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financier

La France vue par les étrangers, Bernard Arnault : mais pourquoi les riches Français viennent en Belgique ?

 

lundi 10 septembre 2012 à 10h27

Rentiers et surtout entrepreneurs, les «Sans Difficultés Financières» d'outre-Quiévrain n'ont cessé de choisir la Belgique comme terre d'accueil fiscal.

Bernard Arnault, patron de LVMH. © Epa


«J'observe une très nette accélération des demandes de renseignements. Plus on parle de relèvement de l'ISF, plus il y a de Français qui, se posant déjà beaucoup de questions, font maintenant le voyage vers Bruxelles pour prendre tous les renseignements pratiques liés à une délocalisation», explique un banquier privé de très haut niveau, qui préfère rester anonyme. «Ils ne viennent pas ici pour se cacher. Ce sont des patrimoines transparents, parfaitement limpides. C'est une question de taux d'imposition. Notre précompte mobilier de 25 % sur les dividendes, ils le considèrent fort bas, vu qu'ils paient 36,5 % en France». 

 

Confirmation à la Société Générale : «En fait, contrairement aux Belges qui tiennent à la discrétion comme à la prunelle de leurs yeux, pour les Français, la transparence à l'égard du fisc n'est pas un problème. Ce n'est pas notre cotisation supplémentaire de 4 % de précompte sur les revenus mobiliers qui va empêcher les Français de s'exiler en Belgique». 

 

Les Français se plaignent de l'insécurité fiscale qui règne chez eux, où on change les règles du jeu à tout bout de champ… soit exactement ce que les fiscalistes belges dénoncent ici ! Ce serait donc pire là-bas ? Le fait que Didier Reynders soit resté ministre des Finances pendant 12 ans leur paraît en tout cas fort rassurant, rapportent plusieurs interlocuteurs. 

 

Quel est le profil des futurs expatriés fiscaux ? 

 


Il en est deux essentiellement : d'anciens dirigeants retraités, qui veulent esquiver l'impôt sur la fortune, et des patrons sur le point de vendre leur entreprise en évitant la plus-value, observe très classiquement Frédéricq Jacquet (Deloitte). Les seconds sont beaucoup plus nombreux que les premiers, parfois bien connus et donc plus emblématiques. L'absence d'imposition des plus-values en Belgique est en effet un critère essentiel pour un entrepreneur français qui souhaite vendre sa société. S'il est parti de rien, le prix de vente sera presque entièrement de la plus-value et il sera donc imposé à quelque 32,5 % en France. Ce tiers ainsi ponctionné est jugé confiscatoire par de nombreux entrepreneurs. 

 

Les donations bénéficient également d'un régime très favorable en Belgique, mais ceci concerne peu les Français, avertit Michel de Villenfagne (Banque Transatlantique) : pour transmettre à ses enfants en bénéficiant du régime belge, il faut que ces enfants résident également en Belgique, ce qui est l'exception. Par contre, s'ils savent bien que la Belgique n'impose ni la fortune ni la plus-value, les exilés fiscaux ignorent généralement tout des intérêts notionnels. C'est une agréable découverte, observe un banquier. «Déduire un intérêt fictif de ses fonds propres est pour eux fabuleux», renchérit un autre. 

 

Pour en revenir à l'identité des futurs exilés fiscaux, la palette est large puisqu'un interlocuteur observe des entrepreneurs «plus modestes» que naguère, tandis qu'un autre rencontre au contraire davantage de «gros rentiers» que par le passé. Les Parisiens restent les plus nombreux, mais la province effectue une percée : l'ouest de la France, mais aussi le sud, jusqu'à Marseille et Toulouse. 

Trends.be




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250 milliards en transactions douteuses avec l’Iran – International

 

Une autorité de régulation de l'État de New York a accusé lundi la banque... (PHOTO BOBBY YIP, REUTERS)

PHOTO BOBBY YIP, REUTERS

AGENCE FRANCE-PRESSE  –  NEW YORK

 

Une autorité de régulation de l'État de New York a accusé lundi la banque britannique Standard Chartered (SCB), qui concentre son activité en Asie et dans les pays émergents, d'avoir dissimulé des transactions avec l'Iran représentant «environ 250 milliards de dollars».

«Pendant au moins dix ans», selon le Département des Services financiers de l'État de New York, SCB a ainsi perçu «des centaines de millions de dollars de commissions», et «laissé le système financier américain vulnérable aux terroristes, trafiquants d'armes, trafiquants de drogue et régimes corrompus».

Le Trésor fédéral américain, sollicité, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Dans son «injonction», l'autorité de l'État de New York a précisé qu'elle fondait ses accusations sur «plus de 30 000 pages de documents, y compris des courriels internes à SCB qui décrivent des infractions au droit délibérées et condamnables».


La direction de SCB a été sommée de s'expliquer le 15 août «pour expliquer ces infractions apparentes et pour démontrer pourquoi la licence d'exploitation dans l'État de New York ne devrait pas être révoquée».

La banque devra notamment répondre d'accusations selon lesquelles «SCB a entrepris de falsifier ses documents financiers, (…) fait obstruction à l'action gouvernementale, n'a pas informé le département en temps voulu», entre autres «nombreuses» infractions, y compris commises en vue d'échapper à des sanctions fédérales.

En particulier, «depuis janvier 2001 et jusqu'en 2007, SCB a conspiré avec ses clients iraniens pour faire transiter près de 60 000 paiements différents en dollars par sa filiale new-yorkaise après avoir retiré les informations des messages de virements permettant d'identifier des pays, entités et individus frappés de sanctions».

L'agence cite notamment un courriel émanant d'un cadre dirigeant de la banque particulièrement compromettant: «Espèce de c– d'Américains, qui êtes-vous pour nous dire, au reste du monde, que nous n'allons pas faire affaire avec des Iraniens».

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L’entrepreneur et « ses » patrimoines : définir une véritable stratégie patrimoniale dès la création ou le rachat de l’entreprise

 

LE CERCLE. En dépit de la théorie de l’unicité du patrimoine selon laquelle il est une enveloppe universelle recueillant l’intégralité des droits et des biens d’un individu, deux patrimoines peuvent coexister pour une même personne : un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel articulé autour de l’entreprise.

Or, patrimoines personnels et professionnel sont interdépendants. En effet, en créant ou en rachetant une entreprise, l’entrepreneur met en jeu son patrimoine personnel, engageant ainsi ses proches et son statut social, dans l’objectif de réaliser son projet.

Il convient donc à l’entrepreneur de définir une véritable stratégie patrimoniale afin de déterminer quelles sont ses priorités au regard de la protection de son patrimoine personnel d’une part et d’autre part, ses objectifs quant au développement de son patrimoine professionnel, durant les trois phases importantes de la vie de son entreprise :

La création ou le rachat de l’entreprise

Il s’agit d’un moment clé durant lequel l’entrepreneur doit se poser les bonnes questions afin de déterminer :

1) la nature de son exploitation : les sociétés à risque limité telles que la SA (société par actions) et la SARL (société à responsabilité limitée), les sociétés à risque illimité telles que la société en nom collectif ou la société en commandite simple, ou encore
l’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) ;

2) l’étendue de sa protection : comment protéger sa famille, son logement ? Quelle forme sociale choisir pour exploiter ? Vers quelle protection sociale s’orienter? etc.

 

L’optimisation des patrimoines personnels et professionnels

Les richesses ayant vocation à être créées au moyen du patrimoine professionnel puis transmises dans le patrimoine personnel, l’entrepreneur doit optimiser cette transmission de richesse de l’un à l’autre. En ce sens, il doit s’interroger sur les modes de financement du développement de l’entreprise, les garanties à mettre en place pour protéger son patrimoine personnel et professionnel, l’incidence des choix fiscaux pris dans le cadre de l’exploitation sur le patrimoine personnel, le mode de détention patrimonial, etc. Pour cette dernière catégorie, lorsque le bien est détenu directement au nom du chef d’entreprise, il est alors imposé dans l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Si l’entrepreneur a constitué une SCI, il a alors la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés.

La transmission des patrimoines

Durant cette phase, l’entrepreneur doit se demander comment préparer la suite, assurer la gouvernance, mais également l’équilibre de sa famille et l’égalité de ses enfants, sécuriser le nouveau dirigeant, etc.

De plus, l’entrepreneur ne doit pas oublier de prendre en compte les changements législatifs récents, et notamment le durcissement de l’imposition de la transmission du patrimoine du projet de Loi de Finances rectificative du 4 juillet 2012, afin d’adapter sa stratégie en conséquence et de valoriser au mieux ses patrimoines.

