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Espagne

L’usage du web pour consommer plus populaire en Europe qu’aux US ? | L’Atelier: Disruptive innovation
 

Souris d'ordinateur et caddie

 

Les consommateurs extrêmes, des utilisateurs férus d'Internet, du mobile, et des outils proposés permettant de comparer et d'évaluer, seraient plus nombreux sur le Vieux Continent.

42 % des consommateurs européens et 37 % des Américains sont dits extrêmes. C’est-à-dire que leur comportement d’achat est axé sur la valeur du produit qu’ils convoitent. Pourquoi en parler ? Parce que, selon GfK, qui publie l’étude Own the Future of Shopper Marketing, le moyen privilégié pour se renseigner sur ces produits est le web. Et là encore, c’est le Vieux Continent qui se distingue : 95% des “consommateurs extrêmes” aiment chercher des produits en ligne, contre 66% aux Etats-Unis. Dans la même veine, les trois quarts des Européens affirment chercher plus souvent que par le passé des produits sur Internet, contre 68 % des habitants du Nouveau Monde. Les consommateurs extrêmes, principalement des personnes âgées de 25 à 44 ans employées à plein temps, utilisent également plus les technologies mobiles : un sur quatre en Europe s’aide d’avantage qu’auparavant de ces outils pour sa consommation.

La valeur d’un achat se calcule sur internet, surtout en Europe

La raison de cet engouement, sur un Continent comme sur l’autre ? L’économie d’austérité, qui incite à acheter intelligemment. La technologie apporte du coup à ces consommateurs les informations dont ils ont besoin, ce qui accroît la concurrence. En Europe, pour plus de trois quarts des consommateurs extrêmes, contre deux tiers aux Etats-Unis, le besoin de comparer les prix les rend moins fidèles à un détaillant particulier. “Les commerçants doivent donc trouver un moyen de récompenser les clients fidèles qui fera écho avec leurs besoins actuels”, souligne ainsi Alison Chaltas, co-auteur de l’étude et représentante de GfK. A noter que la distanciation de l’Europe sur les Etats-Unis en matière d’utilisation de la technologie pour la consommation se confirme y compris dans l’achat.

Le coupon de réduction reste irréductible

En moyenne, presque trois quarts de ces consommateurs extrêmes européens achètent de plus en plus grâce à Internet (67%) avec en tête la Pologne (82%) et le Royaume Uni (74%) loin devant les Etats-Unis (62%) ou l’Allemagne (52%) que dépasse même la France (64%). Cet engouement européen pour l’achat en ligne se mesure également par une différence dans l’engouement entre les Continents pour les bons de réduction traditionnels, c’est-à-dire papiers. Ainsi, aux Etats-Unis, presque six personnes interrogées sur dix utilisent plus de bons de réduction qu’ils se procurent en magasin contre un peu plus de quatre personnes sur dix en Europe. Et pourtant, chose étonnante, selon l’étude, les Américains interrogés annoncent considérer l’achat en ligne plus efficace que ceux effectués dans la vie réelle. L’étude a été réalisée en Allemagne, en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Pologne, au Royaume-Uni et en Russie.

 

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Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Klaus Schwab : « Les Européns sont vus comme des parias dans certaines parties du monde », Interview

L’économiste, fondateur du Forum de Davos, estime que le surendettement européen exige une politique d’austérité, mais aussi une relance créatrice d’emplois, et des réformes structurelles. Il juge que la mondialisation est irréversible, mais que les structures qui l’accompagnent sont, elles, en train de se désintégrer.

Enjeux Les Echos -L’an dernier à l’ouverture du Forum à Davos, l’ambiance était plutôt optimiste, mais vous regrettiez que l’esprit de coopération internationale né de la crise de 2008 s’estompe. Qu’en est-il en ce début 2012 ?

Klaus Schwab – L’atmosphère cette année est très différente. L’humeur a changé. A l’époque, on prévoyait une croissance de 2 à 3% pour l’Europe et un peu au-dessus de 3% pour les Etats-Unis. Il est vrai qu’on discutait déjà du problème des dettes européennes et qu’on s’inquiétait de voir s’évaporer cette volonté de coopérer qui avait dominé le G20, les dirigeants ne ressentant plus la pression qui s’exerce lorsqu’on est au bord du gouffre. Depuis, la situation s’est considérablement dégradée et cela préoccupe tout le monde. L’économie européenne non seulement ralentit, mais donne des signes de récession. La croissance américaine de 2011 plafonne à 1% au lieu des 3% prévus, avec des perspectives incertaines pour 2012. Enfin, on se demande si les pays émergents -Chine, Inde, Brésil -auront vraiment les capacités de tirer l’économie mondiale comme on l’espérait l’an dernier. Pour autant, la coopération mondiale n’a pas retrouvé son intensité du début de la crise, comme on a pu le constater à Durban sur le climat et aux petits et difficiles progrès que fait l’Europe pour maîtriser le problème de l’euro. A Davos, à la fin du mois, nous serons donc confrontés à des perspectives négatives sur le moyen terme pour l’économie mondiale et à une désintégration de la coopération mondiale.

