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épargne

Immobilier Acheter ou louer ?

De l’avis des professionnels, il vaut toujours mieux acheter que louer. Les différents points à vérifier avant de s’engager.

 

L\'achat est toujours plus rentable que la location Avec une valorisation de l\'ordre de 2 % par an du logement acheté, l\'acquéreur est toujours gagnant. A Paris, avec un prix de départ de 415.000 euros, le bien vaut au minimum 616.668 euros après vingt ans. A la location, en revanche, si l\'on place l\'apport personnel et la différence entre loyers et mensualité du crédit, l\'épargne acquise au bout de vingt ans ne sera que de 314.518 euros.

Acheter ou louer ? De nombreux éléments doivent être pris en compte : le niveau des prix et des taux, le niveau des loyers, de même que leur évolution dans le temps. Ces éléments sont aussi à mettre en parallèle avec la rémunération de l’épargne. Un exercice pour le moins difficile.

 1 RESTER LOCATAIRE

Premier argument en faveur de la location : la liberté. En étant locataire, vous déménagez quand vous voulez. Il suffit de donner congé au propriétaire par lettre recommandée. Certes, un délai de préavis doit être respecté. En location libre (loi de 6 juillet 1989), celui-ci s’établit à trois mois, voire moins dans certains cas (mutation professionnelle, problème de santé justifiant le déménagement, perte d’emploi, etc.).

Le choix de la localisation et de la superficie

Autre argument, en location, vous aurez le choix de la localisation et de la superficie. « Dans la grande majorité des cas, la location permet de louer plus grand », affirme Christophe du Pontavice, le patron d’Efficity.

Avec un pouvoir d’achat de 1.000 euros, il est, par exemple, possible de louer un deux-pièces de 35 à 40 mètres carrés dans un quartier populaire de la capitale ou en proche périphérie. A l’achat, tout au plus pourriez-vous acquérir 30 mètres carrés. A Lyon, à Marseille ou dans la plupart des grandes villes, le problème est le même, si ce n’est qu’il est un peu moins accentué.

Des loyers plus sages que les prix de l’immobilier

Autre avantage : les loyers grimpent moins vite que les prix de l’immobilier. Sur dix ans, la hausse n’atteint que 29 % selon l’Insee. Et d’après Clameur, les loyers de marché (logements dont les baux sont en cours) ont progressé de 0,9 % en 2011 et ceux de relocation de 1,9 %. De fait, sur dix ans, les revenus des locataires ont augmenté plus vite que les loyers. Mais en période de quasi-récession, comment vont-ils évoluer ? Et une fois à la retraite, sur quelle pension pourrez-vous tabler ? A l’heure des réformes, une chose est sûre : les pensions vont diminuer. Louer n’a donc d’intérêt que si vous vous constituez, par ailleurs, une épargne régulière.

Pour que la comparaison avec l’achat soit pertinente, l’idéal est d’économiser au moins la différence entre loyer et mensualité de remboursement pour un même logement.

Bémol, les placements sécurisés rapportent peu aujourd’hui : 2,25 % pour un Livret A, de 3 à 4 % pour un contrat d’assurance-vie. Les produits plus risqués continuent de rapporter plus sur une longue période, mais ils ne garantissent pas votre capital. Ce qui peut être très pénalisant si vous êtes contraint de revendre.

 2 DEVENIR PROPRIETAIRE

Du point de vue de la valorisation, l’immobilier a fait preuve d’une vitalité étonnante ces dernières années, grimpant de 10 à 15 % par an. Des performances qui ont de quoi vous encourager à acheter. Mais n’importe quel conseiller en patrimoine vous le dira : il faut toujours acheter en pensant à une éventuelle revente, contrainte ou souhaitée.

La plus-value dépend du prix d’achat

Du point de vue de l’achat, la période n’est pas idéale. Plus les valeurs sont élevées, plus vous réduisez vos chances de réaliser une plus-value à terme. A contrario, plus elles sont basses, meilleures seront vos chances de gains. Selon l’Insee, depuis douze ans, les prix de l’immobilier ont plus que doublé (+ 141 % dans l’ancien de 1998 à 2010). Pénurie de foncier, déficit de construction… sont les paramètres mis en avant pour expliquer la hausse. Des arguments que certains économistes réfutent. En tout état de cause, si vous penchez pour l’acquisition, gardez à l’esprit que l’immobilier suit des cycles et que tout risque de dévalorisation de la « pierre » n’est pas à exclure. Surtout dans le contexte économique actuel.

Une épargne forcée

Pour autant, quelques arguments plaident en faveur de l’achat. Vous vous constituez, tout d’abord, une épargne forcée, ce que vous ne feriez peut-être pas en étant locataire.

Des taux d’emprunt encore bas

Par ailleurs, les taux d’intérêt sont encore à des niveaux bas, autour de 4,20 % sur vingt ans. N’attendez pas trop cependant car les experts prévoient une remontée en 2012. « Un taux qui monte de 1 point fait perdre 8 % de pouvoir d’achat », poursuit Christophe du Pontavice.

Pensez aussi aux frais que vous devrez débourser : frais de notaire, charges de copropriété, impôts fonciers… des dépenses non négligeables.

Quoi qu’il en soit, à terme, vous aurez un toit bien à vous. Une fois à la retraite et le crédit remboursé, vos dépenses diminueront forcément, ce qui ne sera pas le cas si vous restez locataire et que vous n’avez pas pris la peine d’épargner.

COLETTE SABARLY

Lire la suite sur :  Acheter ou louer ?, Actualités.

