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Entrepreneurs, apprenez de vos erreurs, c’est important ! – blogues

chapeau

 

«Starbucks a sacrifié l'expérience client au profit de l'efficacité», a confié à Les Affaires le pdg de la chaîne de café, en avril 2011. Cet entrepreneur raconte les leçons qu'il a tirées de ses erreurs dans le livre Onward. [Photo : Bloombreg]

BLOGE. Faire des erreurs, en tant qu'entrepreneur, est tout à fait normal. Les répéter peut toutefois s’avérer un manque de jugement et démontre, pour certains, les difficultés qu’ils ont à demeurer crédibles en affaires. Pourtant, en les reconnaissant et en prenant les bonnes intentions de ne plus les refaire, l’entrepreneur améliore, selon moi, sa crédibilité.


C'est ce que j'ai retenu avec le temps. J'ai saisi rapidement les avantages de prendre du recul pour étudier autrement chacune de mes fautes. Celles qui m'ont d'ailleurs le plus marquée sont les suivantes: manquer de soucis pour les détails, faire confiance trop rapidement à des partenaires d'affaires potentiels, ne pas mettre trop d’importance sur les finances et ne pas prendre ma place dans certaines relations d'affaires.


Dans le cas de la confiance donnée trop rapidement à des futurs associés, par exemple, il était nécessaire que je comprenne mes agissements avant de commencer la recherche de nouveaux partenaires.


Alors comment peut-on, concrètement, apprendre de ses erreurs ? Je vous partage ce que j'ai retenu jusqu'à aujourd'hui.


Écrire ce que l’on retient de ses erreurs


Est-il vraiment nécessaire de trop se juger et par le fait même de se rabaisser après avoir fait une erreur ? Au lieu d'être longtemps en colère contre vous-même, tentez d'accepter vos émotions négatives et écrivez-les. Les émotions négatives sont souvent passagères. En les écrivant, pour ma part, je me suis rendu compte que j'acceptais autrement le fait que je ne pouvais pas toujours réussir du premier coup. J'ai aussi compris que je pouvais évaluer autrement mes fautes en restant réaliste et en considérant les impacts de celles-ci, qui souvent, ne nuisent pas à mon existence. J'ai donc pris cette habitude de noter mes émotions négatives ressenties face à mes erreurs et ce que j'en retiens.


Parler ouvertement de ses erreurs


Parler de vos erreurs à des gens en qui vous avez confiance permet de recevoir, entre autres, des conseils prestigieux de leur part. En procédant de la sorte, j'ai reçu des recommandations d'articles et de livres à lire et à consulter. J'ai obtenu aussi des commentaires francs sur certains de mes agissements. Leur point de vue, souvent différent au mien, m'a grandement aidée à voir mes erreurs d'une nouvelle façon.


Rester attentif et appliqué


Souvent, nous reproduisons des gestes qui nous rappellent une erreur commise auparavant. Restez attentif lorsque cela se produit. Vous devez, entre autres, vous rappeler de vos écrits et échanges avec vos confidents pour déterminer des actions concrètes pouvant être posées. Ces actions serviront à réduire les chances de faire la même faute. Prenons, par exemple, mon manque de soucis pour les détails. Les étapes précédentes m'ont permis de noter les moments où cela se produisait le plus souvent. Elles m'ont permis aussi de détecter les gestes que je posais pouvant m'attirer des problèmes. En m'éloignant d'un projet pour y revenir plus tard, j'ai compris que cela m'aidait à corriger des éléments que je n'avais pas remarqués au départ. J’ai compris aussi que c’était gagnant de déléguer certaines tâches répétitives à des personnes ayant une plus grande attirance sur les détails que moi.


Et vous, que faites-vous pour apprendre de vos erreurs ?

 

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Areva annonce une perte nette de 2,4 milliards d’euros en 2011 – Challenges.fr

 

Ce mauvais résultat est dû à des dépréciations d'actifs, liées essentiellement à la déconvenue UraMin.


Areva devrait annoncer des pertes de plus de 2 milliards d'euros pour l'année 2011. (c) Afp

Areva devrait annoncer des pertes de plus de 2 milliards d'euros pour l'année 2011. (c) Afp

Areva a annoncé jeudi 1er mars avoir essuyé une perte historique l'an dernier, due à de lourdes dépréciations liées à la catastrophe de Fukushima et au rachat d'UraMin, mais a confirmé ses perspectives financières jusqu'en 2016 énoncées en décembre dernier.

Le groupe nucléaire public a enregistré une perte nette de 2,424 milliard d'euros en 2011, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010. Cet effondrement est lié à d'énormes dépréciations (plus de deux milliards d'euros au total), liées surtout aux gisements d'uranium africains issus d'UraMin.

Areva avait annoncé en décembre qu'il passerait dans ses comptes 2011 une perte de valeur de 1,46 milliard d'euros après revu en baisse le potentiel de des gisements d'Uramin, ramenant leur valeur comptable à 410 millions d'euros soit cinq fois moins que leur prix auquel il les avait achetés en 2007. Le reste des dépréciations est lié à des provisions pour le démantèlement d'installations nucléaires, et à la révision en baisse des perspectives d'activité du groupe consécutive à l'accident de Fukushima, sans oublier des provisions liés aux retards à répétition du chantier de l'EPR d'Olkiluoto, en Finlande.

Plan de restructuration

Ces résultats sont de loin les plus mauvais de l'histoire du groupe né en septembre 2001 du rapprochement entre la Cogema, Framatome et CEA Industrie. Ils ne sont pas pour autant pas une surprise. Le groupe avait dit s'attendre en décembre à essuyer une perte opérationnelle de 1,4 à 1,6 milliard d'euros en 2011, à cause de ces énormes dépréciations. Et, sans chiffrer sa perte nette, il avait prévenu qu'elle ne serait pas meilleure.

Le groupe nucléaire, public à 87%, avait annoncé simultanément le lancement d'un plan de restructuration sans précédent pour redresser ses comptes, dont il a confirmé ce jeudi les objectifs. Il prévoit toujours, entre autres, une croissance organique de son chiffre d'affaires dans le nucléaire de 3 à 6% par en an en 2012 et 2013 et de 5 à 8% par an en 2015-2016.

Cession de la part d'Eramet

Par ailleurs, Areva s'est entendu avec le Fonds stratégique d'investissement (FSI) pour lui céder sa part de 26% dans le groupe minier Eramet au prix de 776 millions d'euros. Les deux groupes étaient entrés en négociations exclusives fin décembre.

"La formalisation juridique de cet accord devrait intervenir dans les prochains jours", a fait savoir le leader de l'atome, ce qui va l'aider à remplir son objectif de dégager au moins 1,2 milliard d'euros de cessions sur la période 2012-2013
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Intelligence stratégique: votre entreprise est-elle sur ses gardes ? | EASI – Intelligence stratégique – Intelligence économique – Bruxelles – Liège – Lyon – Paris

Par LINDA BELAIDI | Publié : 21 FÉVRIER 2012

« Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » Napoléon Bonaparte

Entreprendre, c’est prendre des risques. Il est donc indispensable pour toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son activité, de mettre en place un dispositif de maîtrise des risques. 

