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Varin PSA : « remettre de largent ne remplira pas nos usines »

 

PSA Peugeot Citroën a annoncé la fermeture du site d'Aulnay et la suppression nette de 6.500 emplois. 1.500 salariés de l'usine de Seine-Saint-Denis devraient être reclassés.

 

PSA ferme l'usine d'Aulnay. Sevelnord pourrait être repris par Toyota. (c) Reuters

Il ne parle plus de tempête, mais de tsunami. Philippe Varin, président du directoire de Peugeot, devait bien justifier ses décisions car elles sont lourdes. La production sera arrêtée en 2014 à lusine d'Aulnay. 1400 postes seront supprimés à lusine de Rennes. Et l'effectif de structure hors production devra encore être réduit de 3.600 personnes, sous forme de départs volontaires.

Au total, ce sont plus de 8.000 postes qui sont concernés par les annonces de ce jeudi 12 juillet, et il y aura 6.500 départs nets la direction sengage à reclasser dans l'usine de Poissy 1.500 des 3.000 salariés dAulnay, quitte à ne pas renouveler les contrats d'intérim en cours à Poissy.Le marche européen de lautomobile a chuté de 23 % entre 2007 et 2012.

La production du groupe, en un an, a été diminuée de 18 %. Les usines, qui étaient utilisées à 86% de leurs capacités en 2011, ne le sont plus quà 76 %, alors que le groupe visait plutôt une utilisation un peu supérieure à 100 % pour améliorer sa rentabilité. Enfin, Peugeot consomme 200 millions deuros de cash par mois depuis un an. Et pourtant, Philippe Varin à aussi voulu rassurer sur la santé financière du groupe.

"Lentreprise nest pas au bord de la faillite, non. Fin 2011, nous avions 9,5 milliards deuros de sécurité financière. Néanmoins, quand on consomme 200 millions deuros de cash tous les mois, même avec cette sécurité financière, on ne pérennise pas lemploi et tergiverser ne sert à rien".

Il a aussi démenti les rumeurs dentrée de l'Etat au capital de Peugeot. "remettre de largent dans le groupe, ce nest pas ça qui remplirait nos usines", a-t-il affirmé.  Toyota pourrait reprendre Sevelnord Par ailleurs, même si rien nest encore fait, il a brièvement mentionné le cas de lusine de Sevelnord, près de Valenciennes. Suite à la décision de Fiat de quitter cette société commune, Peugeot cherche un nouveau partenaire. De nombreuses rumeurs affirment quil sagit de Toyota. Sans mentionner le nom du futur partenaire, Philippe Varin a affirmé que les discussions avançaient. "je nai pas de certitudes, mais vraiment de bons espoirs quon trouve une solution dans un avenir proche". 

Pour Rennes et Aulnay, la situation sera plus complexe. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de lusine dAulnay, a affirmé quil sagissait dune "déclaration de guerre", affirmant que si les ventes du groupe étaient en baisse, c'est surtout en raison de la non-livraison de pièces détachées pour l'Iran, qui correspond à une perte de 200.000 véhicules au premier semestre. "A partir de septembre, on va faire la guerre", a-t-il poursuivi. Guerre ou pas guerre, il faudra pour les salariés réfléchir à des solutions de reclassement. Même si le groupe à affirmé ne vouloir "laisser personne seul face à son problème d'emploi", il y a du travail. À Aulnay, 80% de l'effectif a moins de 55 ans

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La croissance américaine meilleure que prévue fin 2011, Actualités

Le PIB américain a été légèrement révisé à la hausse au quatrième trimestre 2011. Mais sur l'ensemble de l'année, la hausse de la croissance reste inchangée à 1,7 %. Et les perspectives demeurent fragiles.

ECRIT PAR
Claude FOUQUET

Claude FOUQUET
Journaliste

 

 

 

 

Beaucoup de bruit pour rien ? On peut se poser la question en voyant la réaction des marchés et des investisseurs aux derniers chiffres de la croissance américaine. Bien sur, celle-ci a été révisée en hausse pour le quatrième : elle atteint désormais 3 % en rythme annuel par rapport au dernier trimestre de 2010, soit une révision de 0,2 point.

C'est mieux que ce qu'attendaient les analystes qui tablaient sur une estimation inchangée, mais c'est insuffisant pour véritablement changer la photographie de l'économie américaine sur l'ensemble de l'année écoulée. Mais, en dépit de cette révision, le chiffre de la croissance américaine pour l'ensemble de l'année 2011 reste inchangé à 1,7% en moyenne.

Autre raison d'être prudent après cette publication, le détail des résultats du quatrième trimestre montre que c'est avant tout la reconstitution des stocks des entreprises qui a assuré près des deux tiers de la croissance américaine. D'une part cette reconstitution intervient après un troisième trimestre particulièrement sombre (les stocks avaient alors reculé pour la première fois depuis fin 2009). D'autre part, vue la fragilité des perspectives de croissance internationales, rien ne dit que cela continuera d'être un des moteurs de la croissance dans les mois qui viennent. Même si dans le le même temps les perspectives de consommation des ménages semblent s'améliorer. Car si consommation des ménages a progressé de 2,1% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent, soit mieux qu'au troisième (+1,7%) ou au deuxième trimestre (+0,7%), elle reste contrainte par la hausse très lente des revenus.

Et les perspectives pour les prochains mois restent peu encourageante. En tous cas loin de l'optimisme affiché des marchés financiers. En début de semaine, deux organisations américaines, la NABE (Association nationale pour l'économie d'entreprise ) et la MAPI ('Alliance des industriels pour la productivité et l'innovation), ont publié des prévisions de croissance pour les Etats-Unis sensiblement inférieures à celles des autorités de Washington pour 2012 et 2013. Alors que ‘administration américaine table sur une hausse du PIB de 2,7 % puis 3 %, ces deux organisations s'avèrent moins optimistes.

La NABE qui s'appuie sur une enquête prospective menée auprès de quarante-cinq économistes estime que la croissance américaine sera de 2,3% en 2012 et de 2,8% en 2013. De son côté la MAPI table sur des progressions de 2,2% en 2012 et de 2,4% en 2013. Mais au final elles s'avèrent bien plus optimistes que le Fonds monétaire international, qui table désormais sur une croissance de 1,8% pour les Etats-Unis en 2012, et de 2,2% en 2013

Et ce mercredi, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, n'a pas manqué de souligner qu'une croissance inférieure à 2,7 % sera insuffisante pour régler de manière satisfaisante la situation du chômage.

CLAUDE FOUQUET

 

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Le CAC 40, le Dow Jones et le Nasdaq sont à des niveaux records, Actualités

Le CAC 40 a terminé en hausse de 1,52 %, au-dessus des 3.400 points, au plus haut depuis août dernier. Le Dow Jones a atteint un niveau record depuis mai 2008. Et le Nasdaq est à son plus haut depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet. Ces hausses couronnent une belle ascension qui dure depuis plusieurs semaines, avec les secteurs cycliques et financiers en tête.

