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industrie

La France vue par les étrangers, Bernard Arnault : mais pourquoi les riches Français viennent en Belgique ?

 

lundi 10 septembre 2012 à 10h27

Rentiers et surtout entrepreneurs, les «Sans Difficultés Financières» d'outre-Quiévrain n'ont cessé de choisir la Belgique comme terre d'accueil fiscal.

Bernard Arnault, patron de LVMH. © Epa


«J'observe une très nette accélération des demandes de renseignements. Plus on parle de relèvement de l'ISF, plus il y a de Français qui, se posant déjà beaucoup de questions, font maintenant le voyage vers Bruxelles pour prendre tous les renseignements pratiques liés à une délocalisation», explique un banquier privé de très haut niveau, qui préfère rester anonyme. «Ils ne viennent pas ici pour se cacher. Ce sont des patrimoines transparents, parfaitement limpides. C'est une question de taux d'imposition. Notre précompte mobilier de 25 % sur les dividendes, ils le considèrent fort bas, vu qu'ils paient 36,5 % en France». 

 

Confirmation à la Société Générale : «En fait, contrairement aux Belges qui tiennent à la discrétion comme à la prunelle de leurs yeux, pour les Français, la transparence à l'égard du fisc n'est pas un problème. Ce n'est pas notre cotisation supplémentaire de 4 % de précompte sur les revenus mobiliers qui va empêcher les Français de s'exiler en Belgique». 

 

Les Français se plaignent de l'insécurité fiscale qui règne chez eux, où on change les règles du jeu à tout bout de champ… soit exactement ce que les fiscalistes belges dénoncent ici ! Ce serait donc pire là-bas ? Le fait que Didier Reynders soit resté ministre des Finances pendant 12 ans leur paraît en tout cas fort rassurant, rapportent plusieurs interlocuteurs. 

 

Quel est le profil des futurs expatriés fiscaux ? 

 


Il en est deux essentiellement : d'anciens dirigeants retraités, qui veulent esquiver l'impôt sur la fortune, et des patrons sur le point de vendre leur entreprise en évitant la plus-value, observe très classiquement Frédéricq Jacquet (Deloitte). Les seconds sont beaucoup plus nombreux que les premiers, parfois bien connus et donc plus emblématiques. L'absence d'imposition des plus-values en Belgique est en effet un critère essentiel pour un entrepreneur français qui souhaite vendre sa société. S'il est parti de rien, le prix de vente sera presque entièrement de la plus-value et il sera donc imposé à quelque 32,5 % en France. Ce tiers ainsi ponctionné est jugé confiscatoire par de nombreux entrepreneurs. 

 

Les donations bénéficient également d'un régime très favorable en Belgique, mais ceci concerne peu les Français, avertit Michel de Villenfagne (Banque Transatlantique) : pour transmettre à ses enfants en bénéficiant du régime belge, il faut que ces enfants résident également en Belgique, ce qui est l'exception. Par contre, s'ils savent bien que la Belgique n'impose ni la fortune ni la plus-value, les exilés fiscaux ignorent généralement tout des intérêts notionnels. C'est une agréable découverte, observe un banquier. «Déduire un intérêt fictif de ses fonds propres est pour eux fabuleux», renchérit un autre. 

 

Pour en revenir à l'identité des futurs exilés fiscaux, la palette est large puisqu'un interlocuteur observe des entrepreneurs «plus modestes» que naguère, tandis qu'un autre rencontre au contraire davantage de «gros rentiers» que par le passé. Les Parisiens restent les plus nombreux, mais la province effectue une percée : l'ouest de la France, mais aussi le sud, jusqu'à Marseille et Toulouse. 

Trends.be




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le fabricant de nacelles Haulotte réaffirme son ancrage territorial !

 

 

Le fabricant français de nacelles élévatrices, Haulotte, se relève lentement de la crise de 2009. Son chiffre d’affaires était alors passé de 652 millions d’euros à 200 millions d’euros.

L’an dernier, le chiffre d’affaires de l’entreprise était remonté à 309 millions avec une croissance à deux chiffres encore attendue cette année. Pourtant, l’industriel a annoncé, avant l’été, la fermeture de son usine espagnole et la suppression d’une trentaine d’emplois sur son site historique de l’Horme dans la Loire.

 

L'activité chariots téléscopiques rapatriée dans la Loire

 

« Lorsque le marché a chûté de 75%, même des croissances à deux chiffres ne sont parfois pas suffisantes, souligne Alexandre Saubot, directeur général de Haulotte group. La fermeture de notre usine espagnole est liée à une réorganisation de nos activités industrielles en Europe.

Nous faisons face à une faiblesse persistante des pays du Sud de l’Europe, il faut que nous adaptions nos outils de production ». Ainsi, l’activité charriots télescopiques, activité développée seulement depuis quelques années mais clairement porteuse pour Haulotte est rapatriée sur le site ligérien. La fabrication de nacelles intermédiaires étant transférée sur les usines du Creusot et de Roumanie.

« Au final, cette réorganisation se solde par une suppression de 33 postes. Mais j’insiste, il ne faut pas le voir comme une menace pour notre ancrage territorial. Au contraire, nous investissons plusieurs millions d’euros pour positionner notre site ligérien sur des produits en développement », conclut Alexandre Saubot.


Le Journal Des Entreprises

 

Lire la suite sur : http://www.lejournaldesentreprises.com/national/filinfo/loire-le-fabricant-de-nacelles-haulotte-reaffirme-son-ancrage-territorial-24-08-2012-158617.php

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Entrepreneurs, apprenez de vos erreurs, c’est important ! – blogues

chapeau

 

«Starbucks a sacrifié l'expérience client au profit de l'efficacité», a confié à Les Affaires le pdg de la chaîne de café, en avril 2011. Cet entrepreneur raconte les leçons qu'il a tirées de ses erreurs dans le livre Onward. [Photo : Bloombreg]

BLOGE. Faire des erreurs, en tant qu'entrepreneur, est tout à fait normal. Les répéter peut toutefois s’avérer un manque de jugement et démontre, pour certains, les difficultés qu’ils ont à demeurer crédibles en affaires. Pourtant, en les reconnaissant et en prenant les bonnes intentions de ne plus les refaire, l’entrepreneur améliore, selon moi, sa crédibilité.


C'est ce que j'ai retenu avec le temps. J'ai saisi rapidement les avantages de prendre du recul pour étudier autrement chacune de mes fautes. Celles qui m'ont d'ailleurs le plus marquée sont les suivantes: manquer de soucis pour les détails, faire confiance trop rapidement à des partenaires d'affaires potentiels, ne pas mettre trop d’importance sur les finances et ne pas prendre ma place dans certaines relations d'affaires.


Dans le cas de la confiance donnée trop rapidement à des futurs associés, par exemple, il était nécessaire que je comprenne mes agissements avant de commencer la recherche de nouveaux partenaires.


Alors comment peut-on, concrètement, apprendre de ses erreurs ? Je vous partage ce que j'ai retenu jusqu'à aujourd'hui.


