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Financement

L’entrepreneur et « ses » patrimoines : définir une véritable stratégie patrimoniale dès la création ou le rachat de l’entreprise

 

LE CERCLE. En dépit de la théorie de l’unicité du patrimoine selon laquelle il est une enveloppe universelle recueillant l’intégralité des droits et des biens d’un individu, deux patrimoines peuvent coexister pour une même personne : un patrimoine personnel et un patrimoine professionnel articulé autour de l’entreprise.

Or, patrimoines personnels et professionnel sont interdépendants. En effet, en créant ou en rachetant une entreprise, l’entrepreneur met en jeu son patrimoine personnel, engageant ainsi ses proches et son statut social, dans l’objectif de réaliser son projet.

Il convient donc à l’entrepreneur de définir une véritable stratégie patrimoniale afin de déterminer quelles sont ses priorités au regard de la protection de son patrimoine personnel d’une part et d’autre part, ses objectifs quant au développement de son patrimoine professionnel, durant les trois phases importantes de la vie de son entreprise :

La création ou le rachat de l’entreprise

Il s’agit d’un moment clé durant lequel l’entrepreneur doit se poser les bonnes questions afin de déterminer :

1) la nature de son exploitation : les sociétés à risque limité telles que la SA (société par actions) et la SARL (société à responsabilité limitée), les sociétés à risque illimité telles que la société en nom collectif ou la société en commandite simple, ou encore
l’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) ;

2) l’étendue de sa protection : comment protéger sa famille, son logement ? Quelle forme sociale choisir pour exploiter ? Vers quelle protection sociale s’orienter? etc.

 

L’optimisation des patrimoines personnels et professionnels

Les richesses ayant vocation à être créées au moyen du patrimoine professionnel puis transmises dans le patrimoine personnel, l’entrepreneur doit optimiser cette transmission de richesse de l’un à l’autre. En ce sens, il doit s’interroger sur les modes de financement du développement de l’entreprise, les garanties à mettre en place pour protéger son patrimoine personnel et professionnel, l’incidence des choix fiscaux pris dans le cadre de l’exploitation sur le patrimoine personnel, le mode de détention patrimonial, etc. Pour cette dernière catégorie, lorsque le bien est détenu directement au nom du chef d’entreprise, il est alors imposé dans l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers. Si l’entrepreneur a constitué une SCI, il a alors la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés.

La transmission des patrimoines

Durant cette phase, l’entrepreneur doit se demander comment préparer la suite, assurer la gouvernance, mais également l’équilibre de sa famille et l’égalité de ses enfants, sécuriser le nouveau dirigeant, etc.

De plus, l’entrepreneur ne doit pas oublier de prendre en compte les changements législatifs récents, et notamment le durcissement de l’imposition de la transmission du patrimoine du projet de Loi de Finances rectificative du 4 juillet 2012, afin d’adapter sa stratégie en conséquence et de valoriser au mieux ses patrimoines.

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Activité soutenue pour le fonds SFR Développement.

Cercle Finance | Publié le 12/03/2012 à 16:24 | Mise à jour le 12/03/2012 à 16:24

 

SFR Développement, le fonds d'investissement de SFR, a investi dans 22 sociétés depuis sa création en 2006, pour un montant total d'investissement cumulé de plus de 40 millions d'euros.

Ses prises de participation sont minoritaires, pour des montants oscillant entre 500.000 et quatre millions d'euros, avec, dans la majorité des cas, un co-investissement réalisé avec d'autres fonds financiers ou industriels.

SFR indique que son fonds d'investissement a investi pour l'essentiel dans des domaines tels que l'Internet, les réseaux, les contenus TV ou le mobile, mais aussi dans la distribution ou la santé.

A l'heure actuelle, le fonds dit privilégier des secteurs comme le commerce digital et le 'cloud' (informatique à distance).

En parallèle, SFR Développement a procédé à six sorties depuis sa création.

A titre d'exemple, Trusted Logic, un spécialiste de la sécurité pour cartes à puce et terminaux, a été cédé à Gemalto en 2009 et Wengo – une plateforme de services en ligne par téléphone – a été rachetée par le groupe Vivendi.

En 2011, SFR Développement a enregistré 10 transactions pour un montant total de plus de 10 millions d'euros, dont une prise de participation dans l'opérateur de services de jeux et vidéos en mode 'cloud' G-Cluster Global et dans IFeelGoods, une agence spécialiste des monnaies virtuelles.

Au sein des participations stratégiques détenues par SFR Développement on compte actuellement Assia dans l'optimisation de la qualité de l'ADSL), Sofialys dans la publicité mobile ou Wiztivi dans la vidéo à la demande.

SFR est une filiale détenue à 100% par le groupe Vivendi.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

 

 

 

 

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Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro, Actualités

Avec le prêt record octroyé aux banques ce mercredi matin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) va encore augmenter. Il a plus que doublé depuis 2007.

ECRIT PAR
Isabelle COUET

Isabelle COUET
Chef de service adjointe

 

Les chiffres donnent le vertige. Selon Barclays Capital, le bilan de la BCE va désormais peser 32% du PIB de la zone euro, contre 21% pour le Royaume-Uni, 19% pour les Etats-Unis et 30% pour le Japon. En fin de semaine dernière, il atteignait presque 2.700 milliards,ce qui veut dire qu'il a déjà plus que doublé de taille depuis l'ouverture du robinet des liquidités à l'été 2007.

Ce ne sont toutefois pas 529 milliards d'euros -le montant du prêt à trois ans accordé ce mercredi 29 février -qui vont s'ajouter, mais seulement les liquidités «fraîches» injectées hier, soit environ 300 milliards.

En théorie, le bilan d'une banque centrale n'a pas de limite. Les problèmes surviennent quand les actifs qu'elle reçoit en échange de ses prêts sont à risque. C'est notamment le cas des obligations grecques, placées en «défaut sélectif» par Standard & Poor's lundi soir. Pour protéger le bilan de la BCE, il est prévu que le Fonds de stabilité européen (FESF) apporte une garantie allant jusqu'à 35 milliards d'euros.

