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OPA

Le Syntec Numérique veut se rapprocher de l’Afdel
Crédit Photo: D.R

Crédit Photo: D.R

Quand l’Afdel s’est créée en 2005, le Syntec, qui était informatique à l’époque, s’est montré courroucé. Quand le Syntec (devenu numérique) a lancé son collège éditeur, en 2010, l’Afdel a froncé les sourcils et s’est rapprochée de la Fieec. La hache de guerre sera-t-elle enterrée ?

La France éternelle est trop souvent représentée par ses tribus gauloises habituelles, une flopée d’associations toutes plus actives les unes que les autres, mais très dispersées, s’occupe ainsi du numérique. On pense évidemment à l’Afdel, au Simavelec, au SNJV, à la Fieec, Atena et la FFT dans les télécoms et tant d’autres. La liste est non limitative. Des organismes se surajoutent comme le Conseil national du numérique, couvert de fleurs par les dirigeants du Syntec Numérique.

Guy Mamou-Mani, le président de ce syndicat invite chacune d’elles à participer, sous une forme à définir, à un front commun. A l’approche des présidentielles, se multiplient en effet les initiatives de ces différents représentants du monde numérique. Jeudi dernier, l’Afdel présentait ses propositions, ce mardi 17 c’était au tour du Syntec Numérique. D’autres devraient suivre et ces représentants vont rencontrer les candidats aux présidentielles, du moins leurs conseillers en charge du numérique. Beaucoup de propositions sont communes, du moins très proches, un front commun permettrait d’être plus crédible, et « ce n’est pas une opa » précise Guy Mamou-Mani.

10 propositions réparties en 3 chapitres

Le Syntec Numérique a pour sa part présenté ce mardi 17 ses dix propositions pour les candidats aux présidentielles. Elles s’articulent autour de trois axes : créer un éco-système social et fiscal, développer les usages, moderniser l’Etat. Sur le 1er point, le Syndicat propose de : développer une filière éducative autour du numérique, sanctuariser le CIR (Crédit impôt recherche), créer un réseau (pourquoi pas un portail) unique d’accès aux multiples aides et financements proposés aux PME, valoriser la responsabilité sociétale des entreprises du numérique.

Côté usages, le Syntec Numérique propose de les développer dans les PME  et TPE à l’aide d’un Crédit impôt numérique, leur permettant de créer des sites dans leurs entreprises, de s’équiper en CRM ou ERP. Enfin, sur l’Etat, le Syndicat veut convaincre que ses propositions sont à coût nul, donc qu’elles favorisent les économies de l’Etat tout en développant une meilleure perception du service public par les usagers. Le Syntec Numérique insiste particulièrement sur l’éducation et la santé, à la fois côté usages et côté modernisation de l’Etat.

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Antoine Frérot (Veolia) : «Il n’y aura ni départ contraint ni plan social dans l’Hexagone», Actualités

 

Veolia Environnement, qui emploie 110.000 personnes en France, s’est fixé pour objectif de se désendetter en se réorganisant et en réduisant ses coûts. Son PDG, Antoine Frérot, assure néanmoins qu’il n’y aura pas de licenciements.

RECUEILLI PAR
Myriam Chauvot

Myriam Chauvot
Journaliste

Vous avez exposé mardi la nouvelle stratégie du groupe près de deux ans après votre entrée en fonction. Pourquoi avoir pris autant de temps?

Il ne s’agit pas seulement de réagir à des difficultés conjoncturelles, mais de transformer le groupe en profondeur pour construire un nouveau Veolia. J’ajoute que, pour nous comme pour tout le monde, l’environnement a changé depuis cet été. Qui aurait dit en juin dernier que la dette souveraine serait considérée comme un actif toxique?

Le groupe doit donc s’adapter, en se désendettant, en se réorganisant et en abaissant ses coûts. Il s’agit d’une triple rupture, qui passe par des mesures plus importantes que précédemment annoncé. L’objectif est de retrouver de la flexibilité financière, de pouvoir ainsi saisir les opportunités de développement les plus rentables et de se recentrer sur les offres commerciales à valeur ajoutée. Que va-t-il se passer? Pendant deux ans, Veolia va se transformer.

Quel sera le calendrier?

