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Cette nuit en Asie : Tokyo face à sa dette, Foxconn et ses « animaux », Elpida cherche un allié…

Tokyo ne tiendra pas ses objectifs de désendettement
Le gouvernement japonais a reconnu, ce matin, qu’il ne réussirait probablement pas à rééquilibrer son budget d’ici l’année fiscale 2020 comme il l’avait précédemment annoncé. L’Etat nippon devrait sur cet exercice, qui s’achèvera en mars 2021, enregistrer un déficit primaire – déficit sans intégration du coût du service de la dette – encore supérieur à 3% du PIB, ont indiqué les conseillers du Premier ministre qui ont pourtant réalisé leurs calculs en tenant compte d’une éventuelle hausse de la TVA. « De nouvelles améliorations fiscales vont être nécessaires », ont-ils prévenus. Le chef du gouvernement Yoshihiko Noda espère qu’il va réussir à faire adopter, dans les prochaines semaines au Parlement, un doublement gradué de la TVA, qui n’est pour l’instant que de 5% dans l’archipel.


L’accord de libre échange entre l’Europe et l’Inde encore retardé
Les responsables politiques indiens et européens avaient, un temps, espéré pouvoir signer un accord de libre-échange à l’occasion de la tenue, le 10 février prochain à New Dehli, d’un grand sommet bilatéral mais les points de blocage apparaissent encore trop nombreux entre les négociateurs. Malgré une récente intensification des pourparlers commerciaux, qui avaient été lancés dès 2007, l’Union européenne ne parviendrait toujours pas à obtenir une baisse satisfaisante des droits de douane indiens sur les véhicules et les alcools et n’aurait pas non plus été satisfaite par la timidité des engagements d’ouverture des marchés publics avancés par New Dehli.

Elpida négocierait une alliance avec Micron
Les actions d’Elpida Memory, le plus grand fabricant japonais de mémoires DRAM, étaient en forte hausse, ce matin, sur la place de Tokyo. Les investisseurs semblent croire aux rumeurs de presse qui annoncent la mise en place prochaine d’une alliance entre Elpida, l’américain Micron et, peut-être, le taiwanais Nanya Technology. En s’associant, les trois groupes espéreraient renforcer leur poids face à Samsung, le leader mondial du secteur. Les experts annonçaient depuis quelques mois une accélération des consolidations sur le marché des mémoires pour ordinateurs de bureaux qui souffre d’une chute des prix continue et de la popularité croissante des tablettes, qui sont elles, équipées, de mémoires Flash ou proposent du stockage dématérialisé « dans les nuages ».

Le patron de Foxconn s’excuse
Les médias de Taipei diffusent ce matin un communiqué d’excuses de Terry Gou, le PDG du puissant groupe électronique taiwanais Hon Hai Precision, qui avait indirectement comparé ses ouvriers à des « animaux ». A l’occasion d’une fête d’entreprise, organisée dans le zoo de la capitale taiwanaise à la mi-janvier, le responsable avait loué le travail des équipes du parc avant d’expliquer qu’il devait lui aussi « gérer tous les jours un million d’animaux » et que cela lui donnait souvent des « migraines ». Ses commentaires avaient enflammé les forums taiwanais avant d’être critiqués par des universitaires de Chine, où le groupe assemble dans ses usines Foxconn géantes des produits pour Apple, Sony ou Nokia. Dans son communiqué, le groupe explique que Terry Gou cherchait seulement à rappeler que les hommes font eux aussi « partie du royaume des animaux ».

YANN ROUSSEAU (à Tokyo)


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Un constat sévère sur la compétitivité de la France, Actualités

Lors du sommet social à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.


« A l’issue de cette réunion, nous ne serons probablement pas d’accord sur tout »
. Enouvrant ce mercredi matin le sommet sur la crise, Nicolas Sarkozy sait qu’il y a des mots qui fâchent et qu’il ne vaut mieux pas prononcer. Comme celui de TVA sociale, dont le projet est rejeté en bloc par les syndicats. Si les contours précis de la réforme du financement de la protection sociale ne devraient pas être abordés ce mercredi, le chef de l’Etat a justifié sa volonté d’alléger le coût du travail en dressant un diagnostic bien sombre de la compétitivité de la France.