En ce qui concerne les autres actifs reçus par la BCE, des précautions sont prises : plus les titres sont jugés risqués -par exemple pour les créances et produits de titrisation -plus la prime («haircut») prélevée par la banque centrale est importante. En outre, la BCE suit au jour le jour les variations des prix des actifs pour adapter sa gestion du risque. Si jamais un incident se produisait -un défaut soudain sur des titres mis en caution, ou la faillite d'une banque qui a emprunté à la BCE -l'institut d'émission devrait augmenter son capital, c'est à dire faire appel aux Etats de la zone euro.

ISABELLE COUET

Photo : Bloomberg

 

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Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Révolution loin des médias: L’Islande réécrit entièrement sa constitution !

 

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google » : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

 

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

 

 

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Le CAC 40, le Dow Jones et le Nasdaq sont à des niveaux records, Actualités

Le CAC 40 a terminé en hausse de 1,52 %, au-dessus des 3.400 points, au plus haut depuis août dernier. Le Dow Jones a atteint un niveau record depuis mai 2008. Et le Nasdaq est à son plus haut depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet. Ces hausses couronnent une belle ascension qui dure depuis plusieurs semaines, avec les secteurs cycliques et financiers en tête.

Les marchés sont en train d'oublier la crise de la dette souveraine. Le Cac 40 a terminé en hausse de 1,52% à 3.427,92 points. A la cloture, l'indice parisien repasse le cap symbolique des 3.400 points, sur ses niveaux de début août, se rapprochant ainsi de son point haut de juillet 2011, avant que les craintes sur la zone euro -mais aussi les Etats-Unis-ne provoquent de fortes turbulences sur les marchés. Le Stoxx 600 s'adjugeait 1,64%, également au plus haut depuis début août.

La Bourse de New York a clôturé à des niveaux plus vu depuis le pic de la crise financière en 2008, le marché saluant la baisse du chômage bien plus forte que prévu aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,23% et le Nasdaq a bondi de 1,61%. Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 156,52 points, à 12.861,93 points, un record depuis mai 2008, et le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 45,98 points, à 2.905,66 points. Il s'agit du plus haut niveau à la clôture de cet indice à dominante technologique depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet.

Le très attendu rapport mensuel sur le marché du travail américain a confirmé la bonne santé de l'économie outre-Altlantique. Les Etats-Unis ont créé 243.00 emplois dans le secteur non agricole, en janvier, soit bien au-dessus des 140.000 attendus par les économistes. Le taux de chômage a baissé pour le 5ème mois d'affilée à 8,3%, alors qu'il était anticipé stable à 8,5%.

La belle ascension poursuit la tendance haussière initiée depuis quelques semaines. Depuis le début de l'année, le Dax par exemple a grimpé de 15%, le Stoxx 600 de presque 8%.

Les secteurs cycliques et financières, qui faisaient partis des « plus mal aimés » de 2011, ont été les principaux bénéficiaires de ce mouvement. L'automobile est en tête des performances sectorielles de l'indice large européen Stoxx 600 (+28% depuis le début de l'année), devant les minerais et métaux (+22%). Les banques et assurances ont pris respectivement 17% et 16%.

Certaines valeurs affichent ainsi des bonds impressionnants, en seulement plus d'un mois. Par exemple à 17h45, Société Générale s'est adjugé 40 %, Renault 34% et Peugeot 34%.

« En fait, les secteurs qui ont le plus rebondi depuis deux mois sont ceux qui avaient, à l'inverse, le plus souffert durant l'été et l'automne. Ce sont des segments à fort béta, c'est-à-dire très sensibles aux variations du marché, qui bénéficient directement du regain d'appétit pour le risque »,explique Roland Kaloyan, stratégiste à la Société Ggénérale.

La bonne humeur sur les marchés a été portée par une conjonction de facteurs : de bonnes nouvelles sur le front macroéconomique, avec des statistiques rassurantes aux Etats-Unis et des espoirs d'assouplissement monétaire en Chine. « Les secteurs automobile et minerais et métaux en bénéficient fortement », note le spécialiste.

Parallèlement, les craintes sur la crise de la dette souveraine se sont un peu apaisées. La banque centrale européenne a injecté d'énormes quantités de liquidités dans le système, avec notamment l'opération de refinancement à trois ans de presque 500 milliards d'euros, fin décembre. Et, un nouveau prêt d'envergure est attendu ce mois-ci. « La détente des taux longs des pays périphériques et plus globalement en zone euro a eu un effet très positif sur le marché et en particulier sur les valeurs financières,souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Ensuite, la hausse conjuguée des segments cycliques et financiers a entretenu l'effet positif, puisqu'ils représentent de grosses pondérations ».En effet, les banques et assurances cumulées « pèsent » environ 17% de l'indice européen et les minerais et métaux 10%, selon les calculs de la Société générale.

A l'inverse, les secteurs plus défensifs sont à la peine. Les télécoms, la distribution, la santé mais l'alimentation et boissons sont en queue du Stoxx 600 depuis début 2012. Par exemple, France Télécom perd 5% en peu plus d'un mois, Vivendi 4% et EDF 2%.

Les services aux collectivités, qui étaient déjà mal orientés en 2011, continuent de sous-performer l'indice. «Elles pâtissent de craintes sur leur bilan très endetté et de la menace de possibles hausses d'impôts»,reprend Roland Kaloyan.

Toute la question est désormais de savoir si le rebond de certains secteurs peut se poursuivre. « Tout dépendra des conditions macroéconomiques, mais a priori, on devrait éviter une récession dure en Europe », répond-il

La saison des résultats qui débute pourrait toutefois mettre un frein à la progression spectaculaire de plusieurs valeurs. Les investisseurs seront très sensibles à leur discours pour 2012, alors que les attentes des analystes sur les profits apparaissent encore élevées pour le marché (+7% en Europe, selon Ibes).

MARINA ALCARAZ

 

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“Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie”

Par Aglaé de Chalus, 30/01/2012

Patricia Koch, dirigeante d'une petite PMI dans l'Est de la France, a bien failli déposer le bilan après deux ans de crise et alors que ses commandes reprenaient. Elle a monté "un collectif de chefs d'entreprise", décidés à exprimer leur colère contre ces banquiersqui ne prêtent qu'aux riches”.

“Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie”

© Patricia Koch

 

 

La crise, Patricia Koch l'a sentie passer. Chef d'entreprise, elle dirige une petite PMI de six personnes, basée à Sentheim (Haut-Rhin), spécialisée dans les petites pièces industrielles de précision destinées principalement au secteur de l'énergie (ses clients sont EDF, Alstom, les entreprises du nucléaire…). Depuis la création de l'entreprise en 2003, les choses se passent plutôt bien et le travail ne manque pas.

