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La France vue par les étrangers, Bernard Arnault : mais pourquoi les riches Français viennent en Belgique ?

 

lundi 10 septembre 2012 à 10h27

Rentiers et surtout entrepreneurs, les «Sans Difficultés Financières» d'outre-Quiévrain n'ont cessé de choisir la Belgique comme terre d'accueil fiscal.

Bernard Arnault, patron de LVMH. © Epa


«J'observe une très nette accélération des demandes de renseignements. Plus on parle de relèvement de l'ISF, plus il y a de Français qui, se posant déjà beaucoup de questions, font maintenant le voyage vers Bruxelles pour prendre tous les renseignements pratiques liés à une délocalisation», explique un banquier privé de très haut niveau, qui préfère rester anonyme. «Ils ne viennent pas ici pour se cacher. Ce sont des patrimoines transparents, parfaitement limpides. C'est une question de taux d'imposition. Notre précompte mobilier de 25 % sur les dividendes, ils le considèrent fort bas, vu qu'ils paient 36,5 % en France». 

 

Confirmation à la Société Générale : «En fait, contrairement aux Belges qui tiennent à la discrétion comme à la prunelle de leurs yeux, pour les Français, la transparence à l'égard du fisc n'est pas un problème. Ce n'est pas notre cotisation supplémentaire de 4 % de précompte sur les revenus mobiliers qui va empêcher les Français de s'exiler en Belgique». 

 

Les Français se plaignent de l'insécurité fiscale qui règne chez eux, où on change les règles du jeu à tout bout de champ… soit exactement ce que les fiscalistes belges dénoncent ici ! Ce serait donc pire là-bas ? Le fait que Didier Reynders soit resté ministre des Finances pendant 12 ans leur paraît en tout cas fort rassurant, rapportent plusieurs interlocuteurs. 

 

Quel est le profil des futurs expatriés fiscaux ? 

 


Il en est deux essentiellement : d'anciens dirigeants retraités, qui veulent esquiver l'impôt sur la fortune, et des patrons sur le point de vendre leur entreprise en évitant la plus-value, observe très classiquement Frédéricq Jacquet (Deloitte). Les seconds sont beaucoup plus nombreux que les premiers, parfois bien connus et donc plus emblématiques. L'absence d'imposition des plus-values en Belgique est en effet un critère essentiel pour un entrepreneur français qui souhaite vendre sa société. S'il est parti de rien, le prix de vente sera presque entièrement de la plus-value et il sera donc imposé à quelque 32,5 % en France. Ce tiers ainsi ponctionné est jugé confiscatoire par de nombreux entrepreneurs. 

 

Les donations bénéficient également d'un régime très favorable en Belgique, mais ceci concerne peu les Français, avertit Michel de Villenfagne (Banque Transatlantique) : pour transmettre à ses enfants en bénéficiant du régime belge, il faut que ces enfants résident également en Belgique, ce qui est l'exception. Par contre, s'ils savent bien que la Belgique n'impose ni la fortune ni la plus-value, les exilés fiscaux ignorent généralement tout des intérêts notionnels. C'est une agréable découverte, observe un banquier. «Déduire un intérêt fictif de ses fonds propres est pour eux fabuleux», renchérit un autre. 

 

Pour en revenir à l'identité des futurs exilés fiscaux, la palette est large puisqu'un interlocuteur observe des entrepreneurs «plus modestes» que naguère, tandis qu'un autre rencontre au contraire davantage de «gros rentiers» que par le passé. Les Parisiens restent les plus nombreux, mais la province effectue une percée : l'ouest de la France, mais aussi le sud, jusqu'à Marseille et Toulouse. 

Trends.be




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Faurecia devient la première source de profit du groupe PSA Peugeot Citroën, Actualités

Malgré la morosité du marché européen, le sixième équipementier automobile mondial a enregistré en 2011 les meilleurs résultats de son histoire. Son bénéfice net a grimpé de 84 %. La filiale à 57 % de PSA devrait rester sa première source de bénéfice pendant plusieurs années encore.

Frappé de plein fouet par la crise en Europe, PSA Peugeot Citroën peut au moins compter sur Faurecia. Sa filiale d'équipement automobile, longtemps déficitaire et considérée comme un boulet, est désormais la première source de profit du groupe. Et elle devrait le rester plusieurs années encore.

Chiffre d'affaires meilleur qu'attendu, marge opérationnelle et bénéfice net en très forte hausse : le sixième équipementier automobile mondial, dont le constructeur français détient 57 % du capital, a publié ce mercredi de très bons résultats annuels. C'est même la « meilleure performance du groupe », s'est félicité son PDG, Yann Delabrière. Un succès lié notamment à la bonne santé des voitures… allemandes.