« Notre compétitivité extérieure n’est pas une donnée abstraite. Elle se mesure par notre balance commerciale, déficitaire de 83 milliards d’euros», a expliqué Nicolas Sarkozy. Particulièrement élevé, ce montant prend en compte la valeur des importations jusqu’au passage à notre frontière (échange Caf-fab). Ce n’est généralement pas celui pris en compte pour établir une symétrie dans l’évaluation des importations et des importations. Sans tenir compte des frais d’acheminement des importations, le déficit commercial de 2011 sera « plus proche de 70 milliards » que des 75 milliards, avait précisé mardi Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Ce qui constitue déjà un niveau sans précédent.

Au-delà, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la perte de part de marché de la France au cours de la dernière décennie. Perte dans le commerce mondial liée à la montée en puissance des pays émergents mais, surtout, perte par rapport à nos voisins européens. « Depuis 2000, la part de nos exportations dans celles de la zone euro est passée de 15,8% à 12,6% », a souligné le chef de l’Etat. Et depuis 1995, « le consommateur français achète 50% de plus de produits importés ».

Le poids des charges sociales

Tout en récusant l’idée qu’un redressement se gagne uniquement « par la compression des coûts et en particulier du coût du travail », c’est toutefois sur cet aspect que Nicolas Sarkozy a ciblé son intervention :« Le coût du travail par unité produite a augmenté de 20% en France alors qu’il augmentait de 7% en Allemagne entre 2000 et 2009 », a estimé le chef de l’Etat. Et d’indiquer que la France a perdu un avantage compétitif au cours des dix dernières années, les coûts salariaux horaires ayant « progressivement rattrapé ceux de l’Allemagne » dans l’industrie. En cause : le poids des charges sociales : pour un salaire brut de 2.500 euros, « le poids des charges patronales est deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne », a insisté Nicolas Sarkozy.

Le président de la République entend donc poursuivre les réformes structurelles. Sans prononcer le mot de TVA sociale, le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, plaidé pour « une diversification accrue des sources de financement » de la protection sociale et « de faire contribuer les importations ».

Si le constat est sévère, Nicolas Sarkozy veut tout de même voir dans le ralentissement du rythme de perte de marché au cours des dernières années les premiers effets de sa politique (crédit impôt recherche, réforme de la taxe professionnelle…). Dans une récente étude, l’institut Coe-Rexecode avait noté que le recul des parts de marché par rapport à nos voisins de la zone euro, était moins rapide depuis 2007 : de 0,17 point par an, contre 0,4 point par an au cours de la décennie précédente par rapport à nos voisins européens. Compte tenu de la crise de 2008-2009, « il reste difficile de savoir si cette évolution récente est liée à la conjoncture économique ou à une inflexion de nature structurelle », indiquait aux « Echos », Denis Ferrant, directeur général de Coe-Rexecode. « Il est également possible que la base des exportateurs se soit rétrécie sur les plus compétitifs et que se manifestent les premiers effets des mesures de politique industrielle et d’innovation des dernières années ».

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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Taxe Tobin : Paris veut aller vite, Berlin préfère la voie européenne, Actualités

Paris pourrait lancer sous peu une taxe sur les transactions financières, annonce le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Berlin redit sa préférence pour une solution européenne.

La France veut précipiter le calendrier des négociations de la taxe « Robin des bois ». Paris « donnera l’exemple » en prenant d’ici la fin du mois de janvier des décisions concernant une taxe sur les transactions financières, avec ou sans l’Allemagne, a annoncé vendredi le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy,Henri Guaino.

