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FESF

Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Pourquoi la France se retrouve dans le viseur des marchés, Actualités

Les taux de marché s’écartent grandement de ceux de l’Allemagne. La dette française a été contaminée par la flambée des taux italiens. Paris peine à rassurer les marchés.

Dans les salles de marché, l’inquiétude est encore montée d’un cran sur la France. En privé, certains grands gestionnaires de fonds confient qu’ils ne veulent plus toucher à la dette française en ce moment. Indirectement, mais clairement, la France est en train d’être contaminée par la crise des dettes souveraines de la zone euro. Depuis plusieurs jours, elle voit ses taux de marché s’écarter grandement de ceux de l’Allemagne, la référence en Europe. Jeudi, cet écart (ou « spread ») a même atteint 170 points de base, un niveau record, impensable il y a encore quelques mois.

L’incroyable bourde de Standard & Poor’s, qui a envoyé par erreur un message d’alerte de dégradation de la note française, démenti une heure plus tard (lire page 31), y est certes pour beaucoup. Dès vendredi, l’heure était d’ailleurs à la détente sur le marché obligataire, et le « spread » français revenait à 150 points de base. Mais pour un pays noté AAA, un tel niveau reste très élevé. Concrètement, cela signifie que l’Hexagone va devoir offrir 1,5 % de plus que son voisin allemand pour placer sa dette auprès des investisseurs. Avant la crise, l’écart était quasi nul. Début juin, il était inférieur à 30 points de base. L’écart s’est aussi creusé avec d’autres pays européens notés AAA : il atteint par exemple 110 points de base avec l’Angleterre et plus de 100 points de base avec les Pays-Bas.

Craintes pour l’avenir du FESF

Comment en est-on arrivé là ? La hausse de la prime de risque française est d’abord liée au sort de la dette italienne. Les déboires de Silvio Berlusconi ces derniers jours ont entraîné une flambée des taux de la péninsule, au-delà des 7 %. Cela a accéléré les craintes de voir Rome réclamer une assistance financière extérieure. Or « le AAA de la France et celui du FESF [Fonds européen de stabilité financière, NDLR] ne survivraient pas bien longtemps à cette éventualité », souligne Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo. Paris apporte la deuxième garantie au FESF, derrière l’Allemagne. Et les banques françaises sont les plus exposées d’Europe aux obligations italiennes, même si elles ont vendu une partie de leurs titres ces dernières semaines (lire page 32).

A cela s’ajoutent des raisons plus fondamentales. La France est jugée par les marchés sur sa capacité à atteindre ses objectifs de réduction du déficit budgétaire. A cet égard, le nouveau plan d’austérité présenté par Bercy il y a une semaine a démontré la détermination du gouvernement à défendre le AAA et à respecter l’objectif d’un déficit de 4,5 % du PIB en 2012. «  Ce nouveau package était plus ambitieux que prévu et contenait en plus des mesures qui porteront leurs fruits à long terme », souligne Dominique Barbet, économiste de marché chez BNP Paribas.

Mais les mesures annoncées reposent sur une hypothèse de croissance à 1 % pour 2012, qui est encore jugée bien optimiste. Un ralentissement plus sévère, voire une rechute en récession de l’économie française, porterait à nouveau un sérieux coup aux objectifs du gouvernement. Les agences de notation pourraient déclasser la note de la France – pas par erreur cette fois-ci. Et c’est l’ensemble des dispositifs de secours européen qui serait alors mis à mal.

GUILLAUME MAUJEAN

 

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Après la Chine et le FMI, qui veut aider le fonds de secours de la zone euro ?

Copyright Reuters
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Les dirigeants européens se réunissent ce mercredi soir pour un sommet décisif et doivent décider ou non de l’ouverture du fonds de sauvetage à des investisseurs externes. Mais qui a suffisamment d’argent et d’intérêt à investir dans le sauvetage de la zone euro ?

Les dirigeants européens doivent acter ce mercredi soir l’élargissement des pouvoirs du Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF). En cas d’accord, le FESF pourrait se voir doté d’un effet de levier lui permettant d’accroître une puissance de feu à plus de 1.000 milliards d’euros. Cela serait rendu possible grâce à l’émission de garanties et/ou l’accès à un véhicule spécial d’investissement (SPV), dédié à recueillir les fonds des investisseurs externes. Ce fonds serait capable d’émettre des obligations et d’en racheter sur le marché secondaire afin de soulager les Etats. Mais l’Europe doit encore s’assurer de la bonne volonté de ces investisseurs externes, qu’ils soient souverains ou privés. Qui va soutenir le fonds de soutien de la zone euro ? C’est la question de la semaine.