Celui-ci doit reposer sur :

  • l’analyse de ce qui est névralgique dans et pour l’entreprise,
  • la cartographie des risques qui permettra de mesurer la vulnérabilité de l’entreprise (sites, personnes, partenaires, clients, process…),
  • l’analyse des dangers et impacts possibles en interne et en externe.

Pourquoi ? 

Parce que l’entreprise se trouve dans un environnement en pleine évolution, ce qui rend les risques de plus en plus difficiles à maîtriser :

  • externalisation
  • marchés concurrentiels
  • flux tendus

et surtout : 

  • judiciarisation de la vie des affaires avec des clients qui ne se privent plus d’exercer des recours contre les marques ou les entreprises,
  • une opinion très sensible à toutes les questions de sécurité, d’éthique et d’environnement,
  • développement de nouveaux espaces d’expression sans cadre juridique et avec le bénéfice de l’anonymat : YouTube, Twitter, Facebook, etc.,
  • l’émergence de ces nouveaux médias encourage l’expression des opinions individuelles ou collectives de manière rapide, difficilement contrôlable, et parfois avec des conséquences graves pour l’entreprise (appels aux boycotts, critiques, impact négatif immédiat sur son image, perte du CA, etc.).

Pensez à faire un audit de ces risques, faites vous accompagner..n’attendez pas les crises, anticipez les !

Les experts de EASI et leurs outils d’intelligence stratégique vous permettront d’anticiper toutes situations de crises (contact@easi-ie.com).


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Quand et comment appliquer le nouveau taux de TVA de 7 % ?, Actualités – Echos Entrepreneur

Le champ et les modalités d'application du nouveau taux de TVA de 7 % viennent d'être précisés.

L'administration fiscale vient de préciser les modalités de mise en œuvre du nouveau taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) suite au relèvement, depuis le 1er janvier 2012, du taux réduit de 5,5 à 7 %.

 

Les prestations de services

Les prestations de services qui ont débuté avant le 1er janvier 2012 et qui ont fait l'objet d'une facturation au taux de 5,5 % en 2011 peuvent rester soumises à ce taux même si l'exigibilité de la taxe (en principe au moment du paiement des prestations) intervient après le 1er janvier 2012.

 

Rappel : les travaux portant sur des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de 2 ans sont en principe soumis au nouveau taux de TVA de 7 %. Toutefois, le taux de 5,5 % est maintenu pour les travaux ayant fait l'objet d'un devis, daté et accepté par les deux parties avant le 20 décembre 2011, et d'un acompte encaissé avant cette date.

 

La restauration

S'agissant des ventes à emporter de produits alimentaires, seules celles visant les produits préparés en vue d'une consommation immédiate sont concernées par le nouveau taux de TVA de 7 %. Selon l'administration, ces produits sont ceux qui ne sont pas destinés à être conservés par le consommateur en raison, non pas de l'intention de ce dernier, mais des caractéristiques des produits qui doivent nécessairement être consommés très rapidement afin que leur goût ne s'altère pas ou qu'ils ne se gâtent pas (exemple : les sandwichs).

S'agissant du cas particulier des boulangeries-pâtisseries, il a été précisé par l'administration que les viennoiseries et les pâtisseries demeurent taxées au taux de 5,5 % tandis que les sandwichs et les produits vendus chauds (quiches, pizzas…) sont soumis au nouveau taux de 7 %.

Enfin, pour les boissons non alcooliques, le taux de TVA applicable à celles-ci dépend de leur contenant : le taux est de 5,5 % si le contenant permet la conservation de la boisson (bouteille, canette…) et de 7 % dans le cas contraire (gobelet, verre en plastique…).

 

Pluralité de taux

Lorsqu'une facture nécessite l'application de différents taux de TVA, l'entreprise doit ventiler les recettes correspondant à chaque taux. L'opération étant, à défaut, passible du taux le plus élevé dans son intégralité.

 

Illustration : en cas de vente à emporter sous forme de menu, l'administration fiscale indique que la ventilation peut, par exemple, s'opérer en proportion du prix de revient de chaque produit, en fonction du prix hors taxes à la carte des produits ou selon la propre méthode de l'entreprise sous réserve toutefois que celle-ci soit simple et économiquement réaliste.

 

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A Paris, les revendeurs d’Apple remontés contre la marque à la pomme – LeMonde.fr

Le logo du collectif "la pomme de discorde".

Le logo du collectif « la pomme de discorde ».La pomme de discorde

Des tracts… et des pommes. Jeudi 9 février midi, une soixantaine de revendeurs officiels Apple – salariés comme propriétaires de magasins, rassemblés dans le collectif La Pomme de discorde – ont manifesté devant le très chic Apple Store du quartier de l’Opéra, à Paris, pour dénoncer les conditions draconiennes imposées par l’entreprise à ses « revendeurs officiels », les Apple premium resellers.

Problèmes d’approvisionnement. Premier grief des revendeurs, la disponibilité des produits. iPhone 4S et iPad 2 non livrés, quantités d’iMac arbitrairement déterminées par Apple… Insuffisamment livrés, les revendeurs officiels se voient contraints de rediriger leurs clients vers les Apple Store, directement contrôlés par Apple.

Contrôle permanent. Les premium resellers se voient par ailleurs imposer des contraintes très fortes dans la formation des salariés ou l’agencement même de leurs magasins. Le nombre de produits Apple exposés, les meubles, l’éclairage sont par exemple fixés contractuellement. Des « visiteurs mystères » passent à l’improviste effectuer des contrôles, une pratique courante chez les franchisés, mais rarement imposée dans une relation de fournisseur à client.

Des marges en chute libre. Pour les revendeurs, la réorganisation des circuits de distribution d’Apple – qui leur a imposé de nouveaux intermédiaires – a eu un impact direct sur les marges. Estimée à 3 % environ par un responsable de magasin cité par Les Echos, la marge peut même passer à zéro sur certains produits comme l’iPad. Apple octroie en revanche des marges arrières à ses revendeurs, mais ces dernières dépendent de la note qu’obtient le magasin dans le classement interne d’Apple – dont les critères sont très variés et très exigeants.

La concurrence directe des Apple Store. Approvisionnés en priorité, luxueux et bien implantés, les magasins directement gérés par Apple poursuivent leur développement, vu par les revendeurs comme une concurrence directe et déloyale. Pour créer un nouveau magasin, un revendeur officiel doit par exemple demanderl’autorisation à Apple – qui peut refuser si l’entreprise juge que le secteur géographique est propice à l’ouverture future d’un de ses magasins.

Faillites et plaintes. Jeudi midi, le gros des manifestants étaient des salariés d’eBizcuss, le principal revendeur indépendant d’Apple en France avec quinze boutiques sous l’enseigne ICLG. L’entreprise a annoncé en novembre qu’elle portait plainte contre Apple pour concurrence déloyale. L’entreprise estime que la baisse importante de son chiffre d’affaires au dernier trimestre 2011 est liée aux problèmes d’approvisionnement, et met en cause Apple.

Le Monde.fr

 

 

viaA Paris, les revendeurs d’Apple remontés contre la marque à la pomme – LeMonde.fr.

