Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités
La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.
Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».
Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.
Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».
Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.
Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.
Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.
KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN
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L’Europe débloque 3 milliards d’euro pour le Portugal et l’Irlande | International
BRUXELLES
L’opération, qui s’est faite via le mécanisme européen de stabilisation financière (FESM) a reçu une forte demande (5,2 milliards d’euros) et «les carnets d’ordres ont été remplis en deux heures», indique l’UE dans un communiqué.
Le coupon payé sera de 3,75% et l’opération s’est faite à 125 points de base au-dessus du taux moyen, précise l’UE, sans plus de commentaires.
Cette émission obligataire, la première de l’UE en 2012, a attiré principalement des investisseurs au sein de l’Union européenne, en particulier d’Allemagne (70%), de Grande-Bretagne (13%) et du Bénélux (8%). Quelque 4% des investisseurs viennent de Suisse.
Grâce à cette opération, le Portugal et l’Irlande, qui sont sous assistance financière de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI), recevront chacun 1,5 milliard d’euros. Ces sommes seront versées le lundi 16 janvier.
En 2011, l’UE a procédé à sept émissions obligataires de ce type qui lui ont permis de lever 28 milliards d’euros via le FESM et 1,2 milliard via le mécanisme de balance des paiements destiné aux pays européens n’ayant pas adopté l’euro, qui a servi à aider la Roumanie. Elle entend cette année lever 12,5 milliards d’euros afin d’aider Lisbonne et Dublin.
L’UE bénéficie d’une note triple A, la meilleure attribuée par les agences de notation, ce qui lui permet d’emprunter dans des conditions favorables, mais elle est actuellement sous pression des agences de notations.
Début décembre, Standard and Poor’s avait notamment placé sous surveillance la note de l’Union européenne, en expliquant que le financement de l’Union allait subir les conséquences de la crise de la dette en zone euro.
Jeudi, le Fonds de soutien de la zone euro (FESF) avait levé trois milliards d’euros à trois ans, également pour aider l’Irlande et le Portugal.
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Après la Chine et le FMI, qui veut aider le fonds de secours de la zone euro ?
Copyright ReutersLes dirigeants européens se réunissent ce mercredi soir pour un sommet décisif et doivent décider ou non de l’ouverture du fonds de sauvetage à des investisseurs externes. Mais qui a suffisamment d’argent et d’intérêt à investir dans le sauvetage de la zone euro ?
Les dirigeants européens doivent acter ce mercredi soir l’élargissement des pouvoirs du Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF). En cas d’accord, le FESF pourrait se voir doté d’un effet de levier lui permettant d’accroître une puissance de feu à plus de 1.000 milliards d’euros. Cela serait rendu possible grâce à l’émission de garanties et/ou l’accès à un véhicule spécial d’investissement (SPV), dédié à recueillir les fonds des investisseurs externes. Ce fonds serait capable d’émettre des obligations et d’en racheter sur le marché secondaire afin de soulager les Etats. Mais l’Europe doit encore s’assurer de la bonne volonté de ces investisseurs externes, qu’ils soient souverains ou privés. Qui va soutenir le fonds de soutien de la zone euro ? C’est la question de la semaine.
La solution de facilité : le FMI
Tout d’abord, le Fonds Monétaire International (FMI) semblerait prêt à subvenir aux besoins du fonds de secours. Un officiel du FMI a en effet déclaré mardi que le l’Institution était en train « d’étudier cette possibilité, mais n’avait pas encore pris de décision ». « Cela dépendra du package d’ensemble » a-t-il précisé.
Un officiel de Bruxelles a confirmé l’intérêt de l’Europe et du FMI pour cette posibilité, en précisant que le FMI pourrait même être l’hébergeur d’un compte administratif destiné à aider la zone euro. Cette solution serait plus simple et plus flexible que la création d’un SPV, a également fait savoir un officiel du FMI.
Le directeur du FESF en visite en Chine
Après avoir réitéré plusieurs fois son soutien à la zone euro ces dernières semaines, le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait « une attitude ouverte » et était disposée à « aller discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer ». Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque Klaus Regling, le patron du FESF, a prévu une visite à Pékin vendredi prochain.
Un diplomate de Bruxelles a assuré sous couvert d’anonymat que la Chine était partante pour continuer de soutenir l’Europe mais qu’il n’y avait « rien de concret et détaillé » en ce qui concerne sa participation au véhicule spécial d’investissement. « Jusque là, la Chine a toujours préféré aider (l’Europe) au cas par cas, parce que cela facilite l’obtention de concessions sur les investissements, le commerce, les importations à un niveau plus intéressant que celui de l’Union européenne », analyse Paul Sheehan, directeur général du fonds d’investissement Thaddeus Capital, de Hong Kong.