La solution de facilité : le FMI

Tout d’abord, le Fonds Monétaire International (FMI) semblerait prêt à subvenir aux besoins du fonds de secours. Un officiel du FMI a en effet déclaré mardi que le l’Institution était en train « d’étudier cette possibilité, mais n’avait pas encore pris de décision ». « Cela dépendra du package d’ensemble » a-t-il précisé.

Un officiel de Bruxelles a confirmé l’intérêt de l’Europe et du FMI pour cette posibilité, en précisant que le FMI pourrait même être l’hébergeur d’un compte administratif destiné à aider la zone euro. Cette solution serait plus simple et plus flexible que la création d’un SPV, a également fait savoir un officiel du FMI.

Le directeur du FESF en visite en Chine

Après avoir réitéré plusieurs fois son soutien à la zone euro ces dernières semaines, le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait « une attitude ouverte » et était disposée à « aller discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer ». Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque Klaus Regling, le patron du FESF, a prévu une visite à Pékin vendredi prochain.

Un diplomate de Bruxelles a assuré sous couvert d’anonymat que la Chine était partante pour continuer de soutenir l’Europe mais qu’il n’y avait « rien de concret  et détaillé » en ce qui concerne sa participation au véhicule spécial d’investissement. « Jusque là, la Chine a toujours préféré aider (l’Europe) au cas par cas, parce que cela facilite l’obtention de concessions sur les investissements, le commerce, les importations à un niveau plus intéressant que celui de l’Union européenne », analyse Paul Sheehan, directeur général du fonds d’investissement Thaddeus Capital, de Hong Kong.

Des discussions auront probablement lieu vendredi prochain avec des investisseurs chinois à ce sujet.

Les pays émergents boudent-ils l’Europe ?

Après la Chine et le FMI, qui d’autre a vraiment envie de sauver la zone euro ? Les pays émergents ne se bousculent apparemment pas au portillon. L’Argentine a clairement indiqué qu’elle ne participerait au sauvetage de la zone euro, tandis que l’Inde, et l’Afrique de Sud ne se sont toujours pas manifestés. Autre revers pour l’Europe : son voisin norvégien a exprimé très clairement son souhait de rester en dehors de toute aide financière.

La Russie, qui a dit à plusieurs reprises qu’elle était prête à aider les pays de la zone euro, sans préciser comment, a pris position aujourd’hui. Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique du kremlin a annoncé que le gouvernement était prêt à soutenir les pays de la zone euro mais, seulement à travers le Fonds monétaire international (FMI). C’est également la voie préférée par le Brésil, qui avait expliqué mardi qu’il n’avait aucunement l’intention de racheter de la dette européenne, mais a toutefois déclaré par la voix de son ministre des finances Guido Mantega que son pays pourrait accepter d’apporter un soutien financier par le biais du Fonds monétaire international. En contrepartie, le pays exigerait une réévaluation du poids des émergents dans l’institution, qui pose naturellement problème à d’autres membres comme les Etats-Unis…

Klaus Regling doit également se rendre à Tokyo ce week-end, après sa visite en Chine, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation de l’Union européenne au Japon. Cette visite ne serait pas officielle, mais gageons qu’elle n’est pas touristique non plus.

Stanislas Jourdan, avec agences

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Pas question pour le Brésil de contribuer directement au FESF, Actualités

Le Brésil ne fera aucune contribution directe au Fonds européen de stabilité financière (FESF), a affirmé vendredi sa présidente, Dilma Rousseff, tout en manifestant la disponibilité de son pays à augmenter sa participation au Fonds monétaire international.
« Je n’ai pas la moindre intention de faire des contributions directes » au Fonds européen, a déclaré la présidente brésilienne à la presse, à l’issue d’un sommet du G20 à Cannes (France).
Les Européens ont prévu d’accroître la capacité d’intervention de leur fonds de 440 milliards d’euros à 1.000 milliards.
« Pourquoi devrions-nous le faire nous si eux (les Européens) le font? », s’est demandé Dilma Rousseff. Elle a réaffirmé cependant la disposition du Brésil à augmenter sa contribution au FMI, une institution qui offre des « garanties » pour l’argent qui sort de ses réserves et de la « sueur du peuple brésilien », a-t-elle ajouté.
Selon la présidente brésilienne, les cinq pays du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont sur cette même ligne, précisant notamment que Pékin avait dit à son pays « qu’il préférait contribuer (au sauvetage de la zone euro) via le FMI et non directement ».