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Communautés et plateforme Ujjef, discours de Denis Marquet, Vice-Président

  

L'édito

 

 

 

La  réflexion autour d'une plateforme de marque a toujours été très utilisée par les publicitaires et les hommes de marketing pour soutenir avec cohérence et efficacité une vraie stratégie de marque d'entreprise. Aujourd'hui, notre communauté se propose d'aller un cran plus loin dans son utilisation pour donner à cette plateforme l'expression d'un territoire d'entreprise qui s'appuie sur ses missions, sa vision, son ambition, ses valeurs et ses engagements.

 

 

Tous ces éléments devant irriguer l'ensemble des prises de parole interne et externe que ce soit en publicité mais également en relations presse, en communication interne, en mécénat, en communication institutionnelle, en e-réputation… Avec à la clé, des contenus puissants qui ont du sens et contribuent à créer de la valeur pour nos entreprises.

Ainsi, Communication & Entreprise a fait de la "plateforme de marque" un de ses chantiers prioritaires de réflexion et d'accompagnement de ses adhérents. Des ateliers auront lieu, des comités se réuniront, des documents seront produits pour que chacune et chacun d'entre nous profite de cette intelligence collective.

À très bientôt,

Denis Marquet,
Vice-Président Communautés et plateforme de discours de Communication & Entreprise

 

Lire la suite sur : Document sans nom.

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“Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie”

Par Aglaé de Chalus, 30/01/2012

Patricia Koch, dirigeante d'une petite PMI dans l'Est de la France, a bien failli déposer le bilan après deux ans de crise et alors que ses commandes reprenaient. Elle a monté "un collectif de chefs d'entreprise", décidés à exprimer leur colère contre ces banquiersqui ne prêtent qu'aux riches”.

“Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie”

© Patricia Koch

 

 

La crise, Patricia Koch l'a sentie passer. Chef d'entreprise, elle dirige une petite PMI de six personnes, basée à Sentheim (Haut-Rhin), spécialisée dans les petites pièces industrielles de précision destinées principalement au secteur de l'énergie (ses clients sont EDF, Alstom, les entreprises du nucléaire…). Depuis la création de l'entreprise en 2003, les choses se passent plutôt bien et le travail ne manque pas.

En 2008, la machine s'embourbe. Crise aidant, les commandes se font de plus en plus rares et Patricia Koch est forcée de prendre des décisions difficiles. « Je ne voulais pas licencier, se rappelle-t-elle. Je savais que ça allait reprendre donc j'ai préféré mettre mes salariés au chômage partiel et leur offrir une formation, qui a été entièrement financée par notre organisme collecteur, l'Adefim. »

Un carnet de commandes plein et pourtant elle risque la liquidation judiciaire

Mais alors que son chiffre d'affaires se réduit comme peau de chagrin (– 30 % en 2008 et en 2009), les dettes, elles, s'accumulent. TVA, Urssaf… La dette de Patricia Koch s'élève fin 2011 à près de 100 000 euros.

Mais entre-temps, les affaires ont repris. Depuis mi-2010, les commandes sont reparties et Patricia Koch renoue avec les bénéfices. « On s'attend à un chiffre d'affaires 2011 de 750 000 euros », se réjouit-elle.

Pour s'acquitter de sa dette fiscale, il suffirait donc d'un prêt, qu'elle n'aurait aucun mal à rembourser. « Je suis allée voir six banques. Deux m'ont mise à la porte dans les trois minutes, et trois m'ont conseillé de déposer le bilan, vu mon déficit et ma dette. Ils ne voulaient rien entendre à propos de mes commandes en cours. »

« J'étais dépitée. Je suis allée voir mon banquier personnel en lui disant que j'étais prête à hypothéquer ma maison. Il n'a rien voulu entendre et m'a même proposé, comme “solution”, d'emprunter 20 000 euros à chacun de mes salariés. Je n'en ai pas dormi de la nuit. »

La situation en devient presque absurde : ses carnets de commande sont pleins et les salariés sont “surbookés” ; et pourtant elle risque la liquidation judiciaire. « C'est le monde à l'envers : les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie, alors que c'est elles qui nous ont menés à la crise. »

« Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir »

Mais Patricia Koch ne s'en laisse pas conter. Fin novembre 2011, elle contacte le journal régional, L'Alsace. Quelques jours plus tard, le quotidien publie un article sur son combat ; puis les choses s'emballent. Elle est invitée par l'émission de Patrick Poivre d'Arvor, Place Publique, sur France 3, consacrée aux Français face à la crise. Après la diffusion le 5 décembre, les appels affluent.

Elle reçoit d'abord une bonne nouvelle : deux de ses principaux clients, qui n'étaient pas au courant de ses problèmes d'argent, proposent de lui prêter 50 000 euros en tout. Avec la vente de sa voiture, une 5008, elle récupère 5 000 euros supplémentaires. Elle peut donc rembourser en grande partie sa dette fiscale et reprendre son activité sereinement.

Mais ce sont surtout des appels de chefs d'entreprise qu'elle reçoit, de PME le plus souvent, qui, comme elle, sont en colère contre les banques. « Je suis devenue un porte-parole sans le vouloir », constate Patricia Koch. Elle prend alors son nouveau rôle très à cœur et met en place un collectif de dirigeants de PME. Il compte déjà 50 adhérents, un mois après sa création.

Elle annonce cinq propositions :

  • Faire de la Caisse des dépôts une vraie banque des PME destinée à les financer dans les bons comme les mauvais moments. La décision d'octroyer un prêt serait prise avec des chefs d'entreprise rémunérés. « Toutes les entreprises ne sont pas bonnes à sauver, concède-t-elle. Un chef d'entreprise sait faire la différence. Il faut des gens qui savent lire un bilan et pas uniquement des fonctionnaires. » Sur les 60 000 dépôts de bilan de l'année 2011, « 70 % des entreprises auraient pu être sauvées si les banques avaient joué le jeu », assure Patricia Koch.


  • La baisse des charges sociales de 20 % et la baisse de l'impôt sur les sociétés de 15 %, pour les PME de moins de 200 salariés.


  • L'arrêt immédiat du système de reprise pour un euro symbolique après une liquidation judiciaire. « Les repreneurs doivent payer au moins la valeur mobilière et immobilière de l'entreprise qu'ils rachètent », revendique-t-elle.


  • Le maintien des subventions publiques pour les investissements mobiliers (machines, équipements…), que l'entreprise soit en déficit ou non – ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.


  • La suppression des charges sociales pendant un an pour toute nouvelle embauche par une entreprise de moins de 200 salariés.


Déterminée, Patricia Koch compte faire entendre la voix de ces petites entreprises, dont les attentes sont encore mal comprises. « Il faudrait qu'on soit au moins 500 pour commencer à peser. »

Pour rejoindre le collectif et signer la pétition, envoyez un mail à collectifpme@gmail.com.

 

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LeWeb’11: ‘C’est l’entreprise qu’il faut changer, pas le marketing’, Frédéric Cavazza, consultant web et blogueur

Par Régine Eveno et Xavier Foucaud, 09/12/2011

LeWeb’11 était « The place to be » pour les start-up du Web, du 7 au 9 décembre. Mais quelles tendances se dégagent de ce forum sur l’avenir de l’Internet nouvelle formule, à la fois Social, Mobile et Local (SoLoMo) ? Réponses avec Frédéric Cavazza, blogueur et consultant en web marketing.