L’Allemagne a réagi rapidement en indiquant qu’elle ne déciderait pas seule d’une taxation sur les transactions financières, redisant sa préférence pour un solution européenne, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, alors que la France venait de se dire prête à agir seule. «La position allemande est inchangée: (….) le but est d’aboutir à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’Union européenne», a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, interrogé sur la réponse de Berlin à l’annonce par Paris de vouloir agir seule pour «montrer l’exemple».

Le sujet devrait être au menu de la rencontre entre le président français et la chancelière allemande Angela Merkel prévue lundi prochain à Berlin et du Conseil européen programmé le 30 janvier à Bruxelles.« Des décisions seront prises avant la fin du mois de janvier pour ce qui concerne la France. On attend aussi une décision de Bruxelles », a déclaré Henri Guaino sur RMC. « La France donnera l’exemple sur ce sujet. On verra les modalités. »

« C’est mieux s’il y a l’Allemagne, moi j’espère qu’on le fera avec l’Allemagne, nous allons continuer à en discuter dans les jours et dans les semaines qui viennent, mais la France est prête à donner l’exemple sur ce sujet et elle espère pouvoir entraîner les autres », a-t-il précisé.

Le ministre français des Finances, François Baroin, avait évoqué le mois dernier la possibilité d’une « contribution » franco-allemande à la taxe sur les transactions financières en Europe appelée à être « opérationnelle » en 2013. Et, mercredi, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti a assuré que la taxe serait mise « en place avant la fin de l’année 2012 ».

Reste à savoir quelles sont les chances de rallier tout ou partie des pays membres de la zone euro, et ayant un certain poids dans la sphere financière. On sait déjà que Londres est totalement opposée au projet. Mais Paris a, sur le principe au moins, l’appui de Berlin à un projet concerté, ainsi que celui de plusieurs autres capitales européennes. En milieu d’après-midi vendredi, le chef du gouvernement italien Mario Monti a lui aussi jugé «nécessaire» que les différents pays européens «n’aillent pas en solitaire dans l’application» de la taxe sur les transactions financières. L’attitude des instances communautaires elles-mêmes est, en revanche, encore incertaine, y compris sur le fond.

LES ECHOS (SOURCE REUTERS)

 

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La crise a augmenté les inégalités au sein de l’Union européenne, #Actualités

114 millions de personnes, soit près du quart de la population de l’Union européenne, sont exposées à un risque de « pauvreté et d’exclusion sociale », selon un rapport de la Commission européenne.

La crise a détruit 6 millions d’emplois dans l’Union européenne alors que seulement 1,5 million de postes ont été créés à la mi-2011. Les chômeurs de longue durée constituent désormais 40 % des sans-emploi et ce ratio continue d’augmenter. Le chômage des jeunes dépasse les 25 % de la classe d’âge dans 10 des 27 pays de l’Union, avec un pic de près de 50 % en Espagne… Le rapport 2011 sur l’emploi et les développements sociaux que la Commission européenne vient de publier fait un constat alarmant dans son examen détaillé des évolutions du marché du travail dans l’Union.

Davantage de travailleurs pauvres

La plus importante d’entre elles est la « destruction massive » des emplois rémunérés avec des salaires moyens dans l’industrie manufacturière et le BTP. La disparition de ces emplois a grandement accru la « polarisation » entre salaires. Une polarisation qui a rendu encore plus indispensable un bon niveau de formation et de professionnalisme pour accéder à des emplois nouveaux décemment rémunérés. Du fait de « l’intensité de la récession de 2008 », « les nouveaux emplois disponibles se sont concentrés aux extrémités de l’échelle des salaires, notamment dans le secteur des services, et avec une prédominance apparente pour les emplois les mieux payés », lit-on dans le rapport.

En conséquence de quoi, la population de travailleurs pauvres a fortement progressé. La Commission chiffre à environ 114 millions, en 2009, les Européens exposés à un risque de « pauvreté et d’exclusion sociale », soit près du quart de la population de l’Union européenne. Quatre personnes sur dix de ces 114 millions d’Européens en détresse sont inactives. Parmi eux, ceux âgés de plus de 65 ans représentent 16 % du total, mais ce pourcentage grimpe à 22 % si l’on se réfère aux personnes proches de la pauvreté et de la marginalisation. Le risque augmente pour les plus de 75 ans.