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Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris

 


Crédits photo : © Suzanne Plunkett / Reuters/REUTERS

Dexia qui a annoncé sa réorganisation pour résoudre ses difficultés de financement plonge de plus de 20 %. Pour sa part, le CAC perd plus de 3 %.

L’humeur reste maussade ce mardi à la Bourse de Paris. La crise de la dette, la crainte d’un défaut de paiement grec ainsi que les difficultés de Dexia plombent toujours les marchés. Le CAC plonge de 2,7 % en milieu de séance à 2 845,78 points. Une baisse qui s’est accentué par la suite pour dépassé les 3,3%. Lundi le CAC avait déjà clôturé en baisse de 1,85 % à 2926,83 euros. Ailleurs en Europe, Londres recule de 2,22 % à 4962,80 points et Francfort de 3 % à 5 215,50 points.Lundi soir, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont annoncé à l’issue de leur réunion qu’ils reportaient à « courant octobre » la décision sur la prochaine tranche d’aide de 8 milliards d’euros à la Grèce. L’Europe envisage de revoir la participation du secteur privé au deuxième plan d’aide et songe à augmenter le fonds de secours aux pays endettés (FESF). Les ministres des Finances se sont par ailleurs accordés sur l’octroi de collatéraux en l’échange de prêts à la Grèce.Athènes a, de son côté, annoncé de nouvelles mesures après avoir prévenu dimanche que le pays ne remplirait pas ses objectifs de déficit exigé par ses créanciers.

Le pétrole en baisse

Les craintes sur la zone euro pèse également sur la monnaie européenne. L’euro s’enfonçait sous le seuil de 1,32 dollar en fin de matinée, à son plus bas niveau depuis janvier face au billet vert, emporté dans les turbulences de la crise de la dette et le report d’une décision sur la Grèce par les ministres des Finances de la zone euro. En milieu de séance, l’euro valait 1,3184 dollar contre 1,3178 dollar lundi soir. En tout début de séance, il est même tombé jusqu’à 1,3146 dollar, sa valeur la plus basse depuis le 13 janvier.

Sur les marchés pétroliers, les inquiétudes sur l’économie mondiale pèsent sur les cours : le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre perdait 1,47 % dollar, à 76,47 dollars dans la matinée.

Du côté des indicateurs macroéconomiques, les investisseurs seront attentifs à la publication des prix à la production industrielle en zone euro au moins d’août attendue à 16 heures. Outre-Atlantique, les commandes industrielles aux États-Unis pour le mois d’août sont attendues pour 16 heures. À la même heure, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, doit prendre la parole devant une commission du Congrès sur le thème « les prévisions économiques ».

Dexia doit annoncer la vente de ses fleurons

L’ensemble du secteur bancaire sera suivi ce mardi. Le conseil d’administration de Dexia(-20,77 % à 1,03 euros) a annoncé hier soir avoir lancé un processus pour résoudre les problèmes structurels du groupe mais n’a pas évoqué de pistes en particulier. La banque franco-belge devrait accélérer la vente de ses fleurons et l’isolement de ses actifs non performants dans un « bad bank ». Sa note a été placée hier sous surveillance négative par l’agence Moody’sDeminor insiste pour que les actionnaires soient consultés avant toute décision sur un plan concernant l’avenir de Dexia, indique le cabinet de conseil aux actionnaires dans une lettre ouverte dévoilée par Reuters.

De son coté, la Société générale (-3,95 % à 18,22 euros) a réduit de moitié ses besoins de financement à long terme pour 2012, a-t-elle annoncé. La banque française n’aura besoin que de 10 à 15 milliards d’euros.

Toujours dans le secteur bancaire européen, la première banque allemande Deutsche Bank a renoncé mardi à son objectif de dégager un bénéfice opérationnel record de 10 milliards d’euros cette année, mais a assuré qu’elle restera bénéficiaire au troisième trimestre.

Le groupe sucrier Cristal Union va acquérir sur un mode amical le groupe Vermandoise pour près d’un milliard d’euros afin de créer le numéro cinq européen de l’industrie du sucre, qui sera numéro deux en France derrière Tereos. Le groupe Vermandoise regroupe deux sociétés cotées sur Nyse-Euronext Paris, la Société Vermandoise de Sucreries (SVS) et la Société Sucrière de Pithiviers le Vieil (SSPLV). La cotation des deux titres est suspendue.