LeWeb'11: 'C'est l'entreprise qu'il faut changer, pas le marketing', Frédéric Cavazza, consultant web et blogueur

Frédéric Cavazza est blogueur (FredCavazza.net) et consultant en social media au sein du cabinet conseil The Persuaders.

L’ère du Web social et mobile, « célébrée » par Loïc Le Meur durant LeWeb’11, se révèle un véritable casse-tête pour les marques. Quelles leçons les directions marketing peuvent-elles tirer de cet évènement ?

Les clients que je rencontre en tant que consultant me disent : « Je ne comprends pas, j’ai lancé une page Facebook et un compte Twitter, mais il ne se passe pas grand chose ». En fait, pour passer à l’étape suivante, il leur faut comprendre les mécaniques qui font tourner le marketing social : arrêter de broadcaster des messages comme ils l’ont fait pendant des décennies, arrêter d’industrialiser la relation client au travers de programmes de fidélité ou de formulaires. A eux de rentrer en conversation avec le client et de prendre le temps de l’écouter pour mieux le comprendre, pour mieux percevoir ses motivations, ses contraintes….

Finalement, c’est à un changement culturel auquel on assiste ?

Ce qu’il faut changer, ce n’est pas le marketing, c’est l’entreprise. Ce n’est pas simple, car tout et tout le monde doit changer en même temps : l’organisation, les process, la culture. Il faut passer par une phase d’acculturation …de la direction générale, du middle management et des collaborateurs. C’est la meilleure façon d’entrer dans un cercle vertueux, celui de la « social» entreprise (social au sens anglo-saxon du terme). Les vraies barrières sont culturelles, car la résistance interne est forte. Tout le monde pense connaitre Internet, mais c’est celui de 2005 pas celui de 2012.

Cela signifie-t-il qu’il faille mettre aux commandes des digital natives dans les entreprises ?

Pas forcément. Il faut des personnalités souples, ouvertes, des middle managers qui ont conscience qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Les entreprises ne doivent pas être dans une posture défensive. Il y des opportunités à saisir. C’est de conduite du changement dont il est question ici. Pas de social software ou d’outil de social scoring et de gestion de l’e-réputation…

C’est une révolution qui va prendre du temps?

Les entreprises ont mis dix ans pour implémenter leur ERP. Elles mettront dix ans également pour implémenter leur ERP «social » et les pratiques qui vont avec. C’est une révolution de long terme qui nous engage pour la prochaine décennie.

Le concept de SoLoMo (Social Local Mobile) lancé par Loïc Le Meur pour caractériser cette révolution en cours est-il réellement opérant ?

C’est un acronyme intéressant. Il désigne les trois forces qui transforment aujourd’hui l’internet, le business et la société. Je propose une autre synthèse articulée autour de l’acronyme ToDaClo (« To » pour Touch, « Da » pour Data et « Clo pour Cloud). « Touch » parce que les interfaces tactiles (smart, tablettes, cadres photos connectées, bornes interactives) sont en train de réinventer l’expérience digitale. « Da » parce que ceux qui auront la capacité d’exploiter les Big Data, la pléthore de données générées par le Net, auront un train d’avance. « Clo » parce que le cloud va révolutionner la façon dont les collaborateurs vont travailler entre eux, dont les entreprises vont collaborer avec leurs partenaires, dont les clients vont consommer les contenus digitalisés et enfin le partage des données publiques par les collectivités. Si vous êtes une marque, mélangez toutes les données issues de votre CRM, des médias sociaux (sur les prospects…) avec des facteurs externes (comme la météo…) pour anticiper les besoins des consommateurs. Ce type d’analyse permet d’avoir la « big picture » comme disent les américains, d’avoir une vision d’ensemble.

Cette conférence a mis aussi en relief l’extrême fragmentation du marché digital en Europe par rapport aux Etats-Unis et la prolifération des start-up dans ce domaine. Faut-il créer une silicon valley en Europe ?

Il y a un problème de marché intérieur en Europe. Il existe beaucoup de barrières linguistiques, fiscales, culturelles d’un marché à l’autre. Seuls quelques acteurs comme Kelkoo ou Meetic ont une taille continentale. Il est plus difficile d’atteindre la taille critique en Europe qu’aux Etats-Unis pour les start-up. C’est un handicap. Mais aussi une protection.

 

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Des subventions pour les PME des TIC en Ile-de-France

Des subventions pour les PME des TIC en Ile-de-France

Les grandes étapes de l’appel à projets PM’up lancé par la région Ile-de-France (cliquer sur l’image)

Programme de subvention assorti d’un accompagnement sur trois ans, PM’up a été lancé en 2008 par la région Ile-de-France pour soutenir les entreprises de moins de 250 salariés « présentant de fortes perspectives de développement ». Le secteur des TIC est concerné.

Les PME franciliennes du secteur des technologies de l’information et de la communication peuvent adresser jusqu’au 25 janvier à la région Ile-de-France un dossier de candidature dans le cadre de l’appel à projets PM’up 2012 qui s’est ouvert le 6 décembre dernier. Outre les TIC, l’appel en cours concerne quatre autres secteurs : les éco-activités et enjeux énergétiques, la santé et les sciences de la vie, le transport et la mobilité durable, enfin, la création, la culture et les loisirs. Pour la première fois, un deuxième appel à projets sera lancé en juin pour la création numérique, les hautes technologies, les besoins sociétaux et la performance industrielle et l’environnement.

PM’up peut accorder jusqu’à 250 000 euros aux entreprises éligibles lorsqu’elles sont engagées dans d’importants efforts d’investissement. Mais, en moyenne, la subvention accordée aux dossiers de candidature retenus s’élève à 135 000 euros. Avec ce programme, la région Ile-de-France explique vouloir aider les PME locales ayant un fort potentiel de croissance à atteindre une taille critique pour exporter et, à terme, à créer des emplois sur le territoire francilien. D’ici 2015, son objectif est d’aider 500 entreprises à dépasser les 50 salariés. En retour, les PME soutenues doivent engager, au minimum, trois actions pour améliorer leurs pratiques dans les domaines de l’insertion et de l’emploi, de l’environnement, de la vie du territoire et du tissu économique.

187 000 euros pour Kobojo sur 3 ans

En 2008, parmi les bénéficiaires du programme de subvention figuraient des sociétés telles que Moviken (solutions web et mobiles pour les voyageurs) et KTM Advance (e-learning et serious game). En 2011, PM’up a retenu la société Kobojo (création de jeux gratuits pour les réseaux sociaux). La subvention prévue sur trois ans pour Kobojo s’élève à 187 250 euros. Elle viendra appuyer la création de nouveaux jeux et d’applications sur smartphones (*).

Pour soumettre un dossier, l’entreprise doit être implantée en Ile-de-France, avoir au moins un exercice, être en bonne santé économique, compter de 5 à 250 salariés et réaliser moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires (ou 43 M€ de bilan). L’appel 2012 s’intéresse aux projets de protection de la propriété intellectuelle, de développement à l’international, de renforcement des ressources humaines et d’investissements. Sont également concernés par l’appel à projets les dossiers portant sur la consolidation de la stratégie, sur l’amélioration de l’organisation et sur les démarches de développement durable.