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Culture financière des Français…  » Peut mieux faire !  »

 

Présentée début novembre, lors des Journées de l’économie de Lyon, une étude de l’Institut pour l’Éducation Financière du Public (IEFP)*, réalisée par le Crédoc, en partenariat avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), met en évidence la faible culture financière des Français

Si 78 % des personnes interrogées ont le sentiment d’être à l’aise en calcul, seulement un Français sur deux sait que 100 placés à 2 % par an conduisent à un capital de 102 au bout d’un an. Ce chiffre nous place en queue de peloton par rapport aux autres pays ayant effectué ce type de test à l’initiative de l’OCDE. 54 % des Français savent que cette même somme, placée pendant 5 ans, permet de disposer d’un capital de plus de 110

Les grands principes financiers sont globalement bien connus : 87 % des personnes interrogées classent les actions comme un produit plutôt risqué et 93 % classent les livrets d’épargne dans la catégorie des placements peu risqués . 70 % savent qu’en diversifiant ses placements en Bourse, on peut limiter les risques (un taux assez élevé comparé aux tests de l’OCDE)

• Mais encore trop de Français gardent l’illusion de la martingale : 72 % savent qu’il n’est pas possible de trouver un placement financier qui soit à la fois très rentable et très peu risqué. C’est moins bien que dans la plupart des pays ayant participé à l’enquête OCDE, cela fait quand même 25 % de Français ignorant ce principe de base. Nos concitoyens peinent à maîtriser certains concepts élémentaires. Une personne sur quatre parvient à trouver la définition d’une obligation. 45 % savent ce qu’est un fonds commun de placement. 52 % connaissent la définition d’un dividende. Le sentiment d’incompétence reste élevé en matière de placements financiers . 80 % des Français reconnaissent qu’ils sont un peu perdus en matière de placements financiers. 49 % estiment leurs connaissances insuffisantes pour évaluer la rentabilité et le risque des produits financiers . 28 % seulement se sentent compétents pour lire la presse spécialisée.

A partir de dix questions de connaissances figurant dans l’enquête, un indicateur de « culture financière de base » a été construit. Cet instrument synthétique permet de départager la population en deux catégories : ceux qui maîtrisent plutôt bien les notions élémentaires de calcul financier ou de placements, et ceux qui ont davantage de difficultés. Seule une personne sur deux obtient une note supérieure ou égale à la moyenne et 1 % seulement des sondés ont été capables de trouver les 10 bonnes réponses aux questions. Avec une note moyenne de 5,1/10, les hommes s’en sortent mieux que les femmes (4/10). Les diplômés obtiennent également de meilleurs résultats (5,4/10 pour les bacheliers, 6,1/10 pour les diplômés du supérieur), de même que les cadres (6,4/10), les travailleurs indépendants (5,3/10), les professions intermédiaires (5/10) et les hauts revenus (5,3/10). Mais jamais, dans aucun groupe, les notes moyennes n’atteignent 7/10. Même parmi les personnes disposant de plusieurs produits d’épargne, la culture financière de base est assez faible (4,4/10). Cela dit, les Français estiment gérer plutôt bien leur budget 3 sondés sur 4 ont une idée précise de ce qu’ils dépensent chaque mois . 70 % d’entre eux élaborent un budget de leurs dépenses et de leurs revenus. 92 % consultent régulièrement leur compte bancaire.

Des progrès restent à faire. 79 % des personnes interrogées souhaiteraient en apprendre davantage en matière de finance au cours de leur scolarité. Ils sont même 86 % chez les 18-24 ans . 77 % sont réceptifs à la possibilité de suivre une formation dans leur entreprise.

A l’occasion de la parution de cette étude, Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers a déclaré : « Disposer d’une solide culture financière et économique est plus que jamais indispensable dans la mesure où les services financiers jouent un rôle de plus en plus important dans la vie des Français : achat d’un logement, financement des études des enfants, ou complément de revenu à leur retraite. Dans ce contexte, il est important pour le citoyen de bien comprendre les avantages mais surtout les risques encourus par tel ou tel type de placement. Il existe des lacunes dans la culture financière des Français, mais cette étude est encourageante car elle nous indique qu’ils sont curieux et demandeurs en formation. Tel est le sens des actions de terrain conduites par l’IEFP et l’AMF ». Et d’ajouter « Compte tenu des enjeux sociétaux, la mobilisation des pouvoirs publics sur ce sujet doit être totale ».

Pour Georges Pauget, président de l’IEFP, « Ces résultats confortent l’IEFP dans ses principales missions qui sont d’encourager l’éducation financière à l’école, promouvoir les formations en entreprise, et aider les consommateurs de produits financiers à se poser les bonnes questions. Ils nous permettent d’identifier des messages clés qu’il conviendra de marteler et d’expliquer, comme par exemple, qu’on ne peut pas, contrairement à ce que croient encore 25 % des Français, avoir un rendement élevé sans prendre de risque. Sur d’autres points, les résultats sont assez rassurants. Les Français gèrent plutôt bien leur budget personnel, et maitrisent la plupart des grands principes financiers, notamment les vertus de la diversification. L’IEFP et l’AMF vont donc continuer à ouvrer pour une plus grande pédagogie à destination du grand public ».

A propos de l’IEFP : L’Institut pour l’Education Financière du Public (IEFP) est une association d’intérêt général qui a pour objectif de favoriser et promouvoir la culture financière des Français. Comme le souligne sa signature « La finance pour tous », reprise dans la dénomination de son site, www.lafinancepourtous.com, sa vocation est pédagogique et informative, en direction de tous les publics.

 

Lire la suite sur :  Place Publique – Média citoyen, relais d’engagements associatifs et outil de démocratie participative.

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