L’« impact de l’élargissement »

Les parents isolés et leurs enfants sont également très exposés par ce fléau au même titre que les habitants de l’Union nés hors de ses frontières. Quant aux Européens encore en activité, quelque 8 % d’entre eux risquent de plonger dans le dénuement. Un phénomène vérifiable aussi à l’échelle des ménages. Un cinquième des familles dont un seul membre adulte possède un travail peu qualifié ou précaire risque de sombrer dans la pauvreté, contre seulement 5 % de celles dont les deux adultes travaillent à plein-temps. L’existence d’enfants est « un facteur aggravant pour les ménages à faible intensité de travail ». Ces familles sont en danger de pauvreté deux fois plus que celles de la même catégorie n’ayant pas d’enfants.

Les contrats de travail à durée déterminée sont aussi un des facteurs d’appauvrissement, note la Commission. A égalité de qualification, les rémunérations des travailleurs précaires sont inférieures de 14 % en moyenne par rapport à celles des salariés bénéficiant d’emplois stables. Enfin, les migrations ont joué un rôle important dans la redéfinition du marché européen du travail.

Limitée depuis 2004, la mobilité du travail s’est accrue au sein de l’Union avec l’arrivée de 3,6 millions de personnes en provenance des nouveaux Etat membres. Ces amples mouvements de travailleurs ont« soulevé la question de l’impact de l’élargissement », relève la Commission. Toutefois, la récession a« réduit considérablement les arrivées, spécialement dans les pays les plus durement touchés comme l’Irlande et l’Espagne » rendant moins urgent le traitement de cette problématique. Au total, la nette fragilisation générale du marché européen du travail appelle à « des approches nouvelles » en termes de politique, suggère Bruxelles. Pour ce faire, il faut revoir en profondeur les systèmes de prestations sociales et les régimes fiscaux.

MASSIMO PRANDI

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Libérez la croissance ! Europe et France sont confrontées à un triple problème…

Par Marc Fiorentino, de Monfinancier.com.

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L’Europe et la France sont confrontées à un triple problème : dette, déficit, croissance.

Le sommet européen qui s’est étalé sur plusieurs jours est un événement historique. N’ayons pas peur des mots. Pour la première fois depuis le début de la crise de la dette, les leaders européens sont parvenus à un véritable accord, pas la pantalonnade habituelle des sommets précédents avec des décisions déjà caduques le lundi suivant leur annonce.

Les marchés devraient applaudir. Ils réclamaient depuis des mois une gouvernance économique européenne. Ils l’ont. L’Allemagne, à travers la main de fer d’Angela Merkel, a pris le leadership de l’Europe. Débarrassée de toute contrainte électorale jusqu’en septembre 2013, Angela Merkel a les mains libres. Et elle ne veut aucun compromis. Ce sera un plan de sauvetage allemand ou rien. Et toute l’Europe s’est inclinée. La dette grecque à 50%, la recapitalisation des banques, un Fond de stabilité raisonnablement augmenté, c’était son plan. Mais elle a ajouté des nouvelles exigences : une réforme des retraites en Italie, le départ de fait de Berlusconi au printemps 2012 et… l’obligation pour la France de venir avec un plan crédible de réduction du déficit budgétaire. Et elle a tout obtenu.

Nous voilà donc engagés dans la voie, longue et douloureuse certes, de la résolution partielle des deux premiers problèmes européens : la dette et la recherche d’un équilibre budgétaire.

Ne nous faisons aucune illusion. Il faudra dans quelques mois renégocier la dette d’autres pays que la Grèce. Car même avec les programmes d’austérité imposés par l’Allemagne, l’endettement augmentera. Pourquoi ? Parce que la croissance ne sera pas au rendez-vous. L’Europe s’enfonce dans une croissance molle frisant la récession, juste au-dessus ou en dessous du niveau de la mer. Et à zéro, même avec des programmes courageux d’austérité, le déficit ne peut pas reculer.