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Où sont passés les 1000 milliards de la BCE ?

Mario Draghi / Reuters

 

 

 

Mario Draghi / Reuters

Philippe Mabille | 06/06/2012, 10:52 – 3444 mots

L'U­nion européenne vit « un mo­ment cru­cial » de son hi­stoire, a affirmé Ma­rio Dra­ghi, le prési­dent de la Ba­nque ce­n­trale européenne. Le mois de juin 2012 sera déci­sif. Ja­mais le sort de ce­nta­ines de mi­l­li­ons de gens n'a­ura autant dépe­ndu des déci­si­ons de le­urs di­ri­gea­nts poli­ti­ques. Dans cette tour­me­nte, la BCE ap­paraît co­mme l'a­rme ultime, la seule du moins qui pui­sse, dans un te­mps très court, four­nir le pare-feu dont l'Europe a be­soin avant les éle­cti­ons gre­cques. Elle l'a prouvé en inj­e­ctant par deux fois déjà des ce­nta­ines de mi­l­li­a­rds d'euros de li­qui­dités pour sa­uver le système ba­n­ca­ire. Mais où est donc allé cet ar­gent ? Qui en a profité ? Et pourquoi ces inte­rve­nti­ons ma­ssi­ves ne suffi­sent-elles pas à sta­bi­li­ser les ma­rchés ? No­tre enquête révèle les de­s­sous d'un uni­vers opa­que où l'on peut se dema­n­der si le po­mpier n'est pas en train d'a­rroser l'i­n­ce­ndie avec de l'e­sse­nce, au ri­sque de préci­pi­ter no­tre chute fi­nale.
A Athènes, en ces temps très difficiles, on ne s'est pas seulement indigné des récents propos de Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, qui a mis en regard le sort des Grecs avec celui des populations du Sahel. Signe que les périodes de crise sont aussi des moments intenses de vie culturelle (il faut bien penser à autre chose), on a joué la semaine dernière à Athènes à refaire… le procès de Socrate. 2 500 ans après, le célèbre philosophe condamné pour avoir défié les dieux et la Cité, et qui choisit, plutôt que l'infamie de l'exil, de se donner la mort en s'administrant lui-même un poison violent, la ciguë, pour marquer son respect des lois, a cette fois été… acquitté. Drôle de jeu, dans un pays au bord du chaos, et qui va tenter, une nouvelle fois, de survivre, en faisant revoter son peuple dimanche 17 juin.

Encore incertain, ce scrutin crucial va se jouer entre la coalition de la gauche radicale Syriza, menée par son Mélenchon local, Alexis Tsipras, et Nouvelle Démocratie, qui tente un retour en force pro-européen en s'appuyant sur l'échec du Pasok, coupable aux yeux des Grecs d'avoir accepté les purges successives imposées par la troïka FMI-UE-BCE depuis trois ans. Syriza veut à la fois renégocier le plan de rigueur budgétaire et rester dans l'euro, deux conditions clairement difficiles à concilier, sauf à attendre un nouveau sursis que l'Allemagne ne semble plus prête à accorder. Or, selon l'ex-Premier ministre Lucas Papademos, la Grèce risque d'être à court de liquidités à la fin du mois de juin si les bailleurs de fonds du pays coupent leurs aides en cas de rejet du programme de réformes. En clair, une faillite de la Grèce et sa sortie de la zone euro (« Grexit ») sont deux hypothèses de moins en moins improbables.

« L'économie mondiale serait déstabilisée »

On a beaucoup glosé sur cette perspective et sur ses conséquences avec un coût évalué entre 150 et 500 milliards d'euros. À Londres, mais aussi dans le monde entier, les créanciers de la Grèce et le secteur financier se sont préparés très activement ces dernières semaines à toutes les éventualités. Toutes, vraiment ? Comme l'a expliqué l'Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, une sortie de la Grèce constituerait « un choc massif, dont personne ne connaît la portée ». Selon le directeur général de l'Institute of International Finance, Charles Dallara, bien connu pour avoir négocié pendant de longs mois le dernier défaut grec, « il est erroné de penser qu'une sortie de la Grèce n'aurait pas de très lourds effets sur les banques européennes, sur des pays comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal à cause de la contagion. En outre, cela déstabiliserait l'ensemble de l'économie mondiale », a-t-il déclaré à Il Sole 24 Ore. En réalité, dans toutes les banques centrales nationales, sauf en Allemagne, on mesure très bien le danger de l'effet dominos. Critiquant ouvertement la position exprimée par la Bundesbank, qui avait minimisé l'événement en jugeant « maîtrisable » la sortie de la Grèce, le président de la Banque centrale autrichienne a estimé que « le sort de l'Europe est trop important pour faire ici des expériences irréfléchies ». Et a conclu sa mise en garde en faisant valoir que « la Banque centrale européenne n'a pas encore utilisé tout son arsenal ».Il n'en fallait pas plus pour faire ressurgir la rumeur d'une nouvelle intervention décisive de la BCE qui pourrait, lors de son conseil monétaire du 6 juin (mercredi prochain), décider d'accorder un troisième prêt massif au secteur bancaire européen. Un troisième LTRO (Long Terme Refinancing Operation) va-t-il devoir être lancé pour dénouer les tensions extrêmes qui ont ressurgi sur les marchés de la dette souveraine ? La BCE va-t-elle jouer à nouveau les pompiers de service et à quel prix ? Son bilan a déjà gonflé démesurément avec la crise et dépasse désormais 32 % du PIB de la zone euro (2 972 milliards d'euros à fin mai), largement au-dessus de celui de la Réserve fédérale américaine (environ 2 200 milliards d'euros). Les chiffres donnent le tournis et, surtout, l'inquiétude monte sur la qualité du bilan de la Banque centrale, de plus en plus toxique…La question mérite que l'on s'y arrête, alors que la contagion a déjà commencé, en Italie, mais surtout en Espagne, dont les taux ont flambé à près de 6,5 % et qui peine à recapitaliser un système bancaire en capilotade : 29 milliards d'euros sont nécessaires rien que pour Bankia, qui porterait au moins cinq fois plus de crédits sinistrés dans son bilan. Au total, on évoque un montant astronomique de 900 milliards d'euros de créances irrécouvrables dans le système bancaire espagnol. De quoi donner des frissons. Et la crise atteint désormais aussi les régions, à l'image de la Catalogne, qui seraient au bord de la faillite.
Si se pose l'éventualité d'une troisième injection massive de liquidité par la BCE, c'est parce que les deux premières interventions, pourtant historiques, n'ont pas eu l'efficacité attendue. En tout cas, pas de façon durable. Mario Draghi n'avait pourtant pas fait dans le détail. Par deux fois, le 20 décembre 2011 et le 29 février 2012, le successeur italien de Jean-Claude Trichet a ouvert grand les vannes, pour accorder aux banques autant de liquidités qu'elles le demanderaient, au taux de 1 % pour trois ans. Le bilan global de ces opérations « non conventionnelles » est spectaculaire, tant par son montant brut (1 019 milliards soit 489 milliards puis 530 milliards) que net.

L'argent n'est pas allé à l'économie réelle

En réalité, les interventions de la BCE ont permis de transformer en partie des prêts à court terme (moins de 15 jours) ou à moyen terme (moins d'un an) accordés jusqu'alors. Au final, les fameux 1 000 milliards d'euros dont l'opinion publique a eu connaissance se sont traduits par l'apport de seulement 527 milliards d'euros de monnaie centrale nouvelle aux banques, a calculé Olivier Berruyer dans une note publiée sur son blog Les-crises.fr. Reste que ce sont bien 1 019 milliards d'euros que les banques emprunteuses devront rembourser à la BCE d'ici à 2015…Ce jeune économiste s'est aussi livré à un véritable « travail de romain » pour essayer de comprendre le circuit financier qu'ont emprunté ces fameux 1 000 milliards. Il en ressort un voyage inédit dans l'étrange pays des banques centrales dont nous révélons ici l'essentiel. En près de 250 graphiques commentés et publiés dans son blog, dont La Tribune reproduit les principales synthèses dans ces pages, Olivier Berruyer est parvenu à retracer (ou en tout cas à donner une estimation « juste à 95 % ») l'ensemble des mouvements d'emprunts et de dépôts à la BCE qui sont intervenus dans chaque pays. Pour cela, il lui a fallu se plonger dans une analyse méticuleuse des bilans des 17 banques centrales qui composent ce que l'on appelle l'Eurosystème.

