Get Adobe Flash player
Catégories
ce site est utile, aidez nous à le maintenir au top

politique industrielle

Varin PSA : « remettre de largent ne remplira pas nos usines »

 

PSA Peugeot Citroën a annoncé la fermeture du site d'Aulnay et la suppression nette de 6.500 emplois. 1.500 salariés de l'usine de Seine-Saint-Denis devraient être reclassés.

 

PSA ferme l'usine d'Aulnay. Sevelnord pourrait être repris par Toyota. (c) Reuters

Il ne parle plus de tempête, mais de tsunami. Philippe Varin, président du directoire de Peugeot, devait bien justifier ses décisions car elles sont lourdes. La production sera arrêtée en 2014 à lusine d'Aulnay. 1400 postes seront supprimés à lusine de Rennes. Et l'effectif de structure hors production devra encore être réduit de 3.600 personnes, sous forme de départs volontaires.

Au total, ce sont plus de 8.000 postes qui sont concernés par les annonces de ce jeudi 12 juillet, et il y aura 6.500 départs nets la direction sengage à reclasser dans l'usine de Poissy 1.500 des 3.000 salariés dAulnay, quitte à ne pas renouveler les contrats d'intérim en cours à Poissy.Le marche européen de lautomobile a chuté de 23 % entre 2007 et 2012.

La production du groupe, en un an, a été diminuée de 18 %. Les usines, qui étaient utilisées à 86% de leurs capacités en 2011, ne le sont plus quà 76 %, alors que le groupe visait plutôt une utilisation un peu supérieure à 100 % pour améliorer sa rentabilité. Enfin, Peugeot consomme 200 millions deuros de cash par mois depuis un an. Et pourtant, Philippe Varin à aussi voulu rassurer sur la santé financière du groupe.

"Lentreprise nest pas au bord de la faillite, non. Fin 2011, nous avions 9,5 milliards deuros de sécurité financière. Néanmoins, quand on consomme 200 millions deuros de cash tous les mois, même avec cette sécurité financière, on ne pérennise pas lemploi et tergiverser ne sert à rien".

Il a aussi démenti les rumeurs dentrée de l'Etat au capital de Peugeot. "remettre de largent dans le groupe, ce nest pas ça qui remplirait nos usines", a-t-il affirmé.  Toyota pourrait reprendre Sevelnord Par ailleurs, même si rien nest encore fait, il a brièvement mentionné le cas de lusine de Sevelnord, près de Valenciennes. Suite à la décision de Fiat de quitter cette société commune, Peugeot cherche un nouveau partenaire. De nombreuses rumeurs affirment quil sagit de Toyota. Sans mentionner le nom du futur partenaire, Philippe Varin a affirmé que les discussions avançaient. "je nai pas de certitudes, mais vraiment de bons espoirs quon trouve une solution dans un avenir proche". 

Pour Rennes et Aulnay, la situation sera plus complexe. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de lusine dAulnay, a affirmé quil sagissait dune "déclaration de guerre", affirmant que si les ventes du groupe étaient en baisse, c'est surtout en raison de la non-livraison de pièces détachées pour l'Iran, qui correspond à une perte de 200.000 véhicules au premier semestre. "A partir de septembre, on va faire la guerre", a-t-il poursuivi. Guerre ou pas guerre, il faudra pour les salariés réfléchir à des solutions de reclassement. Même si le groupe à affirmé ne vouloir "laisser personne seul face à son problème d'emploi", il y a du travail. À Aulnay, 80% de l'effectif a moins de 55 ans

Lire la suite sur : Varin PSA : "remettre de largent ne remplira pas nos usines" – Challenges.fr.

Share

Gabriel Artero : « J’ai l’industrie à coeur, je suis entrepreneur ! »

 

Gabriel Artero - CFE-CGC Métallurgie 

 

 

 

© D.R.

  Par Gabriel Artero, Président de la CFE-CGC Métallurgie.

Que la ré-industrialisation de la France devienne grande cause nationale ne peut que me rassurer. A une condition cependant, qu'elle ne se résumât  pas à un seul argument de campagne électorale où les mots, la forme, l'emporterait sur les maux, le fond.