Écrire ce que l’on retient de ses erreurs


Est-il vraiment nécessaire de trop se juger et par le fait même de se rabaisser après avoir fait une erreur ? Au lieu d'être longtemps en colère contre vous-même, tentez d'accepter vos émotions négatives et écrivez-les. Les émotions négatives sont souvent passagères. En les écrivant, pour ma part, je me suis rendu compte que j'acceptais autrement le fait que je ne pouvais pas toujours réussir du premier coup. J'ai aussi compris que je pouvais évaluer autrement mes fautes en restant réaliste et en considérant les impacts de celles-ci, qui souvent, ne nuisent pas à mon existence. J'ai donc pris cette habitude de noter mes émotions négatives ressenties face à mes erreurs et ce que j'en retiens.


Parler ouvertement de ses erreurs


Parler de vos erreurs à des gens en qui vous avez confiance permet de recevoir, entre autres, des conseils prestigieux de leur part. En procédant de la sorte, j'ai reçu des recommandations d'articles et de livres à lire et à consulter. J'ai obtenu aussi des commentaires francs sur certains de mes agissements. Leur point de vue, souvent différent au mien, m'a grandement aidée à voir mes erreurs d'une nouvelle façon.


Rester attentif et appliqué


Souvent, nous reproduisons des gestes qui nous rappellent une erreur commise auparavant. Restez attentif lorsque cela se produit. Vous devez, entre autres, vous rappeler de vos écrits et échanges avec vos confidents pour déterminer des actions concrètes pouvant être posées. Ces actions serviront à réduire les chances de faire la même faute. Prenons, par exemple, mon manque de soucis pour les détails. Les étapes précédentes m'ont permis de noter les moments où cela se produisait le plus souvent. Elles m'ont permis aussi de détecter les gestes que je posais pouvant m'attirer des problèmes. En m'éloignant d'un projet pour y revenir plus tard, j'ai compris que cela m'aidait à corriger des éléments que je n'avais pas remarqués au départ. J’ai compris aussi que c’était gagnant de déléguer certaines tâches répétitives à des personnes ayant une plus grande attirance sur les détails que moi.


Et vous, que faites-vous pour apprendre de vos erreurs ?

 

Lire la suite sur : Entrepreneurs, apprenez de vos erreurs, c'est important ! – blogues – LesAffaires.com.

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L’entrepreneur et « ses » patrimoines : définir une véritable stratégie patrimoniale dès la création ou le rachat de l’entreprise

 

LE CERCLE. En dépit de la théorie de l’unicité du patrimoine selon laquelle il est une enveloppe universelle recueillant l’intégralité des droits et des biens d’un individu, deux patrimoines peuvent coexister pour une même personne : un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel articulé autour de l’entreprise.

Or, patrimoines personnels et professionnel sont interdépendants. En effet, en créant ou en rachetant une entreprise, l’entrepreneur met en jeu son patrimoine personnel, engageant ainsi ses proches et son statut social, dans l’objectif de réaliser son projet.

Il convient donc à l’entrepreneur de définir une véritable stratégie patrimoniale afin de déterminer quelles sont ses priorités au regard de la protection de son patrimoine personnel d’une part et d’autre part, ses objectifs quant au développement de son patrimoine professionnel, durant les trois phases importantes de la vie de son entreprise :

La création ou le rachat de l’entreprise

Il s’agit d’un moment clé durant lequel l’entrepreneur doit se poser les bonnes questions afin de déterminer :

1) la nature de son exploitation : les sociétés à risque limité telles que la SA (société par actions) et la SARL (société à responsabilité limitée), les sociétés à risque illimité telles que la société en nom collectif ou la société en commandite simple, ou encore
l’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) ;

2) l’étendue de sa protection : comment protéger sa famille, son logement ? Quelle forme sociale choisir pour exploiter ? Vers quelle protection sociale s’orienter? etc.

 

L’optimisation des patrimoines personnels et professionnels

Les richesses ayant vocation à être créées au moyen du patrimoine professionnel puis transmises dans le patrimoine personnel, l’entrepreneur doit optimiser cette transmission de richesse de l’un à l’autre. En ce sens, il doit s’interroger sur les modes de financement du développement de l’entreprise, les garanties à mettre en place pour protéger son patrimoine personnel et professionnel, l’incidence des choix fiscaux pris dans le cadre de l’exploitation sur le patrimoine personnel, le mode de détention patrimonial, etc. Pour cette dernière catégorie, lorsque le bien est détenu directement au nom du chef d’entreprise, il est alors imposé dans l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Si l’entrepreneur a constitué une SCI, il a alors la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés.

La transmission des patrimoines

Durant cette phase, l’entrepreneur doit se demander comment préparer la suite, assurer la gouvernance, mais également l’équilibre de sa famille et l’égalité de ses enfants, sécuriser le nouveau dirigeant, etc.

De plus, l’entrepreneur ne doit pas oublier de prendre en compte les changements législatifs récents, et notamment le durcissement de l’imposition de la transmission du patrimoine du projet de Loi de Finances rectificative du 4 juillet 2012, afin d’adapter sa stratégie en conséquence et de valoriser au mieux ses patrimoines.

Lire la suite sur : L’entrepreneur et "ses" patrimoines : définir une véritable stratégie patrimoniale dès la création ou le rachat de l’entreprise | Le Cercle Les Echos.

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François Charles : « Apprendre à optimiser ses actions » – golf / évènements – Club Albatros et Paris Golf & Country Club (PGCC)

21/07/2009
François Charles : « Apprendre à optimiser ses actions »

Fondateur de la société NOVIAL et aficionado du Club Albatros,François Charles revient avec nous sur l’importance du coaching individuel et collectif aujourd’hui. Interview.

– Pourriez-vous d’abord me décrire en quelques mots votre parcours professionnel ?
François Charles : Mon parcours professionnel est un peu un parcours d’épicurien. Avec un cursus dans des écoles d’ingénieur, d’administration, de management et dans certaines universités, j’ai acquis des expériences fonctionnelles et opérationnelles internes en stratégie, management, maîtrise des risques, coopération et  négociation internationale à la Délégation Générale pour l’Armement, dans l’industrie et les services ainsi qu’externes comme consultant dans un grand cabinet d’audit puis de façon indépendante au profit des groupes et des PME ou en protection financière et sociale pour cadres et dirigeants. Je suis président fondateur d’associations sur l’Europe, le sport et l’environnement. Convaincu de l’effet de levier de l’approche humaine, j’ai affirmé peu à peu mon positionnement pour l’accompagnement en développant ma pratique du coaching au profit des personnes et des équipes. Mes formations en approche humaine m’assurent une maîtrise des techniques élémentaires et complémentaires relationnelles et organisationnelle. Auteur des « fabliaux du management – penser autrement pour agir autrement », j’interviens également comme professeur vacataire dans certaines écoles de management.

– Malgré un contexte économique peu favorable, comment jugez-vous cette année 2009 ?
François Charles : sans forcément prendre ma casquette d’économiste, je sens la reprise avant la fin de l’année en France où nous sommes moins touchés que nos voisins. En ce qui nous concerne, nous comblons le gel des budgets de formation et de team-building par les besoins d’intervention de crise et l’accompagnement personnel payé ou non par l’entreprise. Notre concept golf & management s’inscrit dans cette démarche et nous espérons le développer dans au moins 30 golfs en France en 2009.