Des discussions auront probablement lieu vendredi prochain avec des investisseurs chinois à ce sujet.
Les pays émergents boudent-ils l’Europe ?
Après la Chine et le FMI, qui d’autre a vraiment envie de sauver la zone euro ? Les pays émergents ne se bousculent apparemment pas au portillon. L’Argentine a clairement indiqué qu’elle ne participerait au sauvetage de la zone euro, tandis que l’Inde, et l’Afrique de Sud ne se sont toujours pas manifestés. Autre revers pour l’Europe : son voisin norvégien a exprimé très clairement son souhait de rester en dehors de toute aide financière.
La Russie, qui a dit à plusieurs reprises qu’elle était prête à aider les pays de la zone euro, sans préciser comment, a pris position aujourd’hui. Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique du kremlin a annoncé que le gouvernement était prêt à soutenir les pays de la zone euro mais, seulement à travers le Fonds monétaire international (FMI). C’est également la voie préférée par le Brésil, qui avait expliqué mardi qu’il n’avait aucunement l’intention de racheter de la dette européenne, mais a toutefois déclaré par la voix de son ministre des finances Guido Mantega que son pays pourrait accepter d’apporter un soutien financier par le biais du Fonds monétaire international. En contrepartie, le pays exigerait une réévaluation du poids des émergents dans l’institution, qui pose naturellement problème à d’autres membres comme les Etats-Unis…
Klaus Regling doit également se rendre à Tokyo ce week-end, après sa visite en Chine, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation de l’Union européenne au Japon. Cette visite ne serait pas officielle, mais gageons qu’elle n’est pas touristique non plus.
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Crise de la dette: les USA saluent les progrès de l’UE et le rôle du FMI, Actualités
Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, a salué vendredi les progrès de l’Union européenne en direction d’une résolution de la crise de la dette, et le rôle d’assistance du Fonds monétaire international (FMI) dans cette affaire.
« L’Europe avance clairement » vers une solution, a déclaré M. Geithner lors d’un entretien à la télévision CNBC en direct de Paris, où il se trouvait pour une réunion des ministres des Finances du Groupe des Vingt (G20) devant s’achever samedi.
« Ils parlent d’un ensemble de mesures beaucoup plus complet » que par le passé, et le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont « déclaré très, très clairement » qu’ils allaient « proposer la semaine prochaine de mettre en place une stratégie plus large » pour lutter contre la crise.
Les pays de l’Union européenne doivent se retrouver à Bruxelles du 21 au 23 octobre pour tenter d’augmenter la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont l’entrée en vigueur a été rendue possible jeudi grâce à un vote du Parlement slovaque, et pour poser les jalons d’une recapitalisation de banques européennes afin de leur permettre d’effacer une part plus importante que prévu de la dette grecque.
M. Geithner a également indiqué que les Etats-Unis comptaient continuer à soutenir l’Europe par le biais du FMI, dont il s’est félicité de l’action, mais il a laissé entendre que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention de contribuer davantage au financement du Fonds.
« A travers le FMI [...] nous jouons déjà un rôle majeur, et nous sommes heureux de voir que le Fonds continue de jouer ce rôle » d’aide à l’Europe, a-t-il dit.
« De la façon dont nous voyons le monde aujourd’hui, le FMI a des ressources financières très substantielles, qu’il n’a pas engagées et qui sont disponibles », a-t-il ajouté.
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Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’, Interview
Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’
Que pensez-vous des propositions américaines d’augmenter les capacités d’intervention du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) pour éviter les risques de contagion?
Mon impression est que l’Europe a besoin d’une réforme beaucoup plus profonde que la création du FESF. Cela ne suffira pas. Pour préserver l’euro, il faudra une vraie réforme institutionnelle d’ici un ou deux ans. Les Etats-Unis vont tout faire pour que l’implosion de l’euro ne se produise pas avant l’élection américaine de 2012 et pour préserver une forme de stabilité d’ici là. Washington aimerait voir l’Allemagne étendre son filet de protection. Je n’ai pas de doute qu’au bout du compte l’Allemagne finira par garantir un montant très important de la dette européenne. Le problème est qu’ils manquent de crédibilité en disant qu’ils ne peuvent pas permettre à la Grèce de faire défaut. C’est ridicule. Ils doivent être en position d’empêcher des paniques bancaires en Espagne et en Italie. A partir du moment où la crédibilité de l’euro est affaiblie, et elle l’est désormais, il devient beaucoup plus difficile pour les banques italiennes et espagnoles d’attirer des dépôts bancaires ou des financements inter-bancaires. Le risque de contagion est considérable. Et il n’y a pas de banque centrale susceptible de voler au secours d’un pays individuel. C’est pourquoi il faudra à terme une profonde réforme institutionnelle. Mais la situation risque encore d’empirer sérieusement avant de pouvoir s’améliorer. Je vois un fort parallèle avec la dynamique créée par la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.