Stallergènes (-3,63 % à 44,81 euros) a annoncé une réorganisation de sa gouvernance, qui verra l’arrivée d’un nouveau directeur général exécutif début 2012.

GDF Suez (-1,70 % à 22,02 euros) a conclu la vente de G6 Rete Gas au consortium constitué du fonds d’infrastructures F2i, d’AXA Private Equity et d’Enel Distribution. La cession valorise les actifs de distribution à une valeur d’entreprise de 772 millions d’euros soit, à 103 % de la base d’actifs régulés 2010, 9,3 fois l’Ebitda et 17,5 fois le résultat net. Cette opération avait été annoncée en juin dernier.

Bonduelle (-1,31 % à 63,50 euros) a présenté une forte chute de son bénéfice net annuel de 48 % à 30,4 millions d’euros mais prévoit un rebond de sa rentabilité pour l’exercice 2011-2012. Le groupe agro-alimentaire est par ailleurs en négociations pour racheter les légumes d’Aucy en Russie.

Naturex (-6,88 % à 46,02 euros), spécialiste des ingrédients naturels d’origine végétale, va lancer une augmentation de capital de 49,3 millions d’euros destinée à financer des acquisitions et accroître son flottant boursier.

Groupe Gorgé (+9,95 % à 6,74 euros) flambe au lendemain de l’annonce de sa plus importante commande dans le nucléaire, un contrat de 30 millions d’euros en Chine.

 

Le Figaro – Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris.

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La Commission européenne exige des recapitalisations urgentes, Actualités

 

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé, hier, à une recapitalisation urgente des banques européennes, sans toutefois se prononcer sur le montant en jeu. Pourquoi un tel changement de position alors qu’en juillet, Bruxelles vantait la solidité du système bancaire européen ? Tout simplement parce que l’on s’achemine désormais vers un traitement plus radical du passif grec et qu’il faut parer aux menaces de contagion de la crise de la dette souveraine. José Manuel Barroso a ainsi appelé à débloquer au plus vite la sixième tranche de prêts à la Grèce. Mais il a aussi confirmé qu’il fallait un rééchelonnement de la dette grecque plus important que prévu en juillet dernier, en imposant donc une décote supérieure aux 21 % acceptés alors par les banques.

Dans cette optique, José Manuel Barroso propose un renforcement des fonds propres rapide à un niveau élevé des principales banques européennes, à qui il demande finalement de se mettre immédiatement en conformité avec les nouvelles règles prudentielles de Bâle III. Hier soir, l’Autorité européenne des banques (EBA) s’est mise d’accord avec l’ensemble des superviseurs nationaux sur une méthode de calcul pour tester à nouveau la solidité du bilan des principales banques européennes, celles qui portent un risque « systémique ». Le nouveau scénario devra inclure leur exposition à toutes les dettes souveraines européennes, qu’elles soient grecque, portugaise ou allemande, lesquelles seront comptabilisées à une valeur proche de celle du marché. Et les banques devront respecter un niveau de capital « dur » de 9 % alors qu’en juillet, le « stress test » exigeait seulement 5 %.

Les banques qui ne parviendront pas à respecter ce nouveau ratio devront se recapitaliser très rapidement, sans doute avant l’été 2012. Et pas question d’aller toutes ensemble quémander de l’argent auprès du Fonds européen de stabilité financière (FESF) comme le suggéraient certains gouvernements. Pour Bruxelles, il faut que les banques aillent d’abord chercher de l’argent sur les marchés et qu’elles consacrent, s’il le faut, l’intégralité des dividendes et des bonus prévus pour 2011 au renforcement de leurs fonds propres. Ensuite, si c’est insuffisant, les Etats prennent la relève et, seulement s’ils ont des difficultés, ceux-ci pourront se tourner en dernier ressort vers le FESF pour demander un prêt pour leurs banques.

Renforcement de gouvernance

Le résultat de ces nouveaux tests menés par l’EBA doit être prêt pour la prochaine réunion des ministres des Finances européens le 21 octobre, juste avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement prévu le 23 à Bruxelles. Alors, l’Europe connaîtra la facture à payer pour lutter contre la crise de la dette souveraine. Le président Barroso a d’ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre le nouveau FESF et de définir précisément dans quelles conditions il pourra intervenir de façon préventive auprès des Etats qui ont du mal à lever des capitaux sur les marchés à des taux raisonnables.