– Un petit mot sur le Club Albatros ?
François Charles : Je connais assez bien le Club Albatros et j’ai beaucoup d’estime pour les parcours et leurs infrastructures. La qualité des lieux correspond tout à fait aux valeurs de confort et de prestige du golf et je trouve que c’est capital. On se sent tout de suite en confiance et c’est vraiment appréciable pour jouer et enrichir ses relations aux autres. Le standing haut de gamme du Club Albatros se marie parfaitement avec l’identité et le label de qualité de NOVIAL…

Lire sur :  Evènement à Paris : golf / évènements – Club Albatros et Paris Golf & Country Club (PGCC).

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Les transmissions d’entreprises en baisse

Les chefs d'entreprise redoutent un alourdissement de la fiscalité sur ces opérations.

Pacte Dutreil pour faciliter le rachat d'une entreprise familiale par les héritiers. Exonération de l'impôt sur les plus-values pour la cession d'un fonds de commerce dont la valeur ne dépasse pas les 300.000 euros. Les pouvoirs publics ont multiplié les dispositifs pour favoriser les trans-missions d'entreprises.

 

Malgré ces mesures, le nombre de transmissions recule d'années en années. 12.315 sociétés employant entre 10 et 5000 salariés ont été transmises ou cédées en 2010 alors que leur nombre aurait pu s'élever à plus de 17.000, selon l'observatoire BPCE. Plusieurs raisons expliquent cette tendance. Beaucoup d'entrepreneurs refusent de préparer leur succession. La multiplication des dispositifs déroute les chefs d'entreprise et leurs conseils. «Il existe un empilement de textes difficiles à conjuguer entre eux», explique Fabrice Luzu, notaire et cofondateur de la deuxième édition des Journées de la transmission d'entreprise qui se déroulent à Paris. La crise est aussi responsable. Les valorisations des sociétés ont reculé. Les repreneurs ont éprouvé des difficultés à trouver des financements.

La situation pourrait s'aggraver si le gouvernement alourdit la fiscalité sur la transmission des sociétés familiales. «Nos clients nous interrogent sur les modifications qui pourraient survenir dans les prochaines semaines. Ils nous consultent pour réaliser des opérations de donation anticipée à leurs enfants et abordent ensuite logiquement la transmission d'entreprise», observe Laurent Benoudiz, vice-président de l'ordre des experts-comptables de la région Paris Ile-de-France et cofondateur des Journées de la transmission d'entreprise. Des entrepreneurs envisagent de s'expatrier.

«Il n'est pas possible de dire qu'on va aider les PME et se placer dans une logique de taxation lors de la transmission d'une génération à l'autre, observe Jacky Lintignat, directeur général de KPMG. Le problème se pose lors du passage de la deuxième à la troisième génération quand des membres de la famille ne sont plus salariés de l'entreprise et qu'ils estiment ne plus avoir les moyens de payer l'ISF car les entreprises versent peu de dividendes. Il est alors plus simple de vendre l'entreprise que de la transmettre».

Le danger des groupes étrangers

Yvon Gattaz, président du syndicat Asmep-ETI, qui regroupe les entreprises familiales, a écrit au président de la République François Hollande pour l'alerter sur les dangers d'une remise en cause du pacte Dutreil. Il estime qu'une telle décision condamnera les entreprises familiales à se vendre à des groupes étrangers. «Le gouvernement doit prendre toutes les mesures pour conserver les entreprises familiales de taille intermédiaire sur notre territoire, en maintenant totalement les lois Dutreil qui les ont sauvées et sauvé leurs emplois», affirme Yvon Gattaz. La France, qui ne compte que 4600 sociétés employant entre 250 et 5000 salariés, risque de perdre encore du terrain face à l'Allemagne riche de plus de 12.000 sociétés de ce type. Car outre-Rhin, les transmissions de sociétés familiales sont déjà cinq fois plus nombreuses que dans l'Hexagone. «Les difficultés de transmission sont l'une des raisons de la faiblesse du nombre de PME en France.», conclut Jacky Lintignat…

Lire la suite sur : Le Figaro – Entrepreneurs : Les transmissions dentreprises en baisse.

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Areva annonce une perte nette de 2,4 milliards d’euros en 2011 – Challenges.fr

 

Ce mauvais résultat est dû à des dépréciations d'actifs, liées essentiellement à la déconvenue UraMin.


Areva devrait annoncer des pertes de plus de 2 milliards d'euros pour l'année 2011. (c) Afp

Areva devrait annoncer des pertes de plus de 2 milliards d'euros pour l'année 2011. (c) Afp

Areva a annoncé jeudi 1er mars avoir essuyé une perte historique l'an dernier, due à de lourdes dépréciations liées à la catastrophe de Fukushima et au rachat d'UraMin, mais a confirmé ses perspectives financières jusqu'en 2016 énoncées en décembre dernier.

Le groupe nucléaire public a enregistré une perte nette de 2,424 milliard d'euros en 2011, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010. Cet effondrement est lié à d'énormes dépréciations (plus de deux milliards d'euros au total), liées surtout aux gisements d'uranium africains issus d'UraMin.

Areva avait annoncé en décembre qu'il passerait dans ses comptes 2011 une perte de valeur de 1,46 milliard d'euros après revu en baisse le potentiel de des gisements d'Uramin, ramenant leur valeur comptable à 410 millions d'euros soit cinq fois moins que leur prix auquel il les avait achetés en 2007. Le reste des dépréciations est lié à des provisions pour le démantèlement d'installations nucléaires, et à la révision en baisse des perspectives d'activité du groupe consécutive à l'accident de Fukushima, sans oublier des provisions liés aux retards à répétition du chantier de l'EPR d'Olkiluoto, en Finlande.

Plan de restructuration

Ces résultats sont de loin les plus mauvais de l'histoire du groupe né en septembre 2001 du rapprochement entre la Cogema, Framatome et CEA Industrie. Ils ne sont pas pour autant pas une surprise. Le groupe avait dit s'attendre en décembre à essuyer une perte opérationnelle de 1,4 à 1,6 milliard d'euros en 2011, à cause de ces énormes dépréciations. Et, sans chiffrer sa perte nette, il avait prévenu qu'elle ne serait pas meilleure.

Le groupe nucléaire, public à 87%, avait annoncé simultanément le lancement d'un plan de restructuration sans précédent pour redresser ses comptes, dont il a confirmé ce jeudi les objectifs. Il prévoit toujours, entre autres, une croissance organique de son chiffre d'affaires dans le nucléaire de 3 à 6% par en an en 2012 et 2013 et de 5 à 8% par an en 2015-2016.

Cession de la part d'Eramet

Par ailleurs, Areva s'est entendu avec le Fonds stratégique d'investissement (FSI) pour lui céder sa part de 26% dans le groupe minier Eramet au prix de 776 millions d'euros. Les deux groupes étaient entrés en négociations exclusives fin décembre.

