Faurecia devient la première source de profit du groupe PSA Peugeot Citroën, Actualités
Malgré la morosité du marché européen, le sixième équipementier automobile mondial a enregistré en 2011 les meilleurs résultats de son histoire. Son bénéfice net a grimpé de 84 %. La filiale à 57 % de PSA devrait rester sa première source de bénéfice pendant plusieurs années encore.
Frappé de plein fouet par la crise en Europe, PSA Peugeot Citroën peut au moins compter sur Faurecia. Sa filiale d'équipement automobile, longtemps déficitaire et considérée comme un boulet, est désormais la première source de profit du groupe. Et elle devrait le rester plusieurs années encore.
Chiffre d'affaires meilleur qu'attendu, marge opérationnelle et bénéfice net en très forte hausse : le sixième équipementier automobile mondial, dont le constructeur français détient 57 % du capital, a publié ce mercredi de très bons résultats annuels. C'est même la « meilleure performance du groupe », s'est félicité son PDG, Yann Delabrière. Un succès lié notamment à la bonne santé des voitures… allemandes.
Tirant un trait sur les années noires, Faurecia a enregistré un chiffre d'affaires de 16,2 milliards d'euros, en hausse de 17 %. Sièges, tableaux de bord, systèmes d'échappement ou encore prototypes : la croissance a été générale. Le groupe a profité du rebond de l'automobile aux Etats-Unis, où ses ventes ont grimpé de près de 33 %. Même si sa part reste encore limitée, l'Asie n'est pas en reste (+ 15 %). L'Europe aussi a été au rendez-vous puisque les revenus tirés de la vente d'équipements y ont progressé de 11 %. La recette ? Elle se trouve outre-Rhin puisque les trois champions du made in Germany Volkswagen, BMW et Daimler ont représenté la moitié des débouchés de Faurecia sur le Vieux Continent. Au total, l'entreprise a réussi à ne plus dépendre qu'à 16 % des commandes de sa maison mère.
Ces chiffres ont mécaniquement profité à la marge opérationnelle, qui a progressé de 43 %, pour atteindre 651 millions. La hausse est encore plus spectaculaire (+ 84 %) pour le bénéfice net, passé à 371 millions d'euros.
Satisfecit de PSA
Philippe Varin, le PDG de PSA, a donc toutes les raisons de partager le satisfecit de Yann Delabrière. Le constructeur français est le seul en Europe dont les ventes de véhicules ont reculé l'année dernière. En cause, l'Europe, justement, qui l'oblige à se restructurer. Dans ce contexte, les 57 % de Faurecia valent cher.
Dans une étude publiée cette semaine, HSBC évalue cette participation au même niveau que celle de la branche automobile de PSA, pourtant 2,5 fois plus grosse. La comparaison est encore plus cruelle au niveau de la marge : les analystes de la banque tablent sur un bénéfice d'exploitation de 668 millions cette année pour l'équipementier, contre une perte de 166 millions pour la branche automobile.
Comme dans l'aéronautique, les sous-traitants de rang 1 vivent désormais mieux que leurs donneurs d'ordre. Faurecia ne peut cependant pas échapper aux contraintes macroéconomiques. Malgré le dynamisme des pays émergents auxquels il consacre la majorité de ses investissements, l'équipementier ne table que sur 1 % à 3 % de croissance cette année. « Quand nos clients ont des jours de chômage technique, nous sommes exactement au même régime », a reconnu Yann Delabrière. Les champions allemands ne peuvent pas tout compenser.
ALAIN RUELLO
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Ces banquiers français sous surveillance qui préfèrent lâcher le gouvernail #banque
DECRYPTAGE Coup sur coup, Christophe de Backer a annoncé son départ de la filiale française d’HSBC et Vincent Taupin du Crédit du Nord