La composante majeure aujourd’hui de la problématique européenne, c’est la croissance. La croissance ne se décrète pas. On a aussi enfin compris qu’elle ne se crée pas durablement avec des packages « ringards » de relance de la consommation. À force d’accumuler les primes à la casse, on casse tout espoir de reprise pérenne de la croissance.

Le vrai débat des mois à venir en France, en cette période électorale, c’est la création de croissance. Mais peut-on créer de la croissance dans un pays qui bride toutes les énergies ? Dans un pays où on stigmatise les entrepreneurs, en les assimilant à des « patrons », dans un pays où à 30 ans on pense déjà à sa retraite, dans un pays où les TPE et les PME, seuls vecteurs de croissance pour l’avenir, sont abandonnées par les banques et harcelées par l’administration, dans un pays où on culpabilise les jeunes qui rêvent de gagner un jour plus de 4.000 euros par mois, seuil de la richesse pour certains politiques, dans un pays où les intérêts particuliers et les querelles de pouvoir sont au-dessus de l’intérêt général ?

L’Europe vient de montrer par la voix de l’Allemagne qu’elle peut continuer à avancer et à régler certains problèmes, il va falloir que la France montre qu’elle est capable de trouver un nouveau « business model » de croissance. Pas un modèle de repli comme la décroissance ou la démondialisation, un modèle de conquête.

Messieurs les politiques, libérez la croissance !

Marc Fiorentino

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L’audience des réseaux sociaux via les mobiles progresse de 44% en un an

Par Régine EVENO , 21/11/2011

Plus de 10 millions de Français et 55,1 millions d’européens utilisent leurs mobiles pour entrer en relation sur les réseaux sociaux ou sur les blogs, d’après la dernière étude de ComScore.

L'audience des réseaux sociaux via les mobiles progresse de 44% en un an


En Europe, ils étaient 55,1 millions à se connecter via leur «écran de poche » à des réseaux sociaux ou à des blogs sur le mois de septembre 2011. Un chiffre en croissance de 44% par rapport à l’année dernière, d’après les dernières statistiques délivrées par ComScore, un des leaders mondiaux de la mesure d’audience d’Internet.

Ce n’est une surprise pour personne, le mobile favorise l’utilisation des réseaux sociaux. Un mobinaute sur 4 accède ainsi aux médias sociaux en Europe. Près de la moitié de cette audience (46,8%)consulte ces sites tous les jours. La plupart (31,3 millions et 5,6 millions en France) accèdent aux sites de réseaux sociaux depuis leur navigateur mobile. Mais le nombre de possesseurs de téléphones portables et de smartphones qui utilisent désormais des applications mobiles a doublé en un an (24,2 millions en Europe et 4,2 millions en France).

D’après ComScore, Facebook tel un rouleau compresseur, se taille la part du lion en termes d’audience mobile. Le site de Marc Zuckerberg attire près de 39 millions de mobinautes, soit 71% de cette audience dans les cinq pays européens passés en revue (Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni et France). Les autres sites vedettes (Twitter et LinkedIn) laissent peu de place aux réseaux sociaux locaux. Le premier, toujours au mois de septembre 2011, attirait 6,6 millions de mobinautes, un chiffre en progression de 115%. Le site professionnel comptait, lui, 2,2 millions de visiteurs uniques (+134%). Une seule exception à la règle : en Espagne, un des sites en vogue s’appelle Tuenti et il totalise 2,3 millions d’utilisateurs (+60%).