"La formalisation juridique de cet accord devrait intervenir dans les prochains jours", a fait savoir le leader de l'atome, ce qui va l'aider à remplir son objectif de dégager au moins 1,2 milliard d'euros de cessions sur la période 2012-2013
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Lire la suite sur :   Areva annonce une perte nette de 2,4 milliards d'euros en 2011 – Challenges.fr.

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Les CCI de Rhône-Alpes [Assemblée constitutive de la CCIR Rhône-Alpes]

Assemblée constitutive de la CCIR Rhône-Alpes
Jean-Paul MAUDUY, élu Président de la CCIR Rhône-Alpes 

"J'entend être le gardien des grands équilibres, ceux qui permettront aux grandes CCIT comme aux petites de faire valoir leurs atouts." 

Le vendredi 21 janvier 2011, Monsieur Jean-François CARENCO, Préfet de Région Rhône-Alpes,
Préfet du Rhône, a procédé à l’installation des 100 membres de la nouvelle assemblée de  la CCI de région Rhône-Alpes.

A la suite du scrutin, organisé sous la présidence de Gérard MANCRET, doyen d’âge, Jean-Paul MAUDUY
a été déclaré élu : Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de région Rhône-Alpes, avec 58 voix.

« Amener chacun d’entre nous, qu’il soit du Nord ou du Sud, que sa Chambre soit petite ou grande, à constater qu’il est plus fort quand il s'unit avec les autres, sera laplus belle victoire de cette Assemblée ».

Dès sa première intervention, fidèle à sa volonté de rassembler au service de l’intérêt général, 
Jean-Paul MAUDUY a tout d’abord remercié tous ceux qui avaient voté pour lui et, naturellement, tendu  la main, à tous ceux qui avaient fait un autre choix, affirmant «Nous devons être unis pour escalader par les lignes de crête la réforme que nous allons devoir mener ».

Lors de son discours de politique générale Jean-Paul MAUDUY s’est attaché à rappeler les fondements de ce que seront et comment fonctionneront la CCIR et le réseau des CCIT Rhône-Alpes dans le cadre de l’application de la loi du 24 juillet 2010 soulignant d’emblée « très peu de choses vont changer, mais le peu qui changera changera profondément, nous devons en être conscients pour faire de cette série d'astreintesautant d’opportunités ».
Et immédiatement de préciser ce qui ne changera pas : « Les Membres des CCIT seront maîtres chez eux !»« Quand une CCI décidera de ce qu’elle souhaite, elle sera souveraine… ». « Quand une CCIT déciderad’embaucher elle embauchera… ».

Puis de pointer ce qui dans un contexte de réduction budgétaire drastique évoluera : « Nous sommes sous
contrainte, mais profitons en pour revoir nos processus, nos décisions, et pour déployer des solutions plus
économes et plus efficaces : c’est cela la  régionalisation, et pas autre chose ! Les moyens qui vont nous
manquer, les 15% de recettes  fiscales sur 3 ans qui feront défaut, nous les trouverons en utilisant les deux
vecteurs que nous permet la loi : les mutualisations régionales sur les fonctions administratives, et les
rationalisations que permettront nos  documents d’orientation que seront les schémas et la stratégie régionale. La régionalisation ce sera aussi, et ça n’est pas anodin, se donner les moyens de parler d'une seule voix sur lesdossiers qui nous préoccupent. »

Jean-Paul MAUDUY a conclu en donnant une définition « feuille de route » de la CCIR Rhône-Alpes :
« Le terrain, croyez-moi, ça me connait : je ne ferai pas de la CCIR une machine à broyer les initiatives mais simplement, dans le respect des textes et sous l'oeil vigilant de nos Tuteurs, un Etablissement Publicefficace et respecté, utile à tous ! Petite, ramassée, économe, la CCIR est le pivot et le point d’équilibre pour tous, et sa taille est la garantie de sa volonté d’équité. Là doit être situé la fonction centrale, en laissant dans nos Chambres ce qui sera nécessaire pour le fonctionnement quotidien : en procédant ainsi, ce sera autant de moyens dégagés pour agir auprès de nos ressortissants, mais aussi autant de garanties fournies aux uns et aux autres. Voilà mon ambition : faire exister le fait régional en donnant au fait local tous les moyensde poursuivre et d’améliorer l’appui qu’il donne à nos entreprises ».

 

Le Bureau de la CCIR Rhône-Alpes
Jean-Paul MAUDUY : Président
Jean VAYLET : 1er Vice-Président
Jean-Marc BAILLY : Vice-Président
René CHEVALIER : Vice-Président
Noël COMTE : Vice-Président
Jean-Bernard DEVERNOIS : Vice-Président
Philippe GRILLOT : Vice-Président
Guy METRAL : Vice-Président
André MOUNIER : Vice-Président
Daniel PARAIRE : Vice-Président
Jean-Paul POULET : Vice-Président
Joël ROQUES : Vice-Président
François DAMARIN : Vice-Président
Pierre RAMPA : Trésorier
Robert SORREL : Trésorier-adjoint
Philippe NOUVIAN : Secrétaire
Philippe GUERAND : Secrétaire


De gauche à droite : Pierre RAMPA, Guy METRAL, Robert SORREL, François DAMARIN, Jean VAYLET, Jean-Bernard DEVERNOIS, Jean-Paul MAUDUY, Joël ROQUES, René CHEVALIER, Jean-Paul POULET, Daniel PARAIRE, Jean-Marc BAILLY, Philippe NOUVIAN, André MOUNIER, Noël COMTE, Philippe GRILLOT, Philippe GUERAND

Ont ensuite été élus les membres des commissions statutaires :
Commissions des finances
– Guy METRAL : Président de la Commission des finances
– Jean-Marc BAILLY
– Jean-Pierre GIRARD

Commissions des marchés
– Philippe GRILLOT : Président de la Commission des marchés
– René CHEVALIER : membre titulaire
– Daniel PARAIRE : membre titulaire
– Noël COMTE : membre suppléant
– André MOUNIER : membre suppléant
– Jean VAYLET : membre suppléant

Commissions Prévention des conflits d’intérêts
– Marcel SENGELIN, Président du tribunal de Commerce de Lyon, au titre de personne extérieure qualifiée
– Jean-Paul POULET
– Jean VAYLET
– Jean-Bernard DEVERNOIS

Création d’un Conseil déontologique
– Jean-Marie BUSSEUIL : Président du Conseil déontologique
– Guy METRAL
– René CHEVALIER
– Philippe GUERAND

 

Lire la suite sur  : Les CCI de Rhône-Alpes [Assemblée constitutive de la CCIR Rhône-Alpes].

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Canada: excédent commercial quatre fois plus élevé que prévu en décembre, Actualités

Le Canada a enregistré en décembre un excédent commercial de 2,7 milliards de dollars canadiens (autant de dollars américains), presque quatre fois plus élevé que prévu, grâce à une forte hausse des exportations, a annoncé vendredi l’institut national de la statistique.

Cet excédent contraste fortement avec les prévisions des analystes qui s’attendaient plutôt à un solde positif de 700 millions de dollars, après celui de 1,2 milliard de dollars réalisé en novembre.