En 2008, la machine s'embourbe. Crise aidant, les commandes se font de plus en plus rares et Patricia Koch est forcée de prendre des décisions difficiles. « Je ne voulais pas licencier, se rappelle-t-elle. Je savais que ça allait reprendre donc j'ai préféré mettre mes salariés au chômage partiel et leur offrir une formation, qui a été entièrement financée par notre organisme collecteur, l'Adefim. »

Un carnet de commandes plein et pourtant elle risque la liquidation judiciaire

Mais alors que son chiffre d'affaires se réduit comme peau de chagrin (– 30 % en 2008 et en 2009), les dettes, elles, s'accumulent. TVA, Urssaf… La dette de Patricia Koch s'élève fin 2011 à près de 100 000 euros.

Mais entre-temps, les affaires ont repris. Depuis mi-2010, les commandes sont reparties et Patricia Koch renoue avec les bénéfices. « On s'attend à un chiffre d'affaires 2011 de 750 000 euros », se réjouit-elle.

Pour s'acquitter de sa dette fiscale, il suffirait donc d'un prêt, qu'elle n'aurait aucun mal à rembourser. « Je suis allée voir six banques. Deux m'ont mise à la porte dans les trois minutes, et trois m'ont conseillé de déposer le bilan, vu mon déficit et ma dette. Ils ne voulaient rien entendre à propos de mes commandes en cours. »

« J'étais dépitée. Je suis allée voir mon banquier personnel en lui disant que j'étais prête à hypothéquer ma maison. Il n'a rien voulu entendre et m'a même proposé, comme “solution”, d'emprunter 20 000 euros à chacun de mes salariés. Je n'en ai pas dormi de la nuit. »

La situation en devient presque absurde : ses carnets de commande sont pleins et les salariés sont “surbookés” ; et pourtant elle risque la liquidation judiciaire. « C'est le monde à l'envers : les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie, alors que c'est elles qui nous ont menés à la crise. »

« Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir »

Mais Patricia Koch ne s'en laisse pas conter. Fin novembre 2011, elle contacte le journal régional, L'Alsace. Quelques jours plus tard, le quotidien publie un article sur son combat ; puis les choses s'emballent. Elle est invitée par l'émission de Patrick Poivre d'Arvor, Place Publique, sur France 3, consacrée aux Français face à la crise. Après la diffusion le 5 décembre, les appels affluent.

Elle reçoit d'abord une bonne nouvelle : deux de ses principaux clients, qui n'étaient pas au courant de ses problèmes d'argent, proposent de lui prêter 50 000 euros en tout. Avec la vente de sa voiture, une 5008, elle récupère 5 000 euros supplémentaires. Elle peut donc rembourser en grande partie sa dette fiscale et reprendre son activité sereinement.

Mais ce sont surtout des appels de chefs d'entreprise qu'elle reçoit, de PME le plus souvent, qui, comme elle, sont en colère contre les banques. « Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir », constate Patricia Koch. Elle prend alors son nouveau rôle très à cœur et met en place un collectif de dirigeants de PME. Il compte déjà 50 adhérents, un mois après sa création.

Elle annonce cinq propositions :

  • Faire de la Caisse des dépôts une vraie banque des PME destinée à les financer dans les bons comme les mauvais moments. La décision d'octroyer un prêt serait prise avec des chefs d'entreprise rémunérés. « Toutes les entreprises ne sont pas bonnes à sauver, concède-t-elle. Un chef d'entreprise sait faire la différence. Il faut des gens qui savent lire un bilan et pas uniquement des fonctionnaires. » Sur les 60 000 dépôts de bilan de l'année 2011, « 70 % des entreprises auraient pu être sauvées si les banques avaient joué le jeu », assure Patricia Koch.


  • La baisse des charges sociales de 20 % et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 15 %, pour les PME de moins de 200 salariés.


  • L'arrêt immédiat du système de reprise pour un euro symbolique après une liquidation judiciaire. « Les repreneurs doivent payer au moins la valeur mobilière et immobilière de l'entreprise qu'ils rachètent », revendique-t-elle.


  • Le maintien des subventions publiques pour les investissements mobiliers (machines, équipements…), que l'entreprise soit en déficit ou non – ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.


  • La suppression des charges sociales pendant un an pour toute nouvelle embauche par une entreprise de moins de 200 salariés.


Déterminée, Patricia Koch compte faire entendre la voix de ces petites entreprises, dont les attentes sont encore mal comprises. « Il faudrait qu'on soit au moins 500 pour commencer à peser. »

Pour rejoindre le collectif et signer la pétition, envoyez un mail à collectifpme@gmail.com.

 

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Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Des subventions pour les PME des TIC en Ile-de-France

Des subventions pour les PME des TIC en Ile-de-France

Les grandes étapes de l’appel à projets PM’up lancé par la région Ile-de-France (cliquer sur l’image)

Programme de subvention assorti d’un accompagnement sur trois ans, PM’up a été lancé en 2008 par la région Ile-de-France pour soutenir les entreprises de moins de 250 salariés « présentant de fortes perspectives de développement ». Le secteur des TIC est concerné.

Les PME franciliennes du secteur des technologies de l’information et de la communication peuvent adresser jusqu’au 25 janvier à la région Ile-de-France un dossier de candidature dans le cadre de l’appel à projets PM’up 2012 qui s’est ouvert le 6 décembre dernier. Outre les TIC, l’appel en cours concerne quatre autres secteurs : les éco-activités et enjeux énergétiques, la santé et les sciences de la vie, le transport et la mobilité durable, enfin, la création, la culture et les loisirs. Pour la première fois, un deuxième appel à projets sera lancé en juin pour la création numérique, les hautes technologies, les besoins sociétaux et la performance industrielle et l’environnement.

PM’up peut accorder jusqu’à 250 000 euros aux entreprises éligibles lorsqu’elles sont engagées dans d’importants efforts d’investissement. Mais, en moyenne, la subvention accordée aux dossiers de candidature retenus s’élève à 135 000 euros. Avec ce programme, la région Ile-de-France explique vouloir aider les PME locales ayant un fort potentiel de croissance à atteindre une taille critique pour exporter et, à terme, à créer des emplois sur le territoire francilien. D’ici 2015, son objectif est d’aider 500 entreprises à dépasser les 50 salariés. En retour, les PME soutenues doivent engager, au minimum, trois actions pour améliorer leurs pratiques dans les domaines de l’insertion et de l’emploi, de l’environnement, de la vie du territoire et du tissu économique.