Les marchés sont en train d'oublier la crise de la dette souveraine. Le Cac 40 a terminé en hausse de 1,52% à 3.427,92 points. A la cloture, l'indice parisien repasse le cap symbolique des 3.400 points, sur ses niveaux de début août, se rapprochant ainsi de son point haut de juillet 2011, avant que les craintes sur la zone euro -mais aussi les Etats-Unis-ne provoquent de fortes turbulences sur les marchés. Le Stoxx 600 s'adjugeait 1,64%, également au plus haut depuis début août.

La Bourse de New York a clôturé à des niveaux plus vu depuis le pic de la crise financière en 2008, le marché saluant la baisse du chômage bien plus forte que prévu aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,23% et le Nasdaq a bondi de 1,61%. Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 156,52 points, à 12.861,93 points, un record depuis mai 2008, et le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 45,98 points, à 2.905,66 points. Il s'agit du plus haut niveau à la clôture de cet indice à dominante technologique depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet.

Le très attendu rapport mensuel sur le marché du travail américain a confirmé la bonne santé de l'économie outre-Altlantique. Les Etats-Unis ont créé 243.00 emplois dans le secteur non agricole, en janvier, soit bien au-dessus des 140.000 attendus par les économistes. Le taux de chômage a baissé pour le 5ème mois d'affilée à 8,3%, alors qu'il était anticipé stable à 8,5%.

La belle ascension poursuit la tendance haussière initiée depuis quelques semaines. Depuis le début de l'année, le Dax par exemple a grimpé de 15%, le Stoxx 600 de presque 8%.

Les secteurs cycliques et financières, qui faisaient partis des « plus mal aimés » de 2011, ont été les principaux bénéficiaires de ce mouvement. L'automobile est en tête des performances sectorielles de l'indice large européen Stoxx 600 (+28% depuis le début de l'année), devant les minerais et métaux (+22%). Les banques et assurances ont pris respectivement 17% et 16%.

Certaines valeurs affichent ainsi des bonds impressionnants, en seulement plus d'un mois. Par exemple à 17h45, Société Générale s'est adjugé 40 %, Renault 34% et Peugeot 34%.

« En fait, les secteurs qui ont le plus rebondi depuis deux mois sont ceux qui avaient, à l'inverse, le plus souffert durant l'été et l'automne. Ce sont des segments à fort béta, c'est-à-dire très sensibles aux variations du marché, qui bénéficient directement du regain d'appétit pour le risque »,explique Roland Kaloyan, stratégiste à la Société Ggénérale.

La bonne humeur sur les marchés a été portée par une conjonction de facteurs : de bonnes nouvelles sur le front macroéconomique, avec des statistiques rassurantes aux Etats-Unis et des espoirs d'assouplissement monétaire en Chine. « Les secteurs automobile et minerais et métaux en bénéficient fortement », note le spécialiste.

Parallèlement, les craintes sur la crise de la dette souveraine se sont un peu apaisées. La banque centrale européenne a injecté d'énormes quantités de liquidités dans le système, avec notamment l'opération de refinancement à trois ans de presque 500 milliards d'euros, fin décembre. Et, un nouveau prêt d'envergure est attendu ce mois-ci. « La détente des taux longs des pays périphériques et plus globalement en zone euro a eu un effet très positif sur le marché et en particulier sur les valeurs financières,souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Ensuite, la hausse conjuguée des segments cycliques et financiers a entretenu l'effet positif, puisqu'ils représentent de grosses pondérations ».En effet, les banques et assurances cumulées « pèsent » environ 17% de l'indice européen et les minerais et métaux 10%, selon les calculs de la Société générale.

A l'inverse, les secteurs plus défensifs sont à la peine. Les télécoms, la distribution, la santé mais l'alimentation et boissons sont en queue du Stoxx 600 depuis début 2012. Par exemple, France Télécom perd 5% en peu plus d'un mois, Vivendi 4% et EDF 2%.

Les services aux collectivités, qui étaient déjà mal orientés en 2011, continuent de sous-performer l'indice. «Elles pâtissent de craintes sur leur bilan très endetté et de la menace de possibles hausses d'impôts»,reprend Roland Kaloyan.

Toute la question est désormais de savoir si le rebond de certains secteurs peut se poursuivre. « Tout dépendra des conditions macroéconomiques, mais a priori, on devrait éviter une récession dure en Europe », répond-il

La saison des résultats qui débute pourrait toutefois mettre un frein à la progression spectaculaire de plusieurs valeurs. Les investisseurs seront très sensibles à leur discours pour 2012, alors que les attentes des analystes sur les profits apparaissent encore élevées pour le marché (+7% en Europe, selon Ibes).

MARINA ALCARAZ

 

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Essence : bientôt 2 € le litre ? – Planet.fr

Les prix à la pompe battent de nouveaux records.

Jusqu’où peuvent-ils monter ?

Les prix de l’essence se hissent sur de nouveaux sommets. Le litre de super sans plomb 95 a atteint 1,5563 € vendredi 13 janvier et celui du super sans plomb 98 est monté plus haut encore, à 1,5954 €, selon les chiffres communiqués lundi par le ministère du Développement durable.

Les prix à la pompe ont ainsi battu leurs records de mai 2011.

Les causes de cette flambée sont multiples. Le cours du pétrole brut a atteint 115 $ le baril en raison des craintes qui pèsent sur l’approvisionnement en provenance d’Iran et du Nigeria.

L’Iran est en effet menacé d’un embargo international sur ses exportations de pétrole brut à cause de son programme nucléaire et menace en retour la communauté internationale de bloquer le détroit d’Ormuz. Ce détroit constitue un passage stratégique par lequel transite 35 % du trafic pétrolier maritime de la planète.

Le Nigeria, premier producteur africain de pétrole brut, connaît pour sa part une grève générale due… au prix élevé de l’essence qui exaspère la population.

À ces tensions internationales qui font grimper le prix du brut vient s’ajouter un moment de faiblesse de l’euro face au dollar. Cette baisse de la monnaie unique renchérit le coût du pétrole importé en France, dont le prix est libellé en dollars.

Cette coïncidence entre un prix très élevé du baril de pétrole brut et une faiblesse de la monnaie dans laquelle on l’achète entraîne la hausse des prix à la pompe.

L’économiste Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières, décrypte la situation et l’évolution à attendre pour les prochains mois.

Le prix du baril va-t-il continuer à augmenter ?

« Tout va dépendre de la conjoncture dans laquelle on va entrer au cours des prochains mois. Deux tendances s’opposent actuellement : la Chine garde un taux de croissance assez dynamique, les États-Unis aussi, mais la zone euro donne de nouveaux signes de faiblesse. La manière dont ces deux phénomènes vont interagir peut faire augmenter les prix du pétrole ou les faire baisser significativement. Si la récession européenne se transmet au reste du monde, les prix baisseront fortement. »

Les prix de l’essence sont donc plus liés à la conjoncture économique qu’aux tensions géopolitiques ?