Les exportations ont augmenté de 4,5%, à 42 milliards de dollars, grâce à une forte hausse des volumes, notamment de machines et d’équipement, a indiqué l’institut Statistique Canada. Les exportations suivent une tendance à la hausse depuis juillet dernier.

Les importations, menées par les biens industriels et les véhicules, n’ont augmenté que de 0,8%, à 39,3 milliards de dollars.

Les exportations vers les Etats-Unis et les importations en provenance de ce pays, le premier partenaire commercial du Canada, ont notamment atteint leur plus haut niveau depuis octobre 2008, a souligné Statistique Canada.

Les exportations vers les Etats-Unis ont progressé de 5,3%, à 30,2 milliards de dollars, grâce à un accroissement des livraisons de pétrole brut, d’avions et métaux précieux. Les importations ont augmenté de 2,8%, à 24,7 milliards de dollars. Ainsi l’excédent commercial du Canada avec son voisin américain est passé de 4,7 milliards en novembre à 5,5 milliards en décembre.

Les exportations canadiennes ont également atteint un sommet inégalé avec les pays autres que les Etats-Unis, progressant de 2,5% à 11,8 milliards de dollars.

Les importations provenant de ces pays étaient en baisse de 2,6% à 14,7 milliards de dollars, en raison d’une diminution des importations issues de l’Union Européenne. Résultat: le déficit commercial du Canada avec ces pays a été ramené à 2,9 milliards de dollars, le plus bas montant depuis décembre 2010.

viaCanada: excédent commercial quatre fois plus élevé que prévu en décembre, Actualités.

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Crise : les banques françaises financent plus l’économie que les allemandes, Actualités

Les chiffres publiés par la Banque centrale européenne démentent que les établissements français soient à la traîne.

« On se demande à qui les banques commerciales prêtent de l'argent », s'interrogeait, il y a quelques jours, le président de la République. « Nous avons les banques les plus importantes d'Europe et quand il faut prêter de l'argent aux PME c'est l'état qui doit créer Oséo ». Des propos qui tranchent avec les statistiques de la Banque centrale européenne qui montrent que non seulement que les banques françaises n'ont pas cessé d'accroître leur prêts aux entreprises et aux ménages depuis le début de la crise, en 2008, mais qu'en plus, elles leur ont prêté bien davantage que les banques allemandes à leur propre économie.

Ainsi entre décembre 2008 et décembre 2011, les crédits bancaires distribués par les banques françaises à l'économie ont augmenté de 187 milliards d'euros. Sur cette somme, 33 milliards ont été accordés aux entreprises et 154 milliards aux ménages. Sur la même période, les banques allemandes ont réduit de 17 milliards le financement de l'économie allemande. Si les ménages se sont vu prêter 24 milliards, les prêts aux entreprises ont reculé de 41 milliards sur les trois dernières années. L'écart de financement entre la France et l'Allemagne envers les entreprises représente donc 74 milliards d'euros et 204 milliards si l'on prend l'ensemble de l'économie.

Les banques de la zone euro dans son ensemble ont fourni 244 milliards, dont 351 pour les ménages. Les crédits ont reculé de 107 milliards d'euros pour les entreprises .

CATHERINE CHATIGNOUX

 

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Renault a plus délocalisé que PSA en 2011, Actualités

L'an dernier, Renault a assemblé en France trois fois moins de voitures particulières que PSA, tandis qu'il augmentait de 4 % ses volumes à l'étranger. Au total, les deux groupes ont produit localement moins de 1,7 million d'autos, hors utilitaires.

PSA et Renault continuent de diverger en matière de production à l'étranger. L'an dernier, les deux constructeurs ont assemblé hors de l'Hexagone autant de voitures particulières l'un que l'autre : 1,93 million d'unités pour PSA et près de 2 millions pour le groupe Renault élargi à Dacia et Samsung. Mais la maison-mère de Peugeot et Citroën a réduit ces fabrications de 4,7 % par rapport à 2010, tandis que le groupe au losange poussait les feux avec une augmentation annuelle des cadences de 4%, selon les données du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Même constat en ce qui concerne les voitures assemblées en France : PSA a vu ses productions progresser de 3,6 % en un an, essentiellement pour les besoins de la gamme Citroën (+10,4 % à elle seule) tandis que Renault a enregistré une baisse de 6,4 %. En termes de volumes, la marque au losange ne produit plus que 445.000 voitures particulières dans son pays d'origine, l'équivalent de seulement 36 % de la production nationale de PSA ! Et ce n'est pas l'inauguration prochaine d'une usine « low-cost » au Maroc, le 9 février, destinée à produire des monospaces et utilitaires Dacia, avec des salaires ouvriers de 240 euros par mois, qui va inverser ce mouvement…

Le bilan est différent dans les véhicules utilitaires, où Renault occupe encore des positions solides avec ses usines de Batilly (Meurthe-et-Moselle) et Maubeuge (Nord). En France, la marque au losange a produit 201.500 véhicules l'an passé, en hausse de 24,6 %. Cela représente plus du double des volumes tricolores de PSA, qui a notamment joué la carte de l'Italie, de l'Espagne et de la Turquie.

L'écart avec l'Angleterre se réduit

Le choix de produire hors de France est lié à un mouvement à long terme de délocalisation, mais pas uniquement. Quand Renault assemble des autos en Russie ou au Brésil, en attendant la Chine -si tout va bien -, c'est uniquement pour les besoins des marchés locaux. En revanche, les véhicules montés en Roumanie, en Slovénie et bientôt à Tanger sont en grande partie destinés aux pays d'Europe de l'ouest, dont la France.

Et à force de privilégier le grand large, la production automobile de l'Hexagone (sans compter les deux usines françaises de Smart et Toyota) ne représente plus au total que 1,68 million de voitures particulières. Un niveau pas si éloigné que cela de celui de la Grande-Bretagne (1,34 million), pays qui passe généralement pour avoir laissé tomber son industrie…

Autre enseignement, la production mondiale cumulée de Renault et PSA a fait du surplace l'an passé (-0,1 %). Ce qui signifie en clair qu'ils ont perdu des parts de marché, puisque le marché automobile mondial a progressé de 5,3 %, selon le groupe de Carlos Ghosn.

DENIS FAINSILBER

viaRenault a plus délocalisé que PSA en 2011, Actualités.

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Jeunes entreprises innovantes : du nouveau, Actualités

L’exonération de cotisations sociales applicable aux jeunes entreprises innovantes a été modifiée par la loi.

Le statut de « jeunes entreprises innovantes » permet aux entreprises réalisant des projets de recherche et de développement de bénéficier, sous certaines conditions, d’une exonération de cotisations patronales sur les gains et rémunérations versés à leurs personnels participant à la recherche. L’an passé, la loi avait apporté deux modifications à cette exonération :
– d’abord en instituant un double plafonnement à son application, à savoir un plafond de 4,5 Smic mensuel brut par bénéficiaire et, un plafond au niveau de l’établissement fixé, tous salariés confondus, à 3 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) par année civile ;
– ensuite en instaurant un mécanisme de dégressivité à partir de la 4e année d’application, alors qu’auparavant cette exonération était en principe applicable à taux plein jusqu’à la 7e année d’existence comprise.