187 000 euros pour Kobojo sur 3 ans

En 2008, parmi les bénéficiaires du programme de subvention figuraient des sociétés telles que Moviken (solutions web et mobiles pour les voyageurs) et KTM Advance (e-learning et serious game). En 2011, PM’up a retenu la société Kobojo (création de jeux gratuits pour les réseaux sociaux). La subvention prévue sur trois ans pour Kobojo s’élève à 187 250 euros. Elle viendra appuyer la création de nouveaux jeux et d’applications sur smartphones (*).

Pour soumettre un dossier, l’entreprise doit être implantée en Ile-de-France, avoir au moins un exercice, être en bonne santé économique, compter de 5 à 250 salariés et réaliser moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires (ou 43 M€ de bilan). L’appel 2012 s’intéresse aux projets de protection de la propriété intellectuelle, de développement à l’international, de renforcement des ressources humaines et d’investissements. Sont également concernés par l’appel à projets les dossiers portant sur la consolidation de la stratégie, sur l’amélioration de l’organisation et sur les démarches de développement durable.

Depuis le lancement de PM’up, 539 PME ont déjà été retenues sur 1 200 candidatures. Selon les chiffres communiqués par la région, près de 1 800 emplois ont été créés dans ces entreprises.

Mieux comprendre les aides publiques

Une enquête menée par Sogedev
, un cabinet spécialisé sur l’accès aux aides publiques, a récemment montré que les PME qui investissaient en R&D avaient ressenti la réduction de certains dispositifs, comme le crédit impôt recherche (CIR) et le statut de la JEI. Cette étude a amené Sogedev à dresser un portrait des entreprises françaises innovantes. Celles-ci sont présentes dans toutes les régions (Rhône-Alpes et Ile-de-France en tête). Près des trois quarts viennent de l’industrie manufacturière (chimie/pharmacie, fabrication de produits informatiques, électroniques, optiques…), puis des services (13% et du secteur de la communication et de l’information (10%).

Près de 56% des répondants ont déclaré mener des projets collaboratifs, pour un tiers avec des structures publiques. Le CIR est l’aide gouvernementale la plus utilisée par les PME sondées. 45% en bénéficient, tandis que 27% sont aidées par Oséo et que 4% accèdent au statut JEI (jeune entreprise innovante), la plupart accédant à plusieurs dispositifs. Sogedev ajoute que 18% des entreprises sondées ne bénéficient toujours pas d’aides publiques malgré leurs dépenses en R&D, principalement en raison du manque de temps qu’elles peuvent consacrer à leur obtention.

Financement : un site d’information ouvert par l’Afdel et PNO

A noter que, dans ce domaine, l’Afdel et le cabinet de conseil PNO ont ouvert un site d’information sur le financement de l’innovation (www.investirdanslenumérique.fr) pour « accélérer la compréhension » de ces dispositifs : CIR, JEI, aides Oséo, ANR (Agence nationale de la recherche), FUI (Fonds unique interministériel) ou européennes (programmes Eurekâ et Eurostars, 7ème PCRDT). On y retrouve aussi les appels à projets du Grand emprunt (les Investissements d’avenir) sur huit priorités : le cloud computing, le logiciel embarqué et la nanoélectronique, la numérisation des contenus scientifiques éducatifs et culturels, la sécurité des réseaux, l’e-éducation, l’e-santé, la ville numérique et les systèmes de transport intelligents.

(*) Dans le secteur des TIC, la promotion 2010-2011 soutiendra aussi les sociétés Alliance Services+, CLT Services, Eolen, FHM Solutions, Insia, Prophessi, Réseau 19, Anatole, Backelite, CashSolve, Cedralis, CSE, Diademys, Itop Education, MBDSys, Mondeca, OpenBridge, Quadrille Ingénierie, RunMyProcess, Telemetris, Cryptolog, Henix, IP-Label, Kalis, Merethis, NBS, Olfeo et Qualixo.

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Malgré la perte du triple A, les élus mettent leurs espoirs dans les marchés obligataires, Actualités

Les régions Rhône-Alpes et Paca ont réalisé des émissions obligataires juste avant la dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s. Les collectivités notées triple A par l’agence seront dégradées, et la situation des autres sera réexaminée.

La décision de Standard & Poor’s de dégrader la note de l’Etat français aura-t-elle un effet domino sur les finances des collectivités ? Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation est formel : les notes des pays servent de référence nationale, en cas d’abaissement, les collectivités notées triple A seront automatiquement abaissées d’un cran, car il n’est pas possible qu’elles aient une note supérieure à l’Etat, qui leur apporte les dotations globales de fonctionnement. Une situation liée au fait que la France n’est pas un Etat fédéral. Les finances des collectivités notées au-dessous de ce niveau, « seront réexaminées », ajoute l’analyste.

Ironie de l’histoire, quelques heures avant l’annonce, RhôneAlpes lançait la première émission obligataire de son histoire, obtenant 120 millions d’euros sur douze ans à un taux de 4 %. Une région notée triple A par Fitch depuis une dizaine d’années. « Cette opération va nous permettre sur le long terme d’économiser 5 millions d’euros. Nous avions constaté que le nombre de banques répondant aux sollicitations des collectivités locales se réduisait », expliquait hier Jean-Jacques Queyranne, président de la région RhôneAlpes. Paca avait, elle aussi, mené la semaine dernière une émission obligataire de 52 millions.

Projet d’agence de financement

Jean-Louis Bianco, président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, qui avait refusé en novembre dernier la proposition de notation de Fitch, défend l’idée que les collectivités locales puissent se regrouper à l’avenir pour emprunter directement sur les marchés. « La situation actuelle justifie plus que jamais la nécessité de créer l’agence de financement des collectivités locales. Les investisseurs institutionnels sont friands de papier venant des collectivités locales. Les deux dernières opérations démontrent que les marchés attendent les collectivités et seront présents quand l’agence sera créée »,martèle de son côté Olivier Landel, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. Norbert Gaillard, pour sa part, considère que le modèle à suivre est celui des « communal banks » finlandaises, norvégiennes et danoises, qui empruntent pour le compte des collectivités, « ce qui a pour effet de réduire les coûts ».