Comme le montre le graphique page 6, ce sont les banques espagnoles (308 milliards), italiennes (265 milliards) et françaises (146 milliards) qui ont pris près des trois-quarts des 1 019 milliards octroyés par la BCE en décembre et février.
Contrairement à une idée répandue, cet argent n'a pas servi à financer l'économie réelle. Il a suivi un circuit très complexe, qui a fini par le faire revenir dans les comptes… de la BCE. En gros, les banques des pays du Sud ont emprunté l'argent à la Banque centrale, puis l'ont transféré dans la zone euro pour payer leurs dettes auprès des autres banques, créditrices, surtout celles du Nord de l'Europe (Allemagne et Pays-Bas principalement), qui se sont empressées de redéposer ces quelque 500 milliards dans le seul endroit sûr : leur propre compte bancaire à la BCE !
Pour comprendre ce circuit incroyable, il faut passer un peu de temps sur la notion de monnaie centrale. La monnaie prêtée par la BCE aux banques n'est pas de même nature que celle créée par les banques commerciales par le jeu du crédit et que nous utilisons au quotidien. Seule la Banque centrale peut donc créer, ex nihilo, la monnaie centrale, qui sert à assurer la bonne fluidité du système bancaire. En général, très peu de monnaie centrale suffit pour permettre aux banques de finir la journée à zéro dans leurs comptes.

De la faillite de Lehman Brothers à la crise grecque

« En temps "normal", les banques compensent leurs opérations entre elles et règlent le solde sur le marché interbancaire », explique Olivier Berruyer. On dit que les crédits et les dépôts s'égalisent. Mais, depuis 2008, cela a changé dramatiquement. À plusieurs reprises, les banques centrales ont dû s'interposer pour permettre au système financier de ne pas imploser. C'est arrivé une première fois le 9 août 2007, après la fermeture par la BNP de deux fonds monétaires devenus illiquides à cause de la crise des subprimes. La BCE a alors ouvert ses guichets pour prêter de façon illimitée à toutes les banques du monde qui le souhaitaient. La situation s'est rétablie jusqu'à la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, qui a été un véritable infarctus pour le système financier mondial, à cause des engagements réciproques des banques entre elles (notamment via l'assureur AIG, principal émetteur de CDS – Crédit Default Swaps). Depuis lors, le marché interbancaire ne s'est jamais remis d'aplomb. Chaque banque, ne sachant pas ce qu'il y a dans le compte de sa voisine (ou plutôt se doutant que la voisine n'est pas en meilleure forme qu'elle !) a nettement diminué ses prêts aux autres banques. Le coup d'arrêt brutal dans le fonctionnement du marché interbancaire a obligé les banques centrales à intervenir de plus en plus.
La crise grecque, à partir de la fin 2009, a donné le coup de grâce, en établissant un lien mortel entre créances bancaires et créances souveraines. Aux inquiétudes légitimes sur la capacité de certains États d'honorer leurs engagements s'est ajoutée la défiance à l'égard des banques, qui détiennent une partie de ces dettes. Elles répondent pour leur défense qu'on les a encouragées à avoir ces titres publics en portefeuille, puisque ce sont, en théorie, les plus sûrs, et donc les mieux à même d'être mobilisés pour obtenir en échange des liquidités. Ce qui est vrai. Mais le piège s'est refermé lorsque la décision a été prise, à l'instigation d'Angela Merkel de faire participer les créanciers privés au défaut de paiement de la Grèce. Une véritable gangrène s'est alors diffusée dans le système financier européen, au fur et à mesure de la montée des primes de risques sur les titres des États les plus fragiles.
Comment tout ceci nous amène-t-il aux 1 000 milliards d'euros de prêts de la BCE ? Confrontées à la défaillance du marché interbancaire et ne pouvant plus s'échanger entre elles des titres de dettes publiques dont tout le monde se défie désormais, les banques centrales sont devenues la seule contrepartie possible pour régler les soldes entre banques. Le système s'est complètement grippé à partir de l'été 2011, lorsque s'est produite une crise bancaire d'une violence inouïe. Toutes les banques de la zone euro, notamment les banques françaises, mais aussi celles des pays du Sud, ont été attaquées par la spéculation, au point de faire craindre une fail-lite en chaîne. La peur d'un bankrun (fuite des dépôts comme on le voit en Grèce depuis quelques semaines) et le manque de confiance dans un système qui pourrait s'écrouler tel un château de cartes ont poussé la BCE à faire un coup psychologique. Par ses deux opérations non conventionnelles, Mario Draghi, devenu Super Mario, a frappé les esprits.La Banque centrale européenne s'est, en quelque sorte, interposée entre tous les prêteurs et tous les emprunteurs et leur a accordé toutes les liquidités nécessaires pour une durée de trois ans, en apparence suffisamment longue.

Pourquoi a-t-on eu besoin de 1 000 milliards ?

Dans un premier temps, le coup a été gagnant. On a assisté au premier trimestre à une forte détente des taux sur les emprunts d'État à dix ans dans les pays du Sud, même en Grèce. Ce qui a permis au candidat Nicolas Sarkozy de proclamer, un peu vite pendant la campagne présidentielle française : « la crise est derrière nous ». Mais la magie de super Mario a vite fait long feu. Les élections grecques du 6 mai 2012 (le même jour que l'élection de François Hollande) et l'explosion en vol du système bancaire espagnol, rongé par la crise immobilière, ont rappelé à l'ordre les investisseurs trop confiants. Résultat : on est revenu au point de départ, en pire…Reste une question. Pourquoi a-t-on eu besoin de 1 000 milliards d'euros et pas de 500 ou de 2 000 ? La réponse vient de l'observation des transferts financiers réels au sein de la zone euro. Ces 1 000 milliards sont en quelque sorte la trace physique de l'échec de l'union économique et monétaire et des divergences économiques croissantes apparues depuis 1999 entre les dix-sept pays qui ont accepté de partager leur monnaie. On en a la démonstration dans les deux graphiques ci-contre qui comparent les soldes TARGET2 des banques centrales de l'Eurosystème et les soldes des balances de paiement de l'eurozone, cumulés depuis 2007.TARGET (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) est un système de paiement permettant aux banques de l'Union européenne de transférer des règlements de gros montants en temps réel. TARGET1 a été mis en place début 1999 avec l'introduction de l'euro. Lui a succédé de façon progressive depuis 2007 TARGET 2, qui est une plate-forme commune. Ce système de règlement a été très critiqué à cause de ses effets accélérateurs sur le transfert des dépôts des banques des pays du sud vers celles du Nord. Dans une étude d'avril 2011, l'institut allemand de recherche économique IFO a démontré que les déséquilibres au sein de l'Eurozone se retrouvent dans les passifs et les actifs des banques centrales nationales retracés au sein du système TARGET2. Selon cette enquête, les recouvrements du compte TARGET de la banque centrale allemande étaient déjà passés de 5 milliards d'euros en 2006 à 323 milliards d'euros en mars 2011. Ce montant correspond presque exactement aux déficits cumulés entre 2008 et 2010 des comptes courants des pays au centre de la crise de la dette (365 milliards d'euros). selon l'institut IFO, le système TARGET2 a donc permis des transferts massifs de ressources depuis les pays excédentaires vers les pays déficitaires. Hans-Werner Sinn avait tiré la sonnette d'alarme, avertissant la BCE des dangers de continuer à laisser accumuler ces déséquilibres gigantesques.