En réponse aux critiques de ceux qui estiment que le FESF est insuffisamment doté, la Commission propose d’autoriser celui-ci à garantir les émissions primaires d’obligations lancées par les Etats membres. Grâce à ce mécanisme de garantie, la puissance de feu du fonds pourrait être multipliée par cinq, explique une source diplomatique à Bruxelles. Par ailleurs, José Manuel Barroso a appelé à la mise en oeuvre, dès 2012 et non pas seulement en 2013, du fonds permanent qui, à la différence du FESF, sera lui doté de capitaux propres (80 milliards d’euros mobilisables) et pas seulement de garanties d’Etat. Enfin, le président a plaidé pour un renforcement de la gouvernance de l’euro très substantiel, en appelant notamment à l’élargissement des pouvoirs du commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

Anne Bauer, Les Echos

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Marasme généralisé, crise de la zone euro, le G20 engage une course contre la montre, Actualités

Un « plan d’action collectif ambitieux » est en cours d’élaboration au sein du G20 pour éviter que l’économie internationale ne replonge dans la récession. Mais les Etats-Unis reprochent à la zone euro de ne pas se mobiliser assez vite pour régler la crise grecque.

Le temps des marchés n’est pas celui des démocraties. » C’est en ces termes que le ministre français des Finances, François Baroin, dont le pays préside cette année le forum du G20, a commenté les décisions prises avec ses homologues des 20 plus grandes économies mondiales au cours des réunions du week-end dernier à Washington. A l’issue de leur dîner, jeudi soir, les ministres se sont engagés « à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour traiter les défis renouvelés que rencontre l’économie mondiale ». Mais cette réponse va prendre quelques semaines. « Un plan d’action collectif ambitieux », dans lequel chacun des pays du G20 « aura un rôle à jouer », devrait être dévoilé avant le sommet des chefs d’Etat du G20 de Cannes, les 3 et 4 novembre. Comme le soulignait un haut fonctionnaire sous couvert de l’anonymat, « les mesures concrètes et tangibles pour conjurer la crise font l’objet d’intenses négociations en coulisses ». « Ne doutez pas de la détermination des membres du G20. A chaque aspect de la crise se verra apporter une réponse ».Que ce soit pour soutenir la croissance économique, menacée actuellement de par le monde (lire ci-contre et pages 5 et 6), restaurer la solidité du système bancaire, réformer le système monétaire international ou encore résoudre la crise des dettes souveraines en Europe et plus généralement restaurer les finances publiques des pays développés. La Chine pourrait annoncer un calendrier plus précis sur le rythme de réévaluation du yuan. Les pays émergents participeront à l’effort général en rééquilibrant leur croissance par plus de demande interne.

« Pare-feu »

De leur côté, les Européens se sont engagés à mettre en oeuvre, d’ici à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20, mi-octobre à Paris, « les mesures nécessaires permettant d’accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de maximiser son impact pour éviter la contagion ». Mais à leur rythme. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a défendu vendredi soir ce tempo : « Nous ne sommes pas dans le déni. Nous avons des démocraties. Nous devons passer par tout le processus » parlementaire. L’accord des chefs d’Etat européens du 21 juillet devrait avoir été validé par les 17 Parlements nationaux des Etats de la zone euro le 14 octobre.

Reste que les mesures telles qu’elles ont été décidées ne convainquent qu’à moitié. Après que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a estimé que le FESF devrait doubler ses ressources, à 1.000 milliards d’euros, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a encore appelé, samedi, la zone euro à monter un « pare-feu » pour empêcher la crise des dettes souveraines grecque et portugaise de se propager. « Des mesures supplémentaires pour accroître la capacité effective de ces engagements sont toujours nécessaires, afin de créer un pare-feu contre une contagion plus grave », a-t-il affirmé au FMI. Ce d’autant plus que les bruits provenant d’Athènes augurent mal d’un règlement de la crise grecque. Selon le quotidien « Ta Nea », le ministre des Finances grec, Evangelos Venizélos, aurait confié à des parlementaires du Parti socialiste au pouvoir que la moins mauvaise option pour son pays serait de faire défaut sur sa dette, avec un abandon de créance de 50 %.