« On constate aussi des tensions de nature géopolitique, sur le court et le moyen terme. La filière pétrole est éminemment géopolitique. On assiste en ce moment à des comportements d’achat à terme de protection, qui font monter les prix. Si l’Iran mettait à exécution sa menace de bloquer le détroit d’Ormuz on assisterait à une hausse violente et soudaine des prix, mais ce scénario est selon moi peu plausible. »

Le prix du litre d’essence peut-il monter jusqu’à 2 € ?

« Il existe deux forces de rappel. Si le litre d’essence dépassait 2 €, la capacité de chacun à se déplacer serait remise en cause et la demande d’essence baisserait. Deuxièmement, si les ménages et les investisseurs industriels se projetaient dans un avenir où le prix du pétrole serait structurellement élevé, ils se mettraient à faire des choix alternatifs, comme changer de véhicule, passer au gaz naturel… Ces facteurs pourraient alors réduire la demande de pétrole et faire baisser les prix.
Il faut également souligner qu’en terme réel, c’est-à-dire après correction par le pouvoir d’achat, le prix d’achat du carburant à la pompe n’est pas plus élevé aujourd’hui que dans les années 1970. Quand on gagne le SMIC, il faut aujourd’hui travailler 10 à 12 minutes pour acquérir un litre d’essence. »

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Le Crédit Agricole annoncerait des suppressions de postes mercredi – Challenges.fr

 

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Après la Société Générale et BNP Paribas, ce serait au tour deCrédit Agricole d’annoncer des suppressions de postes. « La direction devrait annoncer (…) des centaines de suppressions de postes dans la banque d’investissement, mais nous aurons les chiffres exacts demain (mercredi) », a affirmé à l’AFP Bernard Pechart, délégué FO au Crédit agricole, mardi 13 décembre. Le délégué syndical a précisé qu’il y aurait aussi des annonces de plusieurs centaines de suppressions de postes à venir dans deux autres filiales du groupe, le Crédit agricole consumer finance (CACF, ex-Sofinco et ex-Finaref) et le Crédit agricole Leasing et factoring (Calef).

« Manque de communication de la direction »

Le fonctionnement du Crédit agricole est « assez morcelé, assez opaque », les annonces se faisant dans chaque entités du groupe, selon les syndicats, qui déplorent le manque de « vision globale » et le « manque de communication » de la direction.

« Nous avons récemment été réunis par le DRH du groupe en vue d’accords qui concerneraient la mobilité et la formation-reconversion pour absorber sans trop de casse sociale les suppressions de postes », a indiqué le délégué FO.

L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé d’un cran le 14 septembre la note de la banque Crédit Agricole dont la note est passée de « Aa1″ à « Aa2″, la décision étant liée à l’exposition à laGrèce. A la suite de cette dégradation, la banque mutualiste avait annoncé fin septembre à son tour des mesures de réduction de son endettement et de ses besoins de financement pour tenir compte du nouvel environnement dicté par les marchés.

Le directeur général du Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet avait assuré que la réduction de taille décidée par la banque « n’aurait pas de conséquences sociales majeures ».

Le Crédit Agricole compte environ 160.000 collaborateurs dans le monde, dont près d’un tiers hors de France et le Cacib emploie 15.000 salariés dans le monde, dont 4.600 en France.

(Avec AFP)

 

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Pourquoi la France se retrouve dans le viseur des marchés, Actualités

Les taux de marché s’écartent grandement de ceux de l’Allemagne. La dette française a été contaminée par la flambée des taux italiens. Paris peine à rassurer les marchés.

Dans les salles de marché, l’inquiétude est encore montée d’un cran sur la France. En privé, certains grands gestionnaires de fonds confient qu’ils ne veulent plus toucher à la dette française en ce moment. Indirectement, mais clairement, la France est en train d’être contaminée par la crise des dettes souveraines de la zone euro. Depuis plusieurs jours, elle voit ses taux de marché s’écarter grandement de ceux de l’Allemagne, la référence en Europe. Jeudi, cet écart (ou « spread ») a même atteint 170 points de base, un niveau record, impensable il y a encore quelques mois.

L’incroyable bourde de Standard & Poor’s, qui a envoyé par erreur un message d’alerte de dégradation de la note française, démenti une heure plus tard (lire page 31), y est certes pour beaucoup. Dès vendredi, l’heure était d’ailleurs à la détente sur le marché obligataire, et le « spread » français revenait à 150 points de base. Mais pour un pays noté AAA, un tel niveau reste très élevé. Concrètement, cela signifie que l’Hexagone va devoir offrir 1,5 % de plus que son voisin allemand pour placer sa dette auprès des investisseurs. Avant la crise, l’écart était quasi nul. Début juin, il était inférieur à 30 points de base. L’écart s’est aussi creusé avec d’autres pays européens notés AAA : il atteint par exemple 110 points de base avec l’Angleterre et plus de 100 points de base avec les Pays-Bas.

Craintes pour l’avenir du FESF

Comment en est-on arrivé là ? La hausse de la prime de risque française est d’abord liée au sort de la dette italienne. Les déboires de Silvio Berlusconi ces derniers jours ont entraîné une flambée des taux de la péninsule, au-delà des 7 %. Cela a accéléré les craintes de voir Rome réclamer une assistance financière extérieure. Or « le AAA de la France et celui du FESF [Fonds européen de stabilité financière, NDLR] ne survivraient pas bien longtemps à cette éventualité », souligne Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo. Paris apporte la deuxième garantie au FESF, derrière l’Allemagne. Et les banques françaises sont les plus exposées d’Europe aux obligations italiennes, même si elles ont vendu une partie de leurs titres ces dernières semaines (lire page 32).

A cela s’ajoutent des raisons plus fondamentales. La France est jugée par les marchés sur sa capacité à atteindre ses objectifs de réduction du déficit budgétaire. A cet égard, le nouveau plan d’austérité présenté par Bercy il y a une semaine a démontré la détermination du gouvernement à défendre le AAA et à respecter l’objectif d’un déficit de 4,5 % du PIB en 2012. «  Ce nouveau package était plus ambitieux que prévu et contenait en plus des mesures qui porteront leurs fruits à long terme », souligne Dominique Barbet, économiste de marché chez BNP Paribas.

Mais les mesures annoncées reposent sur une hypothèse de croissance à 1 % pour 2012, qui est encore jugée bien optimiste. Un ralentissement plus sévère, voire une rechute en récession de l’économie française, porterait à nouveau un sérieux coup aux objectifs du gouvernement. Les agences de notation pourraient déclasser la note de la France - pas par erreur cette fois-ci. Et c’est l’ensemble des dispositifs de secours européen qui serait alors mis à mal.

