 16 %.
- Chine, Brésil et Argentine : c’est ce groupe qui affiche le taux moyen d’entrepreneuriat le plus élevé (14,7 % sur la période 2006-2010). Mais derrière ce dynamisme, une réalité plus contrastée, avec une large majorité de petites entreprises de taille très modeste : ici, les entreprises de moyenne et forte croissance ne représentent que 30,7 % de l’ensemble. Un chiffre qui reste toutefois très prometteur au regard du nombre d’entreprises que cela représente in fine.
- Turquie, Mexique, Afrique du Sud, Corée, Inde et Russie : ces pays connaissent le taux d’entrepreneuriat le moins important, avec une fragilité plus grande des entreprises nouvellement créées.
« Dans les économies émergentes, l’entrepreneuriat est caractérisé par un dynamisme presque « naturel », porté par une forte urbanisation et l’aspiration à rejoindre une classe moyenne en forte expansion, souligne François Bouvard, directeur associé senior de McKinsey et coauteur de l’étude. Dans les économies les plus matures, la situation est très différente. Dès lors, on voit que plus une économie est mature et plus la qualité du contexte entrepreneurial est déterminante. Or, on peut agir sur ce contexte à travers des actions ciblées : des mécanismes de soutien et d’incitation, mais aussi des initiatives venues du privé. »
Trois leviers pour soutenir la création d’entreprise
Ainsi, l’étude met en avant trois leviers pour soutenir les jeunes entreprises :
- Mise en place d’écosystèmes visant à créer une véritable « économie de terrain », avec une stratégie de développement économique cohérente au sein d’un territoire. Le rapport s’appuie notamment sur l’exemple d’AutoVision, en Allemagne. Dans un bassin d’emplois très touché par le chômage, les collectivités locales et le groupe Volkswagen ont créé un pôle d’activités tourné vers la haute technologie. Après sept ans d’existence, il a suscité 240 créations d’entreprises et créé 23 000 emplois.
- Soutien financier : arrivées à un stade de maturité, les entreprises sont confrontées à un « plafond de verre » du financement. L’étude préconise donc la création de dispositifs de financement adaptés à l’évolution des besoins des entrepreneurs. Elle propose aussi la création de places de marchés à l’échelle continentale pour accroître la fluidité du financement des jeunes entreprises en forte croissance.
- Développement de la culture entrepreneuriale : selon l’étude, c’est la solidité de ce dernier pilier qui a le plus fort impact sur l’entrepreneuriat au sein de l’ensemble des pays du G20. Pour booster la création d’entreprise, l’étude met en avant plusieurs « bonnes pratiques ». Le Royaume-Uni a ainsi inscrit l’initiation aux thèmes entrepreneuriaux dans les programmes scolaires de l’enseignement secondaire, et ce dès l’âge de 11 ans.
Trois axes de soutiens aux entreprises qui seront donc prochainement à l’ordre du jour du sommet G20 des entrepreneurs.
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Netaffiliation se renforce dans la publicité mobile en s’offrant deux jeunes startups
Netaffiliation, éditeur de la plateforme éponyme (du groupe C2B), met le cap sur la publicité mobile. La société vient en effet d’investir des fonds dans Loodies et Swelen, deux jeunes startups, fondées par des Français et présentes sur le marché européen, spécialisées respectivement dans la création de formats publicitaires innovants sur mobile et dans les technologies de diffusion publicitaire.
Le montant de cet investissement n’a pas été communiqué mais a tout de même permis à Netaffiliation de devenir le principal actionnaire des deux sociétés et ainsi d’enrichir son offre d’affiliation mobile dans un marché affichant une croissance annuelle de 38%. Du côté de Loodies et Swelen, les fonds levés leurs permettront de renforcer leurs capacités commerciales et d’accélérer leurs travaux en RD, indispensables dans un secteur en pleine mutation.
Grâce à ce partenariat stratégique et commercial, NetAffiliation distribuera de manière exclusive les formats publicitaires de Loodies à l’international, et ceux de Swelen en France et à l’international. Un accord capitalistique qui devrait permettre à Netaffiliation de s’affirmer sur le marché de la publicité à la performance en Europe et en Amérique Latine.
Créée en 2003, NetAffiliation, marque du groupe C2B, est une plateforme d’affiliation dont le CA atteint aujourd’hui les 36M €. La plateforme propose aux annonceurs de bénéficier d’un réseau de 85 000 sites affiliés prêts à relayer leurs campagnes online à travers le monde. Quelques références : Vodafone, La Redoute, Spartoo.com, Décathlon, Bwin.com, Cetelem, Swisslife, Groupon, Betclic.fr,…
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