Une politique industrielle robuste suppose de la puissance publique constance et détermination dans le suivi et l'application des décisions, des schémas de développement, des engagements de dépenses. En rêvant un peu, elle pourrait faire l'objet d'un consensus général, traversant échéances et alternances. Rien n'est moins sûr.

Traitons en premier lieu la césure, à mes yeux trop arbitraire, entre emplois industriels et emplois de services, du moins services opérationnels, c'est-à dire ceux recouvrant les activités au service des entreprises : informatique, maintenance, juridique…

Ces services dépendent souvent d'une politique d'externalisation plus ou moins poussée, voire, s'agissant de l'intérim, de la variable d'ajustement de l'activité, dont usent les employeurs. Que les activités et emplois associés, considérés "cœur de métier", fassent défaut et ce sont les seconds qui tombent à l'eau.

En ce sens, le Conseil d'analyse stratégique (CAS ) dans deux documents publiés le 17 janvier dernier, pointe les secteurs en perte d'emplois : automobile, chimie, énergie… pendant que d'autres, aéronautique, agroalimentaire, pharmacie se stabilisent. Le "recentrage sur le cœur de métier" et l'externalisation massive va "perdre graduellement en intensité ". Comprenez, ce processus n'est pas terminé.

L'INDUSTRIE SE DÉVELOPPE ET S'ORIENTE DANS LE TEMPS LONG

Ce que le CAS traduit dans ses prévisions à moyen terme par une création de 236.000 emplois de services opérationnels. C'est donc, pour rester à surface équivalente, sur la variation de la somme de ces deux composantes que nous devrions raisonner.

Mais les questions essentielles qui demeurent sont de deux ordres. D'une part,  comment orienter les projets et les développements d'avenir, gage des emplois de demain, tout en stabilisant les activités matures, les emplois d'aujourd'hui ? D'autre part, comment accompagner cette transition sur le moyen/long terme et la rendre socialement supportable ?

Premier élément fondamental : l'industrie se développe et s'oriente dans le temps long. Il en va des investissements comme des retours attendus : une balance entre constance et patience. Favoriser les grands programmes, dénoncés par certains comme relents d'un "Colbertisme" dépassé, ou soutenir l'innovation en faveur des PME-PMI considérées comme les  véritables sources de création d'emplois  relèvent bien de décisions politiques au long cours.

Fortes et structurantes, elles induisent  dans le temps une sectorisation ou spécialisation, de préférence à forte valeur ajoutée. C'est précisément ce que le "modèle" allemand, devenu référence, a su produire. En la matière,  il a croisé les deux au lieu de les opposer.  Le pragmatisme avant tout  !   

Deuxième élément fondamental : agir au bon niveau. Aider des PME à acquérir un bien de production  peut se décider aisément à partir de lignes budgétaires de collectivités territoriales. Pour mémoire, 90% des établissements relevant de la branche Métallurgie sont composés de moins de 50 salariés. Simplifier et faciliter l'accès aux crédits, créer un guichet unique devient une priorité absolue.

"LES BUDGETS DE R&D NE SONT PAS À LA HAUTEUR"

En creux, c'est la réforme de la puissance publique et de son maquis administratif qui apparait incontournable. Concevoir et organiser l'ensemble des activités et des modèles économiques associés  nés  de nouvelles  technologies, telles l'électro-mobilité ou le génie génétique par exemple, doit  en revanche être concerté et piloté au plan national.

Enfin il est des domaines considérés comme stratégiques et d'avenir, mais trop fortement capitalistiques, dont seule l'Europe a les moyens. C'est,  me semble t-il, le cas des nanotechnologies et du semi-conducteur aujourd'hui, comme ce fut le cas hier pour la maîtrise de l'espace ou de l'air.

Nous disposons en France de nombreux  attributs de la réussite : laboratoires de recherche reconnus,  écoles d'ingénieurs de qualité, pôles de compétitivité. Mais demeure une  seule certitude, les budgets de R&D ne sont pas à la hauteur, loin des enjeux auxquels nous sommes confrontés, loin du traité de Lisbonne.

Qu'il faille créer, ce que d'aucuns appellent de leurs vœux, un "choc de compétitivité" par transfert de charges de l'assiette du travail vers la consommation ne peut raisonnablement être démontré et encore moins accepté en quelques semaines. Qu'il faille que les organisations syndicales, impuissantes à changer le signe négatif du solde "création-destruction"  prennent,  sans tabous, leurs responsabilités est une évidence. Mais cela aussi demandera un peu de temps. De même,  je prône  un changement de gouvernance des entreprises, par une plus grande implication des salariés, tel l'actionnariat salarié.

