Immobilier: les régions françaises dans lesquelles les prix ont le plus augmenté depuis 2000
La FNAIM a passé en revue l’évolution des prix des appartements et des maisons dans les 22 régions de France métropolitaine depuis le début du siècle. Cette étude intéressante montre que les prix dans l’ancien n’ont en fait véritablement explosé que dans 6 régions.

Comme chacun sait, les moyennes sont trompeuses. L’étude que vient de publier la Fnaim en apporte une démonstration patente. S’appuyant sur ses propres indices de prix, le premier réseau français d’agences immobilières de France vient de procéder à une évaluation de leur évolution depuis le début du siècle.
Cette étude, région par région, permet de faire un premier constat. Les prix des appartements anciens ont, sur l’ensemble du territoire, progressé de 125,2% entre 2000 et 2011. mais certaines régions n’ont en rien été concernées par cette envolée spectaculaire. C’est le cas, en particulier dans le quart nord-Est de la France. En Alsace et en Franche-Comté, la hausse est inférieure de moitié à la moyenne nationale (respectivement 62,9% et 60%).
A l’inverse les régions les plus attractives (PACA, Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Ile-de-France) celles où les Français ont envie de s’installer et les étrangers d’y acheter une résidence secondaire, ont connu une envolée des prix qui dépassent les 130% pour les appartements et les 80% pour les maisons.
Cette différence très sensible entre l’évolution des prix de revente des pavillons et celle des logements collectifs est aussi fort intéressante. Elle se retrouve en effet quasiment dans toutes les régions, à l’exception de la Bourgogne (+ 73,9% pour les maisons, +78,2% pour les appartements), de la Champagne-Ardenne (+72,6%, +71,8%) et de Poitou-Charentes (70,3%, 79%). Elle montre sans doute que les Français cherchent plus que par le passé à vivre dans les grandes villes où les logements collectifs dominent
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Immobilier Acheter ou louer ?
De l’avis des professionnels, il vaut toujours mieux acheter que louer. Les différents points à vérifier avant de s’engager.
Acheter ou louer ? De nombreux éléments doivent être pris en compte : le niveau des prix et des taux, le niveau des loyers, de même que leur évolution dans le temps. Ces éléments sont aussi à mettre en parallèle avec la rémunération de l’épargne. Un exercice pour le moins difficile.
1 RESTER LOCATAIRE
Premier argument en faveur de la location : la liberté. En étant locataire, vous déménagez quand vous voulez. Il suffit de donner congé au propriétaire par lettre recommandée. Certes, un délai de préavis doit être respecté. En location libre (loi de 6 juillet 1989), celui-ci s’établit à trois mois, voire moins dans certains cas (mutation professionnelle, problème de santé justifiant le déménagement, perte d’emploi, etc.).
Le choix de la localisation et de la superficie
Autre argument, en location, vous aurez le choix de la localisation et de la superficie. « Dans la grande majorité des cas, la location permet de louer plus grand », affirme Christophe du Pontavice, le patron d’Efficity.
Avec un pouvoir d’achat de 1.000 euros, il est, par exemple, possible de louer un deux-pièces de 35 à 40 mètres carrés dans un quartier populaire de la capitale ou en proche périphérie. A l’achat, tout au plus pourriez-vous acquérir 30 mètres carrés. A Lyon, à Marseille ou dans la plupart des grandes villes, le problème est le même, si ce n’est qu’il est un peu moins accentué.
Des loyers plus sages que les prix de l’immobilier
Autre avantage : les loyers grimpent moins vite que les prix de l’immobilier. Sur dix ans, la hausse n’atteint que 29 % selon l’Insee. Et d’après Clameur, les loyers de marché (logements dont les baux sont en cours) ont progressé de 0,9 % en 2011 et ceux de relocation de 1,9 %. De fait, sur dix ans, les revenus des locataires ont augmenté plus vite que les loyers. Mais en période de quasi-récession, comment vont-ils évoluer ? Et une fois à la retraite, sur quelle pension pourrez-vous tabler ? A l’heure des réformes, une chose est sûre : les pensions vont diminuer. Louer n’a donc d’intérêt que si vous vous constituez, par ailleurs, une épargne régulière.
Pour que la comparaison avec l’achat soit pertinente, l’idéal est d’économiser au moins la différence entre loyer et mensualité de remboursement pour un même logement.
Bémol, les placements sécurisés rapportent peu aujourd’hui : 2,25 % pour un Livret A, de 3 à 4 % pour un contrat d’assurance-vie. Les produits plus risqués continuent de rapporter plus sur une longue période, mais ils ne garantissent pas votre capital. Ce qui peut être très pénalisant si vous êtes contraint de revendre.
2 DEVENIR PROPRIETAIRE
Du point de vue de la valorisation, l’immobilier a fait preuve d’une vitalité étonnante ces dernières années, grimpant de 10 à 15 % par an. Des performances qui ont de quoi vous encourager à acheter. Mais n’importe quel conseiller en patrimoine vous le dira : il faut toujours acheter en pensant à une éventuelle revente, contrainte ou souhaitée.
La plus-value dépend du prix d’achat
Du point de vue de l’achat, la période n’est pas idéale. Plus les valeurs sont élevées, plus vous réduisez vos chances de réaliser une plus-value à terme. A contrario, plus elles sont basses, meilleures seront vos chances de gains. Selon l’Insee, depuis douze ans, les prix de l’immobilier ont plus que doublé (+ 141 % dans l’ancien de 1998 à 2010). Pénurie de foncier, déficit de construction… sont les paramètres mis en avant pour expliquer la hausse. Des arguments que certains économistes réfutent. En tout état de cause, si vous penchez pour l’acquisition, gardez à l’esprit que l’immobilier suit des cycles et que tout risque de dévalorisation de la « pierre » n’est pas à exclure. Surtout dans le contexte économique actuel.
Une épargne forcée
Pour autant, quelques arguments plaident en faveur de l’achat. Vous vous constituez, tout d’abord, une épargne forcée, ce que vous ne feriez peut-être pas en étant locataire.
Des taux d’emprunt encore bas
Par ailleurs, les taux d’intérêt sont encore à des niveaux bas, autour de 4,20 % sur vingt ans. N’attendez pas trop cependant car les experts prévoient une remontée en 2012. « Un taux qui monte de 1 point fait perdre 8 % de pouvoir d’achat », poursuit Christophe du Pontavice.
Pensez aussi aux frais que vous devrez débourser : frais de notaire, charges de copropriété, impôts fonciers… des dépenses non négligeables.
Quoi qu’il en soit, à terme, vous aurez un toit bien à vous. Une fois à la retraite et le crédit remboursé, vos dépenses diminueront forcément, ce qui ne sera pas le cas si vous restez locataire et que vous n’avez pas pris la peine d’épargner.
COLETTE SABARLY
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