Excédents au nord… Et déficits équivalents au sud

L'étude d'Olivier berruyer confirme cette inquiétude et montre que les opérations de refinancement de décembre 2011 et de février 2012 ont accompagné une brutale accélération de la dérive des soldes TARGET2 à l'intérieur de l'Eurozone. Il y a désormais 1 000 milliards d'euros d'excédents du côté des pays créditeurs (Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Autriche…) et autant de déficits dans les pays débiteurs, à savoir les PiiGs ou GiPsi (Grèce, irlande, Portugal, Espagne et Italie). L'accumulation des déficits extérieurs au sein de la zone euro a produit un véritable monstre financier dont les soldes TARGET2 dessinent les contours. On voit très clairement apparaître la dualité de la zone euro. En réalité, si tant est qu'il était besoin de le démontrer, il y a bien désormais en Europe deux euros : celui du Nord, qui correspond à l'ancienne zone mark, et celui du sud, ce que l'on appelait autrefois les pays du « Club Med ». La France, qui a renoué depuis 2002-2003 avec les déséquilibres du commerce extérieur (jusqu'au record de 70 milliards d'euros de 2011) est clairement en train de basculer du côté de l'euro du sud, avec un déficit TARGET2 de 150 milliards d'euros. Pour rester dans « l'euro allemand », la France devrait faire des efforts de compétitivité extraordinaires, pour rattraper les vingt points perdus au cours de la dernière décennie. Pour « redresser la France » comme il s'y est engagé, François Hollande devrait mener la même politique que le chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder. Au final, on peut donc se demander si le pompier Mario Draghi n'est pas aussi le pyromane en train d'arroser d'essence l'incendie européen. Ce qui frappe le plus, compte tenu des montants en jeu, c'est l'opacité totale dans laquelle sont décidées ces opérations monétaires. La commission de Bruxelles elle-même s'est émue du manque de transparence sur la destination de ces 1 000 milliards d'euros, avouant ne pas savoir qui en avait vraiment profité. Michel Barnier, le commissaire au marché intérieur a demandé au président de l'autorité bancaire européenne, Andrea Enria, quel usage avaient fait les banques de ces prêts à taux bonifiés. il a aussi déposé un amendement à la directive européenne sur les liquidités bancaires qui impose aux banques d'isoler les profits qu'elles ont réalisés en investissant dans des titres rémunérateurs les liquidités à faible coût de la BCE et empêche que ces bénéfices servent au calcul des bonus. On a de fait entendu tout et n'importe quoi à propos de ces 1 000 milliards. Ils auraient servi à recapitaliser les banques les plus malades, ou bien leur auraient permis de refinancer la dette des États, une sorte de carry-trade intra-européen qui aurait généré une colossale marge entre le 1 % des prêts de la BCE et les 5 à 6 % de taux servi sur les obligations espagnoles et italiennes. Le fait que les banques des pays du sud de l'Europe aient massivement accru depuis décembre leurs achats de la dette publique de leur pays, faisant, très temporairement, baisser les taux d'emprunt espagnols et italiens a nourri ce soupçon. Sachant qu'elles ont dû également placer les fonds obtenus des marchés pour leur recapitalisation. comme il s'agit d'argent public, et que, in fine, c'est le contribuable européen qui est le garant du prêteur en dernier ressort qu'est la banque centrale européenne, il est normal de réclamer des comptes. Avec seulement 86 milliards d'euros de fonds propres, l'effet de levier de la BCE nourrit des craintes sinon de faillite, du moins de recapitalisation par les États membres. Mais qui acceptera de payer pour une telle gabegie ? Le président de la BCE, Mario Draghi, lui-même, n'est pas très satisfait des résultats des deux premières opérations de LTRO dont il espérait qu'elles profitent davantage à l'économie réelle. De fait, les emprunteurs finaux, ménages et entreprises voient le crédit stagner, voire reculer, et comprennent mal que la valse des milliards de la BCE ne leur ait pas plus profité.

Et si l'Allemagne sortait de l'euro ?

Une troisième opération non conventionnelle sera sans doute réalisée. La BCE a pour elle un atout, la maîtrise du temps. Elle peut augmenter sans limite la quantité de monnaie centrale qu'elle émet, allonger la durée de ses prêts et donner un répit pour permettre au système bancaire de se rétablir. Mais combien de temps faudra-t-il et jusqu'où sera poussée la logique infernale dans laquelle la zone euro est engagée ?
Nul ne le sait. si la croissance et la confiance ne reviennent pas, il n'est pas sûr que la Bundesbank, qui est on l'a vu le principal créancier du système, conséquence logique de la stratégie exportatrice allemande, apprécie de voir son bilan être pollué par la conversion de ses créances actuelles au sein de TARGET2 par des créances sur des banques espagnoles ou italiennes en mauvaise santé, et qui détiennent en outre un montant croissant d'obligations d'État de leur pays…« On voit bien que si les déficits commerciaux perdurent en Europe, et c'est bien parti pour, la BCE va se retrouver "collée" avec ses prêts, conclut Olivier berruyer. Ce n'est pas dramatique en soi. Après tout, elle pourrait prêter la monnaie centrale pour cinquante ans. Mais cela va mettre le système de plus en plus sous pression et cela risque bien de faire fuir de la zone euro les pays créditeurs, par crainte de ne jamais se voir payer… ». et si, finalement, la sortie de crise passait par la sortie de l'Allemagne de l'euro. Pour faire tenir ce système à bout de souffle, conclut Olivier Berruyer, « la BCE prête des sommes hallucinantes, dans le secret le plus total, à des structures bancaires de plus en plus fragiles et aux comptes maquillés par des règles comptables complaisantes bâties sur le principe d'imprudence, le tout fragilisant la monnaie unique avec une efficacité discutable en augmentant le risque d'appel au contribuable. Intéressant exercice de psychologie sociale : quand la coopération et la confiance vont-elles disparaître et qui fuiront les premiers ? Les marchés financiers ou les États les plus solides ? »



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FriendsClear se joint aux autres acteurs de la finance participative de la place de Paris

FriendsClear s'est joint aux autres acteurs de la finance participative de la place de Paris (Babyloan, MicroWorld – Jacques Attali-, France Angels…) pour interpeller les candidats à la présidentielle sur le potentiel et les freins au développement de cette nouvelle forme de finance en "circuit court" qui permet le financement d'emplois non délocalisables.

Nous avons rédigé un manifeste ouvert aux signatures de soutien et nous organisons un événement le lundi 26 mars de 17H30 à 20H au Salon d’Honneur du Palais Brongniart, Métro Bourse, 28 Place de la Bourse.


Nous vous convions à participer à cet événement (l'invitation est ci-jointe).


 La finance participative apporte des solutions à la crise et du sens à l’économie : financement de startup, d’entrepreneurs, de projets de toute nature.  Aujourd’hui, les marges de manœuvre des opérateurs de plates-formes internet sont fortement limitées par la législation française. Les potentialités sont pourtant immenses et sources de création d’emplois. Les acteurs de ce mode de financement innovant, les porteurs de projets et les investisseurs (qui co-financent activement cet événement) font un appel aux candidats pour un cadre réglementaire favorable au développement de ce nouveau mode de financement.



mars 2012 – « LA FINANCE PARTICIPATIVE INTERPELLE LES CANDIDATS »

La finance participative apporte des solutions à la crise et donne du sens à l’économie :

financement de startup, d’entrepreneurs, de projets de toute nature.

Aujourd’hui, les marges de manoeuvre des opérateurs de plates-formes internet sont fortement limitées par la législation française.

Les potentialités sont pourtant immenses et sources de création d’emplois.

Les acteurs de ce mode de financement innovant, les porteurs de projets, les investisseurs ainsi que les citoyens font un appel aux candidats pour un cadre réglementaire favorable au développement de ce nouveau mode de financement.


LE MANIFESTE POUR L’APPUI AU FINANCEMENT PARTICIPATIF

Objet de ce manifeste

Les acteurs du financement participatif souhaitent attirer l’attention des pouvoirs publics et des citoyens sur les opportunités que présente le soutien direct et de proximité pour le développement de projets. Ce nouveau mode de financement complète l'offre qui existe en mobilisant de petits montants individuels favorisant le développement de projets entrepreneuriaux utiles, en phase d'amorçage ou d’expansion.

Ce manifeste réunit à la fois des porteurs de projets en quête de financement, des gestionnaires de plateformes web, des investisseurs individuels, des business angels, et des citoyens souhaitant maîtriser l'utilisation de leur épargne, désireux de contribuer au développement de projets entrepreneuriaux dont ils se sentent proches et dont ils souhaitent suivre et mesurer l'impact.

Ce qui nous rassemble ?

Nous souhaitons que des modes de financement fiables et complémentaires à ceux qui existent aujourd'hui se développent.

Nous constatons que les citoyens sont désireux de s'engager directement pour soutenir le développement de petites entreprises dont ils se sentent proches et le succès de plateformes internet, de réseaux de business angels ou de clubs de financement, malgré un cadre aujourd'hui peu propice, montre tous les jours cette réalité.

Aujourd’hui et grâce à l’investissement du grand public français (environ 35 000 internautes solidaires), les plateformes de crowdfunding françaises ont permis de réunir plus de 6 millions d’encours cumulés permettant

le soutien de près de 15 000 porteurs de projets en France et partout dans le monde. Elles affichent des taux de croissance de 100 à 200% par an.

Nous sommes persuadés que la diversité des modèles de financement participatif (dons, prêts solidaires, prêts rémunérés, fonds propres) et la multiplicité des acteurs et des projets sont le gage d'une activité entrepreneuriale, créatrice et innovante, vitale pour l'économie.

Le financement direct permet aux citoyens d'être acteurs des projets qu'ils souhaitent voire se développer et leur offre une finance transparente leur permettant de disposer librement et simplement de leur épargne, L'intelligence collective et la mobilisation de communautés pour financer les projets en direct favorise le développement de la confiance et est un gage de succès, d'utilité et d'impact des projets financés.