Convaincu qu'il n'est point d'économie forte et durable sans industrie forte, je suis de ces acteurs qui gardent la foi et  ont l'industrie à cœur. Du changement … je suis entrepreneur  !

 

Lire la suite sur : Gabriel Artero : "J'ai l'industrie à coeur, je suis entrepreneur !".

Share

Un constat sévère sur la compétitivité de la France, Actualités

Lors du sommet social à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.


« A l’issue de cette réunion, nous ne serons probablement pas d’accord sur tout »
. Enouvrant ce mercredi matin le sommet sur la crise, Nicolas Sarkozy sait qu’il y a des mots qui fâchent et qu’il ne vaut mieux pas prononcer. Comme celui de TVA sociale, dont le projet est rejeté en bloc par les syndicats. Si les contours précis de la réforme du financement de la protection sociale ne devraient pas être abordés ce mercredi, le chef de l’Etat a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.

« Notre compétitivité extérieure n’est pas une donnée abstraite. Elle se mesure par notre balance commerciale, déficitaire de 83 milliards d’euros», a expliqué Nicolas Sarkozy. Particulièrement élevé, ce montant prend en compte la valeur des importations jusqu’au passage à notre frontière (échange Caf-fab). Ce n’est généralement pas celui pris en compte pour établir une symétrie dans l’évaluation des importations et des importations. Sans tenir compte des frais d’acheminement des importations, le déficit commercial de 2011 sera « plus proche de 70 milliards » que des 75 milliards, avait précisé mardi Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Ce qui constitue déjà un niveau sans précédent.

Au-delà, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la perte de part de marché de la France au cours de la dernière décennie. Perte dans le commerce mondial liée à la montée en puissance des pays émergents mais, surtout, perte par rapport à nos voisins européens. « Depuis 2000, la part de nos exportations dans celles de la zone euro est passée de 15,8% à 12,6% », a souligné le chef de l’Etat. Et depuis 1995, « le consommateur français achète 50% de plus de produits importés ».

Le poids des charges sociales

Tout en récusant l’idée qu’un redressement se gagne uniquement « par la compression des coûts et en particulier du coût du travail », c’est toutefois sur cet aspect que Nicolas Sarkozy a ciblé son intervention :« Le coût du travail par unité produite a augmenté de 20% en France alors qu’il augmentait de 7% en Allemagne entre 2000 et 2009 », a estimé le chef de l’Etat. Et d’indiquer que la France a perdu un avantage compétitif au cours des dix dernières années, les coûts salariaux horaires ayant « progressivement rattrapé ceux de l’Allemagne » dans l’industrie. En cause : le poids des charges sociales : pour un salaire brut de 2.500 euros, « le poids des charges patronales est deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne », a insisté Nicolas Sarkozy.

Le président de la République entend donc poursuivre les réformes structurelles. Sans prononcer le mot de TVA sociale, le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, plaidé pour « une diversification accrue des sources de financement » de la protection sociale et « de faire contribuer les importations ».

Si le constat est sévère, Nicolas Sarkozy veut tout de même voir dans le ralentissement du rythme de perte de marché au cours des dernières années les premiers effets de sa politique (crédit impôt recherche, réforme de la taxe professionnelle…). Dans une récente étude, l’institut Coe-Rexecode avait noté que le recul des parts de marché par rapport à nos voisins de la zone euro, était moins rapide depuis 2007 : de 0,17 point par an, contre 0,4 point par an au cours de la décennie précédente par rapport à nos voisins européens. Compte tenu de la crise de 2008-2009, « il reste difficile de savoir si cette évolution récente est liée à la conjoncture économique ou à une inflexion de nature structurelle », indiquait aux « Echos », Denis Ferrant, directeur général de Coe-Rexecode. « Il est également possible que la base des exportateurs se soit rétrécie sur les plus compétitifs et que se manifestent les premiers effets des mesures de politique industrielle et d’innovation des dernières années ».

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

Lire la suite sur :Un constat sévère sur la compétitivité de la France, Actualités.

Share
rejoignez moi sur viadéo
Sur Viadéo
Archives