Mais, pour l’heure, les Européens restent sourds à ces conseils de mettre en place un dispositif sur le modèle de celui adopté aux Etats-Unis après la crise des « subprimes », où la BCE serait le prêteur en dernier ressort des Etats européens. Comme l’a souligné le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, la capacité d’intervention du FESF peut être démultipliée sans avoir recours à la BCE. Plusieurs responsables de l’institut ont, en revanche, évoqué l’idée de reprendre des appels d’offres pour fournir aux banques de la liquidité à échéance d’un an. Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a indiqué que l’institut d’émission était « prêt à apporter au marché de la liquidité à plus long terme si nécessaire ».

 


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Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’, Interview

Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’

Que pensez-vous des propositions américaines d’augmenter les capacités d’intervention du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) pour éviter les risques de contagion?

Mon impression est que l’Europe a besoin d’une réforme beaucoup plus profonde que la création du FESF. Cela ne suffira pas. Pour préserver l’euro, il faudra une vraie réforme institutionnelle d’ici un ou deux ans. Les Etats-Unis vont tout faire pour que l’implosion de l’euro ne se produise pas avant l’élection américaine de 2012 et pour préserver une forme de stabilité d’ici là. Washington aimerait voir l’Allemagne étendre son filet de protection. Je n’ai pas de doute qu’au bout du compte l’Allemagne finira par garantir un montant très important de la dette européenne. Le problème est qu’ils manquent de crédibilité en disant qu’ils ne peuvent pas permettre à la Grèce de faire défaut. C’est ridicule. Ils doivent être en position d’empêcher des paniques bancaires en Espagne et en Italie. A partir du moment où la crédibilité de l’euro est affaiblie, et elle l’est désormais, il devient beaucoup plus difficile pour les banques italiennes et espagnoles d’attirer des dépôts bancaires ou des financements inter-bancaires. Le risque de contagion est considérable. Et il n’y a pas de banque centrale susceptible de voler au secours d’un pays individuel. C’est pourquoi il faudra à terme une profonde réforme institutionnelle. Mais la situation risque encore d’empirer sérieusement avant de pouvoir s’améliorer. Je vois un fort parallèle avec la dynamique créée par la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.


Pensez-vous que la Directrice-générale du FMI, Christine Lagarde, a eu raison d’insister sur l’urgence de la recapitalisation du secteur bancaire européen ?

Absolument. Le FMI a été trop révérencieux jusqu’ici. Elle a raison d’insister sur ce point. Bien sûr, sa main a été forcée par le fait qu’elle connaissait par avance le contenu du Global Financial Stability Report. Il lui était difficile de ne pas en tenir compte. Tous ceux qui ont été impliqués dans l’élaboration des «stress tests» bancaires savent qu’il faut recapitaliser un certain nombre de banques européennes. C’est un sursaut trop vertueux pour faire machine arrière aujourd’hui. Le FMI n’a pas vraiment contribué à la résolution des problèmes en repoussant les échéances. Il y a seulement un an, les responsables du FMI disaient à l’assemblée générale qu’ils considéraient la Grèce comme un pays avancé qui ne ferait jamais défaut. Et il y a seulement six mois, le FMI avait même déclaré qu’il considérait que l’Espagne n’était plus un pays périphérique dans le «Financial Times». C’est une chose d’être circonspect, cela en est une autre de prendre des positions peu plausibles. Le FMI est allé trop loin dans cette direction. Cela dit, Christine Lagarde n’est pas allée jusqu’à dire qu’un défaut de paiement est inévitable. C’est seulement implicite dans son propos.


Pensez-vous en effet qu’un défaut de paiement de la Grèce est désormais inéluctable?

Bien sûr. Il y aura forcément une profonde restructuration de la dette grecque, quels que soient les termes choisis. Un profond défaut de paiement en Grèce et au Portugal est désormais inévitable, et probablement aussi en Irlande, même si la situation est un peu plus compliquée dans ce dernier pays car le gouvernement a garanti les banques. Mais je pense que l’Irlande aura aussi besoin d’une profonde restructuration de sa dette souveraine, qu’elle soit privée ou publique. Je suis sûr que même Dominique Strauss-Kahn en était conscient.

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Pourquoi l’Europe n’est pas prête à émettre des euro-obligations ! ?