GUILLAUME MAUJEAN

 

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AVENIR FINANCE confirme ses objectifs 2011

11/11/11 08:46 AVENIR FINANCE confirme ses objectifs 2011
(AOF) – Avenir Finance a confirmé ses objectifs 2011 malgré le repli de son activité au troisième trimestre. « La volatilité des marchés et les tergiversations politiques pour gérer la crise créent un attentisme important chez les investisseurs, tant privés qu’institutionnels », a indiqué le groupe spécialisé dans la gestion privée et la gestion d’actifs. Dans un climat conjoncturel très dur, Avenir Finance enregistre, au troisième trimestre 2011, un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros, en baisse de 13%. Le chiffre d’affaires 9 mois est de 23,7 millions d’euros, en hausse de 25%.
En Immobilier, les ventes s’élèvent à 38 millions d’euros depuis le début de l’année (vs 36 millions en 2010). La collecte de SCPI à fin septembre, en progression de 162%, atteint 18,9 millions d’euros. En Gestion d’Actifs, la baisse mécanique des encours, liée à la dégradation des marchés, est quasiment compensée par la collecte de capitaux. « Les excellents résultats des fonds Global Macro et Performance Absolue (+12,84% de performance annuelle au 8 novembre pour AFIM OFP 400 A) ont en effet permis de collecter 27 millions d’euros depuis le 1er juillet dernier », a souligné le groupe.
Malgré une conjoncture délicate, Avenir Finance confirme ses objectifs de croissance de 20% du chiffre d’affaires et de 5% de marge opérationnelle au titre de l’exercice 2011 alors que le quatrième trimestre s’annonce positif. Avenir Finance évoque le lancement réussi en octobre de trois programmes immobiliers et d’une SCPI Malraux (Renovalys 3), la montée en puissance régulière de ses conseillers salariés (Avenir Finance Gestion Privée) et des forces commerciales de ses partenaires (Ageas France et réseaux bancaires), et les très bonnes performances de ses OPCVM Global Macro.
« Les choix stratégiques du groupe sont payants : une offre immobilière fondée sur des biens patrimoniaux anciens de grande qualité (et non pas le dispositif fiscal Scellier), une offre d’OPCVM en performance absolue, la politique de partenariats et le développement du réseau commercial propre », a ajouté Avenir Finance.
Les objectifs à long terme restent également inchangés. Le groupe établira un point complet sur son plan de développement 2015 à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels, le jeudi 29 mars 2012.Copyright  2011  Agence  Option  Finance  (AOF)  -  Tous  droits  de  reproduction  réservés  par  AOF.  AOF  collecte  ses  données  auprès  des  sources  qu’elle  considère  les  plus  sûres.  Toutefois,  le  lecteur  reste  seul  responsable  de  leur  interprétation  et  de  l’utilisation  des  informations  mises  à  sa  disposition.  Ainsi  le  lecteur  devra  tenir  AOF  et  ses  contributeurs  indemnes  de  toute  réclamation  résultant  de  cette  utilisation.  Agence  Option  Finance  (AOF)  est  une  marque  du  groupe  Option  Finance

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La nouvelle équipe dirigeante de Groupama va appliquer le plan de rigueur déjà adopté, Actualités

Après la révocation de Jean Azéma avant-hier, Thierry Martel, le nouveau directeur général, et Christian Collin, qui l’épaulera comme directeur général délégué, ont une feuille de route simple : tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe sur l’exercice 2011.

Les deux nouveaux hommes forts de Groupama étaient déjà à pied d’oeuvre hier au lendemain de l’éviction brutale par le conseil d’administration de Jean Azéma, celui qui a dirigé la maison depuis juin 2000. Thierry Martel, son successeur à la tête du sixième assureur français, et Christian Collin, promu directeur général délégué, ont enchaîné les réunions. Le tandem mis en place par les présidents des caisses régionales sait qu’il n’a pas une minute à perdre, Groupama étant dans une situation critique en ce moment.

Si le choix d’un tel attelage peut surprendre, Thierry Martel, l’ancien patron des activités en France, tout comme Christian Collin, jusqu’ici directeur financier, présentent l’avantage de connaître parfaitement cette maison, dont ils sont des piliers, et d’avoir des profils complémentaires. Envoyés au feu, ils devraient tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe lors de l’arrêté des comptes 2011. Tour d’horizon des grands défis qui les attendent.

Protéger la marge de solvabilité

Lapidaire, le communiqué de presse qui a annoncé leur nomination et la révocation de Jean Azéma, a fixé le cap : « La priorité de la nouvelle équipe dirigeante sera de mettre en oeuvre les mesures destinées à renforcer la solvabilité du groupe tout en poursuivant l’amélioration de la rentabilité opérationnelle. » A fin août, la marge de solvabilité était encore de 130 % (117 % en prenant les seuls fonds propres durs). Soit bien en deçà des niveaux auxquels Groupama était habitué jusqu’ici.

Il y a un mois, Standard & Poor’s puis Fitch avaient abaissé leurs notes au vu du niveau des fonds propres jugé insuffisant. Jean Azéma leur avait donné des gages en présentant des mesures énergiques : achat de protection contre une baisse trop forte du CAC 40, traités de réassurance sur les provisions, économies de 300 millions d’euros sur les deux prochaines années et de 400 millions en 2014 avec une réduction tous azimuts des frais généraux. C’est ce plan que devraient mettre en musique Thierry Martel et Christian Collin.

Réduire une exposition en actions excessive

Groupama traîne comme un boulet une exposition aux marchés actions plus élevée que la moyenne des assureurs (15 % de ses actifs). Plus handicapant encore, son portefeuille est très concentré. Selon nos informations, les huit lignes les plus importantes pèseraient à elles seules un tiers de l’engagement en actions du groupe. Groupama détient notamment de fortes participations dans Société Générale et Veolia Environnement, mais aussi dans Saint-Gobain, la banque hongroise OTP Bank ou encore la banque d’affaires italienne Mediobanca.

Vu l’état des marchés depuis plusieurs mois, il pourrait passer des provisions pour dépréciation durable dans ses comptes annuels. L’idéal pour lui serait donc d’arriver à se délester d’une partie de son portefeuille assez rapidement… sauf que l’environnement de marché actuel ne s’y prête guère. Le sujet est d’autant plus important que le futur cadre prudentiel de Solvabilité II pénalisera lourdement la détention d’actions.

Le poids du risque souverain

Groupama devrait encore passer une nouvelle dépréciation sur ses titres d’Etat grecs, vraisemblablement de 50 %. Il avait déjà appliqué une décote de 21 % dans ses comptes du premier semestre. D’où un impact de 88 millions d’euros sur ses résultats. Autre sujet d’inquiétude, son exposition totale aux dettes des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne), qui s’élevait au 30 juin à 13 milliards d’euros en juste valeur brute et à 3 milliards d’euros en juste valeur nette.

Vers des cessions d’actifs ?

La question est sur toutes les lèvres. Cela pourrait être une solution à court terme pour redresser la marge de solvabilité, estiment certains observateurs. Et les spéculations vont bon train sur les actifs que l’assureur pourrait se résoudre à mettre en vente : GAN Eurocourtage, souvent présenté comme l’un des joyaux du groupe, sa participation dans la foncière Silic, éventuellement ses filiales étrangères les plus solides.