Que proposons-nous ?

Un cadre législatif et réglementaire qui prenne clairement position en faveur du financement direct, en tenant compte de ses spécificités et du fait qu'internet modifie et élargit les possibilités et la notion de communauté.

Concrètement, cela signifie : 

– faciliter la collecte et par conséquent la mutualisation de petits montants pour le financement d’un projet,

– assouplir les règles relatives à l'offre au public de titres financiers pour les adapter à un financement de petits montants individuels, en admettant qu'une communauté peut dépasser 100 (150) personnes sans risque si les montants sont raisonnables,

– assouplir la réglementation en matière de prêts directs entre particuliers,

– assouplir les règles en matière de collecte de fonds,

– adapter le niveau d'information et de transparence exigé des émetteurs (ou des intermédiaires neutres que sont les plateformes web) pour tenir compte de la réalité des projets financés et de la réalité du besoin de protection des épargnants qui souhaitent s'engager,

– permettre aux intermédiaires, notamment les plateformes internet, de rester des acteurs neutres, favorisant seulement la mise en relation entre le projet et ses financeurs, sans exiger des opérateurs des niveaux d'information inadaptés et freinant en pratique le développement des projets.

Tout ceci dans le cadre d'une information transparente et accessible donnée aux épargnants quant au risque de non remboursement qu'ils prennent dans le cadre de prêts (rémunérés ou non) ou de fonds propres et quant au suivi des projets.

LES SIGNATAIRES DU MANIFESTE

sont les sites français « historiques » de finance participative ou solidaire (crowdfunding) dédiés aux projets entrepreneuriaux, associatifs, personnels, culturels, sociaux, artistiques, sportifs…

ainsi que des avocats, consultants et business angels impliqués dans l’innovation et l’éthique

Programme de la manifestation du 26 mars 2012 à la Bourse de Paris :

17 h 30 : Accueil autour d’un rafraichissement

18 h 00 : Introduction. Panorama de la finance participative aujourd’hui : son impact, sa croissance, ses

potentialités

18 h 10 : Témoignages d’entrepreneurs-emprunteurs et d’investisseurs et épargnants

18 h 30 : Problématiques rencontrées aujourd’hui par les acteurs de la finance participative (qu’il s’agisse de

dons, prêts solidaires, prêt classique ou équity)

19 h 00 : Quels sont les amendements que nous proposons dans le cadre du don, du prêt, de l’équity

19 h 10 : Intervention de l’Ordre des Experts-Comptables

19 h 15 : Quelle suite envisagée. La parole est à la Salle.

Contact :

Frédéric Baud – +33 6 43 69 37 24 – fbaud@p2pventure.org – http://twitter.com/FredericBaud

Fondateur de P2P Venture et co-initiateur du Manifeste pour l’appui au financement participatif

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Activité soutenue pour le fonds SFR Développement.

Cercle Finance | Publié le 12/03/2012 à 16:24 | Mise à jour le 12/03/2012 à 16:24

 

SFR Développement, le fonds d'investissement de SFR, a investi dans 22 sociétés depuis sa création en 2006, pour un montant total d'investissement cumulé de plus de 40 millions d'euros.

Ses prises de participation sont minoritaires, pour des montants oscillant entre 500.000 et quatre millions d'euros, avec, dans la majorité des cas, un co-investissement réalisé avec d'autres fonds financiers ou industriels.

SFR indique que son fonds d'investissement a investi pour l'essentiel dans des domaines tels que l'Internet, les réseaux, les contenus TV ou le mobile, mais aussi dans la distribution ou la santé.

A l'heure actuelle, le fonds dit privilégier des secteurs comme le commerce digital et le 'cloud' (informatique à distance).

En parallèle, SFR Développement a procédé à six sorties depuis sa création.

A titre d'exemple, Trusted Logic, un spécialiste de la sécurité pour cartes à puce et terminaux, a été cédé à Gemalto en 2009 et Wengo – une plateforme de services en ligne par téléphone – a été rachetée par le groupe Vivendi.

En 2011, SFR Développement a enregistré 10 transactions pour un montant total de plus de 10 millions d'euros, dont une prise de participation dans l'opérateur de services de jeux et vidéos en mode 'cloud' G-Cluster Global et dans IFeelGoods, une agence spécialiste des monnaies virtuelles.

Au sein des participations stratégiques détenues par SFR Développement on compte actuellement Assia dans l'optimisation de la qualité de l'ADSL), Sofialys dans la publicité mobile ou Wiztivi dans la vidéo à la demande.

SFR est une filiale détenue à 100% par le groupe Vivendi.

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Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro, Actualités

Avec le prêt record octroyé aux banques ce mercredi matin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) va encore augmenter. Il a plus que doublé depuis 2007.

ECRIT PAR
Isabelle COUET

Isabelle COUET
Chef de service adjointe

 

Les chiffres donnent le vertige. Selon Barclays Capital, le bilan de la BCE va désormais peser 32% du PIB de la zone euro, contre 21% pour le Royaume-Uni, 19% pour les Etats-Unis et 30% pour le Japon. En fin de semaine dernière, il atteignait presque 2.700 milliards,ce qui veut dire qu'il a déjà plus que doublé de taille depuis l'ouverture du robinet des liquidités à l'été 2007.

Ce ne sont toutefois pas 529 milliards d'euros -le montant du prêt à trois ans accordé ce mercredi 29 février -qui vont s'ajouter, mais seulement les liquidités «fraîches» injectées hier, soit environ 300 milliards.

En théorie, le bilan d'une banque centrale n'a pas de limite. Les problèmes surviennent quand les actifs qu'elle reçoit en échange de ses prêts sont à risque. C'est notamment le cas des obligations grecques, placées en «défaut sélectif» par Standard & Poor's lundi soir. Pour protéger le bilan de la BCE, il est prévu que le Fonds de stabilité européen (FESF) apporte une garantie allant jusqu'à 35 milliards d'euros.

En ce qui concerne les autres actifs reçus par la BCE, des précautions sont prises : plus les titres sont jugés risqués -par exemple pour les créances et produits de titrisation -plus la prime («haircut») prélevée par la banque centrale est importante. En outre, la BCE suit au jour le jour les variations des prix des actifs pour adapter sa gestion du risque. Si jamais un incident se produisait -un défaut soudain sur des titres mis en caution, ou la faillite d'une banque qui a emprunté à la BCE -l'institut d'émission devrait augmenter son capital, c'est à dire faire appel aux Etats de la zone euro.

ISABELLE COUET

Photo : Bloomberg

 

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La croissance américaine meilleure que prévue fin 2011, Actualités

Le PIB américain a été légèrement révisé à la hausse au quatrième trimestre 2011. Mais sur l'ensemble de l'année, la hausse de la croissance reste inchangée à 1,7 %. Et les perspectives demeurent fragiles.

ECRIT PAR
Claude FOUQUET

Claude FOUQUET
Journaliste

 

 

 

 

Beaucoup de bruit pour rien ? On peut se poser la question en voyant la réaction des marchés et des investisseurs aux derniers chiffres de la croissance américaine. Bien sur, celle-ci a été révisée en hausse pour le quatrième : elle atteint désormais 3 % en rythme annuel par rapport au dernier trimestre de 2010, soit une révision de 0,2 point.

C'est mieux que ce qu'attendaient les analystes qui tablaient sur une estimation inchangée, mais c'est insuffisant pour véritablement changer la photographie de l'économie américaine sur l'ensemble de l'année écoulée. Mais, en dépit de cette révision, le chiffre de la croissance américaine pour l'ensemble de l'année 2011 reste inchangé à 1,7% en moyenne.

Autre raison d'être prudent après cette publication, le détail des résultats du quatrième trimestre montre que c'est avant tout la reconstitution des stocks des entreprises qui a assuré près des deux tiers de la croissance américaine. D'une part cette reconstitution intervient après un troisième trimestre particulièrement sombre (les stocks avaient alors reculé pour la première fois depuis fin 2009). D'autre part, vue la fragilité des perspectives de croissance internationales, rien ne dit que cela continuera d'être un des moteurs de la croissance dans les mois qui viennent. Même si dans le le même temps les perspectives de consommation des ménages semblent s'améliorer. Car si consommation des ménages a progressé de 2,1% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent, soit mieux qu'au troisième (+1,7%) ou au deuxième trimestre (+0,7%), elle reste contrainte par la hausse très lente des revenus.