Depuis le lancement de PM’up, 539 PME ont déjà été retenues sur 1 200 candidatures. Selon les chiffres communiqués par la région, près de 1 800 emplois ont été créés dans ces entreprises.

Mieux comprendre les aides publiques

Une enquête menée par Sogedev
, un cabinet spécialisé sur l’accès aux aides publiques, a récemment montré que les PME qui investissaient en R&D avaient ressenti la réduction de certains dispositifs, comme le crédit impôt recherche (CIR) et le statut de la JEI. Cette étude a amené Sogedev à dresser un portrait des entreprises françaises innovantes. Celles-ci sont présentes dans toutes les régions (Rhône-Alpes et Ile-de-France en tête). Près des trois quarts viennent de l’industrie manufacturière (chimie/pharmacie, fabrication de produits informatiques, électroniques, optiques…), puis des services (13% et du secteur de la communication et de l’information (10%).

Près de 56% des répondants ont déclaré mener des projets collaboratifs, pour un tiers avec des structures publiques. Le CIR est l’aide gouvernementale la plus utilisée par les PME sondées. 45% en bénéficient, tandis que 27% sont aidées par Oséo et que 4% accèdent au statut JEI (jeune entreprise innovante), la plupart accédant à plusieurs dispositifs. Sogedev ajoute que 18% des entreprises sondées ne bénéficient toujours pas d’aides publiques malgré leurs dépenses en R&D, principalement en raison du manque de temps qu’elles peuvent consacrer à leur obtention.

Financement : un site d’information ouvert par l’Afdel et PNO

A noter que, dans ce domaine, l’Afdel et le cabinet de conseil PNO ont ouvert un site d’information sur le financement de l’innovation (www.investirdanslenumérique.fr) pour « accélérer la compréhension » de ces dispositifs : CIR, JEI, aides Oséo, ANR (Agence nationale de la recherche), FUI (Fonds unique interministériel) ou européennes (programmes Eurekâ et Eurostars, 7ème PCRDT). On y retrouve aussi les appels à projets du Grand emprunt (les Investissements d’avenir) sur huit priorités : le cloud computing, le logiciel embarqué et la nanoélectronique, la numérisation des contenus scientifiques éducatifs et culturels, la sécurité des réseaux, l’e-éducation, l’e-santé, la ville numérique et les systèmes de transport intelligents.

(*) Dans le secteur des TIC, la promotion 2010-2011 soutiendra aussi les sociétés Alliance Services+, CLT Services, Eolen, FHM Solutions, Insia, Prophessi, Réseau 19, Anatole, Backelite, CashSolve, Cedralis, CSE, Diademys, Itop Education, MBDSys, Mondeca, OpenBridge, Quadrille Ingénierie, RunMyProcess, Telemetris, Cryptolog, Henix, IP-Label, Kalis, Merethis, NBS, Olfeo et Qualixo.

Lire la suite sur :  Des subventions pour les PME des TIC en Ile-de-France.

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Bad buzz sur la page Facebook de Nescafé | MinuteBuzz

Gros couac dans la comm’ de Nescafé en fin d’année ! La page Facebook de la marque a été envahie par les internautes, et pas n’importe lesquels : ceux de la communauté très active de 9gag. Pour se remémorer les détails de l’histoire, c’est par ici.

A quelques heures de tourner la page 2011, on en profite pour revenir sur ce « bad buzz » qui aura bien failli gâcher les fêtes de la marque de café instantané, avec Cédric Giorgi entrepreneur et ancien directeur de Seesmic Europe.

MinuteBuzz : Pourquoi un tel succès pour cet article ?

Cédric Giorgi : Je pense que ce succès est d’abord très lié au fait que ce sujet touche le lectorat de MinuteBuzz. Un lectorat composé de professionnels du web et intéressés par tout ce qui se passe en community managementDe plus, les gens du web raffolent des fails en community management, c’est une cible très prescriptrice qui permet de faire relais notamment grâce à Twitter.

M.B. : Retrouve-t-on ici les éléments qui forment un bon bad buzz ?

C.G. : D’abord nous sommes ici face à une grande marque, le succès de la marque faisant le succès du fail… Ici le fail est particulier car il est lié à une bonne cause : l’assaut de la page de Nescafé est destiné à soutenir la candidature du frère handicapé du membre de la communauté de 9gag. Et troisième élément, il y a une très importante communauté pour soutenir la cause défendue, à savoir 9gag.

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Trois mesures anti-chômage au banc d’essai – LExpansion.com

Par Emilie Lévêque 

Au lendemain de l’annonce d’une nouvelle explosion du nombre de demandeurs d’emploi, L’Expansion.com passe au crible trois propositions pour lutter contre le chômage: le pacte compétitivité-emploi, le CDD de 30 mois et le CDI intérimaire.

Une agence de Pôle emploi à Nice

Une agence de Pôle emploi à Nice
REUTERS/Eric Gaillard

Le chômage en France a battu un triste record en cette fin d’année: le nombre d’inscrits à Pôle emploi sans activité a progressé de 1,1% en novembre, pour atteindre 2 844 800, soit le niveau le plus élevé depuis 1999. En incluant les demandeurs d’emploi et les départements d’outre-mer, le chômage touche un peu plus de 4,5 millions de personnes fin novembre. Après une légère décrue au premier trimestre, le chômage a donc repris une pente ascendante en France. Avec la récession qui s’annonce, la tendance n’est pas près de s’inverser. L’espoir, exprimé par Nicolas Sarkozy il y a un an, de ramener le chômage sous le seuil de 9% de la population active avant la fin de son mandat, ne se réalisera donc pas.

La barre des 10% devrait même être franchie au printemps prochain, alors que la campagne présidentielle battra son plein. Un chiffre qui risque de peser très lourd dans le bilan du chef de l’Etat. Et qui pourrait bien plomber ses chances d’être réélu. Une hausse d’un point du taux de chômage se payerait pour le sortant d’une élection par une baisse de l’ordre de 2% des suffrages au deuxième tour, selon le modèle politico-économique de simulation électorale développé par des chercheurs à Paris 2. Aussi Nicolas Sarkozy a-t-il été bien avisé de convoquer le 18 janvier un sommet pour l’emploi avec les partenaires sociaux. Mais que faire pour lutter contre le chômage alors que la croissance n’est pas au rendez-vous? Plusieurs pistes ont récemment été avancées.

Des accords compétitivité-emploi

C’est l’idée que défend actuellement Xavier Bertrand. « Quand ça ne va pas bien pour l’entreprise, on peut adapter le temps de travail, s’il y a une garantie pour l’emploi, et travailler par exemple 30 heures seulement », a expliqué ce matin le ministre du Travail. Concrètement: il s’agit de réduire les dépenses de personnel, soit en abaissant les salaires horaires, soit en réduisant le temps de travail, en contrepartie d’une garantie de l’emploi. Ce dispositif est importé d’Allemagne. Outre-Rhin, employeurs et salariés ont échangé pendant la crise baisse du temps de travail et des salaires contre garantie de l’emploi sur plusieurs années. Par exemple: en février 2010, le puissant syndicat IG Metall a accepté un gel des salaires réels sur deux ans, en contrepartie d’un maintien de l’emploi. Mais ce dispositif rencontrerait vite ses limites en France.