Il n’est pas exclu que le groupe prenne des mesures fortes rapidement.

LAURENT THÉVENIN

 

 

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Sans alliés chinois, Saab s’approche d’une faillite, Actualités

Le compte à rebours est lancé pour Saab. Le tribunal de Vännesborg (Suède) doit annoncer d’ici à jeudi s’il accepte ou non la requête de l’administrateur judiciaire qui a demandé la semaine dernière la levée de la protection contre les faillites. Les derniers rebondissements ne sont pas à l’avantage de la marque suédoise. Celle-ci vient de renoncer à l’accord d’investissement étudié avec les chinois Zhejiang Youngman Lotus Automobile et Pang Da Automobile, son ultime chance de sortir du régime des faillites.

Saab avait signé en juin un accord avec les deux investisseurs chinois de 245 millions d’euros contre un peu plus de la moitié du capital du constructeur des berlines 9-3 et 9-5. Leur objectif était de commercialiser des véhicules Saab en Chine, à l’image de ce que Geely a déjà fait avec Volvo. Entre temps, Youngman et Pang Da se sont ravisés et ont proposé de racheter non pas la moitié, mais 100% de Swedish Automobile, la maison mère de Saab, dont l’action a fondu. Un offre qu’on juge « inacceptable » côté suédois.

Or, cet investissement chinois était la seule solution connue pour permettre à Saab de sortir la tête de l’eau. « Il est de mon devoir en tant qu’administrateur de demander l’arrêt de la réorganisation », a écrit la semaine dernière au tribunal Guy Lofalk, l’administrateur de Saab. Après s’être rendu à deux reprises en Chine, il a constaté que les investisseurs chinois n’avaient pas le même point de vue sur la transaction. «Il n’y a pas de temps pour trouver une autre solution à cause de la situation financière de Saab. Une réorganisation n’est pas possible dans la situation actuelle ».

Si le tribunal accepte sa requête après-demain, des milliers de demandes de mises en faillite déposées par les salariés de Saab, bloquées par le processus de protection, pourront être activées. Les employés poussent vers une faillite, car ils ne perçoivent plus leur salaire de façon régulière depuis plusieurs mois. En pareil cas, un mécanisme d’assurance sur les salaires se mettrait en place, ce qui leur permettrait d’être rémunérés.

Ce n’est pas l’investissement de North Street Capital, dirigé par un passionné d’automobile, qui devrait changer la donne. La société d’investissement américaine a acquis pour 10 millions de dollars (7,2 millions d’euros) de titres dans le groupe et investirait un total de 60 millions la semaine prochaine.

IN.F.

viaSans alliés chinois, Saab s’approche d’une faillite, Actualités.

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Le risque de contraction de l’activité se renforce en France, Actualités

L’économie française menace d’entrer en récession dès le quatrième trimestre, selon les indicateurs avancés du cabinet Markit.

Au moment où Bercy se prépare à abaisser sa prévision de croissance pour 2012, les données des enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises affichent une accentuation du risque d’une contraction de l’activité à la fin de l’année. Après une nouvelle dégradation du climat des affaires, annoncée vendredi par l’Insee, les indices PMI publiés lundi 24 octobre par Markit témoignent ainsi à leur tour de l’ampleur du ralentissement économique en France comme dans la zone euro.

Pour la première fois depuis l’été 2009, ils indiquent que l’activité s’est contractée dans l’Hexagone en octobre, du fait d’une forte baisse dans les services et d’un nouveau recul de la production manufacturière.«Le secteur privé français vacille », souligne l’économiste de Markit, pour qui les données d’enquête sont, à ce stade, « conformes à un taux de contraction trimestriel significatif du PIB, de l’ordre de 0,5 % à 0,6 % ». Et d’agiter le spectre d’une récession (définie comme deux trimestres consécutifs de recul du PIB)« à moins d’un rapide retournement de tendance ».

Un scénario de croissance nulle en 2012

Cette menace est de plus en plus prise au sérieux par les économistes. « Une récession de faible ampleur fin 2011-début 2012 se dessine désormais », estiment les conjoncturistes d’Exane BNP Paribas, pour qui« il sera alors difficile de tabler sur une croissance moyenne supérieure à 0,5 % l’an prochain »« Notre prévision de stagnation en France à la charnière 2011-2012 parait désormais trop optimiste, constate aussi Bruno Cavalier, chez Oddo Securities. Il serait raisonnable que le gouvernement planche sur un scénario de croissance nulle en 2012 ». Des propos pessimistes : la prévision de croissance allemande est de 1 % pour 2012 et celle du consensus de 0,9 %.

La ministre du Budget, Valérie Pécresse, a confirmé lundi que la révision de la prévision de croissance« n’est pas un tabou », mais veut « prendre le temps de regarder l’ensemble des indicateurs à disposition dans les jours et les semaines qui viennent ». La première estimation de la croissance au troisième trimestre sera publiée le 15 novembre.

Pour l’exécutif, le sommet européen de mercredi puis le G20 de Cannes devraient donner une meilleure visibilité sur les perspectives économiques. Reste que si une solution politique à la crise de la zone euro est indispensable pour rétablir la confiance des chefs d’entreprise, il n’est pas évident qu’elle suffise à sauver la fin de l’année et à bien amorcer 2012 : « Même si des décisions positives sont prises mercredi, elles mettront plusieurs mois à se diffuser aux agents économique », estime Bruno Cavalier.« Le choc de confiance se double d’un resserrement palpable de l’accès au crédit, et ce dernier phénomène n’est pas réversible instantanément », indique-t-on chez Exane BNP Paribas.

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

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Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris

 


Crédits photo : © Suzanne Plunkett / Reuters/REUTERS

Dexia qui a annoncé sa réorganisation pour résoudre ses difficultés de financement plonge de plus de 20 %. Pour sa part, le CAC perd plus de 3 %.

L’humeur reste maussade ce mardi à la Bourse de Paris. La crise de la dette, la crainte d’un défaut de paiement grec ainsi que les difficultés de Dexia plombent toujours les marchés. Le CAC plonge de 2,7 % en milieu de séance à 2 845,78 points. Une baisse qui s’est accentué par la suite pour dépassé les 3,3%. Lundi le CAC avait déjà clôturé en baisse de 1,85 % à 2926,83 euros. Ailleurs en Europe, Londres recule de 2,22 % à 4962,80 points et Francfort de 3 % à 5 215,50 points.Lundi soir, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont annoncé à l’issue de leur réunion qu’ils reportaient à « courant octobre » la décision sur la prochaine tranche d’aide de 8 milliards d’euros à la Grèce. L’Europe envisage de revoir la participation du secteur privé au deuxième plan d’aide et songe à augmenter le fonds de secours aux pays endettés (FESF). Les ministres des Finances se sont par ailleurs accordés sur l’octroi de collatéraux en l’échange de prêts à la Grèce.Athènes a, de son côté, annoncé de nouvelles mesures après avoir prévenu dimanche que le pays ne remplirait pas ses objectifs de déficit exigé par ses créanciers.

