Le patron d’Apple, Tim Cook, en visite secrète à Paris ? – Challenges.fr
Créé le 01-03-2012
Par Laurent Calixte
EXCLUSIF Le jet du successeur de Steve Jobs est en ce moment même stationné à l'aéroport du Bourget. Le PDG d'Apple est vraisemblablement venu en personne en France pour régler le litige avec une partie de ses revendeurs.

Il est également vraisemblable que, dans le cadre du lancement de l’Ipad 3 dans une semaine, il soit venu renforcer ou créer des partenariats avec des éditeurs de contenu français, commeLe Monde et Hachette, à qui Apple avait présenté l’Ipad en exclusivité peu de temps avant son lancement.
Interrogé pour savoir si leur patron était effectivement à Paris, le service de presse d’Apple France se contente d'une réponse lapidaire : "Nous ne commentons ni les rumeurs ni les spéculations". De même que, contacté pour savoir s’il allait rencontrer ou avait déjà vu Tim Cook, eBizcuss, l’un des principaux revendeurs Apple indépendants en Europe, a répondu par la voix de l'un de ses dirigeants : "je ne peux rien vous dire pour l’instant, pas de commentaire”.
On se souvient que François Prudent, PDG de eBizcuss, avait dénoncé en janvier dans Challenges.fr les méthodes agressives d’Apple vis-à-vis de ces revendeurs -Apple privilégierait en fait son réseau de revendeurs en propre, les Apple Retail Stores (ARS), au détriment des APR, qu’il laisserait péricliter. Produits non livrés à temps, marge réduite par rapport à celle des ARS, création d’ARS dans des zones de chalandises où se trouvent déjà implantés des APR, obligations diverses et contraignantes (notamment au niveau de la déco) rendent la vie des APR très difficile.
Conséquence : "notre chiffre d'affaires a baissé de 30% lors du troisième trimestre 2011 (alors qu’Apple a vu son CA croître de 60% cette année-là), notre action a baissé de 50% depuis un an, et notre capitalisation boursière a été divisée par 5 depuis deux ans, sans parler de l’emploi des 130 salariés en France, qui est menacé", avait alors déclaré François Prudent à Challenges.fr le 6 janvier dernier.
"Depuis la disparition de Steve Jobs, les gens ont peur pour leur emploi"
Interrogé sur le fait de savoir si la nomination de Tim Cook avait fait évoluer la position d’Apple, il avait répondu : "Je ne sais pas si les choses vont mieux ou moins bien depuis la nomination de Tim Cook. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que depuis la disparition de Steve Jobs, on sent que les gens ont peur pour leur emploi et qu’ils n’osent pas bouger".
Enfin, quant à la question de savoir quelles questions il aimerait poser à Tim Cook s’il devait le rencontrer, François Prudent avait répondu : "En cas de dilemmes – et ils sont potentiellement nombreux -, Apple favorisera toujours ses Apple Stores. Mais dans ce cas, pourquoi conserver un réseau de revendeurs ? Surtout s’ils refusent de nous livrer les produits au bon moment, et qu’ils nous imposent des prix excessivement élevés -ou des marges excessivement faibles, ce qui revient au même. Mais ce que nous voulons surtout, c’est que Apple vienne enfin nous expliquer quelle est sa stratégie multicanal, et quelle est la place du réseau des revendeurs dans cette stratégie."
Tim Cook profiterait donc de sa visite parisienne pour régler ce dossier : "il n’est pas du tout absurde que le patron d’Apple se déplace en personne pour régler ce type de litige, confie une source proche du dossier : les enjeux financiers en cas de litige juridique pourraient être considérables"
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Le patron d’eBay annonce la mort du e-commerce
DECRYPTAGE Incorrigible provocateur, John Donahoe a dévoilé lors d’un show les derniers projets de son entreprise. eBay veut devenir un acteur incontournable du commerce. Et pour y parvenir, son PDG frappe fort.

« Le e-commerce n’existe plus » déclare John Donahoe, PDG d’eBay. Provocateur à souhait, chemise ouverte et jean, l’entrepreneur californien a bien préparé son show devant un parterre de développeurs spécialisés dans la création d’applications pour le commerce électronique. Médusé, le public reste interdit.