Les euro-obligations sont-elles la réponse à la panique dont ne se départissent plus des marchés obnubilés par l’endettement public ? Pour les Etats membres de la zone euro, cette mutualisation des risques permettrait de supprimer les écarts entre les taux d’intérêt sur les différentes obligations souveraines. Du coup, une partie de la dette des mauvais élèves de l’Union serait en partie amortie. Mais selon Céline Antonin, économiste au Centre de recherche en économie de Sciences Po (OFCE), ce changement radical dans la gouvernance européenne est prématuré.

Des membres de la CDU, le parti conservateur au pouvoir en Allemagne, n’hésitent plus à montrer leur désaccord avec la chancelière : ils demandent, comme le SPD et les Verts, la mise en place d’euro-obligations. Comment expliquez-vous ces divergences de vues ?

Les euro-obligations sont la dernière pierre du fédéralisme, l’aboutissement de l’intégration monétaire, car ils mutualisent les risques et les dettes des Etats. Mais cela veut aussi dire que les autorités européennes auront un droit de regard sur les budgets nationaux puisque l’émission d’euro-obligations touche à la souveraineté budgétaire. La France n’acceptera pas que Bruxelles ait son mot à dire sur son nombre de fonctionnaires, ses investissements, entre autres. Et vues les divergences sur les politiques budgétaires, notamment sur l’harmonisation fiscale, l’Europe n’est pas prête. Il faudra avant tout convaincre les populations de la nécessité d’une Europe fédérale, car c’est ce vers quoi nous allons.

Quels sont les autres inconvénients ?

Mutualiser les risques peut encourager le laxisme budgétaire de certains pays qui se sentiront vivre sous le parapluie des Etats plus rigoureux. En outre, on assisterait à un scénario presque identique à celui lors du passage à l’euro, lorsque la Grèce, entre autres, avait profité des taux d’intérêts et des primes de risques très bas, tout en négligeant ses mesures de rigueur. L’émission d’euro-obligations aurait la même conséquence : ces pays s’abriteraient derrière le « AAA » des autres.

L’urgence n’est-elle pas de rassurer les investisseurs ?

A court-terme, les euro-obligations présentent des inconvénients. La France et plus particulièrement l’Allemagne, seraient pénalisées sur leur taux d’emprunt, aujourd’hui bien plus avantageux que celui de la Grèce ou de l’Italie. Pour les économies les mieux notées, cette mutualisation des risques est un sacrifice.

FESF ou euro-obligations ?

Il est vrai que les euro-obligations peuvent éviter de fournir trop de liquidités, prélevées du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Autre avantage, à court-terme, on arrêterait de spéculer sur les taux d’obligation des pays en difficulté, puisque les taux d’intérêts seraient unifiés. Mais ce qu’il faut en priorité c’est augmenter la capacité du Fonds européen et accroître le degré de solidarité au sein de l’Union. Les euro-obligations restent la solution extrême.

Propos recueillis par Jeanne Dussueil

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Au total, le sauvetage de la Grèce va accroître la dette de la France de près de 32 milliards d’euros, Actualités

Le Parlement devra ratifier à l’automne l’élargissement du rôle du fonds européen. Le déficit n’est pas affecté, mais la dette augmentera à mesure des émissions du FESF.

  • 25/07 | 01:00

Si le deuxième plan de sauvetage de la Grèce constitue un tournant pour la zone euro, il n’aura, à court terme, qu’un impact limité sur les finances publiques de la France. La contribution de cette dernière se faisant par le biais d’un apport de garanties (et non de liquidités) au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui émet lui-même des obligations sur les marchés pour prêter à la Grèce, cela n’augmente pas le déficit budgétaire.

« Coût indirect »

En revanche, la dette publique brute de la France sera augmentée à mesure des émissions du FESF. Cela représentera environ 15 milliards d’euros d’ici à 2014, a indiqué vendredi François Fillon, soit quelque 0,75 point de PIB. La quote-part de la France s’établit à un peu plus de 20 % des aides des Etats membres. « Ces décisions n’ont pas de coût direct pour nos finances publiques », mais « elles ont un coût indirect », a expliqué le Premier ministre.

La contribution de la France au premier plan de sauvetage de la Grèce décidé l’an dernier représente quant à elle 16,8 milliards d’euros sur trois ans. L’aide à Athènes va donc, au total, accroître la dette de la France (1.646 milliards à la fin du premier trimestre) d’environ 32 milliards d’euros. Sur les 16,8 milliards du premier plan, 11 milliards ont d’ores et déjà été prêtés directement par Paris à Athènes (le FESF n’existait pas)

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