Signe de l’appétit des investisseurs institutionnels pour le secteur public local, l’AP-HP, qui s’attend elle aussi à être dégradée de son triple A, après avoir été placée sous surveillance négative mi-décembre, avait emprunté 172 millions sur les marchés obligataires, décrochant même un emprunt auprès… du fonds souverain norvégien.

En attendant que le projet d’agence mûrisse, les élus, même non notés, font leurs comptes et demandent à leurs services de s’intéresser aux marchés obligataires, qui ne représentaient pas plus de 4 % de leurs emprunts jusqu’à présent. Les formations réalisées par le cabinet Finance Active n’ont jamais été autant demandées sur ce sujet !

Michel Destot, maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France, craint que l’Etat ne réduise ses dotations. Il estime que toute augmentation d’un demi-point du prix du crédit coûte à sa ville 700.000 euros par an. Paris, bonne élève des agences de notation qui a emprunté l’an passé 360 millions et emprunte sur les marchés, estime qu’en cas de dégradation elle perdrait 6 millions en frais financiers. L’hypothèse a été envisagée dans le budget 2012. Mais l’adjoint aux finances, Bernard Gaudillère, espère encore échapper à une dégradation. Il a même écrit à S&P pour plaider sa cause. Et veut croire que les prêteurs ne lui en tiendront pas rigueur. « Ils ne se calquent pas toujours sur les notations. Beaucoup examinent la réalité de la situation financière de l’emprunteur »,assure-t-il.

JULIE CHAUVEAU ET LAURENCE ALBERT

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Ces banquiers français sous surveillance qui préfèrent lâcher le gouvernail #banque

Irène Inchauspé

Par Irène Inchauspé

DECRYPTAGE Coup sur coup, Christophe de Backer a annoncé son départ de la filiale française d’HSBC et Vincent Taupin du Crédit du Nord

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s'était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s’était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

A un jour d’intervalle, deux directeurs généraux de banque ont annoncé leur départ. Le 10 janvier, c’était Christophe de Backer, 50 ans, directeur général d’HSBC France et le lendemain celui du Crédit du NordVincent Taupin, 53 ans. A priori pas grand-chose de commun entre ces deux banquiers. Pourtant, ils partent tous les deux seulement deux ans après avoir pris les rênes de leur établissement, et sans doute en raison d’une même frustration.

Etre le patron d’une filiale de la World Company (HBSC est l’une des plus grandes banques mondiales), n’est pas réjouissant tous les jours. Car tout vient de Londres, tout se décide à Londres, et dans ce groupe, où la discipline prime parfois sur l’intelligence, aucune fantaisie n’est tolérée.

Christophe de Backer a donc préféré quitter l’établissement, où il aura passé 20 ans. Il rejoindra le ler février le groupe Edmond de Rothschild pour prendre, « dans un premier temps », la présidence du comité exécutif de la banque privée à Genève. Mais il pourrait devenir en septembre le président du directoire de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild à Paris, à la place de Michel Cicurel qui a annoncé son départ à cette date.

Vincent Taupin lui aussi, aurait sans aucun doute préféré être seul maître à bord. Mais début 2010, la Société Générale, après avoir racheté à Dexia les 20% du Crédit du Nord qui lui manquait pour en être le seul actionnaire, a choisi de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général de la banque d’origine nordiste.

La présidence du Crédit du Nord fut confiée à Jean-François Samarcelli, patron de la banque de détail de la Société Générale, et la direction générale à Vincent Taupin. Mais cet homme qui a un tempérament d’entrepreneur ne pouvait supporter la situation très longtemps. Il va donc prendre la direction d’Alma Consulting Group, un cabinet spécialisée dans la réduction de coûts.

Un comble pour cet homme qui est un « développeur », comme il l’a brillamment démontré chez Boursorama. Besoin d’autonomie donc, mais aussi perspectives de rémunération très confortable alors que le secteur bancaire a un avenir plus qu’incertain, ces deux « charmeurs » n’ont pas laissé passer leur chance.

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Trois PME sur cinq comptent rechercher un financement d’ici à 2013

Par Gaëlle JOUANNE,

Selon une étude de l’Insee publiée le 21 novembre, 51 % des petites et moyennes entreprises ont recherché un financement externe en 2010. Une tendance qui perdure…

Pour assurer leur maintien ou leur développement, les petites et moyennes entreprises sont fréquemment à la recherche d’un financement externe. Au sein des PME dont les effectifs atteignaient au moins dix personnes en 2005 et 2010, 51 % ont recherché un financement en 2010, selon une étude de l’Insee publiée le 21 novembre. Cette proportion est plus élevée qu’en 2007, avant la crise (42 %). Au total, 62 % des PME ont recherché un financement en 2007, en 2010, ou les deux années. C’est aussi la proportion d’entreprises qui comptent rechercher un financement sur la période 2011-2013.

Les entreprises à croissance forte recherchent plus fréquemment des financements. En 2010, 58,2 % d’entre elles sont concernées, contre 50,5 % des entreprises à croissance faible ou moyenne, soit 8 points d’écart. La différence entre les deux catégories d’entreprises est plus faible qu’en 2007 (12 points). Elle descend à 7 points pour les besoins anticipés pour 2011-2013. Parmi les entreprises à croissance forte, les plus jeunes (nées après 2002), appelées « gazelles », sont proportionnellement un peu moins en quête de financements que les autres.

La construction et l’industrie sont les secteurs où la recherche d’un financement est la plus fréquente : en 2010, elle concerne 57 % des PME d’au moins dix personnes dans la construction et 54 % dans l’industrie. Mais c’est dans les services liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) que cette proportion a le plus progressé entre 2007 et 2010 (+ 13 points contre + 9 points en moyenne), atteignant 48 % en 2010.

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#entreprises #pme #financement #banque #tpe

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Le FSI régionalise le financement des TPE et PME

Edition du 03/01/2012
Crédit Photo: D.R

Crédit Photo: D.R

Le FSI (fonds de capital développement du groupe Caisse des dépôts) a mis en place un dispositif régional : FSI régions. Déjà opérationnel, il sera finalisé dans le courant du 1er trimestre. Il va guider les TPE et les PME dans leurs recherches de fonds propres. FSI régions va agir en rapprochant les dirigeants d’entreprises des responsables des fonds auxquels ils peuvent accéder.