Pensez-vous que la Directrice-générale du FMI, Christine Lagarde, a eu raison d’insister sur l’urgence de la recapitalisation du secteur bancaire européen ?
Absolument. Le FMI a été trop révérencieux jusqu’ici. Elle a raison d’insister sur ce point. Bien sûr, sa main a été forcée par le fait qu’elle connaissait par avance le contenu du Global Financial Stability Report. Il lui était difficile de ne pas en tenir compte. Tous ceux qui ont été impliqués dans l’élaboration des «stress tests» bancaires savent qu’il faut recapitaliser un certain nombre de banques européennes. C’est un sursaut trop vertueux pour faire machine arrière aujourd’hui. Le FMI n’a pas vraiment contribué à la résolution des problèmes en repoussant les échéances. Il y a seulement un an, les responsables du FMI disaient à l’assemblée générale qu’ils considéraient la Grèce comme un pays avancé qui ne ferait jamais défaut. Et il y a seulement six mois, le FMI avait même déclaré qu’il considérait que l’Espagne n’était plus un pays périphérique dans le «Financial Times». C’est une chose d’être circonspect, cela en est une autre de prendre des positions peu plausibles. Le FMI est allé trop loin dans cette direction. Cela dit, Christine Lagarde n’est pas allée jusqu’à dire qu’un défaut de paiement est inévitable. C’est seulement implicite dans son propos.
Pensez-vous en effet qu’un défaut de paiement de la Grèce est désormais inéluctable?
Bien sûr. Il y aura forcément une profonde restructuration de la dette grecque, quels que soient les termes choisis. Un profond défaut de paiement en Grèce et au Portugal est désormais inévitable, et probablement aussi en Irlande, même si la situation est un peu plus compliquée dans ce dernier pays car le gouvernement a garanti les banques. Mais je pense que l’Irlande aura aussi besoin d’une profonde restructuration de sa dette souveraine, qu’elle soit privée ou publique. Je suis sûr que même Dominique Strauss-Kahn en était conscient.
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Les Bourses européennes baissent avant la Fed, Actualités
Les opérateurs attendaient dans la soirée l’issue de la réunion de la banque centrale américaine, qui pourrait décider de nouvelles mesures pour soutenir l’économie. Les banques européennes sont reparties à la baisse.
Les investisseurs ont eu les yeux rivés sur les Etats-Unis ce mercredi 21 septembre, où devait s’achever dans la soirée une réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale particulièrement attendue. La banque centrale américaine devait en effet annoncer si elle agit ou non pour redynamiser une activité économique qui faiblit.
Les opérateurs n’attendaient pas de nouvelles injections de liquidités mais un ajustement du bilan de la Fed : ils anticipent une opération « twist », qui consiste à vendre des obligations de courte durée contre des obligations plus longues. « Un tel ajustement aurait pour conséquence un aplatissement de la courbe des taux américains. Ceci permettrait de favoriser le secteur immobilier en incitant les ménages à acheter grâce à des taux plus faibles ou en soulageant ceux endettés à taux variable, et en baissant le coût du crédit pour les entreprises, ce qui améliorera le rendement des investissements. », explique François Duhen chez CM-CIC Securities.
L’attentisme a marqué la journée, et les volumes sont restés limités, puisque la Fed communiquait après la clôture des marchés d’actions européens, à 20h15 heure de Paris.
Le marché patientait également avant d’en savoir davantage sur les mesures d’austérité dont le Grèce discute avec ses bailleurs de fonds internationaux. Une annonce devait être faite après un conseil des ministres, au cours duquel le ministre des Finances Evangelos Venizelos a présenté ses propositions de rigueur budgétaire.
La Bourse de Paris a perdu 1,6 %, à 2.935 points. Londres a reculé de 1,7 % et Francfort de 2,5 %. Madrid s’est déprécié de 0,8 % et Milan de 1,5 %.