Qu’est-ce qui a assombri l’horizon ?

K. S. -Je vois au moins deux raisons, l’une économique et l’autre politique. Sur le plan économique, nous étions dans l’illusion que la crise était maîtrisée et que nous remonterions la pente pour retrouver le rythme de croissance antérieur. C’était sous-estimer les écarts de compétitivité entre pays, notamment dans la zone euro. Le rapport mondial sur la compétitivité que nous publions chaque année place l’Allemagne et les Pays-Bas parmi les dix premiers, tandis que l’Irlande est à la 29e place, l’Espagne à la 36e, l’Italie à la 43e et le Portugal à la 45e. La France se situe au milieu, à la 18e place. De tels écarts au sein d’une même zone monétaire ne sont pas soutenables. Pour régler ces problèmes, l’Europe s’est contentée jusqu’ici d’une approche superficielle et court-termiste. Le marché - certains diraient la spéculation -a fini par dire que cela ne suffisait plus. Les Européens doivent désormais affronter la vérité. Si notre surendettement exige une politique d’austérité, nous avons aussi besoin de relance pour créer assez d’emplois et, surtout, de réformes structurelles ambitieuses. Or je ne crois pas qu’on mette assez l’accent sur cette nécessité de recréer de la compétitivité. C’est un processus long - deux, trois, voire cinq ou six ans, pendant lesquels on sera en permanence sur le fil du rasoir, ce qui est une situation à risques. Politiquement, de nombreux pays du G20 -le Mexique, la Chine, les Etats-Unis, la France, l’Italie peut-être -seront cette année en cours de renouvellement politique. Il est très difficile pour les gouvernements dans ce type de contexte de faire des concessions nationales pour le bien du monde. Car nous avons beau vivre dans un système mondial, le personnel politique n’est pas élu sur la base de ce qu’il fait en faveur de la planète. On voit bien avec la crise de la zone euro combien chacun est lié par son système national et les limites que cela pose aux concessions.

Vous parlez d’une désintégration de la coopération internationale. Est-ce le début de la démondialisation ?

K. S. -Il faut distinguer la mondialisation des structures qui devraient l’accompagner. On ne peut pas davantage revenir sur la mondialisation qu’on n’a pu revenir sur l’industrialisation au XIXe siècle, malgré tous ceux qui la redoutaient et qui voulaient briser les machines. La mondialisation est un phénomène irréversible car elle est tirée par le progrès technologique qui va continuer à connecter encore davantage le monde. En revanche, les structures qui devraient accompagner cette mondialisation sont, elles, en train de se désintégrer. La mondialisation vit au rythme du progrès technologique tandis que la manière dont nous la gouvernons vit au rythme de la démocratie. La gouvernance mondiale est en effet soumise aux cycles électoraux et au souci des électeurs que les intérêts de leur pays ne soient pas dilués dans le grand bain mondial.

Quel avenir voyez-vous alors aux institutions internationales issues de l’après-Seconde Guerre mondiale ?

K. S. -Bien qu’il ait évolué, ce cadre institutionnel reste ancré dans cette période d’après-guerre et sa gouvernance reflète encore les équilibres géopolitiques du XXe siècle, donnant à l’Occident un poids disproportionné compte tenu du déplacement du centre de gravité vers le sud-est. Surtout ce système est trop cloisonné : on a l’Organisation mondiale de la santé pour les questions de santé, l’Organisation mondiale du commerce pour les questions commerciales, le Fonds monétaire international pour les questions monétaires, une Organisation internationale du travail… il manque une organisation pour les questions d’environnement. Or toutes ces dimensions de l’activité humaine sont imbriquées et nécessiteraient une approche systémique qu’on ne sait pas encore comment mettre en place au niveau mondial. En principe, le G20 aurait dû être ce mécanisme systémique de discussion de l’agenda mondial, mais il a été submergé par la crise. De plus, tous les systèmes de décision sont fondés sur des cycles courts : les chefs d’Etat et de gouvernement sont élus pour quatre ou cinq ans, les directeurs des organisations internationales sont nommés pour trois ou cinq ans et les mandats des PDG durent en moyenne trois ou quatre ans. Ces cycles courts de responsabilité se traduisent par des cycles courts de la pensée. Par ailleurs, la gouvernance mondiale voire européenne est devenue si complexe que nous courons le risque d’en perdre le contrôle ou la capacité de la gérer. L’intégration interdisciplinaire crée une couche supplémentaire de complexité qui s’accroît encore à l’échelle régionale et mondiale. Enfin, la vélocité du changement est telle que nous sommes toujours à sa remorque. Je m’inquiète d’ailleurs beaucoup de la capacité de l’humanité à maîtriser cette complexité grandissante.