En termes d’usages, les Européens, profitent de leurs portables pour mettre à jour, en toute mobilité, leur statut, actualiser leur profil ou communiquer avec leurs amis.Plus de 60% par exemple ont mis à jour leur statut depuis ce support.Enfin cette étude confirme s’il en était encore besoin l’importance de l’engagement vis-à-vis des marques sur les réseaux sociaux. Plus de 40% des possesseurs de mobiles ayant accès aux réseaux sociaux par ce biais lisent les publications d’entreprise, de marques ou d’événements. Plus d’un quart des usages mobiles de réseaux sociaux (26,7%) ont reçu des bons de réduction, des offres ou deals sur leur téléphone.

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Les Airbus chinois vont profiter des crédits export européens, Actualités

L’avionneur européen a obtenu des gouvernements français, allemand et britannique qu’ils accordent leurs garanties, via leurs agences de crédit export, aux clients chinois des A320 assemblés à l’usine chinoise de Tianjin.

Airbus est aux petits soins pour ses clients chinois. Alors que la crise actuelle suscite des inquiétudes quant au financement des ventes d’avions, l’avionneur européen est parvenu à convaincre les gouvernements français, allemand et britannique de faire bénéficier les A320 assemblés en Chine des mêmes conditions de crédits à l’exportation que les appareils fabriqués en Europe.

Les Airbus A320 produits à l’usine de Tianjin, tous destinés aux compagnies chinoises, pourront ainsi bénéficier de prêts garantis par les trois Etats européens, via leurs agences de crédit-export : la Coface en France, Euler Hermes en Allemagne, ECGD en Grande-Bretagne. Un dispositif théoriquement destiné à soutenir les exportations européennes. Il permet aux compagnies aériennes d’obtenir des banques des prêts à des conditions plus avantageuses que celles du marché, en contrepartie de la possibilité pour les banques créancières de se faire payer par les Etats en cas de défaut de paiement de la compagnie.

Airbus peut ainsi jouer à armes égales avec Boeing, dont les exportations sont également garanties par l’agence de crédit export américaine. Mais, dans le cas présent, le dispositif revient à faire supporter par les contribuables européens les éventuelles défaillances de compagnies chinoises, pour leur permettre d’acheter moins cher des avions produits en Chine. Une présentation que réfute Nigel Taylor, en charge du financement clients d’Airbus. « Les A320 de Tianjin sont européens, à l’exception de l’assemblage, qui ne représente que 4 % à 5 % de la valeur de l’avionet quelques éléments des ailes, explique-t-il. Tous les éléments de l’avion sont importés par bateau depuis l’Europe, jusqu’à la zone franche de Tianjin, où ils sont assemblés, avant de passer la frontière chinoise. Il s’agit donc bien d’une exportation. »

Surtout, Airbus insiste sur le poids du marché chinois, qui absorbe désormais 20 % de sa production. « Les banques chinoises, qui regorgent de liquidités en dollars, n’ont pas besoin de ça, rétorque un spécialiste du secteur. Airbus non plus, qui bénéficie déjà d’un soutien particulier des agences de crédit export. »

En France, Airbus est en effet le principal consommateur de crédits-export garantis par la Coface, qui a garanti 150 de ses 510 livraisons en 2010, pour 5,35 milliards de dollars. De plus, si la plupart des grands exportateurs doivent se contenter de simples assurances, qui ne jouent que dans des cas précis, Airbus bénéficie d’une garantie automatique en cas de non-paiement. Autant d’avantages irritant les compagnies des pays d’origine d’Airbus comme Air France, qui ne sont pas éligibles au crédit export et s’estiment défavorisées par rapport à leurs rivales.

En 2010, les compagnies européennes et américaines avaient obtenu un durcissement des conditions du crédit export, censé resserrer l’écart de coût avec les taux du marché. Mais la crise de l’euro a déjà considérablement renchéri le coût des crédits commerciaux. Résultat, les meilleurs clients éligibles aux crédit export de la Coface et des autres se détournent des banques européennes et notamment françaises, au profit des banques américaines, qui peuvent offrir des prêts en dollars au meilleur taux.