Compte tenu de l’incertitude sur les dates de cession, nous ne donnons pas d’objectifs chiffrés pour 2012, mais la dette sera ramenée à moins de 12 milliards fin 2013 contre 15 milliards aujourd’hui. Même si 60% du cash issu des cessions ira au désendettement, nous proposerons le paiement, tant en 2012 qu’en 2013, d’un dividende de 70 centimes par action. Le solde ira à des investissements sur des zones de forte croissance. Fin 2013, le groupe sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui: il n’aura jamais été aussi peu endetté et, surtout, il aura, en milieu de cycle, une croissance de 3% de son chiffre d’affaires et de 5% de son Ebitda. Voilà le nouveau Veolia.

Cette priorité au désendettement conduit à des cessions stratégiques, notamment celle de la branche transport, sur quels critères avez-vous fait vos choix?

Nos choix ont été guidés par la volonté de concentrer le groupe sur ses points forts, de privilégier les synergies entre métiers et de nous positionner davantage sur les marchés, ou les pays, à plus forte croissance. Les cessions seront de 5 milliards d’euros sur les deux années 2012 et 2013, soit 2,5 milliards de plus que ce que nous avions déjà annoncé. Cela implique trois opérations majeures: la recherche de nouveaux actionnaires pour nos 50 % de Veolia Transdev, la cession de notre activité dans l’eau régulée en Grande-Bretagne et le désinvestissement de notre activité de déchets solides aux Etats-Unis.

En quoi consistera la réorganisation du groupe?

Cette nouvelle organisation est une très forte évolution culturelle: Veolia a une tradition entrepreneuriale, basée sur l’autonomie et la décentralisation. Cela a fait notre force en période de croissance. Mais, aujourd’hui, par des temps plus difficiles, cette organisation est coûteuse et moins adaptée. Il nous faut tendre vers un modèle plus proche de celui d’un grand groupe industriel et surtout une organisation identique quels que soient les activités et les pays. Cela passe par une redéfinition des missions des sièges, un renforcement du contrôle et une mutualisation des fonctions support (achats, informatique…) ainsi que du marketing, afin de concevoir des offres transversales aux métiers. Notre nouvelle organisation nous permettra d’être plus réactifs avec des coûts moindres.

Justement, quelles seront les réductions de coûts?

Nous poursuivrons notre plan «efficacité» engagé depuis 2009 avec pour objectif 225 millions l’an prochain puis 270 millions à partir de 2013 en nouveau périmètre. Ces économies étant en grande partie rendues aux clients dans le cadre des efforts commerciaux, nous avions annoncé en août un plan d’économies supplémentaires pour abaisser notre point mort. Dans la conjoncture économique actuelle, nous le revoyons à la hausse, en prévoyant un impact positif sur le résultat opérationnel 2013 de 120 millions par rapport à cette année, passant à 420 millions en 2015, soit bien davantage que l’objectif de 300 millions que nous avions déjà fixé. Les gains les plus rapides seront au niveau des coûts de structure, car ils résulteront d’une baisse des dépenses externes et des charges d’administration.

Quelles conséquences sur l’emploi?

Nous avons 110.000 employés dans l’Hexagone. Il n’y aura ni départ contraint ni plan social. Les départs -nous avons 7.000 à 8.000 départs naturels par an-et les reclassements que nous allons promouvoir seront suffisants. Quant aux réductions de coûts à l’international, elles résulteront du changement d’organisation mondiale.

La crise, par ses effets sur les acteurs du traitement de l’eau, a cassé l’image acyclique et stable de cette activité. L’évolution des marchés a-t-elle rendu le secteur structurellement plus fragile?

Non, le secteur de l’eau reste porteur, même dans les pays matures du fait des préoccupations environnementales. Par ailleurs, le secteur se caractérise par des contrats à long terme, même s’ils évoluent à l’occasion de leur renouvellement. Plus largement, ce qui me rend optimiste lorsque je regarde l’avenir, c’est que le nouveau Veolia va opérer sur des marchés très porteurs en apportant des solutions aux exigences mondiales de développement durable.

Des rumeurs d’OPA sur Veolia courent sur le marché, cela vous inquiète-t-il?

Non. Plutôt que de s’inquiéter de rumeurs infondées, mieux vaut construire un avenir solide pour Veolia. C’est ce que je fais.

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