Cela rejoint à une autre échelle les inquiétudes de ceux qui craignent, par exemple, de voir les machines prendre le contrôle des marchés financiers…

K. S. -Oui et c’est pourquoi je comprends les mouvements comme Occupy Wall Street ou Les Indignés. Indignés, c’est le bon mot. Quand ils sont confrontés à des situations qu’ils ne comprennent pas, qui augmentent leur anxiété et leur souffrance et sur lesquelles ils n’ont pas prise, les gens n’ont plus qu’une manière de réagir, c’est d’exprimer leur indignation. Je le comprends. Mais, in fine, il ne suffit pas de critiquer. Il va falloir trouver pour ce monde interconnecté de nouveaux modèles de pensée et de prise de décision -c’est d’ailleurs le thème du Forum cette année. Je ne prendrais qu’un exemple. Une immense vague démographique va déferler sur le marché du travail mondial et nécessitera la création de 600 millions d’emplois sur les dix prochaines années, soit 60 millions par an. Parallèlement, la mécanisation et l’informatisation génèrent d’énormes gains de productivité par la capacité des machines à réaliser d’innombrables tâches. Il nous faudra donc penser la création d’emplois différemment. Comme l’avait pressenti Raymond Barre il y a trente ans, l’emploi traditionnel ne suffira plus, le temps où l’on quittait l’université pour faire carrière dans une grande entreprise est révolu. Les individus devront créer leur propre emploi. Cela nécessitera de changer le système éducatif pour former davantage de gens à devenir entrepreneurs et élargir ce champ à l’entrepreneuriat social dont je suis un fervent supporter.

Le Forum est un lieu où se manifeste le déplacement du centre de gravité géopolitique et économique du monde. L’Occident vous semble-t-il avoir pris la mesure des enjeux ?

K. S. -C’est un phénomène étrange. L’Europe en a très bien pris la mesure politique, mais, à l’exception de ses grandes entreprises exportatrices, n’a pas encore su en tirer avantage. Cela dit, la crise de la zone euro m’inquiète à deux titres. D’abord, elle absorbe un temps et une énergie considérable -seize sommets dont onze rencontres Sarkozy-Merkel ! -qui ne sont pas consacrés aux règlements des autres problèmes, comme le renforcement de la compétitivité, par exemple. Ensuite, elle nuit terriblement à l’image de l’Europe dans le monde. Je reviens d’une tournée de trois semaines en Asie et aux Amériques : les dirigeants sont déçus et agacés par l’Europe, voire en colère à cause des menaces que cela fait peser sur leur propre économie. Il n’y a pas si longtemps encore, on nous considérait comme une puissance économique et politique bénéfique de premier plan et on nous admirait pour notre capacité à gérer pacifiquement nos dissensions. Aujourd’hui, nous sommes quasiment vu comme des parias. C’est une situation dangereuse.

Vous avez créé le Forum économique mondial en 1971 à la veille d’une grande crise monétaire. Quarante ans plus tard, quel impact la crise de l’euro aura-t-elle sur votre manière d’aborder les affaires mondiales ?

K. S. -J’avais en effet écrit un livre en 1970 sur le thème de ce qu’on appelle aujourd’hui les « parties prenantes de l’entreprise », ou actionnaires, pour rappeler aux managers qu’ils ne devaient pas seulement s’intéresser aux actionnaires de l’entreprise mais à tous ceux qui y ont un intérêt. Et j’ai conçu le Forum économique mondial pour mettre cette idée en pratique. Le Forum s’intéressait donc surtout aux questions managériales. Avec la première crise monétaire en 1973, j’ai senti qu’il fallait également s’intéresser à l’environnement des entreprises. C’est ainsi que le Forum de Davos est devenu une plate-forme de débat des politiques économiques avec la société. Nous sommes désormais une organisation internationale. Nous devons donc prendre garde à ne pas tomber dans le piège de la thématique unique. Il nous revient de montrer à la communauté internationale que les problèmes mondiaux ne se résument pas à la crise de la zone euro, mais que cette crise s’inscrit dans un contexte mondial où s’imbriquent aussi les questions d’énergie, d’environnement, d’immigration, etc. Mais nous ne devons pas non plus en rester aux solutions techniques comme la révision du traité de Lisbonne, par exemple. Il y a d’autres instances pour cela. Notre valeur ajoutée est plutôt de chercher à comprendre les racines des problèmes, par exemple les écarts de compétitivité entre les pays du Sud et du Nord de l’Europe, et comment les réduire. C’est pour ces questions fondamentales qu’on doit venir au Forum de Davos.