Le Comité Richelieu veut accompagner ce dispositif. En particulier en créant un outil d’évaluation des missions du nouveau dispositif, outil destiné aux entreprises intéressées. Le Comité Richelieu dispose d’un réseau de 3 000 entreprises. Et souhaite « remonter » les expériences vécues par ses adhérents auprès du FSI.

 

 

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Zone euro : le lobby bancaire prévoit une grande récession en 2012

 

L’Institut de la finance internationale estime que l’économie de la zone euro va se contracter de 1% l’an prochain.

 (c) Afp

(c) Afp

Mots-clés : IFFRécessionZone euroeconomie

L’IFF se montre ainsi beaucoup plus pessimiste que l’OCDE (qui table sur +0,2%), la Banque centrale européenne (+0,3%), la Commission européenne (+0,5%) ou le consensus des analystes compilé par l’agence Bloomberg (+0,5%). Le Fonds monétaire international table encore sur +1,1%, mais ses dirigeants ont admis qu’ils allaient devoir ajuster leurs anticipations.L’Institut de la finance internationale (IIF), qui regroupe les principales banques de la planète, voit la zone euro en franche récession en 2012, selon son dernier rapport, publié lundi 26 décembre. Il estime que l’économie de la zone euro devrait se contracter de 1,0% l’an prochain, après avoir connu une croissance de 1,5% en 2011.

L’institution de Washington estime que la zone euro devrait enregistrer une contraction de son économie de 2,0% au quatrième trimestre en rythme annualisé. Mais une bonne surprise n’est pas totalement à exclure, vu la stabilisation de la production industrielle et des indices PMI des directeurs d’achat, un indicateur jugé fiable de la conjoncture des prochains mois.

Au niveau mondial, l’IIF table sur une croissance de 3,2% en 2011 (-0,1 point par rapport à sa précédente prévision), de 2,8% en 2012 (-0,2 point) et de 3,7% en 2013 (première estimation), grâce à un rebond généralisé de l’activité en Europe.

(Avec AFP)

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Libérez la croissance ! Europe et France sont confrontées à un triple problème…

Par Marc Fiorentino, de Monfinancier.com.

Copyright Reuters

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L’Europe et la France sont confrontées à un triple problème : dette, déficit, croissance.

Le sommet européen qui s’est étalé sur plusieurs jours est un événement historique. N’ayons pas peur des mots. Pour la première fois depuis le début de la crise de la dette, les leaders européens sont parvenus à un véritable accord, pas la pantalonnade habituelle des sommets précédents avec des décisions déjà caduques le lundi suivant leur annonce.

Les marchés devraient applaudir. Ils réclamaient depuis des mois une gouvernance économique européenne. Ils l’ont. L’Allemagne, à travers la main de fer d’Angela Merkel, a pris le leadership de l’Europe. Débarrassée de toute contrainte électorale jusqu’en septembre 2013, Angela Merkel a les mains libres. Et elle ne veut aucun compromis. Ce sera un plan de sauvetage allemand ou rien. Et toute l’Europe s’est inclinée. La dette grecque à 50%, la recapitalisation des banques, un Fond de stabilité raisonnablement augmenté, c’était son plan. Mais elle a ajouté des nouvelles exigences : une réforme des retraites en Italie, le départ de fait de Berlusconi au printemps 2012 et… l’obligation pour la France de venir avec un plan crédible de réduction du déficit budgétaire. Et elle a tout obtenu.

Nous voilà donc engagés dans la voie, longue et douloureuse certes, de la résolution partielle des deux premiers problèmes européens : la dette et la recherche d’un équilibre budgétaire.

Ne nous faisons aucune illusion. Il faudra dans quelques mois renégocier la dette d’autres pays que la Grèce. Car même avec les programmes d’austérité imposés par l’Allemagne, l’endettement augmentera. Pourquoi ? Parce que la croissance ne sera pas au rendez-vous. L’Europe s’enfonce dans une croissance molle frisant la récession, juste au-dessus ou en dessous du niveau de la mer. Et à zéro, même avec des programmes courageux d’austérité, le déficit ne peut pas reculer.

La composante majeure aujourd’hui de la problématique européenne, c’est la croissance. La croissance ne se décrète pas. On a aussi enfin compris qu’elle ne se crée pas durablement avec des packages « ringards » de relance de la consommation. À force d’accumuler les primes à la casse, on casse tout espoir de reprise pérenne de la croissance.

Le vrai débat des mois à venir en France, en cette période électorale, c’est la création de croissance. Mais peut-on créer de la croissance dans un pays qui bride toutes les énergies ? Dans un pays où on stigmatise les entrepreneurs, en les assimilant à des « patrons », dans un pays où à 30 ans on pense déjà à sa retraite, dans un pays où les TPE et les PME, seuls vecteurs de croissance pour l’avenir, sont abandonnées par les banques et harcelées par l’administration, dans un pays où on culpabilise les jeunes qui rêvent de gagner un jour plus de 4.000 euros par mois, seuil de la richesse pour certains politiques, dans un pays où les intérêts particuliers et les querelles de pouvoir sont au-dessus de l’intérêt général ?

L’Europe vient de montrer par la voix de l’Allemagne qu’elle peut continuer à avancer et à régler certains problèmes, il va falloir que la France montre qu’elle est capable de trouver un nouveau « business model » de croissance. Pas un modèle de repli comme la décroissance ou la démondialisation, un modèle de conquête.

Messieurs les politiques, libérez la croissance !

Marc Fiorentino

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Le Crédit Agricole annoncerait des suppressions de postes mercredi – Challenges.fr

 

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Après la Société Générale et BNP Paribas, ce serait au tour deCrédit Agricole d’annoncer des suppressions de postes. « La direction devrait annoncer (…) des centaines de suppressions de postes dans la banque d’investissement, mais nous aurons les chiffres exacts demain (mercredi) », a affirmé à l’AFP Bernard Pechart, délégué FO au Crédit agricole, mardi 13 décembre. Le délégué syndical a précisé qu’il y aurait aussi des annonces de plusieurs centaines de suppressions de postes à venir dans deux autres filiales du groupe, le Crédit agricole consumer finance (CACF, ex-Sofinco et ex-Finaref) et le Crédit agricole Leasing et factoring (Calef).