Et les perspectives pour les prochains mois restent peu encourageante. En tous cas loin de l'optimisme affiché des marchés financiers. En début de semaine, deux organisations américaines, la NABE (Association nationale pour l'économie d'entreprise ) et la MAPI ('Alliance des industriels pour la productivité et l'innovation), ont publié des prévisions de croissance pour les Etats-Unis sensiblement inférieures à celles des autorités de Washington pour 2012 et 2013. Alors que ‘administration américaine table sur une hausse du PIB de 2,7 % puis 3 %, ces deux organisations s'avèrent moins optimistes.

La NABE qui s'appuie sur une enquête prospective menée auprès de quarante-cinq économistes estime que la croissance américaine sera de 2,3% en 2012 et de 2,8% en 2013. De son côté la MAPI table sur des progressions de 2,2% en 2012 et de 2,4% en 2013. Mais au final elles s'avèrent bien plus optimistes que le Fonds monétaire international, qui table désormais sur une croissance de 1,8% pour les Etats-Unis en 2012, et de 2,2% en 2013

Et ce mercredi, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, n'a pas manqué de souligner qu'une croissance inférieure à 2,7 % sera insuffisante pour régler de manière satisfaisante la situation du chômage.

CLAUDE FOUQUET

 

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Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Révolution loin des médias: L’Islande réécrit entièrement sa constitution !

 

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google » : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

 

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

 

 

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AVENIR FINANCE : 09/02/2012 – Chiffre d’Affaires T4 2011 | Zone bourse

COMMUNIQUE DE PRESSE Le 9 février 2012

Forte hausse du Chiffre d'Affaires 2011 (+27%) Croissance en ligne avec les objectifs du plan 2015

En K EUR 2011 2010 Var.
Gestion Privée 13 599 12 258 11%
Gestion d'Actifs 20 657 14 613 41%
Total 34 256 26 871 27%

Avenir Finance réalise au titre de l'exercice 2011 un Chiffre d'Affaires de 34,2 millions d'euros en forte hausse par rapport à 2010. Les deux métiers du groupe – la Gestion Privée et la Gestion d'Actifs – contribuent à cette croissance.

Gestion Privée

Malgré la baisse des marchés financiers, le pôle Gestion Privée enregistre un Chiffre d'Affaires de 13,6 millions d'euros en hausse de 11% par rapport à 2010. Les équipes commerciales internes, les réseaux partenaires (Ageas France et les banques privées des grands réseaux bancaires) et Internet (Sicavonline) participent activement à cette dynamique commerciale. Avec plus de 28 millions d'euros collectés en 2011 (+ 115% par rapport à 2010), la collecte de SCPI a été particulièrement soutenue.

Gestion d'Actifs

Le pôle Gestion d'Actifs enregistre un Chiffre d'Affaires de 20,6 millions d'euros, en forte hausse (+41%) par rapport à 2010. La Gestion d'Actifs profite d'une activité immobilière dynamique, grâce au développement des réseaux de distribution directe et indirecte. Elle bénéficie également de la nouvelle activité de contractant général non exécutant lancée fin 2010. Le Chiffre d'Affaires d'Avenir Finance Investment Managers, la société de gestion, est stable. L'excellente performance des fonds de performance absolue – AFIM OFP – compense la baisse mécanique de chiffre d'affaires liée à la baisse des marchés d'actions.

Résultats et Perspectives

Avenir Finance est dorénavant bien engagée dans la mise en oeuvre de son plan 2015. Le Chiffre d'Affaires, en forte hausse, devrait progresser dans les mêmes proportions en 2012 et 2013, pour atteindre l'objectif intermédiaire de 55 millions d'euros en 2013. Les résultats 2011 (publiés le 28 mars
2012), en hausse significative, sont pénalisés par la baisse des marchés au second semestre qui coûte un peu plus de 2 points de marge par rapport à l'objectif fixé.
En 2012 et 2013, la hausse du Chiffre d'Affaires génèrera, grâce à une stricte maîtrise des coûts et aux investissements (principalement commerciaux) réalisés depuis deux ans et dorénavant rentabilisés, une hausse très significative des marges.
Le groupe Avenir Finance fera un point précis de son activité, de son plan 2015 et des perspectives
2012-2013 à l'occasion de la publication de ses résultats annuels, le mercredi 28 mars 2012.

Prochain rendez-vous : Publication des résultats annuels le mercredi 28 mars 2012 après Bourse.

Note : Les procédures d'audit des comptes sont en cours.

A propos d'Avenir Finance – www.avenirfinance.fr: Avenir Finance est un groupe financier indépendant coté spécialisé dans la gestion privée et la gestion d'actifs. Avenir Finance s'appuie sur son réseau Avenir Finance Gestion Privée, son site Sicavonline et les grands acteurs de la gestion privée pour proposer aux investisseurs privés aisés une offre patrimoniale complète, moderne et à forte valeur ajoutée. En gestion d'actifs, le groupe propose une gamme de fonds et d'investissements gérés par un pôle unique d'expertises développées en performance absolue, allocation d'actifs et immobilier ancien de prestige. Avenir Finance

 

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Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Malgré la perte du triple A, les élus mettent leurs espoirs dans les marchés obligataires, Actualités

Les régions Rhône-Alpes et Paca ont réalisé des émissions obligataires juste avant la dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s. Les collectivités notées triple A par l’agence seront dégradées, et la situation des autres sera réexaminée.

La décision de Standard & Poor’s de dégrader la note de l’Etat français aura-t-elle un effet domino sur les finances des collectivités ? Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation est formel : les notes des pays servent de référence nationale, en cas d’abaissement, les collectivités notées triple A seront automatiquement abaissées d’un cran, car il n’est pas possible qu’elles aient une note supérieure à l’Etat, qui leur apporte les dotations globales de fonctionnement. Une situation liée au fait que la France n’est pas un Etat fédéral. Les finances des collectivités notées au-dessous de ce niveau, « seront réexaminées », ajoute l’analyste.

Ironie de l’histoire, quelques heures avant l’annonce, RhôneAlpes lançait la première émission obligataire de son histoire, obtenant 120 millions d’euros sur douze ans à un taux de 4 %. Une région notée triple A par Fitch depuis une dizaine d’années. « Cette opération va nous permettre sur le long terme d’économiser 5 millions d’euros. Nous avions constaté que le nombre de banques répondant aux sollicitations des collectivités locales se réduisait », expliquait hier Jean-Jacques Queyranne, président de la région RhôneAlpes. Paca avait, elle aussi, mené la semaine dernière une émission obligataire de 52 millions.

Projet d’agence de financement

Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, qui avait refusé en novembre dernier la proposition de notation de Fitch, défend l’idée que les collectivités locales puissent se regrouper à l’avenir pour emprunter directement sur les marchés. « La situation actuelle justifie plus que jamais la nécessité de créer l’agence de financement des collectivités locales. Les investisseurs institutionnels sont friands de papier venant des collectivités locales. Les deux dernières opérations démontrent que les marchés attendent les collectivités et seront présents quand l’agence sera créée »,martèle de son côté Olivier Landel, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. Norbert Gaillard, pour sa part, considère que le modèle à suivre est celui des « communal banks » finlandaises, norvégiennes et danoises, qui empruntent pour le compte des collectivités, « ce qui a pour effet de réduire les coûts ».

Signe de l’appétit des investisseurs institutionnels pour le secteur public local, l’AP-HP, qui s’attend elle aussi à être dégradée de son triple A, après avoir été placée sous surveillance négative mi-décembre, avait emprunté 172 millions sur les marchés obligataires, décrochant même un emprunt auprès… du fonds souverain norvégien.

En attendant que le projet d’agence mûrisse, les élus, même non notés, font leurs comptes et demandent à leurs services de s’intéresser aux marchés obligataires, qui ne représentaient pas plus de 4 % de leurs emprunts jusqu’à présent. Les formations réalisées par le cabinet Finance Active n’ont jamais été autant demandées sur ce sujet !

Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, craint que l’Etat ne réduise ses dotations. Il estime que toute augmentation d’un demi-point du prix du crédit coûte à sa ville 700.000 euros par an. Paris, bonne élève des agences de notation qui a emprunté l’an passé 360 millions et emprunte sur les marchés, estime qu’en cas de dégradation elle perdrait 6 millions en frais financiers. L’hypothèse a été envisagée dans le budget 2012. Mais l’adjoint aux finances, Bernard Gaudillère, espère encore échapper à une dégradation. Il a même écrit à S&P pour plaider sa cause. Et veut croire que les prêteurs ne lui en tiendront pas rigueur. « Ils ne se calquent pas toujours sur les notations. Beaucoup examinent la réalité de la situation financière de l’emprunteur »,assure-t-il.