Aujourd’hui, le plafond d’exonération applicable au niveau de l’établissement vient d’être revu à la hausse puisqu’il passe de 3 à 5 Pass à compter du 1er janvier 2012. En outre, le barème de dégressivité est également modifié dans un sens plus favorable aux entreprises.

 

Précision : l’exonération est ainsi désormais appliquée :
– à taux plein jusqu’au dernier jour de la 3e année suivant celle de la création de l’établissement ;
– à un taux de 80 % jusqu’au dernier jour de la 4e année suivant celle de la création de l’établissement (au lieu de 75 % auparavant) ;
– à un taux de 70 % jusqu’au dernier jour de la 5e année suivant celle de la création de l’établissement (au lieu de 50 %) ;
– à un taux de 60 % jusqu’au dernier jour de la 6e année suivant celle de la création de l’établissement (au lieu de 30 %) ;
– à un taux de 50 % jusqu’au dernier jour de la 7e année suivant celle de la création de l’établissement (au lieu de 10 %).

 

Anne-Lise Barnel

 

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Pierre-André fontaine : http://cni-isere.com/defendre-les-interets-de-la-10-eme-circonscription-de-lisere/

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Gabriel Artero : « J’ai l’industrie à coeur, je suis entrepreneur ! »

 

Gabriel Artero - CFE-CGC Métallurgie 

 

 

 

© D.R.

  Par Gabriel Artero, Président de la CFE-CGC Métallurgie.

Que la ré-industrialisation de la France devienne grande cause nationale ne peut que me rassurer. A une condition cependant, qu'elle ne se résumât  pas à un seul argument de campagne électorale où les mots, la forme, l'emporterait sur les maux, le fond.

Une politique industrielle robuste suppose de la puissance publique constance et détermination dans le suivi et l'application des décisions, des schémas de développement, des engagements de dépenses. En rêvant un peu, elle pourrait faire l'objet d'un consensus général, traversant échéances et alternances. Rien n'est moins sûr.

Traitons en premier lieu la césure, à mes yeux trop arbitraire, entre emplois industriels et emplois de services, du moins services opérationnels, c'est-à dire ceux recouvrant les activités au service des entreprises : informatique, maintenance, juridique…

Ces services dépendent souvent d'une politique d'externalisation plus ou moins poussée, voire, s'agissant de l'intérim, de la variable d'ajustement de l'activité, dont usent les employeurs. Que les activités et emplois associés, considérés "cœur de métier", fassent défaut et ce sont les seconds qui tombent à l'eau.

En ce sens, le Conseil d'analyse stratégique (CAS ) dans deux documents publiés le 17 janvier dernier, pointe les secteurs en perte d'emplois : automobile, chimie, énergie… pendant que d'autres, aéronautique, agroalimentaire, pharmacie se stabilisent. Le "recentrage sur le cœur de métier" et l'externalisation massive va "perdre graduellement en intensité ". Comprenez, ce processus n'est pas terminé.

L'INDUSTRIE SE DÉVELOPPE ET S'ORIENTE DANS LE TEMPS LONG

Ce que le CAS traduit dans ses prévisions à moyen terme par une création de 236.000 emplois de services opérationnels. C'est donc, pour rester à surface équivalente, sur la variation de la somme de ces deux composantes que nous devrions raisonner.

Mais les questions essentielles qui demeurent sont de deux ordres. D'une part,  comment orienter les projets et les développements d'avenir, gage des emplois de demain, tout en stabilisant les activités matures, les emplois d'aujourd'hui ? D'autre part, comment accompagner cette transition sur le moyen/long terme et la rendre socialement supportable ?

Premier élément fondamental : l'industrie se développe et s'oriente dans le temps long. Il en va des investissements comme des retours attendus : une balance entre constance et patience. Favoriser les grands programmes, dénoncés par certains comme relents d'un "Colbertisme" dépassé, ou soutenir l'innovation en faveur des PME-PMI considérées comme les  véritables sources de création d'emplois  relèvent bien de décisions politiques au long cours.

Fortes et structurantes, elles induisent  dans le temps une sectorisation ou spécialisation, de préférence à forte valeur ajoutée. C'est précisément ce que le "modèle" allemand, devenu référence, a su produire. En la matière,  il a croisé les deux au lieu de les opposer.  Le pragmatisme avant tout  !   

Deuxième élément fondamental : agir au bon niveau. Aider des PME à acquérir un bien de production  peut se décider aisément à partir de lignes budgétaires de collectivités territoriales. Pour mémoire, 90% des établissements relevant de la branche Métallurgie sont composés de moins de 50 salariés. Simplifier et faciliter l'accès aux crédits, créer un guichet unique devient une priorité absolue.

"LES BUDGETS DE R&D NE SONT PAS À LA HAUTEUR"

En creux, c'est la réforme de la puissance publique et de son maquis administratif qui apparait incontournable. Concevoir et organiser l'ensemble des activités et des modèles économiques associés  nés  de nouvelles  technologies, telles l'électro-mobilité ou le génie génétique par exemple, doit  en revanche être concerté et piloté au plan national.

Enfin il est des domaines considérés comme stratégiques et d'avenir, mais trop fortement capitalistiques, dont seule l'Europe a les moyens. C'est,  me semble t-il, le cas des nanotechnologies et du semi-conducteur aujourd'hui, comme ce fut le cas hier pour la maîtrise de l'espace ou de l'air.

Nous disposons en France de nombreux  attributs de la réussite : laboratoires de recherche reconnus,  écoles d'ingénieurs de qualité, pôles de compétitivité. Mais demeure une  seule certitude, les budgets de R&D ne sont pas à la hauteur, loin des enjeux auxquels nous sommes confrontés, loin du traité de Lisbonne.

Qu'il faille créer, ce que d'aucuns appellent de leurs vœux, un "choc de compétitivité" par transfert de charges de l'assiette du travail vers la consommation ne peut raisonnablement être démontré et encore moins accepté en quelques semaines. Qu'il faille que les organisations syndicales, impuissantes à changer le signe négatif du solde "création-destruction"  prennent,  sans tabous, leurs responsabilités est une évidence. Mais cela aussi demandera un peu de temps. De même,  je prône  un changement de gouvernance des entreprises, par une plus grande implication des salariés, tel l'actionnariat salarié.

Convaincu qu'il n'est point d'économie forte et durable sans industrie forte, je suis de ces acteurs qui gardent la foi et  ont l'industrie à cœur. Du changement … je suis entrepreneur  !

 

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Prolongation des bassins d’emploi à redynamiser, #Actualités #emploi

L’exonération de cotisations sociales dont peuvent bénéficier les entreprises qui s’implantent ou se créent dans un bassin d’emploi à redynamiser a été prolongée jusqu’en 2013.