D’où l’inquiétude de certains banquiers vis-à-vis de toute initiative visant à élargir le spectre des garanties étatiques. Car avec l’extension du champ d’action de la Coface, d’Euler Hermes et de ECGD, c’est la part de marché des banques européennes dans le financement d’avion qui se réduit. Naguère leaders sur le secteur, leur part de marché serait déjà tombée de 30 % à 17 %. Les gouvernements européens se retrouvent donc pris entre les sollicitations des exportateurs européens, favorables à tout ce qui soutient la compétitivité de leurs produits, et les avertissements des banques européennes, inquiètes de voir leurs concurrents s’engouffrer dans la brèche.

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Marasme généralisé, crise de la zone euro, le G20 engage une course contre la montre, Actualités

Un « plan d’action collectif ambitieux » est en cours d’élaboration au sein du G20 pour éviter que l’économie internationale ne replonge dans la récession. Mais les Etats-Unis reprochent à la zone euro de ne pas se mobiliser assez vite pour régler la crise grecque.

Le temps des marchés n’est pas celui des démocraties. » C’est en ces termes que le ministre français des Finances, François Baroin, dont le pays préside cette année le forum du G20, a commenté les décisions prises avec ses homologues des 20 plus grandes économies mondiales au cours des réunions du week-end dernier à Washington. A l’issue de leur dîner, jeudi soir, les ministres se sont engagés « à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour traiter les défis renouvelés que rencontre l’économie mondiale ». Mais cette réponse va prendre quelques semaines. « Un plan d’action collectif ambitieux », dans lequel chacun des pays du G20 « aura un rôle à jouer », devrait être dévoilé avant le sommet des chefs d’Etat du G20 de Cannes, les 3 et 4 novembre. Comme le soulignait un haut fonctionnaire sous couvert de l’anonymat, « les mesures concrètes et tangibles pour conjurer la crise font l’objet d’intenses négociations en coulisses ». « Ne doutez pas de la détermination des membres du G20. A chaque aspect de la crise se verra apporter une réponse ».Que ce soit pour soutenir la croissance économique, menacée actuellement de par le monde (lire ci-contre et pages 5 et 6), restaurer la solidité du système bancaire, réformer le système monétaire international ou encore résoudre la crise des dettes souveraines en Europe et plus généralement restaurer les finances publiques des pays développés. La Chine pourrait annoncer un calendrier plus précis sur le rythme de réévaluation du yuan. Les pays émergents participeront à l’effort général en rééquilibrant leur croissance par plus de demande interne.

« Pare-feu »

De leur côté, les Européens se sont engagés à mettre en oeuvre, d’ici à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20, mi-octobre à Paris, « les mesures nécessaires permettant d’accroître la flexibilité du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et de maximiser son impact pour éviter la contagion ». Mais à leur rythme. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a défendu vendredi soir ce tempo : « Nous ne sommes pas dans le déni. Nous avons des démocraties. Nous devons passer par tout le processus » parlementaire. L’accord des chefs d’Etat européens du 21 juillet devrait avoir été validé par les 17 Parlements nationaux des Etats de la zone euro le 14 octobre.

Reste que les mesures telles qu’elles ont été décidées ne convainquent qu’à moitié. Après que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a estimé que le FESF devrait doubler ses ressources, à 1.000 milliards d’euros, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a encore appelé, samedi, la zone euro à monter un « pare-feu » pour empêcher la crise des dettes souveraines grecque et portugaise de se propager. « Des mesures supplémentaires pour accroître la capacité effective de ces engagements sont toujours nécessaires, afin de créer un pare-feu contre une contagion plus grave », a-t-il affirmé au FMI. Ce d’autant plus que les bruits provenant d’Athènes augurent mal d’un règlement de la crise grecque. Selon le quotidien « Ta Nea », le ministre des Finances grec, Evangelos Venizélos, aurait confié à des parlementaires du Parti socialiste au pouvoir que la moins mauvaise option pour son pays serait de faire défaut sur sa dette, avec un abandon de créance de 50 %.