« Manque de communication de la direction »

Le fonctionnement du Crédit agricole est « assez morcelé, assez opaque », les annonces se faisant dans chaque entités du groupe, selon les syndicats, qui déplorent le manque de « vision globale » et le « manque de communication » de la direction.

« Nous avons récemment été réunis par le DRH du groupe en vue d’accords qui concerneraient la mobilité et la formation-reconversion pour absorber sans trop de casse sociale les suppressions de postes », a indiqué le délégué FO.

L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé d’un cran le 14 septembre la note de la banque Crédit Agricole dont la note est passée de « Aa1 » à « Aa2 », la décision étant liée à l’exposition à laGrèce. A la suite de cette dégradation, la banque mutualiste avait annoncé fin septembre à son tour des mesures de réduction de son endettement et de ses besoins de financement pour tenir compte du nouvel environnement dicté par les marchés.

Le directeur général du Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet avait assuré que la réduction de taille décidée par la banque « n’aurait pas de conséquences sociales majeures ».

Le Crédit Agricole compte environ 160.000 collaborateurs dans le monde, dont près d’un tiers hors de France et le Cacib emploie 15.000 salariés dans le monde, dont 4.600 en France.

(Avec AFP)

 

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Les banques empruntent des sommes records à la BCE, Actualités

 

Les établissements financiers de la zone euro ont emprunté quasiment 300 milliards d’euros -291,6 milliards -à la Banque centrale européenne (BCE) pour 7 jours. C’est le montant le plus élevé demandé à l’institut d’émission depuis l’été 2009 sur cette opération de prêt hebdomadaire. Au total 197 banques ont sollicité ce prêt.

Les dysfonctionnements du dysfonctionnements du marché interbancaire-liés au manque de confiance des établissements financiers entre eux -poussent les banques à se ruer à la BCE et accumuler des montagnes de liquidités qu’elles n’utilisent pas. Plutôt que de les prêter, elles créent des stocks de précaution sur un compte rémunéré au jour le jour, à la BCE.

La Banque centrale vient de renforcer son arsenal de mesures envers le système bancaire afin d’alléger la pression, étant donné les immenses besoins de refinancement. Environ 230 milliards d’euros devront être remboursés par les banques au premier trimestre 2012, a indiqué Mario Draghi, le président de la BCE. Il faut donc fournir massivement des liquidités aux banques, afin qu’elles passent la fin d’année et honorent leurs remboursements.

ISABELLE COUET

 

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Culture financière des Français…  » Peut mieux faire !  »

 

Présentée début novembre, lors des Journées de l’économie de Lyon, une étude de l’Institut pour l’Éducation Financière du Public (IEFP)*, réalisée par le Crédoc, en partenariat avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), met en évidence la faible culture financière des Français

Si 78 % des personnes interrogées ont le sentiment d’être à l’aise en calcul, seulement un Français sur deux sait que 100 placés à 2 % par an conduisent à un capital de 102 au bout d’un an. Ce chiffre nous place en queue de peloton par rapport aux autres pays ayant effectué ce type de test à l’initiative de l’OCDE. 54 % des Français savent que cette même somme, placée pendant 5 ans, permet de disposer d’un capital de plus de 110

Les grands principes financiers sont globalement bien connus : 87 % des personnes interrogées classent les actions comme un produit plutôt risqué et 93 % classent les livrets d’épargne dans la catégorie des placements peu risqués . 70 % savent qu’en diversifiant ses placements en Bourse, on peut limiter les risques (un taux assez élevé comparé aux tests de l’OCDE)

• Mais encore trop de Français gardent l’illusion de la martingale : 72 % savent qu’il n’est pas possible de trouver un placement financier qui soit à la fois très rentable et très peu risqué. C’est moins bien que dans la plupart des pays ayant participé à l’enquête OCDE, cela fait quand même 25 % de Français ignorant ce principe de base. Nos concitoyens peinent à maîtriser certains concepts élémentaires. Une personne sur quatre parvient à trouver la définition d’une obligation. 45 % savent ce qu’est un fonds commun de placement. 52 % connaissent la définition d’un dividende. Le sentiment d’incompétence reste élevé en matière de placements financiers . 80 % des Français reconnaissent qu’ils sont un peu perdus en matière de placements financiers. 49 % estiment leurs connaissances insuffisantes pour évaluer la rentabilité et le risque des produits financiers . 28 % seulement se sentent compétents pour lire la presse spécialisée.

A partir de dix questions de connaissances figurant dans l’enquête, un indicateur de « culture financière de base » a été construit. Cet instrument synthétique permet de départager la population en deux catégories : ceux qui maîtrisent plutôt bien les notions élémentaires de calcul financier ou de placements, et ceux qui ont davantage de difficultés. Seule une personne sur deux obtient une note supérieure ou égale à la moyenne et 1 % seulement des sondés ont été capables de trouver les 10 bonnes réponses aux questions. Avec une note moyenne de 5,1/10, les hommes s’en sortent mieux que les femmes (4/10). Les diplômés obtiennent également de meilleurs résultats (5,4/10 pour les bacheliers, 6,1/10 pour les diplômés du supérieur), de même que les cadres (6,4/10), les travailleurs indépendants (5,3/10), les professions intermédiaires (5/10) et les hauts revenus (5,3/10). Mais jamais, dans aucun groupe, les notes moyennes n’atteignent 7/10. Même parmi les personnes disposant de plusieurs produits d’épargne, la culture financière de base est assez faible (4,4/10). Cela dit, les Français estiment gérer plutôt bien leur budget 3 sondés sur 4 ont une idée précise de ce qu’ils dépensent chaque mois . 70 % d’entre eux élaborent un budget de leurs dépenses et de leurs revenus. 92 % consultent régulièrement leur compte bancaire.

Des progrès restent à faire. 79 % des personnes interrogées souhaiteraient en apprendre davantage en matière de finance au cours de leur scolarité. Ils sont même 86 % chez les 18-24 ans . 77 % sont réceptifs à la possibilité de suivre une formation dans leur entreprise.