Depuis 2007, les entreprises qui s’implantent ou se créent dans un bassin d’emploi à redynamiser (BER), peuvent bénéficier d'une exonération de cotisations sociales patronales sur les rémunérations versées aux salariés, et ce pendant une durée de 7 ans.

 

Rappel : un BER est caractérisé notamment par un taux de chômage élevé et par une déperdition de la population et d'emplois. Les bassins d’emploi concernés ne se trouvent toutefois que dans deux zones : Vallée de la Meuse (Champagne-Ardennes) et Lavelanet (Midi-Pyrénées).

Ce dispositif ne devait normalement s’appliquer que pour les implantations et les créations d’entreprises réalisées dans un BER jusqu’au 31 décembre 2011. Finalement, il vient d’être prolongé jusqu’au 31 décembre 2013.

Article 154, loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011, JO du 29

 
Anne-Lise Barnel

 

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Entente sur les prix dans les parfums de luxe : amende confirmée, Actualités

Dans un arrêt rendu jeudi 26 janvier, la cour d'appel de Paris confirme l'existence d'une entente sur les prix entre les parfumeurs de luxe et leurs distributeurs.

 

Un long feuilleton judiciaire Quarante millions d'euros, dont 13,3 millions pour les seules marques et enseigne du groupe LVMH (propriétaire des « Echos »), 12,8 millions pour la chaîne Marionnaud ou encore 5,9 millions pour L'Oréal et 2,6 millions pour Chanel (lire le tableau ci-dessous) : les amendes infligées par l'Autorité de la concurrence dans sa décision du 14 mars 2006 (elle s'appelait encore Conseil de la concurrence), pour un total alors de 45,4 millions d'euros, ont été très largement confirmées par la cour d'appel de Paris, dans un jugement rendu ce jeudi 26 janvier et auquel « Les Echos » ont eu accès.

C'est l'épilogue d'un long feuilleton judiciaire. La Cour de cassation, saisie en 2010 par le ministre de l'Economie, avait en effet cassé un précédent arrêt de la cour d'appel, lequel avait annulé intégralement la décision du Conseil. Celui-ci avait sanctionné des pratiques d'entente, entre 1997 et 2000, sur les prix de revente aux consommateurs. L'affaire, renvoyée donc une nouvelle fois devant la juridiction parisienne, concerne treize sociétés exploitant des marques de parfums et de cosmétiques de luxe et trois chaînes de distribution nationales, Marionnaud, Nocibé France et Sephora.

ANTOINE BOUDET

Les amendes infligées par l'Autorité de la concurrence 

 

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iPhone et iPad : ces Chinois qui se tuent à la tâche

Le "New York Times" a enquêté sur les conditions de travail catastrophiques dans les usines Apple.

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA
 

C’est le genre d’enquête qui fait mal. Particulièrement aux geeks mal assumés et à ceux qui ont remplacé la cigarette par le smartphone. Le 25 janvier dernier, le "New York Times" a mis les pieds dans le plat en publiant une enquête extrêmement fouillée sur les conditions de production des iPhone et iPad d'Apple en Chine.

Sans surprise, on y lit que le système de production "le plus vaste, le plus rapide et le plus sophistiqué du monde" est aussi une machine à broyer des hommes. Mais cette fois, les reporters Charles Duhigg et David Barboza ont interrogé plus de 35 personnes pour en faire la démonstrationactuels et anciens employés et cadres d’Apple et de ses fournisseurs chinois.

"Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain"

Dans les usines géantes qui assemblent nos joujoux, les conditions de travail sont souvent "extrêmement difficiles". Les abus sont partout. A commencer par le temps de travail, qui dépasse souvent chez Foxconn Technology, à Chengdu, les 60 heures hebdomadaires – limite posée par le code de conduite instauré par Apple en 2005. Avec cette phrase inscrite sur une bannière au mur en guise de justification : "Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain".

En matière de sécurité, le constat est encore plus inquiétant. En 2011, deux explosions dues à la présence de poussières d’aluminium ont fait 4 morts et 77 blessés dans deux usines d’iPad à Chengdu et Shanghai. Nicholas Ashford, s'étonne :

Savez-vous à quel point il est facile de contrôler ces poussières ? Il suffit de ventiler. Nous avons réglé ce problème il y a plus d’un siècle."

Autre grief : l’exposition des ouvriers à des produits chimiques dangereux. En 2010 chez Wintek, fournisseur d’Apple dans l’est de la Chine, 137 ouvriers ont ainsi été intoxiqués au n-hexane, un produit qui peut entraîner lésions nerveuses et paralysies.

Beaucoup d'audits pour rien

Le plus frappant dans cette affaire est qu’Apple procède à des audits réguliers : 229 l'an dernier, 312 les trois années précédentes ! Dont les résultats ne sont jamais positifs. Ils montrent à chaque fois un excès de travail, des précautions de sécurité insuffisantes et quantité d'autres violations des règles de conduite.

Or l'entreprise à la pomme a beau menacer de changer d’interlocuteurs, rien n'y fait. Trop focalisée qu’elle est "sur l’amélioration de la qualité et la baisse des coûts de production, (…) le bien-être des ouvriers ne les intéressent pas".

Et après tout, rappellent les journalistes, pourquoi se gêner ? Selon un sondage réalisé pour le "New York Times" en novembre dernier :

56% des personnes interrogées disaient ne rien penser de négatif à propos d’Apple, 14% estimaient que le principal problème de cette entreprise était ses prix trop élevés. 2% seulement mentionnaient les conditions de travail des ouvriers à l’étranger."

 

 

 

 

Morgane Bertrand   Par Morgane Bertrand  Journaliste Société Planète

 

 

 

 

 

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Défaillances et sauvegardes d’entreprises en 2011 : pas plus qu’en 2010, Actualités

Le nombre d'entreprises ayant fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire en 2011 est élevé mais stable.

Selon le bilan tout juste dressé par la société Altares (spécialisée dans la collecte, le traitement et la mise à disposition d'informations sur et pour les entreprises), un peu moins de 60 000 entreprises ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire en 2011. Un nombre qui reste très élevé, même s'il n'a pas augmenté par rapport à l'an dernier malgré la crise (-0,5 %).

Dans le détail, on dénombre 58 195 redressements et liquidations judiciaires et 1 419 procédures de sauvegarde. Sachant que plus des deux tiers des jugements prononcés par les tribunaux sont des liquidations judiciaires directes.

La très grande majorité (93 %) des entreprises défaillantes en 2011 sont des micro-entreprises sans salarié et des TPE de moins de 10 salariés. Toutefois, les PME de plus de 50 salariés sont davantage touchées, 409 d'entre elles ayant déposé leur bilan en 2011, soit 10 % de plus que l'an passé (+41 % en 5 ans !). Dans cette catégorie, on compte 162 sociétés employant au moins 100 salariés, soit 14 % de plus qu'en 2010.

 

 Plusieurs secteurs continuent de connaître l’embellie déjà constatée en 2010 : le transport et la logistique (- 8 % de défaillances), l’industrie manufacturière (- 7,7 %), l’immobilier (- 7,4 %) ou encore la construction (- 4,7 %). En revanche, le commerce (+ 2,3 %) n’a pas confirmé la tendance favorable de l’an passé. Les services aux particuliers, quant à eux, continuent à souffrir (+ 2,4 %).