Le pétrole en baisse

Les craintes sur la zone euro pèse également sur la monnaie européenne. L’euro s’enfonçait sous le seuil de 1,32 dollar en fin de matinée, à son plus bas niveau depuis janvier face au billet vert, emporté dans les turbulences de la crise de la dette et le report d’une décision sur la Grèce par les ministres des Finances de la zone euro. En milieu de séance, l’euro valait 1,3184 dollar contre 1,3178 dollar lundi soir. En tout début de séance, il est même tombé jusqu’à 1,3146 dollar, sa valeur la plus basse depuis le 13 janvier.

Sur les marchés pétroliers, les inquiétudes sur l’économie mondiale pèsent sur les cours : le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre perdait 1,47 % dollar, à 76,47 dollars dans la matinée.

Du côté des indicateurs macroéconomiques, les investisseurs seront attentifs à la publication des prix à la production industrielle en zone euro au moins d’août attendue à 16 heures. Outre-Atlantique, les commandes industrielles aux États-Unis pour le mois d’août sont attendues pour 16 heures. À la même heure, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, doit prendre la parole devant une commission du Congrès sur le thème « les prévisions économiques ».

Dexia doit annoncer la vente de ses fleurons

L’ensemble du secteur bancaire sera suivi ce mardi. Le conseil d’administration de Dexia(-20,77 % à 1,03 euros) a annoncé hier soir avoir lancé un processus pour résoudre les problèmes structurels du groupe mais n’a pas évoqué de pistes en particulier. La banque franco-belge devrait accélérer la vente de ses fleurons et l’isolement de ses actifs non performants dans un « bad bank ». Sa note a été placée hier sous surveillance négative par l’agence Moody’sDeminor insiste pour que les actionnaires soient consultés avant toute décision sur un plan concernant l’avenir de Dexia, indique le cabinet de conseil aux actionnaires dans une lettre ouverte dévoilée par Reuters.

De son coté, la Société générale (-3,95 % à 18,22 euros) a réduit de moitié ses besoins de financement à long terme pour 2012, a-t-elle annoncé. La banque française n’aura besoin que de 10 à 15 milliards d’euros.

Toujours dans le secteur bancaire européen, la première banque allemande Deutsche Bank a renoncé mardi à son objectif de dégager un bénéfice opérationnel record de 10 milliards d’euros cette année, mais a assuré qu’elle restera bénéficiaire au troisième trimestre.

Le groupe sucrier Cristal Union va acquérir sur un mode amical le groupe Vermandoise pour près d’un milliard d’euros afin de créer le numéro cinq européen de l’industrie du sucre, qui sera numéro deux en France derrière Tereos. Le groupe Vermandoise regroupe deux sociétés cotées sur Nyse-Euronext Paris, la Société Vermandoise de Sucreries (SVS) et la Société Sucrière de Pithiviers le Vieil (SSPLV). La cotation des deux titres est suspendue.

Stallergènes (-3,63 % à 44,81 euros) a annoncé une réorganisation de sa gouvernance, qui verra l’arrivée d’un nouveau directeur général exécutif début 2012.

GDF Suez (-1,70 % à 22,02 euros) a conclu la vente de G6 Rete Gas au consortium constitué du fonds d’infrastructures F2i, d’AXA Private Equity et d’Enel Distribution. La cession valorise les actifs de distribution à une valeur d’entreprise de 772 millions d’euros soit, à 103 % de la base d’actifs régulés 2010, 9,3 fois l’Ebitda et 17,5 fois le résultat net. Cette opération avait été annoncée en juin dernier.

Bonduelle (-1,31 % à 63,50 euros) a présenté une forte chute de son bénéfice net annuel de 48 % à 30,4 millions d’euros mais prévoit un rebond de sa rentabilité pour l’exercice 2011-2012. Le groupe agro-alimentaire est par ailleurs en négociations pour racheter les légumes d’Aucy en Russie.

Naturex (-6,88 % à 46,02 euros), spécialiste des ingrédients naturels d’origine végétale, va lancer une augmentation de capital de 49,3 millions d’euros destinée à financer des acquisitions et accroître son flottant boursier.

Groupe Gorgé (+9,95 % à 6,74 euros) flambe au lendemain de l’annonce de sa plus importante commande dans le nucléaire, un contrat de 30 millions d’euros en Chine.

 

Le Figaro – Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris.

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La banque franco-belge Dexia doit organiser sa propre disparition, Actualités

Après une lutte durant trois ans, la crise de la dette souveraine a eu raison de Dexia. Son administrateur délégué, Pierre Mariani, est chargé d’organiser le cantonnement de ses actifs les plus risqués tout en cédant ses franchises commerciales.

La forme est sauve. Les actionnaires français et belges de Dexia restent unis pour le meilleur et pour le pire : la scission ne passera pas par eux. A l’issue d’un conseil d’administration qui a duré six heures lundi soir, ils ont réaffirmé « leur unité et leur solidarité dans l’étape qui s’ouvre ».

Sur le fond, c’est pourtant bien la fin de l’aventure franco-belge qui se dessine entre les lignes du reste de ce communiqué sibyllin. Le conseil d’administration y confie en effet à Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, le soin de préparer « les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes structurels qui pénalisent les activités opérationnelles du groupe et ouvrir de nouvelles perspectives de développement à ses franchises commerciales historiques en Belgique et en France ».

Véhicule de cantonnement

En d’autres termes, Dexia mène une lutte quotidienne pour trouver assez de liquidités pour financer ses activités. Son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros hérité de la crise est devenu ingérable. Il compte notamment 21 milliards d’euros de dettes souveraines de pays européens dont la solvabilité est aujourd’hui mise en doute. Première victime avec l’américain Lehman Brother’s de la crise de liquidités en 2008, Dexia est ainsi encore la première victime de la crise de la dette.

Mais d’autres actifs spécialisés dans le financement des acteurs publics alourdissent le fardeau : les filiales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne mais aussi le véhicule de financement allemand DKD, équivalent de Dexia Municipal Agency (DexMa) en France. La première mesure consiste donc à isoler l’ensemble de ces actifs dans une structure à part, DexMa, faisant l’objet d’une solution française spécifique avec la Caisse des Dépôts et La Banque Postale. 90 % de ces actifs dépendent déjà de la structure juridique de Dexia Crédit Local. C’est donc elle qui fera office de véhicule de cantonnement. « Cette structure bénéficiera de la garantie de financement de la France et de la Belgique », assure Pierre Mariani. La France était réticente à apporter cette garantie lundi soir mais la dégringolade du cours de Dexia de plus de 37 % ce mardi dans la matinée a convaincu le ministre des Finances français de clarifier ses positions. « Les Etats belge et français répondront présents comme en 2008 », a confirmé François Baroin.