Tirant un trait sur les années noires, Faurecia a enregistré un chiffre d'affaires de 16,2 milliards d'euros, en hausse de 17 %. Sièges, tableaux de bord, systèmes d'échappement ou encore prototypes : la croissance a été générale. Le groupe a profité du rebond de l'automobile aux Etats-Unis, où ses ventes ont grimpé de près de 33 %. Même si sa part reste encore limitée, l'Asie n'est pas en reste (+ 15 %). L'Europe aussi a été au rendez-vous puisque les revenus tirés de la vente d'équipements y ont progressé de 11 %. La recette ? Elle se trouve outre-Rhin puisque les trois champions du made in Germany Volkswagen, BMW et Daimler ont représenté la moitié des débouchés de Faurecia sur le Vieux Continent. Au total, l'entreprise a réussi à ne plus dépendre qu'à 16 % des commandes de sa maison mère.

Ces chiffres ont mécaniquement profité à la marge opérationnelle, qui a progressé de 43 %, pour atteindre 651 millions. La hausse est encore plus spectaculaire (+ 84 %) pour le bénéfice net, passé à 371 millions d'euros.

Satisfecit de PSA

Philippe Varin, le PDG de PSA, a donc toutes les raisons de partager le satisfecit de Yann Delabrière. Le constructeur français est le seul en Europe dont les ventes de véhicules ont reculé l'année dernière. En cause, l'Europe, justement, qui l'oblige à se restructurer. Dans ce contexte, les 57 % de Faurecia valent cher.

Dans une étude publiée cette semaine, HSBC évalue cette participation au même niveau que celle de la branche automobile de PSA, pourtant 2,5 fois plus grosse. La comparaison est encore plus cruelle au niveau de la marge : les analystes de la banque tablent sur un bénéfice d'exploitation de 668 millions cette année pour l'équipementier, contre une perte de 166 millions pour la branche automobile.

Comme dans l'aéronautique, les sous-traitants de rang 1 vivent désormais mieux que leurs donneurs d'ordre. Faurecia ne peut cependant pas échapper aux contraintes macroéconomiques. Malgré le dynamisme des pays émergents auxquels il consacre la majorité de ses investissements, l'équipementier ne table que sur 1 % à 3 % de croissance cette année. « Quand nos clients ont des jours de chômage technique, nous sommes exactement au même régime », a reconnu Yann Delabrière. Les champions allemands ne peuvent pas tout compenser.

ALAIN RUELLO

 

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Ces banquiers français sous surveillance qui préfèrent lâcher le gouvernail #banque
Irène Inchauspé

Par Irène Inchauspé

DECRYPTAGE Coup sur coup, Christophe de Backer a annoncé son départ de la filiale française d’HSBC et Vincent Taupin du Crédit du Nord

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s'était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s’était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

A un jour d’intervalle, deux directeurs généraux de banque ont annoncé leur départ. Le 10 janvier, c’était Christophe de Backer, 50 ans, directeur général d’HSBC France et le lendemain celui du Crédit du NordVincent Taupin, 53 ans. A priori pas grand-chose de commun entre ces deux banquiers. Pourtant, ils partent tous les deux seulement deux ans après avoir pris les rênes de leur établissement, et sans doute en raison d’une même frustration.

Etre le patron d’une filiale de la World Company (HBSC est l’une des plus grandes banques mondiales), n’est pas réjouissant tous les jours. Car tout vient de Londres, tout se décide à Londres, et dans ce groupe, où la discipline prime parfois sur l’intelligence, aucune fantaisie n’est tolérée.

Christophe de Backer a donc préféré quitter l’établissement, où il aura passé 20 ans. Il rejoindra le ler février le groupe Edmond de Rothschild pour prendre, « dans un premier temps », la présidence du comité exécutif de la banque privée à Genève. Mais il pourrait devenir en septembre le président du directoire de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild à Paris, à la place de Michel Cicurel qui a annoncé son départ à cette date.

Vincent Taupin lui aussi, aurait sans aucun doute préféré être seul maître à bord. Mais début 2010, la Société Générale, après avoir racheté à Dexia les 20% du Crédit du Nord qui lui manquait pour en être le seul actionnaire, a choisi de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général de la banque d’origine nordiste.

La présidence du Crédit du Nord fut confiée à Jean-François Samarcelli, patron de la banque de détail de la Société Générale, et la direction générale à Vincent Taupin. Mais cet homme qui a un tempérament d’entrepreneur ne pouvait supporter la situation très longtemps. Il va donc prendre la direction d’Alma Consulting Group, un cabinet spécialisée dans la réduction de coûts.

Un comble pour cet homme qui est un « développeur », comme il l’a brillamment démontré chez Boursorama. Besoin d’autonomie donc, mais aussi perspectives de rémunération très confortable alors que le secteur bancaire a un avenir plus qu’incertain, ces deux « charmeurs » n’ont pas laissé passer leur chance.