Tout d’abord, parce que sur le plan juridique, même en cas de négociation d’un accord collectif, l’employeur doit demander à chacun de ses salariés son accord individuel pour toute modification de son contrat de travail. Surtout, ce type d’accord nécessite un dialogue social de qualité. « La tradition de la négociation collective en Allemagne a une autre dimension que la nôtre. Pour parvenir à s’accorder sur un gel des salaires et la garantie de l’emploi, il faut un diagnostic partagé sur les perspectives économiques et une forte confiance entre les partenaires sociaux. Deux conditions essentielles qui ne sont pas réunies en France », expliquait à L’Expansion.com Pierre Ferracci,président d’Alpha, cabinet de conseil spécialisé dans les relations sociales. Et les précédents ont de quoi refroidir: l’équipementier automobile américain Continental a défrayé la chronique en 2009 car il a fermé deux usines en France, alors que les salariés avaient accepté des baisses de rémunérations et des aménagements du temps de travail.

Le CDI intérimaire

Xavier Bertrand a de nouveau proposé, à l’occasion d’une visite d’une agence Pôle-emploi à Reims ce mardi, la création de contrats à durée indéterminée (CDI) intérimaires pour lutter contre la hausse du chômage. A priori, CDI et intérim sont antinomiques. Pourtant, le dispositif existe déjà, en Allemagne et aux Pays-Bas. Les intérimaires sont embauchés à durée indéterminée par les entreprises de travail temporaire. Ce type de contrats permettrait aux salariés de l’intérim de bénéficier d’un statut plus protecteur. « Il est plus facile pour un salarié en CDI de financer une voiture ou de souscrire un prêt pour l’achat d’un appartement ou d’une maison », explique le ministre du Travail.

Le patronat du secteur y semble favorable: créer un « contrat de mission à durée indéterminée qui permettrait de fidéliser les intérimaires en leur garantissant un accompagnement et une rémunération entre deux missions », explique le président du Prisme, Arnaud de La Tour, au Figaro. Mais ce CMDI (contrat de mission à durée indéterminée) ne concernerait que peu de personnes: moins de 10% des intérimaires sont des professionnels, c’est-à-dire des volontaires par besoin de leurs métiers. Il s’agit principalement des professionnels du bâtiment. La mesure ne permettrait que de créer 15 000 emplois, selon le Prisme. C’est deux fois moins que le nombre de nouveaux inscrits à Pôle emploi chaque mois.

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La Chine dévoile un train susceptible de rouler à 500 km/h

Créé le 27-12-2011

La compagnie publique CSR vient de présenter un train expérimental ultra-léger capable de rouler jusqu’à 500 km/h.

Ce modèle expérimental de train à grande vitesse a été présenté dans la province du Shandong, à l'est de la Chine (REUTERS)

Ce modèle expérimental de train à grande vitesse a été présenté dans la province du Shandong, à l’est de la Chine (REUTERS)
Présenté le week-end dernier dans la province de Shandong, à l’est du pays, par le groupe public CSR, ce modèle expérimental dont la forme rappelle une ancienne épée chinoise a été construit en plastique renforcé de fibres de carbone et de magnésium. Objectif de ses concepteurs : réduire son poids et à augmenter sa vitesse. Aucune indication n’a été fournie sur la date à laquelle ce train de six voitures pourrait être mis en service.La Chine vient de dévoiler un prototype de train a grande vitesse capable, selon la presse chinoise, d’atteindre les 500 km/h, soit un peu moins que le record détenu par le TGV français (574,8 km/h).Le réseau à grande vitesse chinois est en plein essor: créé seulement en 2007, il est déjà le plus vaste du monde. Il doit passer de 8.358 km fin 2010 à plus de 13.000 km en 2012 et à 16.000 km en 2020.

La présentation de ce nouveau prototype intervient cinq mois tout juste après la collision entre deux trains à grande vitesse près de la ville de Wenzhou qui avait causé la mort de 40 personnes. Cet accident avait amené les autorités du paus à suspendre tout nouveau projet de construction dans les chemins de fer et à rappeler 54 trains de la ligne emblématique Pékin-Shanghai.

L’enquête officielle sur ce drame, qui avait gravement mis en doute la sécurité du réseau à grande vitesse chinois, a conclu à des erreurs humaines et au mauvais entretien du matériel ferroviaire, tout en écartant une défaillance majeure des équipements ferroviaires que Pékin cherche à vendre à l’étranger.

L’agence Chine nouvelle a par ailleurs annoncé mardi qu’un nouveau tronçon de ligne à grande vitesse, reliant Canton à la ville de Shenzhen, près de Hong Kong, est entré en service lundi.

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Réseaux sociaux d’entreprise : quels sont les risques juridiques ? par Bénédicte Deleporte

La mode des réseaux sociaux se décline désormais comme outil de travail collaboratif au sein de l’entreprise. Cependant, la procédure de déploiement d’un Réseau Social d’Entreprise (RSE), puis la gestion du réseau dans le temps, ne doivent pas négliger la prise en compte du volet juridique.

Les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) peuvent intégrer des fonctionnalités diverses, depuis le classique profil de l’utilisateur, en passant par l’annuaire des collaborateurs, l’accès à des contenus divers. Le RSE peut également intégrer des fonctionnalités de collaboration active telles la consultation, l’édition et la modification de documents.
Quelles sont les obligations légales ainsi que la prise en compte des risques juridiques du RSE avant de déployer un tel service ? Et par la suite au cours de son utilisation dans l’entreprise.  


1. Le déploiement d’un RSE : les règles de fonctionnement et le traitement des données personnelles
Comme pour tout projet, il est important de définir l’objet du RSE et ses règles de fonctionnement,  sans oublier a prise en compte des obligations légales, et ce préalablement à la mise en ligne de l’outil.

    1.1 L’objet du RSE et les règles d’utilisation du service
Préalablement au lancement du service, il est important d’en délimiter le périmètre d’utilisation. L’objet du RSE sera en principe déjà défini dans le cahier des charges. Cet objet sera repris au moment de la rédaction des conditions d’utilisation du RSE.
Les conditions d’utilisation indiqueront notamment les règles d’utilisation de l’outil et ses limites. Il est important de s’assurer que chaque collaborateur de l’entreprise accepte effectivement les conditions d’utilisation de l’outil lors de sa première connexion au service, ainsi qu’à chaque modification ultérieure des conditions d’utilisation. En effet, en cas d’absence de procédure d’acceptation effective des conditions d’utilisation, celles-ci pourront être considérées comme non opposables au collaborateur en cas de litige entre celui-ci et l’entreprise par exemple.
Ces conditions d’utilisation peuvent par ailleurs être mentionnées dans la charte informatique de l’entreprise, avec un renvoi vers le service et la page web correspondante. La charte informatique permettra ici de décrire l’objet du RSE et ses conditions d’utilisation et ses conditions d’accès, notamment le fait que le RSE est limité à une utilisation professionnelle, et pour les activités de l’entreprise et qu’il n’est pas prévu pour les échanges privés.