« Ce qui existera, c’est le commerce, le commerce tout court, sans qu’il y ait plus de distinction entre le e-commerce et le commerce traditionnel, poursuit John Donahoe. La frontière entre le commerce en ligne et hors connexion va disparaître. » Exemple? La possibilité de commander en ligne et d’aller chercher le produit dans une boutique physique. Ou encore recevoir des bons de réduction sur son téléphone portable plutôt que d’avoir des coupons de papier à présenter à la caisse. Sans compter la possibilité de payer ses achats dans une boutique classique avec son téléphone portable.
La plate-forme d’eBay sera désormais ouverte à tous les développeurs
L’enjeu est crucial pour eBay qui n’existe que dans le monde virtuel. Si la frontière s’abolit, que devient la salle de marché mondiale? En aura-t-on encore besoin? Les acheteurs et les vendeurs pourraient se retrouver directement via Facebook, Google ou autre. Ebay a donc décidé de frapper un grand coup en essayant de devenir un acteur incontournable. D’abord, il ouvre sa plateforme de commerce à tous les développeurs qui le souhaitent, de façon totalement libre.
En jargon technique, le système informatique d’eBay devient « open source ». En apparence, cette annonce ne change pas grand chose pour le consommateur. En réalité, c’est un peu comme si Apple ouvrait iTunes à tous! « Les marchands ont besoin d’aide pour maintenir leurs sites à la pointe de l’innovation technologique, explique Naveed Anwar, responsable de la communauté du X.commerce. Cette ouverture va mener un flot de nouveautés considérables grâce aux applications que les développeurs vont créer. »
Payer avec PayPal va devenir plus simple
La seconde annonce d’eBay concerne la création de PayPal Access, une identité numérique qui permet à tout un chacun de s’identifier sur les sites marchands sans avoir à entrer autre chose que son log in PayPal. »L’intérêt est évident pour le consommateur, explique Alex Hoffmann, de PayPal France, il n’a plus qu’une seule identité pour tous les sites marchands. Il n’est pas obligé de remplir un formulaire fastidieux chaque fois qu’il va sur un nouveau site. Mais c’est aussi intéressant pour le marchand: il est sûr que l’acheteur est certifié par PayPal, et il pourra obtenir toutes les informations qu’il souhaite, sauf les informations bancaires que nous de diffusons jamais. »
« Il y aura davantage de changements dans le commerce en ligne au cours des trois prochaines années qu’il n’y en a eu depuis quinze ans », proclame John Donahoe. De fait, les prémisses d’un changement commencent à se faire sentir. « Le paiement par téléphone mobile représente déjà 5 milliards de dollars sur eBay, rappelle Alex Hoffmann, un vendeur comme «ventes privées.com» réalise déjà 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sur mobile, soit 10% de ses ventes. » Et John Donahoe n’hésite pas à prophétiser que le e-commerce représentera 10 trillions de dollars d’ici 2013.
Bien sûr, les questions qui fâchent, comme l’épineux problème de la livraison, les bugs sur les sites marchands, la pauvreté des services après vente, tout cela est balayé d’un revers de la main….
Paul Loubière
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Le site Delicious fait peau neuve, repasse en version bêta
Plus discret ces derniers temps, le gestionnaire de favoris Delicious n’en reste pas moins en développement et l’équipe annonce aujourd’hui le lancement d’une nouvelle version.
Fondé en 2003, racheté par Yahoo! en 2005 puis revendu à AVOS en avril 2011, Delicious fut l’un des premiers services communautaires centrant ses activités sur le partage de liens. Suite au rachat d’AVOS, les ingénieurs ont repensé l’architecture du site web. Parmi les principales fonctionnalités introduites dans cette version, notons Stacks (ou pile en français). Il s’agit pour l’internaute d’ajouter des liens pointant vers plusieurs types de contenu (texte, photos, vidéos…) traitant d’un même sujet, pour ensuite créer un dossier dynamique. Le nouveau site permet effectivement de prévisualiser les images et les vidéos. A l’instar des déclinaisons précédentes de Delicious, chaque lien peut être annoté mais il est également possible de mettre en valeur certains médias au sein d’un groupe
L’équipe a également revu l’ergonomie du site censé être plus simple à utiliser. Les libellés peuvent désormais être composés de plusieurs mots et l’internaute est en mesure d’ajouter son avatar personnel. Il est toujours possible de retrouver un bookmarklet, des extensions de navigateur ou d’importer/exporter ses favoris. En revanche si l’équipe explique prendre en charge l’interface de programmation de Delicious, notons que l’outil permettant de générer et de personnaliser un JavaScript récupérant ses favoris annotés par libellé n’est plus disponible au sein des options ou des outils.