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Taxe Tobin : Paris veut aller vite, Berlin préfère la voie européenne, Actualités

Paris pourrait lancer sous peu une taxe sur les transactions financières, annonce le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Berlin redit sa préférence pour une solution européenne.

La France veut précipiter le calendrier des négociations de la taxe « Robin des bois ». Paris « donnera l’exemple » en prenant d’ici la fin du mois de janvier des décisions concernant une taxe sur les transactions financières, avec ou sans l’Allemagne, a annoncé vendredi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,Henri Guaino.

L’Allemagne a réagi rapidement en indiquant qu’elle ne déciderait pas seule d’une taxation sur les transactions financières, redisant sa préférence pour un solution européenne, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, alors que la France venait de se dire prête à agir seule. «La position allemande est inchangée: (….) le but est d’aboutir à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’Union européenne», a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, interrogé sur la réponse de Berlin à l’annonce par Paris de vouloir agir seule pour «montrer l’exemple».

Le sujet devrait être au menu de la rencontre entre le président français et la chancelière allemande Angela Merkel prévue lundi prochain à Berlin et du Conseil européen programmé le 30 janvier à Bruxelles.« Des décisions seront prises avant la fin du mois de janvier pour ce qui concerne la France. On attend aussi une décision de Bruxelles », a déclaré Henri Guaino sur RMC. « La France donnera l’exemple sur ce sujet. On verra les modalités. »

« C’est mieux s’il y a l’Allemagne, moi j’espère qu’on le fera avec l’Allemagne, nous allons continuer à en discuter dans les jours et dans les semaines qui viennent, mais la France est prête à donner l’exemple sur ce sujet et elle espère pouvoir entraîner les autres », a-t-il précisé.

Le ministre français des Finances, François Baroin, avait évoqué le mois dernier la possibilité d’une « contribution » franco-allemande à la taxe sur les transactions financières en Europe appelée à être « opérationnelle » en 2013. Et, mercredi, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti a assuré que la taxe serait mise « en place avant la fin de l’année 2012 ».

Reste à savoir quelles sont les chances de rallier tout ou partie des pays membres de la zone euro, et ayant un certain poids dans la sphere financière. On sait déjà que Londres est totalement opposée au projet. Mais Paris a, sur le principe au moins, l’appui de Berlin à un projet concerté, ainsi que celui de plusieurs autres capitales européennes. En milieu d’après-midi vendredi, le chef du gouvernement italien Mario Monti a lui aussi jugé «nécessaire» que les différents pays européens «n’aillent pas en solitaire dans l’application» de la taxe sur les transactions financières. L’attitude des instances communautaires elles-mêmes est, en revanche, encore incertaine, y compris sur le fond.

LES ECHOS (SOURCE REUTERS)

 

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Deux-tiers des Français contre un abandon de l’euro et un retour au franc, France

© AFP/Archives – Joel Saget

© AFP/Archives - Joel Saget

Près des deux-tiers des Français (64%) se prononcent contre l’idée d’un abandon de l’euro et un retour au franc, tandis que 36% le souhaiteraient, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans le Journal du dimanche, à l’occasion du 1Oème anniversaire de la monnaie unique.

Pourtant, la moitié des sondés (50%) pensent avec le recul que l’euro a été « plutôt une mauvaise chose », contre 35% qui considèrent que c’est « plutôt une bonne chose » et 15% « ni une bonne ni une mauvaise chose ».

Les Français sont encore 43% à convertir les euros en francs pour mieux évaluer les prix. En décembre 2003, ils étaient 73% à le faire.

Et 54% seraient favorables à un retour au double affichage des prix en francs et en euros.

Une large majorité, 81%, estiment que le passage à la devise européenne s’est traduit par une forte hausse des prix.

Un peu plus de la moitié des sondés (52%) voit dans l’euro « un handicap » dans le contexte de la crise économique et financière des trois dernières années, 26% le qualifient d’ »atout » et pour 22% c’est « ni l’un ni l’autre ».

Sondage réalisé en ligne du 29 au 30 décembre auprès d’un échantillon de 901 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, suivant la méthodes des quotas.

 

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La banque franco-belge Dexia doit organiser sa propre disparition, Actualités

Après une lutte durant trois ans, la crise de la dette souveraine a eu raison de Dexia. Son administrateur délégué, Pierre Mariani, est chargé d’organiser le cantonnement de ses actifs les plus risqués tout en cédant ses franchises commerciales.

La forme est sauve. Les actionnaires français et belges de Dexia restent unis pour le meilleur et pour le pire : la scission ne passera pas par eux. A l’issue d’un conseil d’administration qui a duré six heures lundi soir, ils ont réaffirmé « leur unité et leur solidarité dans l’étape qui s’ouvre ».