A l’occasion de la parution de cette étude, Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers a déclaré : « Disposer d’une solide culture financière et économique est plus que jamais indispensable dans la mesure où les services financiers jouent un rôle de plus en plus important dans la vie des Français : achat d’un logement, financement des études des enfants, ou complément de revenu à leur retraite. Dans ce contexte, il est important pour le citoyen de bien comprendre les avantages mais surtout les risques encourus par tel ou tel type de placement. Il existe des lacunes dans la culture financière des Français, mais cette étude est encourageante car elle nous indique qu’ils sont curieux et demandeurs en formation. Tel est le sens des actions de terrain conduites par l’IEFP et l’AMF ». Et d’ajouter « Compte tenu des enjeux sociétaux, la mobilisation des pouvoirs publics sur ce sujet doit être totale ».

Pour Georges Pauget, président de l’IEFP, « Ces résultats confortent l’IEFP dans ses principales missions qui sont d’encourager l’éducation financière à l’école, promouvoir les formations en entreprise, et aider les consommateurs de produits financiers à se poser les bonnes questions. Ils nous permettent d’identifier des messages clés qu’il conviendra de marteler et d’expliquer, comme par exemple, qu’on ne peut pas, contrairement à ce que croient encore 25 % des Français, avoir un rendement élevé sans prendre de risque. Sur d’autres points, les résultats sont assez rassurants. Les Français gèrent plutôt bien leur budget personnel, et maitrisent la plupart des grands principes financiers, notamment les vertus de la diversification. L’IEFP et l’AMF vont donc continuer à ouvrer pour une plus grande pédagogie à destination du grand public ».

A propos de l’IEFP : L’Institut pour l’Education Financière du Public (IEFP) est une association d’intérêt général qui a pour objectif de favoriser et promouvoir la culture financière des Français. Comme le souligne sa signature « La finance pour tous », reprise dans la dénomination de son site, www.lafinancepourtous.com, sa vocation est pédagogique et informative, en direction de tous les publics.

 

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Le groupe Anovo repris par Butler Capital, Actualités

 

Walter Butler l’a emporté, face aux autres acteurs en lice, notamment le britannique Regenersis. Le tribunal de commerce de Beauvais a choisi vendredi de confier à son fonds, Butler Capital Partners (BCP), la reprise d’ Anovo, leader européen de la gestion durable du cycle de vie des produits électroniques, en redressement judiciaire depuis juillet dernier. En présentant le projet le mieux-disant sur le plan social, le spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté avait déjà obtenu le soutien des salariés.

Le projet de BCP prévoit en effet la reprise de l’ensemble des sites du groupe en France ainsi que toutes ses filiales à l’étranger à l’exception des sociétés italiennes et suédoises. Au total, plus de 4.400 emplois seront ainsi préservés, dont 758 en France sur un total de 1040. Les suppressions d’emplois dans l’Hexagone seront concentrées sur trois sites : celui de Brive paiera le plus lourd tribut avec 140 postes supprimés, celui d’Angers perdra 70 postes et celui de Saint-Matthieu 30.

Selon Eric Meilhac, délégué syndical CGT du site de Brive, la «crédibilité financière plus assise» de l’offre de Walter Butler a également joué dans le choix du tribunal, BCP ayant prévu de financer sur fonds propres la reprise et non pas sur crédit bancaire. «Nous allons investir 25 millions d’euros dans le groupe, dont plus de 20 millions en France», indique Walter Butler, qui signe avec cette opération la «plus importante reprise d’entreprise en dépôt de bilan sur ces 10 dernières années».

Selon lui, Anovo, qui réalise trois-quart de son chiffre d’affaires sur des activités de réparation et de logistique, bénéficie de sérieux atouts : «D’une part, ses marchés sont en croissance, d’autre part l‘entreprise est dotée d’une base de clients importantes au sein des grands groupes et d’un savoir-faire reconnu sur le plan européen», dit-il. En relançant les activités et en améliorant le service aux clients, il espère redresser les résultats. «En 2012, la France sera encore en légère perte, mais au niveau du groupe nous visons un excédent brut d’exploitation compris entre 5 et 10 millions d’euros», dit-il. Les comptes clos fin septembre, quant à eux, devraient encore afficher une lourde perte d’exploitation.

NATHALIE SILBERT

 

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Sans alliés chinois, Saab s’approche d’une faillite, Actualités

Le compte à rebours est lancé pour Saab. Le tribunal de Vännesborg (Suède) doit annoncer d’ici à jeudi s’il accepte ou non la requête de l’administrateur judiciaire qui a demandé la semaine dernière la levée de la protection contre les faillites. Les derniers rebondissements ne sont pas à l’avantage de la marque suédoise. Celle-ci vient de renoncer à l’accord d’investissement étudié avec les chinois Zhejiang Youngman Lotus Automobile et Pang Da Automobile, son ultime chance de sortir du régime des faillites.

Saab avait signé en juin un accord avec les deux investisseurs chinois de 245 millions d’euros contre un peu plus de la moitié du capital du constructeur des berlines 9-3 et 9-5. Leur objectif était de commercialiser des véhicules Saab en Chine, à l’image de ce que Geely a déjà fait avec Volvo. Entre temps, Youngman et Pang Da se sont ravisés et ont proposé de racheter non pas la moitié, mais 100% de Swedish Automobile, la maison mère de Saab, dont l’action a fondu. Un offre qu’on juge « inacceptable » côté suédois.

Or, cet investissement chinois était la seule solution connue pour permettre à Saab de sortir la tête de l’eau. « Il est de mon devoir en tant qu’administrateur de demander l’arrêt de la réorganisation », a écrit la semaine dernière au tribunal Guy Lofalk, l’administrateur de Saab. Après s’être rendu à deux reprises en Chine, il a constaté que les investisseurs chinois n’avaient pas le même point de vue sur la transaction. «Il n’y a pas de temps pour trouver une autre solution à cause de la situation financière de Saab. Une réorganisation n’est pas possible dans la situation actuelle ».

Si le tribunal accepte sa requête après-demain, des milliers de demandes de mises en faillite déposées par les salariés de Saab, bloquées par le processus de protection, pourront être activées. Les employés poussent vers une faillite, car ils ne perçoivent plus leur salaire de façon régulière depuis plusieurs mois. En pareil cas, un mécanisme d’assurance sur les salaires se mettrait en place, ce qui leur permettrait d’être rémunérés.

Ce n’est pas l’investissement de North Street Capital, dirigé par un passionné d’automobile, qui devrait changer la donne. La société d’investissement américaine a acquis pour 10 millions de dollars (7,2 millions d’euros) de titres dans le groupe et investirait un total de 60 millions la semaine prochaine.

IN.F.

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