Delicious est revenu en phase bêta et toute les fonctionnalités ne sont donc pas encore implementées. Voici une vidéo de présentation en anglais :
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Informatique et high tech
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Mozilla adopte WebRTC pour des communications audio/vidéo natives dans Firefox
La fondation Mozilla annonce qu’elle rejoindra le projet WebRTC de Google pour rendre possible les communications audio/vidéo en temps réel.
Rachetée pour 70 millions de dollars au mois de mai 2010, la technologie de GIPS a permis à Google de concocter un projet dévoilé en juin dernier et baptisé WebRTC. Rian Liebenberg, directeur de l’ingénierie à Google, déclarait lors du rachat : « le web, entendu comme plate-forme de développement, évolue rapidement, et les communications audio et vidéo instantanées deviennent des outils importants pour les utilisateurs ». WebRTC est ainsi décrit comme un projet permettant aux navigateurs web d’obtenir des fonctionnalités de communication en temps réel au travers d’interfaces de programmation JavaScript.
Sur son blog officiel, l’équipe de Mozilla Labs explique avoir analysé le projet concurrent d’Ericsson baptisé WebKitGTK+ ainsi que celui de Google et a finalement penché pour ce dernier. Plus précisément, Mozilla entend coupler cette technologie à de son extension Rainbow pour Firefox. En dévoilant celle-ci en octobre 2010, la fondation expliquait qu’il serait possible pour les développeurs web de procéder à des enregistrements audio et vidéo à partir des composants de leurs machines. Les fichiers sont ensuite convertis en Theora (pour la vidéo) et Vorbis (pour l’audio) puis placés au sein d’un conteneur Ogg. Grâce à l’usage d’interfaces de programmation HTML5 et de DOM ce conteneur peut ensuite être mis en ligne sur un serveur distant pour être exploité au sein d’une page web par la suite.
Au fil des mois, les développeurs ont changé maintes fois d’API au sein de Rainbow et la prochaine version sera donc basée sur celle de WebRTC. A l’instar de Google qui travaille déjà sur l’intégration de cette plateforme au sein de Google Chrome, Mozilla explique : « lorsque le projet sera arrivé à maturité et après avoir réglé les problèmes d’ordre technologique et ceux de l’interface utilisateur, nous aimerions aussi intégrer cette fonctionnalité au sein de Firefox. Il est un peu trop tôt pour dire quand cela prendra effet mais nous voulons le faire aussi vite que possible ! ».
Notons que WebRTC est aussi soutenu par Opera mais également par le consortium du W3C, chargé de réguler les standards du web. Au mois de mai, le groupe dévoilait d’ailleurs un prochain standard pour les échanges de type peer-to-peer directement au sein du navigateur.
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Le livre électronique se télécharge, mais il ne se vend pas
Plus encore que pour la musique dématérialisée, le baromètre REC (Référence e-Content) du deuxième trimestre 2011 révèle que les offres payantes ont le plus grand mal à convaincre les amateurs de livre électronique. Les ouvrages gratuits représentent effectivement pas moins de trois quarts du marché !
Si la consommation de livres numériques a progressé en France avec l’essor des liseuses électroniques mais aussi et surtout des tablettes, la tendance aura été plus profitable aux fabricants qu’aux libraires.
Plus de trois quart de téléchargements gratuits
77 % des ouvrages téléchargés l’ont ainsi été gratuitement, et autant de consommateurs (77 %) de livres dématérialisés s’en sont contentés, c’est-à-dire qu’ils n’en ont jamais acheté.
Il faut dire qu’un grand nombre d’ouvrages, à commencer par la plupart des classiques de la littérature, sont tombés dans le domaine public et sont ainsi proposés gratuitement et légalement : au milieu d’ouvrages payants dans les librairies d’Amazon et d’Apple, mais surtout sur des plateformes dédiées telles que celle de la Bibliothèque Nationale de France, Gallica ou Google Books. Ces trois dernières représentent ainsi à elles seules 52 % des téléchargements légaux.
Les libraires commerciales telles que la Fnac, Chapitre ou 1001Librairies se partagent seulement 41 % des téléchargements légaux.
Pire encore, sur l’ensemble des ouvrages téléchargés, plus d’un quart, 27 %, l’ont été illégalement !
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Le créateur tient à préciser : « Les antisémites n’ont pas besoin d’application pour lister les personnalités juives ».



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