    1.2 L’objet du RSE et le traitement des données à caractère personnel
Dans la mesure où la mise en œuvre d’un réseau social, fut-il interne à l’entreprise, implique la collecte de données à caractère personnel des collaborateurs inscrits au service, l’entreprise devra s’assurer que le traitement envisagé est conforme aux dispositions de la loi Informatique et Libertés et entre dans le cadre des conditions prévues à la norme simplifiée n°46 “Gestion du personnel”.(1)
Cette déclaration de conformité “Gestion du personnel” a pour finalité non seulement la gestion administrative du personnel de l’entreprise (dossier professionnel du salarié, annuaire des salariés), la gestion de carrière (évaluations professionnelles, etc.), mais également la mise à disposition d’outils informatiques, tels la mise à disposition des salariés de matériels informatiques, l’accès à la messagerie électronique, ou à l’intranet.
L’entreprise aura en principe fait une déclaration en application de cette norme lors du lancement de son activité pour les premières embauches de personnel. Si les règles de fonctionnement et de gestion du RSE entrent dans le cadre des conditions définies à la norme simplifiée Gestion du personnel (finalité du traitement, données collectées, destinataires des données, lieu de stockage des données, durée de conservation), il ne sera pas nécessaire de procéder à une nouvelle déclaration. En revanche, si les conditions de fonctionnement du RSE impliquent une modification des conditions de traitement des données des collaborateurs, une nouvelle déclaration (une mise  à jour ou une modification de la première déclaration) devra être faite auprès des services de la CNIL.

    1.3 La consultation du Comité d’entreprise 
Les entreprises ayant le projet de déployer un RSE compteront généralement plus de 50 salariés et disposeront donc d’un comité d’entreprise. Dès lors, en application des dispositions de l’article L.2323-13 du Code du travail, le comité d’entreprise doit être informé et consulté préalablement à tout projet important d’introduction de nouvelles technologies, les éléments d’information devant être communiqués un mois avant la réunion.(2) Suivant l’objet du RSE, notamment si le service est appelé à être utilisé à grande échelle dans l’entreprise comme outil de travail collaboratif, la consultation du CE pourra ainsi être nécessaire.


2. La gestion du RSE dans le temps : quelques précautions pour éviter les problèmes juridiques
Une fois que le réseau social de l’entreprise est déployé, il conviendra de s’assurer que l’exploitation du service est gérée en appliquant quelques règles permettant d’éviter les problèmes d’ordre juridique. 
On retiendra notamment les règles suivantes :

    2.1 Les utilisateurs et la gestion des droits d’accès

Certains réseaux sociaux d’entreprise sont strictement limités aux salariés de l’entreprise, alors que d’autres réseaux sont ouverts à des tiers.
Selon que l’entreprise opte pour le modèle fermé ou le modèle ouvert, il est très important de gérer les accès de manière stricte et structurée. Les droits d’utilisation et d’accès aux différentes catégories de contenus et services devront être paramétrés en fonction du statut des utilisateurs.

* Dans un RSE “fermé”, limité aux collaborateurs de l’entreprise, il conviendra de définir ce que l’on entend par collaborateur autorisé à utiliser le RSE: le service est-il autorisé pour tous les salariés de l’entreprise, ou seulement pour certaines catégories de salariés (personnels impliqués dans la conduite de projet par exemple, ou personnels mobiles) ? Le service est-il autorisé pour les collaborateurs nouvellement arrivés dans l’entreprise, pour les personnels en CDD ?
* Dans un RSE “ouvert” à des tiers à l’entreprise, il sera indispensable de définir les catégories de tiers autorisés à accéder et à utiliser le RSE (ou une seule partie de ses fonctionnalités) : les intérimaires, les consultants indépendants, les sous-traitants.

    2.2 Les données de l’entreprise et la confidentialité

L’une des principales différences entre un réseau social “classique” (de type Facebook) et un réseau social d’entreprise tient non seulement au statut des utilisateurs autorisés à utiliser le service, mais également à la confidentialité des informations échangées entre les utilisateurs.
Toutes les informations échangées sur le RSE ne sont évidemment pas confidentielles.Cependant, les échanges internes relatifs à des clients de l’entreprise, ou à des projets en cours (négociations, projets en cours de développement ou de déploiement par exemple), ou encore à des projets internes (recherche), à des informations financières, etc. sont généralement de nature confidentielle. D’où l’importance de gérer les accès et les autorisations d’utilisation pour éviter les fuites d’informations et risquer de mettre en jeu la responsabilité de l’entreprise pour violation de son obligation de confidentialité vis-à-vis de ses clients notamment.
Il est par ailleurs recommandé de distinguer entre l’objet du RSE et ses modes d’utilisation et les situations dans lesquelles les échanges 1/1 verbaux, par email ou autres doivent être maintenus. Même si le RSE intègre une fonctionnalité de tchat ou de messagerie, ce service n’a pas pour objet de remplacer les échanges “traditionnels”, au moins dans l’immédiat. 

    2.3 La liberté d’expression et ses limites

Comme pour tout service collaboratif en ligne, les informations mises en ligne sur un RSE sont soumises aux règles de la responsabilité éditoriale. Dans la mesure où les informations mises en ligne et les échanges entre utilisateurs n’ont pas vocation à être modérés/validés par l’entreprise avant leur mise en ligne, chaque utilisateur est responsable du contenu des messages (messages, photos, documents) qu’il/elle met en ligne et des informations divulguées. 
Le principe de la liberté d’expression s’applique, même au sein de l’entreprise, comme rappelé à l’article L.1121-1 du Code du travail.(3) Cependant, ce principe connaît des limites, par exemple en cas de violation de la confidentialité des informations échangées, de mise en ligne de messages diffamatoires ou injurieux, ou de nature à porter une atteinte grave à l’image de la société.
A ce titre, deux jugements du Conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt, rendus le 19 novembre 2010 ont confirmé la décision de licenciement de salariés ayant dénigré leur employeur et leur supérieur hiérarchique sur Facebook. Les juges ont retenu que les échanges n’étaient pas d’ordre privé car ils étaient visibles par les “amis des amis” sur Facebook et non par les seules personnes impliquées activement dans ces échanges. Dans ces deux affaires, il a été jugé que les salariés avaient abusé du droit d’expression consacré à l’article L.1121-1 du Code du travail.(4)
Même si en l’espèce il s’agissait d’échanges sur un réseau social public, on peut penser que des propos insultants échangés sur un réseau social d’entreprise et accessibles à un large groupe de collaborateurs pourraient entraîner l’application de sanctions à l’égard du/des auteur(s) : suspension des droits d’accès au service et, le cas échéant, compte tenu de la gravité de la situation, mise en oeuvre d’une procédure disciplinaire, en conformité avec les règles de droit du travail. Il est recommandé de prévoir, dans les conditions d’utilisation, les règles de suspension d’accès au service en cas de violation desdites conditions d’utilisation.

    2.4 La durée de conservation des profils

Dans le cadre de l’administration des autorisations d’accès au service, il conviendra de gérer attentivement la cessation des droits d’utilisation et la durée de conservation des profils.
Concernant la cessation des droits d’utilisation, les règles de désactivation des codes d’accès au RSE devront correspondre à l’objet du service. Si le RSE est limité à l’activité de conduite de projet par exemple, les profils des utilisateurs seront désactivés à l’issue du projet, mais également, lors du départ d’un des collaborateurs de la société en cours de projet, ou lors du départ d’un consultant ou d’un sous-traitant. Si le RSE a un objet plus large, d’outil de communication au sein de l’entreprise, les profils seront désactivés au départ du collaborateur de l’entreprise.