Cessions des entités les plus attractives

En parallèle, Pierre Mariani est chargé d’organiser la cession au meilleur prix des entités les plus attractives. L’objectif est de libérer autant de fonds propres que possible pour alimenter la structure de cantonnement de DCL et lui permettre de se refinancer. Les marchés sont donc ouverts pour le fleuron turc, DenizBank, la coentreprise RBC Dexia, ou encore la filiale de gestion d’actifs Dexia AM. L’avenir du réseau de banque de détail belge Dexia Bank Belgique (DDB) et celui de Banque internationale du Luxembourg (BIL) devraient faire l’objet d’un traitement plus politique compte tenu de leur importance dans le paysage économique des deux pays.

Quel sera le coût social de ce démantèlement ? Si le plan de charge des équipes de DCL semble assuré par la gestion de la structure de cantonnement et des prêts aux collectivités locales françaises, l’inquiétude des équipes du holding de tête du groupe bancaire est légitime. « Beaucoup de ces personnes travaillent pour les entités opérationnelles de Dexia, elles ont donc vocation à retourner dans ces différents métiers », assure-t-on chez Dexia. A quelle condition ? C’est la question que tous se posent.

NINON RENAUD

 

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Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités

 

Ce matin, la France et la Belgique ont accordé leur garantie sur les financements levés par la banque. Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se sont résolus hier à préparer son démantèlement.

 

Dexia s’effondre en Bourse ce mardi 4 octobre, alors que se profile son démantèlement. Le titre a perdu jusqu’à 37,7 % en début de séance. En milieu de matinée, les ministres des Finances belge et français ont annoncé que les deux Etats s’engagent à apporter leur garantie à la banque franco-belge. Une annonce de nature à rassurer les investisseurs en témoignant du soutien de ses actionnaires.

Garantie sur les financements levés par la banque

« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers. A cette fin, ils s’engagent à apporter leur garantie aux financements levés par Dexia », ont indiqué les deux ministères dans un communiqué.

A la mi-journée, le titre a légèrement réduit ses pertes. Vers 11h45, il chute encore de 22,4 % à 1,009 euro.

Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia. Un projet qui a fait d’emblée fait plonger le titre à l’ouverture des marchés boursiers.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Structure de défaisance

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ses actionnaires avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus). Ils auraient finalement estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi 5 octobre au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

 

 

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Bank of China interrompt des opérations avec des banques françaises

 

La crise de la dette en Europe pèse sur le marché interbancaire. La banque commerciale chinoise a décidé de suspendre une partie de ses opérations de change avec des banques européennes.

Bank of China (c) SipaBank of China (c) Sipa

La crise finit par peser sur les relations bancaires franco-chinoises. Selon un quotidien économique chinois, la Bank of China, l’une des quatre grandes banques commerciales chinoises, a interrompu certaines opérations, les « swaps » et les opérations à terme sur les changes, avec la Société Générale, le Crédit Agricole et la BNP,.

« D’après plusieurs courtiers, en raison de l’aggravation de la crise de la dette en Europe, la Bank of China, qui est l’un des principaux acteurs du marché interbancaire, a provisoirement suspendu une partie de ses opérations de change avec des banques européennes, dont les opérations à terme et les swaps », explique le quotidien mardi 20 septembre.

Les trois banques françaises concernées ont « récemment vu leur note abaissée par l’agence Moody’s », rappelle le 21 Shiji Jingji Baodao. L’agence de notation a dégradé la semaine dernière les notes attribuées à la Société Générale et au Crédit Agricole, tout en prolongeant son examen sur BNP Paribas.

Le « swap » est une opération entre deux parties qui porte sur des flux financiers (monnaies, taux d’intérêt, etc) et qui est utilisé comme moyen de protection contre les aléas de la conjoncture.

UBS également touchée

Selon l’agence Dow Jones, la décision a été notifiée par la Bank of China la semaine dernière et la suspension des opérations est devenue effective lundi.

« Les inquiétudes concernant une possible expulsion de la Grèce de la zone euro sont citées comme l’une des raisons possibles pour expliquer la décision de la Bank of China », observe un courtier cité par l’agence financière.

La Bank of China a par ailleurs également exclu de ses opérations de swap la banque suisse UBS, frappée par un scandale de fraude sur des opérations pour un montant de 2,3 milliards de dollars.

La mesure rappelle celle prise en 2008, au plus fort de la crise financière, par plusieurs banques chinoises de suspendre leurs opérations de change avec des banques étrangères, se souvient un opérateur du marché monétaire à Shanghai, également cité par Dow Jones.

(Avec AFP)

 

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Finance et investissement – Marchés : interdit de parier sur une débâcle

La France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne restreignent la vente à découvert dans l’espoir de diminuer la volatilité sur les marchés boursiers. Les quatre membres de l’Union européenne emboîtent ainsi le pas à la Corée du Sud, à la Turquie et à la Grèce.

La vente à découvert consiste à vendre un titre qu’on ne possède pas déjà dans l’espoir de pouvoir se le procurer à un plus faible prix lorsque viendra le temps de remettre le titre en question à son acquéreur. Autrement dit, c’est un pari sur la dépréciation d’un titre. Plus le titre descend, plus on gagne.

À partir de vendredi, la vente à découvert sera interdite pour les 15 prochains jours en France. Les trois autres pays européens devraient dévoiler les détails des mesures de restriction qu’elles emploieront.

Cette décision survient après la débâcle des marchés européens plombés par les financières, particulièrement les banques et les assureurs français. Ces baisses ont été alimenté par des rumeurs, qui ne se sont pas avérées.

Plus tôt aujourd’hui, la Turquie a fait passer le dépôt minimal demandé pour la vente à découvert à la Bourse d’Istanbul de 50% à 70% de la valeur des titres échangés. Les autorités espèrent ainsi diminuer la volatilité sur les places financières.

La Corée du Sud, quant à elle, a interdit la vente à découvert pour trois mois. La Grèce a fait de même pour deux mois.

Pas une première

Malaimée en temps de crise, car elle parie sur le malheur des sociétés, la vente à découvert s’est trouvée dans la mire des autorités lors de la crise boursière de 2008. L’autorité des marchés financiers aux États-Unis (SEC) avait interdit la vente à découvert pour un peu plus de deux semaines à l’automne 2008.

Si parier sur la déconfiture d’un titre dérange alors que les marchés effacent des milliards en valeur boursière, les avis divergent sur le bienfait de cette mesure à moyen et long terme.

«La dernière fois, l’interdiction n’avait pas empêché les marchés de chuter, estime Will Duff Grodon, un analyste de Data Explorers à Londres, dans une entrevue à l’agence de presse Blooomberg. Vous ne pouvez pas empêcher personne de vendre ses actifs. Vous ne contrôlez qu’un groupe d’investisseurs qui n’est peut-être pas si actif qu’on le croit.»

Avec AFP, Bloomberg, et Wall Street Journal.