Avec le programme des Young Global Leaders et, depuis l’an dernier, celui des Young Global Shapers, vous associez au Forum les nouvelles générations. Qu’espérez-vous d’elles ?

K. S. -Les changements de mentalité requièrent de penser en termes générationnels. Les jeunes d’aujourd’hui, nés avec Internet et qui y passent trois heures par jour à communiquer avec leurs amis de New Delhi, New York et Shanghai, forment la première génération dotée, en sus de son identité nationale et continentale, d’une identité mondiale. Son arrivée aux affaires marquera le début d’une nouvelle ère et un très grand espoir pour l’avenir du monde. Cette jeune génération a beaucoup d’enthousiasme et d’idéalisme, ce dont nous aurons besoin pour résoudre les défis d’une société de plus en plus interconnectée.

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Pourquoi le tourisme rapporte plus à l’Espagne qu’à la France

Deux sénateurs UMP pointent le gaspillage des ressources allouées au secteur du tourisme qui relègue du coup la France au troisième rang mondial en termes de recettes, derrière les Etats-Unis et l’Espagne.

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Si la France reste parmi les destinations les plus prisées par les touristes du monde entier, elle en tire de moins en moins les fruits. Ainsi, malgré ses 78,95 millions de visiteurs en 2010, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du Tourisme, la France n’occupe plus que la troisième place derrière les Etats-Unis et l’Espagne, en termes de recettes générées, selon un rapport sénatorial publié jeudi 13 octobre.

En cause principalement, l’insuffisance des ressources allouées à l’agence de développement touristique Atout France, selon les deux sénateurs UMP (André Ferrand et Michel Bécot) qui sont à l’origine de ce rapport. Selon eux, les ressources financières (80 millions d’euros), publiques et privées, qui lui sont allouées demeurent en effet inférieures à celles du numéro un européen, l’Espagne (200 millions d’euros).

Ressources dispersées

De plus, la multiplicité des intervenants institutionnels tendrait à disperser les moyens publics, soit 1,2 milliard d’euros par an, dont 513 millions d’euros répartis entre les offices de tourisme et syndicats d’initiative (OTSI), 193 millions d’euros dévolus aux comités départementaux du tourisme (CDT) et 140 millions d’euros aux comités régionaux du tourisme (CRT).

Parmi les mesures proposées pour y remédier, les deux sénateurs préconisent notamment de poursuivre l’intégration du réseau international d’Atout France au sein du réseau des ambassades et agences françaises à l’étranger.

Enfin, les deux rapporteurs proposent de fédérer les professionnels du secteur au sein d’une instance de représentation à l’exemple d’Exceltur en Espagne, et de créer un ministère plein du Tourisme, chargé du pilotage interministériel des projets stratégiques.

(Avec AFP)

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Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités

Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se résolvaient hier à dessiner l’adossement des activités stratégiques du groupe sur le modèle du métier des collectivités locales.

Aux grands maux les grands remèdes. Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Soutenir la banque jusqu’au bout

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ceux-ci confirmeraient ainsi leur engagement de soutenir Dexia jusqu’au bout. Alors qu’ils avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus), ses actionnaires auraient estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Note sous surveillance

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

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Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’, Interview

Kenneth Rogoff : ‘Un fort défaut de paiement en Grèce et au Portugal est inévitable’

Que pensez-vous des propositions américaines d’augmenter les capacités d’intervention du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) pour éviter les risques de contagion?

Mon impression est que l’Europe a besoin d’une réforme beaucoup plus profonde que la création du FESF. Cela ne suffira pas. Pour préserver l’euro, il faudra une vraie réforme institutionnelle d’ici un ou deux ans. Les Etats-Unis vont tout faire pour que l’implosion de l’euro ne se produise pas avant l’élection américaine de 2012 et pour préserver une forme de stabilité d’ici là. Washington aimerait voir l’Allemagne étendre son filet de protection. Je n’ai pas de doute qu’au bout du compte l’Allemagne finira par garantir un montant très important de la dette européenne. Le problème est qu’ils manquent de crédibilité en disant qu’ils ne peuvent pas permettre à la Grèce de faire défaut. C’est ridicule. Ils doivent être en position d’empêcher des paniques bancaires en Espagne et en Italie. A partir du moment où la crédibilité de l’euro est affaiblie, et elle l’est désormais, il devient beaucoup plus difficile pour les banques italiennes et espagnoles d’attirer des dépôts bancaires ou des financements inter-bancaires. Le risque de contagion est considérable. Et il n’y a pas de banque centrale susceptible de voler au secours d’un pays individuel. C’est pourquoi il faudra à terme une profonde réforme institutionnelle. Mais la situation risque encore d’empirer sérieusement avant de pouvoir s’améliorer. Je vois un fort parallèle avec la dynamique créée par la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.