Le FMI a pesé sur les banques européennes
Le secteur bancaire français a connu une nouvelle séance erratique, au gré des rumeurs qui ont circulé sur les marchés. Après avoir tenté une remontée en début d’après-midi, les grandes banques cotées ont toutes fini en baisse. Société Générale a cédé 1,3 %. BNP Paribas 1,9 % et Crédit Agricole SA 2,4 %.
Mais pour une fois, les banques françaises se sont relativement mieux tenues que leurs homologues européennes. L’indice Euro Stoxx Bank a perdu 2,33 %. En tête des plus fortes baisses figurent essentiellement des banques italiennes, espagnoles et portugaises. L’italienne Banco Popolare a perdu 4,07 %,tandis que l’espagnole BBVA cédait 3,42 % et la portugaise BCP 3,94 %.
Ce mercredi, le FMI, à l’occasion de la publication de son rapport sur la stabilité financière, a réaffirmé la nécessité de recapitaliser les banques européennes. L’envergure du soutien à apporter au secteur financier reste cependant à définir. Le FMI appelle ainsi à de nouveaux stress tests pour déterminer les besoins réels de fonds propres supplémentaires.
Mardi, le commissaire européen à la Concurrence, Joaquim Almunia, avait déjà remis le sujetsur la table en indiquant que d’autres établissements que les huit ayant échoué aux stress tests de juillet devraient faire l’objet d’une recapitalisation, toujours sans préciser quels établissements seraient concernés. Le même jour, Michel Pébereau, président de BNP Paribas, a réaffirmé à la radio qu’une recapitalisation de la banque n’était pas nécessaire.
Les Lloyds ajoutent à l’inquiétude
Ajoutant encore à l’inquiétude ambiante, les Lloyds ont indiqué, dans le cadre de la publication de leurs résultats semestriels, avoir retiré des fonds de plusieurs établissements européens. «Compte-tenu de l’incertitude qui entoure la zone euro, il est tout naturel que nous cherchions à réduire nos risques», a dit le directeur financier Luke Savage à l’agence Dow Jones Newswires. «Par conséquent, nous ne détenons pas de dette souveraine des Etats périphériques de l’UE et nous avons cherché à réduire notre exposition aux banques de ces pays».
En France, dans une interview au Figaro parue mercredi, Frédéric Oudéa, président de la FBF et PDG de la Société Générale, indique qu’il n’est « pas pertinent de porter un jugement général sur la situation des banques européennes ». Il ajoute que les stress tests ont démontré qu’un « nombre restreint de petits établissements avaient besoin d’une recapitalisation immédiate ». « Ce n’est pas le cas de la majorité des banques européennes, ni des banques françaises en particulier », assure-t-il, rappelant que les établissements de l’Hexagone ont renforcé leurs fonds propres de 50 milliards d’euros depuis deux ans.
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France : le FMI invite à des efforts pour tenir les objectifs de réduction du déficit, Actualités
Le Fonds monétaire international estime dans son rapport annuel que le déficit ne tombera à 3 % qu’en 2014. Et le Fonds attend une progression du PIB français de 2,1 % cette année et de 1,9% l’an prochain.
Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu mercredi un léger ralentissement de la croissance en 2012 à 1,9% après une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,1% attendue en 2011, dans son rapport annuel sur l’économie française (version intégrale ici), divulgué par anticipation par François Baroin mercredi 27 juillet. Le gouvernement français table de son côté sur une croissance de 2% cette année et de 2,25% l’an prochain. Le Fonds attend une croissance de 2 % tout rond en 2013.
De même, le Fonds se montre un peu moins optimiste que Bercy quant à la réduction des déficits, mais prévoit tout de même une forte réduction du déficit public, qui attendrait selon ses projections la barre des 3 %, recommandés par les traités européens, en 2014 (le gouvernement l’espère pour 2013). L’institution de Washington table sur un déficit public de 5,7% du PIB fin 2011, 4,8% fin 2012, 3,8% fin 2013 et 2,9% fin 2014. Rappelons que le déficit était de 7,1 % en 2010, et est attendu à 5,7 % cette année.
Les experts du FMI recommandent donc à Paris des efforts supplémentaires. «Des progrès sont réalisés dans la consolidation budgétaire mais des efforts supplémentaires peuvent être nécessaires pour atteindre les objectifs pour 2012-13», écrivent-ils, ajoutant que le relatif amoindrissement de la croissance peut faire craindre que «le déficit ne recule plus lentement qu’envisagé».
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