Sur le fond, c’est pourtant bien la fin de l’aventure franco-belge qui se dessine entre les lignes du reste de ce communiqué sibyllin. Le conseil d’administration y confie en effet à Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, le soin de préparer « les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes structurels qui pénalisent les activités opérationnelles du groupe et ouvrir de nouvelles perspectives de développement à ses franchises commerciales historiques en Belgique et en France ».

Véhicule de cantonnement

En d’autres termes, Dexia mène une lutte quotidienne pour trouver assez de liquidités pour financer ses activités. Son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros hérité de la crise est devenu ingérable. Il compte notamment 21 milliards d’euros de dettes souveraines de pays européens dont la solvabilité est aujourd’hui mise en doute. Première victime avec l’américain Lehman Brother’s de la crise de liquidités en 2008, Dexia est ainsi encore la première victime de la crise de la dette.

Mais d’autres actifs spécialisés dans le financement des acteurs publics alourdissent le fardeau : les filiales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne mais aussi le véhicule de financement allemand DKD, équivalent de Dexia Municipal Agency (DexMa) en France. La première mesure consiste donc à isoler l’ensemble de ces actifs dans une structure à part, DexMa, faisant l’objet d’une solution française spécifique avec la Caisse des Dépôts et La Banque Postale. 90 % de ces actifs dépendent déjà de la structure juridique de Dexia Crédit Local. C’est donc elle qui fera office de véhicule de cantonnement. « Cette structure bénéficiera de la garantie de financement de la France et de la Belgique », assure Pierre Mariani. La France était réticente à apporter cette garantie lundi soir mais la dégringolade du cours de Dexia de plus de 37 % ce mardi dans la matinée a convaincu le ministre des Finances français de clarifier ses positions. « Les Etats belge et français répondront présents comme en 2008 », a confirmé François Baroin.

Cessions des entités les plus attractives

En parallèle, Pierre Mariani est chargé d’organiser la cession au meilleur prix des entités les plus attractives. L’objectif est de libérer autant de fonds propres que possible pour alimenter la structure de cantonnement de DCL et lui permettre de se refinancer. Les marchés sont donc ouverts pour le fleuron turc, DenizBank, la coentreprise RBC Dexia, ou encore la filiale de gestion d’actifs Dexia AM. L’avenir du réseau de banque de détail belge Dexia Bank Belgique (DDB) et celui de Banque internationale du Luxembourg (BIL) devraient faire l’objet d’un traitement plus politique compte tenu de leur importance dans le paysage économique des deux pays.

Quel sera le coût social de ce démantèlement ? Si le plan de charge des équipes de DCL semble assuré par la gestion de la structure de cantonnement et des prêts aux collectivités locales françaises, l’inquiétude des équipes du holding de tête du groupe bancaire est légitime. « Beaucoup de ces personnes travaillent pour les entités opérationnelles de Dexia, elles ont donc vocation à retourner dans ces différents métiers », assure-t-on chez Dexia. A quelle condition ? C’est la question que tous se posent.

NINON RENAUD

 

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Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités

 

Ce matin, la France et la Belgique ont accordé leur garantie sur les financements levés par la banque. Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se sont résolus hier à préparer son démantèlement.

 

Dexia s’effondre en Bourse ce mardi 4 octobre, alors que se profile son démantèlement. Le titre a perdu jusqu’à 37,7 % en début de séance. En milieu de matinée, les ministres des Finances belge et français ont annoncé que les deux Etats s’engagent à apporter leur garantie à la banque franco-belge. Une annonce de nature à rassurer les investisseurs en témoignant du soutien de ses actionnaires.

Garantie sur les financements levés par la banque

« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers. A cette fin, ils s’engagent à apporter leur garantie aux financements levés par Dexia », ont indiqué les deux ministères dans un communiqué.

A la mi-journée, le titre a légèrement réduit ses pertes. Vers 11h45, il chute encore de 22,4 % à 1,009 euro.

Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia. Un projet qui a fait d’emblée fait plonger le titre à l’ouverture des marchés boursiers.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Structure de défaisance

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ses actionnaires avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus). Ils auraient finalement estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi 5 octobre au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

 

 

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Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités

Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se résolvaient hier à dessiner l’adossement des activités stratégiques du groupe sur le modèle du métier des collectivités locales.

Aux grands maux les grands remèdes. Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Soutenir la banque jusqu’au bout

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ceux-ci confirmeraient ainsi leur engagement de soutenir Dexia jusqu’au bout. Alors qu’ils avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus), ses actionnaires auraient estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Note sous surveillance

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

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Le groupe familial Oberthur bientôt racheté par un fonds américain – Challenges.fr

Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.

Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.

Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.

Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.

En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.

Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.

Oberthur (c) Sipa

Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.

Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.

Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.

En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.

 

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