A un jour d’intervalle, deux directeurs généraux de banque ont annoncé leur départ. Le 10 janvier, c’était Christophe de Backer, 50 ans, directeur général d’HSBC France et le lendemain celui du Crédit du Nord, Vincent Taupin, 53 ans. A priori pas grand-chose de commun entre ces deux banquiers. Pourtant, ils partent tous les deux seulement deux ans après avoir pris les rênes de leur établissement, et sans doute en raison d’une même frustration.
Etre le patron d’une filiale de la World Company (HBSC est l’une des plus grandes banques mondiales), n’est pas réjouissant tous les jours. Car tout vient de Londres, tout se décide à Londres, et dans ce groupe, où la discipline prime parfois sur l’intelligence, aucune fantaisie n’est tolérée.
Christophe de Backer a donc préféré quitter l’établissement, où il aura passé 20 ans. Il rejoindra le ler février le groupe Edmond de Rothschild pour prendre, « dans un premier temps », la présidence du comité exécutif de la banque privée à Genève. Mais il pourrait devenir en septembre le président du directoire de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild à Paris, à la place de Michel Cicurel qui a annoncé son départ à cette date.
Vincent Taupin lui aussi, aurait sans aucun doute préféré être seul maître à bord. Mais début 2010, la Société Générale, après avoir racheté à Dexia les 20% du Crédit du Nord qui lui manquait pour en être le seul actionnaire, a choisi de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général de la banque d’origine nordiste.
La présidence du Crédit du Nord fut confiée à Jean-François Samarcelli, patron de la banque de détail de la Société Générale, et la direction générale à Vincent Taupin. Mais cet homme qui a un tempérament d’entrepreneur ne pouvait supporter la situation très longtemps. Il va donc prendre la direction d’Alma Consulting Group, un cabinet spécialisée dans la réduction de coûts.
Un comble pour cet homme qui est un « développeur », comme il l’a brillamment démontré chez Boursorama. Besoin d’autonomie donc, mais aussi perspectives de rémunération très confortable alors que le secteur bancaire a un avenir plus qu’incertain, ces deux « charmeurs » n’ont pas laissé passer leur chance.
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Deux-tiers des Français contre un abandon de l’euro et un retour au franc, France
Près des deux-tiers des Français (64%) se prononcent contre l’idée d’un abandon de l’euro et un retour au franc, tandis que 36% le souhaiteraient, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans le Journal du dimanche, à l’occasion du 1Oème anniversaire de la monnaie unique.
Pourtant, la moitié des sondés (50%) pensent avec le recul que l’euro a été « plutôt une mauvaise chose », contre 35% qui considèrent que c’est « plutôt une bonne chose » et 15% « ni une bonne ni une mauvaise chose ».
Les Français sont encore 43% à convertir les euros en francs pour mieux évaluer les prix. En décembre 2003, ils étaient 73% à le faire.
Et 54% seraient favorables à un retour au double affichage des prix en francs et en euros.
Une large majorité, 81%, estiment que le passage à la devise européenne s’est traduit par une forte hausse des prix.
Un peu plus de la moitié des sondés (52%) voit dans l’euro « un handicap » dans le contexte de la crise économique et financière des trois dernières années, 26% le qualifient d’ »atout » et pour 22% c’est « ni l’un ni l’autre ».
Sondage réalisé en ligne du 29 au 30 décembre auprès d’un échantillon de 901 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, suivant la méthodes des quotas.
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Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités
Ce matin, la France et la Belgique ont accordé leur garantie sur les financements levés par la banque. Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se sont résolus hier à préparer son démantèlement.
Dexia s’effondre en Bourse ce mardi 4 octobre, alors que se profile son démantèlement. Le titre a perdu jusqu’à 37,7 % en début de séance. En milieu de matinée, les ministres des Finances belge et français ont annoncé que les deux Etats s’engagent à apporter leur garantie à la banque franco-belge. Une annonce de nature à rassurer les investisseurs en témoignant du soutien de ses actionnaires.
Garantie sur les financements levés par la banque
« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers. A cette fin, ils s’engagent à apporter leur garantie aux financements levés par Dexia », ont indiqué les deux ministères dans un communiqué.
A la mi-journée, le titre a légèrement réduit ses pertes. Vers 11h45, il chute encore de 22,4 % à 1,009 euro.
Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia. Un projet qui a fait d’emblée fait plonger le titre à l’ouverture des marchés boursiers.
Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.
Structure de défaisance
Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ses actionnaires avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus). Ils auraient finalement estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.
La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.
Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.
Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi 5 octobre au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.
NINON RENAUD
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Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités
Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se résolvaient hier à dessiner l’adossement des activités stratégiques du groupe sur le modèle du métier des collectivités locales.
Aux grands maux les grands remèdes. Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia.
Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.
Soutenir la banque jusqu’au bout
Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ceux-ci confirmeraient ainsi leur engagement de soutenir Dexia jusqu’au bout. Alors qu’ils avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus), ses actionnaires auraient estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.
La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.
Note sous surveillance
Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.
Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.
NINON RENAUD
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Le groupe familial Oberthur bientôt racheté par un fonds américain – Challenges.fr
Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.
Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.
Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.
Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.
En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.
Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.

Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.
Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.
Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.
En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.
viaLe groupe familial Oberthur bientôt racheté par un fonds américain – Challenges.fr.







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