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Christian Noyer prend la défense des banques françaises, Une

Christian Noyer prend la défense des banques françaises

Julien Muguet

La solidité des banques françaises n’est pas affectée par les évolutions récentes sur les marchés, déclare jeudi le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, alors que les valeurs bancaires françaises sont attaquées à la Bourse de Paris.
Christian Noyer évoque dans un communiqué les « rumeurs infondées qui touchent les banques françaises » et souligne que « les résultats publiés par les banques françaises pour le premier semestre 2011 ont confirmé leur solidité dans un environnement économique difficile grâce à une gestion rigoureuse de leurs risques et un modèle de banque universelle qui repose sur des activités diversifiées ».
« Les niveaux de capital, appréciés par les fonds propres les plus durs, sont adéquats et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes », ajoute-t-il.
« Les banques françaises ont réussi les stress tests récemment menés par l’Autorité bancaire européenne, dont les résultats sont conformes à ceux que l’ACP réalise régulièrement », poursuit Christian Noyer.
« Christian Noyer souligne, enfin, que les évolutions récentes des marchés boursiers n’affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise. »

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Le CAC 40 termine à son plus bas niveau depuis un an

La Bourse de Paris dégringole pour la sixième séance consécutive, enregistrant au lendemain de l’accord sur la dette américaine sa plus forte baisse depuis un an.

Les principales Bourses européennes sont en forte hausse lundi au lendemain de l'accord conclu in extremis aux Etats-Unis sur le relèvement du plafond de la dette américaine. A 9h11, le CAC 40 avançait de 1,35% à 3.720,87 points, après avoir reculé de plus de 4% la semaine dernière. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau<br />
(c) Reuters Les principales Bourses européennes sont en forte hausse lundi au lendemain de l’accord conclu in extremis aux Etats-Unis sur le relèvement du plafond de la dette américaine. A 9h11, le CAC 40 avançait de 1,35% à 3.720,87 points, après avoir reculé de plus de 4% la semaine dernière.

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Paul Krugman : « L’accord (sur la dette américaine) est un désastre » – Challenges.fr

Avec l’accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine survenu dimanche, les Etats-Unis auraient évité la catastrophe. Faux, répond le prix Nobel d’économie 2008.

Paul Krugman (c) Sipa Paul Krugman (c) Sipa

Alors que les investisseurs célèbrent l’accord entre Démocrates et Républicains sur le relèvement du plafond de la dette par une reprise sur les marchés, le célèbre chroniqueur économique du New York Times, Paul Krugman, fustige ce lundi 1er août une « capitulation » du président Barack Obama et prédit des conséquences désastreuses sur l’économie américaine.

« L’accord, compte tenu des informations disponibles jusqu’à présent, est un désastre, et pas seulement pour le président Obama et son parti. Il causera des dommages à une économie déjà en crise. Cela va probablement aggraver, et non améliorer, le problème de déficit des Etats-Unis sur le long terme », s’inquiète le Prix Nobel d’économie 2008. Et de prédire plusieurs années de déclin pour l’activité américaine.

Barack Obama, otage des extrémistes Républicains

« Les termes de l’accord s’apparentent à une abjecte capitulation de la part du président. D’abord il va y avoir de grosses coupes dans les dépenses mais aucune augmentation des recettes. Ensuite, une commission spéciale du Congrès rendra un avis sur les réductions budgétaires supplémentaires à envisager. Et si ces recommandations ne sont pas acceptées, il y aura automatiquement des coupes supplémentaires », s’insurge celui qui vilipende souvent la politique du président américain depuis son élection.

Barack Obama capitulerait-il trop facilement face à ses opposants ? Oui, répond sans hésiter Paul Krugman, pour qui ce scénario n’était pas inéluctable. Le président américain n’a pas su anticiper les problèmes de la dette américaine, selon l’économiste. A commencer par la réaction des Républicains, traditionnellement hostiles à tout accord avec leurs rivaux démocrates. Le président des Etats-Unis « aurait dû dès décembre demander un relèvement du plafond de la dette ». Au final, c’est bel et bien le président Obama qui s’est retrouvé pris en otage, forcé de négocier et d’abdiquer au profit des « extrémistes de l’aile droite politique »

La rigueur budgétaire fustigée

Alors que l’accord prévoit une réduction des dépenses de 2.500 milliards de dollars, l’économiste tance la rigueur budgétaire. « La pire chose que vous puissiez faire dans ces circonstances est de réduire les dépenses du gouvernement, car cela aggravera encore plus la dépression économique. Ne tenez pas compte de ceux qui invoquent la fée ‘confiance’, et qui prétendent que la rigueur budgétaire rassure les investisseurs et les consommateurs, les encourageant à dépenser plus. Cela ne marche pas comme ça, l’Histoire l’a déjà prouvé de nombreuses fois », écrit-il, avant d’ajouter: « Ceux qui demandent aujourd’hui des coupes dans les dépenses sont comme les docteurs du Moyen-âge qui traitait les malades en les saignant, les rendant au final encore plus malades.

« Ne vous y trompez pas, nous assistons ici à une catastrophe sur plusieurs niveaux ». Economique et politique, précise l’économiste, les Démocrates venant de prouver qu’ils étaient incapables de faire pression sur leurs opposants Républicains. Mais pire encore, s’inquiète Paul Krugman, « comment la démocratie américaine peut-elle fonctionner quand un parti, suffisamment préparé pour être impitoyable et pour menacer la sécurité économique de la nation, parvient à dicter sa politique ? »

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Au total, le sauvetage de la Grèce va accroître la dette de la France de près de 32 milliards d’euros, Actualités

Le Parlement devra ratifier à l’automne l’élargissement du rôle du fonds européen. Le déficit n’est pas affecté, mais la dette augmentera à mesure des émissions du FESF.

  • 25/07 | 01:00

Si le deuxième plan de sauvetage de la Grèce constitue un tournant pour la zone euro, il n’aura, à court terme, qu’un impact limité sur les finances publiques de la France. La contribution de cette dernière se faisant par le biais d’un apport de garanties (et non de liquidités) au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui émet lui-même des obligations sur les marchés pour prêter à la Grèce, cela n’augmente pas le déficit budgétaire.

« Coût indirect »

En revanche, la dette publique brute de la France sera augmentée à mesure des émissions du FESF. Cela représentera environ 15 milliards d’euros d’ici à 2014, a indiqué vendredi François Fillon, soit quelque 0,75 point de PIB. La quote-part de la France s’établit à un peu plus de 20 % des aides des Etats membres. « Ces décisions n’ont pas de coût direct pour nos finances publiques », mais « elles ont un coût indirect », a expliqué le Premier ministre.

La contribution de la France au premier plan de sauvetage de la Grèce décidé l’an dernier représente quant à elle 16,8 milliards d’euros sur trois ans. L’aide à Athènes va donc, au total, accroître la dette de la France (1.646 milliards à la fin du premier trimestre) d’environ 32 milliards d’euros. Sur les 16,8 milliards du premier plan, 11 milliards ont d’ores et déjà été prêtés directement par Paris à Athènes (le FESF n’existait pas)

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