JULIE CHAUVEAU ET LAURENCE ALBERT

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[Exclu] Covoiturage.fr lève 7,5 millions d’euros | FrenchWeb.fr

Covoiturage.fr, le premier site de covoiturage en France et première communauté de consommation collaborative, vient de boucler un important tour de table de 7,5 M€ auprès d’Accel Partners et des fonds ISAI et Cabiedes & Partners.

C’est la deuxième levée pour le site édité par Comuto SA, qui avait déjà réalisé une levée de 1,25 M€ en 2010. Covoiturage.fr, qui rassemble aujourd’hui 1,6M de membres, et permet à plus de 350 000 passagers de voyager chaque mois, va conforter son déploiement en Europe.

Présent en Espagne ( avec Comuto.es) et en Grande-Bretagne ( avec Blablacar.com), Covoiturage va donc augmenter les 1,6 milliard de kilomètres partagés dans la communauté pour 8 millions de voyageurs transportés. Comuto SA a réalisé en 2011 un CA proche du million d’euros.

Entretien exclusif avec Frederic Mazzella, fondateur de Covoiturage.fr, et Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur de PriceMinister et du fonds Isaï.

Le fonds Isaï a été fondé par Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister), Geoffroy Roux de Bezieux (Virgin Mobile), Stéphane Treppoz (Sarenza) et Ouriel Ohayon (Appsfire) et dirigée par Jean-David Chamboredon (Président-Exécutif d’ISAI, ex-3i) et Christophe Raynaud (Directeur Général d’ISAI, ex- Paris Business Angels)

 

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Malgré la perte du triple A, les élus mettent leurs espoirs dans les marchés obligataires, Actualités

Les régions Rhône-Alpes et Paca ont réalisé des émissions obligataires juste avant la dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s. Les collectivités notées triple A par l’agence seront dégradées, et la situation des autres sera réexaminée.

La décision de Standard & Poor’s de dégrader la note de l’Etat français aura-t-elle un effet domino sur les finances des collectivités ? Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation est formel : les notes des pays servent de référence nationale, en cas d’abaissement, les collectivités notées triple A seront automatiquement abaissées d’un cran, car il n’est pas possible qu’elles aient une note supérieure à l’Etat, qui leur apporte les dotations globales de fonctionnement. Une situation liée au fait que la France n’est pas un Etat fédéral. Les finances des collectivités notées au-dessous de ce niveau, « seront réexaminées », ajoute l’analyste.

Ironie de l’histoire, quelques heures avant l’annonce, RhôneAlpes lançait la première émission obligataire de son histoire, obtenant 120 millions d’euros sur douze ans à un taux de 4 %. Une région notée triple A par Fitch depuis une dizaine d’années. « Cette opération va nous permettre sur le long terme d’économiser 5 millions d’euros. Nous avions constaté que le nombre de banques répondant aux sollicitations des collectivités locales se réduisait », expliquait hier Jean-Jacques Queyranne, président de la région RhôneAlpes. Paca avait, elle aussi, mené la semaine dernière une émission obligataire de 52 millions.

Projet d’agence de financement

Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, qui avait refusé en novembre dernier la proposition de notation de Fitch, défend l’idée que les collectivités locales puissent se regrouper à l’avenir pour emprunter directement sur les marchés. « La situation actuelle justifie plus que jamais la nécessité de créer l’agence de financement des collectivités locales. Les investisseurs institutionnels sont friands de papier venant des collectivités locales. Les deux dernières opérations démontrent que les marchés attendent les collectivités et seront présents quand l’agence sera créée »,martèle de son côté Olivier Landel, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. Norbert Gaillard, pour sa part, considère que le modèle à suivre est celui des « communal banks » finlandaises, norvégiennes et danoises, qui empruntent pour le compte des collectivités, « ce qui a pour effet de réduire les coûts ».

Signe de l’appétit des investisseurs institutionnels pour le secteur public local, l’AP-HP, qui s’attend elle aussi à être dégradée de son triple A, après avoir été placée sous surveillance négative mi-décembre, avait emprunté 172 millions sur les marchés obligataires, décrochant même un emprunt auprès… du fonds souverain norvégien.

En attendant que le projet d’agence mûrisse, les élus, même non notés, font leurs comptes et demandent à leurs services de s’intéresser aux marchés obligataires, qui ne représentaient pas plus de 4 % de leurs emprunts jusqu’à présent. Les formations réalisées par le cabinet Finance Active n’ont jamais été autant demandées sur ce sujet !

Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, craint que l’Etat ne réduise ses dotations. Il estime que toute augmentation d’un demi-point du prix du crédit coûte à sa ville 700.000 euros par an. Paris, bonne élève des agences de notation qui a emprunté l’an passé 360 millions et emprunte sur les marchés, estime qu’en cas de dégradation elle perdrait 6 millions en frais financiers. L’hypothèse a été envisagée dans le budget 2012. Mais l’adjoint aux finances, Bernard Gaudillère, espère encore échapper à une dégradation. Il a même écrit à S&P pour plaider sa cause. Et veut croire que les prêteurs ne lui en tiendront pas rigueur. « Ils ne se calquent pas toujours sur les notations. Beaucoup examinent la réalité de la situation financière de l’emprunteur »,assure-t-il.

JULIE CHAUVEAU ET LAURENCE ALBERT

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Ces banquiers français sous surveillance qui préfèrent lâcher le gouvernail #banque

Irène Inchauspé

Par Irène Inchauspé

DECRYPTAGE Coup sur coup, Christophe de Backer a annoncé son départ de la filiale française d’HSBC et Vincent Taupin du Crédit du Nord

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s'était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s’était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

A un jour d’intervalle, deux directeurs généraux de banque ont annoncé leur départ. Le 10 janvier, c’était Christophe de Backer, 50 ans, directeur général d’HSBC France et le lendemain celui du Crédit du NordVincent Taupin, 53 ans. A priori pas grand-chose de commun entre ces deux banquiers. Pourtant, ils partent tous les deux seulement deux ans après avoir pris les rênes de leur établissement, et sans doute en raison d’une même frustration.

Etre le patron d’une filiale de la World Company (HBSC est l’une des plus grandes banques mondiales), n’est pas réjouissant tous les jours. Car tout vient de Londres, tout se décide à Londres, et dans ce groupe, où la discipline prime parfois sur l’intelligence, aucune fantaisie n’est tolérée.

Christophe de Backer a donc préféré quitter l’établissement, où il aura passé 20 ans. Il rejoindra le ler février le groupe Edmond de Rothschild pour prendre, « dans un premier temps », la présidence du comité exécutif de la banque privée à Genève. Mais il pourrait devenir en septembre le président du directoire de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild à Paris, à la place de Michel Cicurel qui a annoncé son départ à cette date.

Vincent Taupin lui aussi, aurait sans aucun doute préféré être seul maître à bord. Mais début 2010, la Société Générale, après avoir racheté à Dexia les 20% du Crédit du Nord qui lui manquait pour en être le seul actionnaire, a choisi de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général de la banque d’origine nordiste.

La présidence du Crédit du Nord fut confiée à Jean-François Samarcelli, patron de la banque de détail de la Société Générale, et la direction générale à Vincent Taupin. Mais cet homme qui a un tempérament d’entrepreneur ne pouvait supporter la situation très longtemps. Il va donc prendre la direction d’Alma Consulting Group, un cabinet spécialisée dans la réduction de coûts.

Un comble pour cet homme qui est un « développeur », comme il l’a brillamment démontré chez Boursorama. Besoin d’autonomie donc, mais aussi perspectives de rémunération très confortable alors que le secteur bancaire a un avenir plus qu’incertain, ces deux « charmeurs » n’ont pas laissé passer leur chance.

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Le smart grid dépend d’une distribution efficace de l’énergie, même aléatoire #innovation

 

renewable energy

 

Mirabel proposera aux consommateurs et aux producteurs d’énergie une distribution plus efficace de cette dernière grâce à une organisation et une planification plus précise de la demande.

Afin de mieux utiliser le potentiel des énergies renouvelables (RES) dans les futurs smart grid, il faut pouvoir en prévoir, pratiquement en temps réel, la production et la consommation. Le projet Mirabel, soutenu par le Seventh Framework Programme (FP7) de la Commission Européenne, a pour but de permettre une meilleure redistribution de ces énergies à travers un ensemble d’infrastructures informatiques. Les chercheurs sont partis du principe que la plupart des RES sont dépendantes de facteurs extérieurs (direction et vitesse du vent, quantité de soleil…). Il est donc complexe pour les distributeurs d’exploiter correctement des énergies aléatoires et de proposer à leurs clients des offres en conséquence. Mirabel repose donc sur l’installation d’une entité informatique de balance de l’énergie au niveau régional (Balance Responsible Party ou BRP) qui recevra en permanence, par le biais du smart grid, les besoins de chaque foyer ainsi que les prévisions de production de RES de la part des compagnies d’énergies, sous la forme de micro-requêtes.