                               Christophe Pitaud

 

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Bonne année 2012 …

  Bonne et heureuse année 2012  à tous !  

 

Tous mes voeux !!!
Oser réaliser vos rêves. Oser concrétiser vos projets. Oser profiter de votre bonheur. Oser apprécier l'amour qu'on vous donne. Osez avoir tout le succès que vous méritez! Osez vivre tout simplement une année 2012 exceptionnelle ! 

Happy New Year 2012 to all!

All my best wishes!

Dare to achieve your dreams. Dare to realize your projects. Dare to take your happiness. Appreciate the love that dare to give you. Dare to have all the successyou deserve! Dare to live just one year exceptional 2012!

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Le traitement de Big Data, un sérieux défi pour les entreprises ! #Disruptive #innovation

Big Data

 

Alors que les entreprises se développent et génèrent de plus en plus de données, la capacité à les traiter et à les interpréter pourrait être un obstacle à leur utilisation.

Big Data. Sous cette formule un peu pittoresque se cache un phénomène préoccupant pour les entreprises: la multiplication de paquets de données à un niveau tel qu’il devient impossible de les gérer avec les outils actuels de gestion de bases de données. Ces informations hétérogènes, pas toujours structurées, sont difficiles à stocker, à retrouver et à partager. Ne serait-ce que la gestion des millions de photos téléchargées sur Facebook, pour ne citer qu’un exemple. Pourtant, exploiter cette masse de données est un atout pour les entreprises, notamment pour déceler les tendances d’un marché. Tant pour les grandes entreprises que pour celles encore en phase de développement qui doivent, pour la première fois, faire face à des pétaoctets d’informations. Selon une enquête menée par Ovum auprès d’utilisateurs de Big Data, les analystes expérimentés sont rares et les fournisseurs de plates-formes de gestion de données traditionnelles ne suffiront pas à traiter la masse attendue de données qui sera générée par les entreprises en 2012.

Un manque de spécialistes de la gestion de Big Data

Pour les entreprises qui cherchent à améliorer la gestion de leur masse d’informations, les analystes compétents ne sont pas légion. Ne pas trouver de tels talents serait même devenu un handicap et la bataille ferait rage pour trouver les spécialistes appropriés et les intégrer à une plate-forme spécifique. Des applications de gestion de données comme MapReduce (un kit de composant logiciel dédié aux grands volumes de données) sont censées aider à combler le manque de spécialistes, parce qu’elles sont relativement connues des analystes de données. Néanmoins, des entreprises comme Google et Facebook ne peuvent s’appuyer uniquement sur de tels outils et ont besoin de nouveaux experts de haut vol et de nouvelles plates-formes.

Différentes plates-formes pour résoudre la gestion de données

Comme les techniques de nettoyage des données et de gestion du cycle de l’information sont en constante évolution, les personnes interrogées estiment que les problèmes de Big Data peuvent être résolus de différentes manières. Des plate-formes dites NoSQL (Not only a Standard Query Language), servant au stockage rapide et à la récupération des données pléthoriques, sont des outils sous-utilisées par les entreprises de plus petite taille. Elles permettent le stockage en exabytes, où l’unité est égale à un milliard de gigabytes de données. Par ailleurs, la base logicielle supportant les applications intensives en information, connu sous le nom de Hadoop, a été conçue pour travailler sur des milliers de petabytes de données. Le cloud computing représente également pour les entreprises une option clé pour la gestion des problèmes de Big Data.

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Un constat sévère sur la compétitivité de la France, Actualités

Lors du sommet social à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.


« A l’issue de cette réunion, nous ne serons probablement pas d’accord sur tout »
. Enouvrant ce mercredi matin le sommet sur la crise, Nicolas Sarkozy sait qu’il y a des mots qui fâchent et qu’il ne vaut mieux pas prononcer. Comme celui de TVA sociale, dont le projet est rejeté en bloc par les syndicats. Si les contours précis de la réforme du financement de la protection sociale ne devraient pas être abordés ce mercredi, le chef de l’Etat a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.

« Notre compétitivité extérieure n’est pas une donnée abstraite. Elle se mesure par notre balance commerciale, déficitaire de 83 milliards d’euros», a expliqué Nicolas Sarkozy. Particulièrement élevé, ce montant prend en compte la valeur des importations jusqu’au passage à notre frontière (échange Caf-fab). Ce n’est généralement pas celui pris en compte pour établir une symétrie dans l’évaluation des importations et des importations. Sans tenir compte des frais d’acheminement des importations, le déficit commercial de 2011 sera « plus proche de 70 milliards » que des 75 milliards, avait précisé mardi Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Ce qui constitue déjà un niveau sans précédent.

Au-delà, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la perte de part de marché de la France au cours de la dernière décennie. Perte dans le commerce mondial liée à la montée en puissance des pays émergents mais, surtout, perte par rapport à nos voisins européens. « Depuis 2000, la part de nos exportations dans celles de la zone euro est passée de 15,8% à 12,6% », a souligné le chef de l’Etat. Et depuis 1995, « le consommateur français achète 50% de plus de produits importés ».

Le poids des charges sociales

Tout en récusant l’idée qu’un redressement se gagne uniquement « par la compression des coûts et en particulier du coût du travail », c’est toutefois sur cet aspect que Nicolas Sarkozy a ciblé son intervention :« Le coût du travail par unité produite a augmenté de 20% en France alors qu’il augmentait de 7% en Allemagne entre 2000 et 2009 », a estimé le chef de l’Etat. Et d’indiquer que la France a perdu un avantage compétitif au cours des dix dernières années, les coûts salariaux horaires ayant « progressivement rattrapé ceux de l’Allemagne » dans l’industrie. En cause : le poids des charges sociales : pour un salaire brut de 2.500 euros, « le poids des charges patronales est deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne », a insisté Nicolas Sarkozy.

Le président de la République entend donc poursuivre les réformes structurelles. Sans prononcer le mot de TVA sociale, le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, plaidé pour « une diversification accrue des sources de financement » de la protection sociale et « de faire contribuer les importations ».

Si le constat est sévère, Nicolas Sarkozy veut tout de même voir dans le ralentissement du rythme de perte de marché au cours des dernières années les premiers effets de sa politique (crédit impôt recherche, réforme de la taxe professionnelle…). Dans une récente étude, l’institut Coe-Rexecode avait noté que le recul des parts de marché par rapport à nos voisins de la zone euro, était moins rapide depuis 2007 : de 0,17 point par an, contre 0,4 point par an au cours de la décennie précédente par rapport à nos voisins européens. Compte tenu de la crise de 2008-2009, « il reste difficile de savoir si cette évolution récente est liée à la conjoncture économique ou à une inflexion de nature structurelle », indiquait aux « Echos », Denis Ferrant, directeur général de Coe-Rexecode. « Il est également possible que la base des exportateurs se soit rétrécie sur les plus compétitifs et que se manifestent les premiers effets des mesures de politique industrielle et d’innovation des dernières années ».

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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