Mais, pour l’heure, les Européens restent sourds à ces conseils de mettre en place un dispositif sur le modèle de celui adopté aux Etats-Unis après la crise des « subprimes », où la BCE serait le prêteur en dernier ressort des Etats européens. Comme l’a souligné le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, la capacité d’intervention du FESF peut être démultipliée sans avoir recours à la BCE. Plusieurs responsables de l’institut ont, en revanche, évoqué l’idée de reprendre des appels d’offres pour fournir aux banques de la liquidité à échéance d’un an. Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, a indiqué que l’institut d’émission était « prêt à apporter au marché de la liquidité à plus long terme si nécessaire ».

 


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Les établissements européens se bousculent au guichet de la BCE, Actualités

Au lendemain de la dégradation de la note italienne, ce sont… les banques françaises qui ont trinqué en Bourse. BNP Paribas était la plus affectée avec une chute de 6,51 % tandis que Natixis, Société Générale et Crédit Agricole SA perdaient entre 2,1 % et 4,3 %. La plupart des autres valeurs bancaires européennes ont terminé dans le vert.

L’article du « Financial Times » concernant le retrait des fonds de Siemens de la Société Générale a nourri la méfiance à l’encontre des banques françaises, mais la dégradation précoce de la note de l’Italie par Standard & Poor’s, de A+ à A, a été prépondérante.

Comme pour la Grèce, les banques françaises sont parmi les plus exposées à l’Italie. BNP Paribas et le Crédit Agricole ont investi massivement dans ce pays, via le rachat de banques locales (respectivement BNL et Cariparma Friuladria), et ont pour tradition de travailler avec l’Etat italien. Elles considèrent d’ailleurs l’Italie comme leur deuxième marché domestique. BNP Paribas avait ainsi, à fin juin, une exposition souveraine de 20,8 milliards d’euros et le Crédit Agricole d’un peu plus de 7 milliards. Même si ce montant est en baisse par rapport à fin mars, il n’a de cesse d’inquiéter les investisseurs, qui craignent une contagion à l’Italie en cas de défaut de la Grèce. La décision de Bank of China d’arrêter certaines opérations de « swap » avec les trois grandes banques françaises a ajouté au climat d’inquiétude.

« L’Italie, naturellement, va faire face à sa dette », s’est employé à rassurer Michel Pébereau, le président de BNP Paribas, hier matin sur RTL. « Le plan de redressement qui a été arrêté par le gouvernement italien et par le Parlement italien est un plan de redressement sérieux », a-t-il poursuivi, répétant que les banques françaises n’avaient « actuellement aucun besoin d’être recapitalisées ».

Mesure de précaution

Reste qu’hier, les banques européennes se sont ruées au guichet de la Banque centrale européenne (BCE). Elles ont emprunté 201 milliards d’euros lors de l’opération de refinancement à 7 jours. Elles n’avaient pas demandé un montant aussi élevé depuis février. Avec cette opération, les banques, qui n’avaient besoin que de 164 milliards d’euros pour rembourser leur dernier emprunt hebdomadaire à la BCE, se sont données une marge de sécurité de 37 milliards. En tout, elles ont désormais un excès de liquidité de 181 milliards d’euros, souligne Barclays Capital. « Cela prouve que les tensions persistent et que les banques empruntent à la BCE par mesure de précaution », indiquent les stratèges de la banque.

Pour l’agence de notation Fitch, ces tensions permanentes ne pourront que peser sur les banques européennes. « La baisse des cours des actions, et l’augmentation du coût de financement des banques européennes, n’est pas de nature, en soi, à engendrer des changements de notation », a indiqué Fitch dans une note. Mais « si le pic d’aversion au risque persiste durant une période prolongée, la pression sur la liquidité, sur la rentabilité et, au final, sur le niveau des fonds propres affectera de manière négative les notes et profils de crédit des banques ». Un avertissement que l’agence Moody’s avait aussi lancé la semaine dernière en laissant les notes des banques françaises sous surveillance négative.

I. Co. et R. R., Les Echos

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