Prédiction et agrégation de requêtes pour une consommation maîtrisée

Ces informations pourront, soit être envoyées automatiquement par les objets eux-mêmes, soit par l’utilisateur. Compte tenu de ces données, la BRP va, grâce à des algorithmes, tout d’abord prévoir la consommation et la production d’énergie sur une période de temps donnée. Elle va ensuite agréger toutes les micro-requêtes similaires en macro-requêtes et organiser un emploi du temps par intervalles de 15 minutes avant d’envoyer une demande aux compagnies d’énergie pour que ne soit prélevé que ce dont les foyers ont besoin, au moment opportun. Par exemple, si une voiture électrique est à court de batteries le soir et qu’elle doit être utilisée le jour suivant, la BRP organisera son rechargement pendant la nuit (où la demande en énergie est plus faible) plutôt que le matin suivant. Idem pour la planification d’un lave-vaisselle avant d’aller se coucher. Il n’est pas forcément nécessaire que la machine soit effectuée immédiatement puisque les personnes n’en auront besoin qu’une dizaine d’heures plus tard. A charge pour la BRP de planifier cette consommation au bon moment.

Un fonctionnement dynamique pour économiser des coûts

Les avantages sont multiples puisque le système fonctionnera de manière dynamique à plusieurs niveaux. Si la production de RES est insuffisante pour une heure particulière de la journée, la BRP pourra envoyer des requêtes aux compagnies d’énergie pouvant contrôler leur production (pétrole, gaz, nucléaire). Elle pourra également, par exemple, se servir de l’énergie solaire non-utilisée d’un foyer pour la dispatcher ailleurs, en récompensant financièrement la famille en question. Le système sera aussi capable de trouver le meilleur prix pour une transaction d’énergie en temps réel. Le projet Mirabel, en traitant cette masse de données, devrait permettre aux compagnies de mieux planifier la gestion de leurs stocks. Il ne sera ainsi plus nécessaire de stocker indéfiniment de l’énergie (alors qu’il est moins cher d’en produire à nouveau) alors que la consommation dans les prochaines heures ne suivra pas. Le projet n’est encore qu’en phase de conception mais, selon les différents chercheurs, la mise en place de ces infrastructures économiserait 8 à 9% des coûts liés à l’énergie en Europe.

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#Innovation, #Europe, #Europe

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Le FSI régionalise le financement des TPE et PME

Edition du 03/01/2012
Crédit Photo: D.R

Crédit Photo: D.R

Le FSI (fonds de capital développement du groupe Caisse des dépôts) a mis en place un dispositif régional : FSI régions. Déjà opérationnel, il sera finalisé dans le courant du 1er trimestre. Il va guider les TPE et les PME dans leurs recherches de fonds propres. FSI régions va agir en rapprochant les dirigeants d’entreprises des responsables des fonds auxquels ils peuvent accéder.

Le Comité Richelieu veut accompagner ce dispositif. En particulier en créant un outil d’évaluation des missions du nouveau dispositif, outil destiné aux entreprises intéressées. Le Comité Richelieu dispose d’un réseau de 3 000 entreprises. Et souhaite « remonter » les expériences vécues par ses adhérents auprès du FSI.

 

 

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Taxe Tobin : Paris veut aller vite, Berlin préfère la voie européenne, Actualités

Paris pourrait lancer sous peu une taxe sur les transactions financières, annonce le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Berlin redit sa préférence pour une solution européenne.

La France veut précipiter le calendrier des négociations de la taxe « Robin des bois ». Paris « donnera l’exemple » en prenant d’ici la fin du mois de janvier des décisions concernant une taxe sur les transactions financières, avec ou sans l’Allemagne, a annoncé vendredi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,Henri Guaino.

L’Allemagne a réagi rapidement en indiquant qu’elle ne déciderait pas seule d’une taxation sur les transactions financières, redisant sa préférence pour un solution européenne, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, alors que la France venait de se dire prête à agir seule. «La position allemande est inchangée: (….) le but est d’aboutir à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’Union européenne», a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, interrogé sur la réponse de Berlin à l’annonce par Paris de vouloir agir seule pour «montrer l’exemple».

Le sujet devrait être au menu de la rencontre entre le président français et la chancelière allemande Angela Merkel prévue lundi prochain à Berlin et du Conseil européen programmé le 30 janvier à Bruxelles.« Des décisions seront prises avant la fin du mois de janvier pour ce qui concerne la France. On attend aussi une décision de Bruxelles », a déclaré Henri Guaino sur RMC. « La France donnera l’exemple sur ce sujet. On verra les modalités. »

« C’est mieux s’il y a l’Allemagne, moi j’espère qu’on le fera avec l’Allemagne, nous allons continuer à en discuter dans les jours et dans les semaines qui viennent, mais la France est prête à donner l’exemple sur ce sujet et elle espère pouvoir entraîner les autres », a-t-il précisé.

Le ministre français des Finances, François Baroin, avait évoqué le mois dernier la possibilité d’une « contribution » franco-allemande à la taxe sur les transactions financières en Europe appelée à être « opérationnelle » en 2013. Et, mercredi, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti a assuré que la taxe serait mise « en place avant la fin de l’année 2012 ».

Reste à savoir quelles sont les chances de rallier tout ou partie des pays membres de la zone euro, et ayant un certain poids dans la sphere financière. On sait déjà que Londres est totalement opposée au projet. Mais Paris a, sur le principe au moins, l’appui de Berlin à un projet concerté, ainsi que celui de plusieurs autres capitales européennes. En milieu d’après-midi vendredi, le chef du gouvernement italien Mario Monti a lui aussi jugé «nécessaire» que les différents pays européens «n’aillent pas en solitaire dans l’application» de la taxe sur les transactions financières. L’attitude des instances communautaires elles-mêmes est, en revanche, encore incertaine, y compris sur le fond.

LES ECHOS (SOURCE REUTERS)

 

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[Location] Valorisée plus d’un milliard de dollars, Airbnb débarque en France | FrenchWeb.fr

Airbnb, start-up spécialisée dans la location à court terme chez l’habitant, devrait très prochainement ouvrir ses premiers bureaux français, selon les informations que rapporte La Tribune

Fondée en août 2008 par Brian Chesky, la jeune pousse de la Silicon Valley revisite l’industrie hôtelière et prône l’économie du partage. AirBnB vise, en effet, à mettre en relation les particuliers pour leur proposer un service à mi-chemin entre l’hôtel et la chambre d’hôte. Ainsi, d’un côté, les propriétaires, souhaitant arrondir leurs fins de mois, peuvent mettre à disposition une partie de leurs biens. Et, de l’autre, les touristes peuvent bénéficier d’une chambre, d’un appartement ou même d’une péniche à moindre coût.

Cité dans Le FigaroBrian Chesky explique : « On a commencé avec l’idée du couchsurfing, avant de réaliser que les gens veulent leur propre chambre. » Le concept se veut donc gagnant-gagnant et permettrait à certains utilisateurs de gagner entre 4000 et 5000$ par an en louant leur chambre en moyenne 4 nuits par mois.

La start-up prélève, quant à elle, une commission de l’ordre de 12% sur chaque transaction. Leader d’un véritable marché alternatif à l’industrie hôtelière traditionnelle, Airbnb compte déjà près de 110 000 utilisateurs à travers le monde. Fin 2011, près de 800 000 locations entre particuliers ont déjà été effectuées. La start-up revendique également plus de 100 000 offres et 2M de nuits réservées.

Figure mondiale du tourisme, Paris a déjà fait, pour sa part, l’objet de plus de 3000 annonces. La capitale française apparaît ainsi comme la seconde ville la plus sollicitée du site, après New York. Fort de ce dynamisme, AirBnB prévoit donc de faire une escale en France pour y ouvrir de nouveaux bureaux début 2012.

Depuis son lancement, la start-up a déjà procédé à trois tours de table. La dernière opération, bouclée en juillet dernier, a notamment permis aux fondateurs de lever près de 112 millions $ et de valoriser la société plus d’un milliard $. Bref, une véritable success story qui attire les convoitises… En effet, Wimdu et Housetrip se positionnent d’ores et déjà comme les principaux concurrents d’Airbnb.

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