Pensez-vous que la Directrice-générale du FMI, Christine Lagarde, a eu raison d’insister sur l’urgence de la recapitalisation du secteur bancaire européen ?

Absolument. Le FMI a été trop révérencieux jusqu’ici. Elle a raison d’insister sur ce point. Bien sûr, sa main a été forcée par le fait qu’elle connaissait par avance le contenu du Global Financial Stability Report. Il lui était difficile de ne pas en tenir compte. Tous ceux qui ont été impliqués dans l’élaboration des «stress tests» bancaires savent qu’il faut recapitaliser un certain nombre de banques européennes. C’est un sursaut trop vertueux pour faire machine arrière aujourd’hui. Le FMI n’a pas vraiment contribué à la résolution des problèmes en repoussant les échéances. Il y a seulement un an, les responsables du FMI disaient à l’assemblée générale qu’ils considéraient la Grèce comme un pays avancé qui ne ferait jamais défaut. Et il y a seulement six mois, le FMI avait même déclaré qu’il considérait que l’Espagne n’était plus un pays périphérique dans le «Financial Times». C’est une chose d’être circonspect, cela en est une autre de prendre des positions peu plausibles. Le FMI est allé trop loin dans cette direction. Cela dit, Christine Lagarde n’est pas allée jusqu’à dire qu’un défaut de paiement est inévitable. C’est seulement implicite dans son propos.


Pensez-vous en effet qu’un défaut de paiement de la Grèce est désormais inéluctable?

Bien sûr. Il y aura forcément une profonde restructuration de la dette grecque, quels que soient les termes choisis. Un profond défaut de paiement en Grèce et au Portugal est désormais inévitable, et probablement aussi en Irlande, même si la situation est un peu plus compliquée dans ce dernier pays car le gouvernement a garanti les banques. Mais je pense que l’Irlande aura aussi besoin d’une profonde restructuration de sa dette souveraine, qu’elle soit privée ou publique. Je suis sûr que même Dominique Strauss-Kahn en était conscient.

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La BCE va intervenir sur le marché obligataire, Actualités

La Banque centrale européenne a annoncé dimanche soir qu’elle allait « mettre en oeuvre activement » son programme de rachats d’obligations pour tenter d’endiguer la crise de la dette qui secoue la zone euro et menace de se propager aux économies espagnoles et italiennes.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu’elle allait « mettre en oeuvre activement » son programme de rachats d’obligations pour tenter d’endiguer la crise de la dette qui secoue la zone euro et menace de se propager aux économies espagnoles et italiennes.
A quelques heures d’une journée qui s’annonce cruciale sur les marchés, l’institution financière européenne n’a pas précisé les pays qui seront concernés par ce rachat de dettes mais tout laisse à penser qu’il pourrait s’agir d’obligations de l’Espagne et l’Italie.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion téléphonique tard dimanche, la BCE a encouragé Madrid et Rome à mettre en place le plus rapidement possible les mesures de redressement des finances publiques annoncées récemment par ces deux pays pour tenter de rassurer les marchés.
« C’est sur la base de ces estimations que la BCE va mettre en oeuvre activement son programme de rachats d’obligations », écrit la BCE.
L’absence de rachat d’obligations de l’Italie et de l’Espagne par la BCE pour calmer les prix a été particulièrement sanctionnée par les marchés qui y ont vu le signe de divisions internes préjudiciables.
Les marchés espèrent voir la BCE entamer dès lundi le rachat d’obligations d’Etat des deux pays afin de stabiliser leurs prix. Les taux d’intérêt italiens et espagnols ont bondi ces derniers jours à leurs plus hauts niveaux en 14 ans.
COMMUNIQUÉ DE BERLIN ET PARIS
Dans un communiqué conjoint publié dimanche quelques heures avant la fin de la réunion de la BCE, le président français et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné « qu’une mise en oeuvre rapide et complète des mesures annoncées est essentielle pour restaurer la confiance des marchés. » (voir )

voir

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