Enfin, les données relatives aux profils des utilisateurs devront en principe être effacées dès la clôture du compte.

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Baromètre « L’envie d’entreprendre » : zoom sur la région Rhône-Alpes, Actualités – Les Echos Entrepreneur

L’enquête multirégionale «  L’envie d’entreprendre des Français  » fait cette semaine étape à Lyon. L’occasion de dévoiler les résultats de ce baromètre pour la région Rhône-Alpes.

Pour son avant-dernière étape, le baromètre L’Envie d’Entreprendre se penche cette semaine sur la région Rhône-Alpes. Cette étude sur la région analyse les motivations de l’acte entrepreneurial. 500 personnes ont ainsi été interrogées dans le cadre de cette étude menée par l’Ifop pour Créativallée, sous son programme Donner envie d’entreprendre*.
Les signes particuliers de la région Rhône-Alpes pour les auteurs de l’étude ? « La région Rhône-Alpes est une des sept régions de France dont les habitants ont une perception de leurs opportunités économiques au-delà de la moyenne nationale. De cette culture économique partagée et de cette confiance dans le territoire résultent une très bonne image des jeunes entreprises et une culture de l’entrepreneuriat suffisamment étoffée pour être la seule région de France à ne pas positionner les aides financières dans les premiers besoins pour entreprendre. Mais un territoire d’opportunités est aussi un territoire où l’activité et l’emploi sont suffisamment dynamiques pour amenuiser l’intention de créer ou reprendre une entreprise. Ainsi, malgré des statistiques régionales très honorables, la ferveur entrepreneuriale est moindre en Rhône-Alpes. »
Ainsi, 15 % des habitants de la région ont un projet de création et/ou de reprise d’entreprise dans les 3 ans, une moyenne identique à la moyenne nationale. 11 % ont un projet de création dans les trois ans, et 6 % indiquent qu’ils envisagent reprendre une entreprise dans les trois ans.
Le profil type de ces entrepreneurs ? ! Ici, le créateur ou repreneur type est un homme âgé de 35 à 49 ans, souvent artisan ou commerçant et habite dans une commune rurale.
Pour les habitants de la région, la création ou reprise d’entreprise sont des termes évoquant d’abord le fait d’être son propre patron (50 %, contre 42 % au niveau national), puis l’épanouissement personnel (47 %, contre 43 % au niveau national), suivi par la prise de risque (21 %, contre 20 % au niveau national).
A contrario, parmi les habitants de la région Rhône-Alpes ne souhaitant pas se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, le frein essentiel à la création est le confort de la situation professionnelle actuelle, pour 50 % (moyenne nationale : 48 %). Le risque financier est un facteur qui en freinerait 17 %, soit un peu moins que la moyenne nationale (19 %).

Du courage, indispensable pour créer !

Parmi les personnes ayant un projet de reprise ou de création d’entreprise, quels sont leurs besoins au démarrage, les éléments qui pouraient les aider à mener à bien leur envie d’entreprendre ? Les sondés évoquent en premier lieu l’importance d’avoir du courage et de la persévérance (50 %, contre 45 % au niveau national), des aides financières (47 %, contre 52 % au niveau national), suivi de la nécessité de porter une idée originale pour 38 % des sondés.
En outre, le développement durable devient de plus en plus un argument conséquent dans l’implication des futurs entrepreneurs. 77 % d’entre eux comptent l’intégrer à leur entreprise.
Pour 75 % des aspirants à la création, le soutien des proches apparaît comme un élément clé dans la concrétisation de leur projet. C’est donc bien entouré que le futur entrepreneur s’imagine réussir. D’ailleurs, plus de la moitié des habitants (59 %) ont dans leurs connaissances une personne ayant déjà créé ou repris une entreprise.
A la question « l’économie de votre région est-elle porteuse, présente-t-elle des opportunités de marchés favorables pour créer son entreprise ou en reprendre une ? », 67 % des personnes acquiescent ! Un optimisme bien supérieur à la moyenne nationale (50 %).
Enfin, pour 84 % des habitants de la région Rhône-Alpes, les médias et les élus politiques parlent trop peu des petites et moyennes entreprises et des entrepreneurs qui les dirigent ! Un chiffre conforme à la moyenne nationale.

Prochaine région à découvrir : région Nord-Pas de Calais, le 16 décembre. Ce sera aussi l’occasion d’avoir une cartographie complète de ce tour de France de « L’envie d’entreprendre ».

Pour en savoir plus : www.barometre-entreprendre.fr

*Organisé par de l’association Créativallée, sous son programme Donner envie d’entreprendre, et co-entrepris par Humanis, le Conseil Supérieur du Notariat, Netco Group, Réseau Entreprendre et la Fondation Entreprendre, en partenariat avec Les Echos Entrepreneur. Enquête réalisée par l’Ifop.

Valérie Talmon

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Le Crédit Agricole annoncerait des suppressions de postes mercredi – Challenges.fr

 

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Jean-Marie Sander, le Président et Jean-Paul Chifflet le DG du Crédit Agricole (SIPA)

Après la Société Générale et BNP Paribas, ce serait au tour deCrédit Agricole d’annoncer des suppressions de postes. « La direction devrait annoncer (…) des centaines de suppressions de postes dans la banque d’investissement, mais nous aurons les chiffres exacts demain (mercredi) », a affirmé à l’AFP Bernard Pechart, délégué FO au Crédit agricole, mardi 13 décembre. Le délégué syndical a précisé qu’il y aurait aussi des annonces de plusieurs centaines de suppressions de postes à venir dans deux autres filiales du groupe, le Crédit agricole consumer finance (CACF, ex-Sofinco et ex-Finaref) et le Crédit agricole Leasing et factoring (Calef).

« Manque de communication de la direction »

Le fonctionnement du Crédit agricole est « assez morcelé, assez opaque », les annonces se faisant dans chaque entités du groupe, selon les syndicats, qui déplorent le manque de « vision globale » et le « manque de communication » de la direction.

« Nous avons récemment été réunis par le DRH du groupe en vue d’accords qui concerneraient la mobilité et la formation-reconversion pour absorber sans trop de casse sociale les suppressions de postes », a indiqué le délégué FO.

L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé d’un cran le 14 septembre la note de la banque Crédit Agricole dont la note est passée de « Aa1 » à « Aa2 », la décision étant liée à l’exposition à laGrèce. A la suite de cette dégradation, la banque mutualiste avait annoncé fin septembre à son tour des mesures de réduction de son endettement et de ses besoins de financement pour tenir compte du nouvel environnement dicté par les marchés.

Le directeur général du Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet avait assuré que la réduction de taille décidée par la banque « n’aurait pas de conséquences sociales majeures ».

Le Crédit Agricole compte environ 160.000 collaborateurs dans le monde, dont près d’un tiers hors de France et le Cacib emploie 15.000 salariés dans le monde, dont 4.600 en France.

(Avec AFP)

 

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Les solutions e-achats font débat – outils achats

Par Sihem FEKIH, 08/12/2011

En SaaS ou cloud, les outils achats sont désormais disponibles à la demande. Facturation à l'usage, réduction des coûts cachés, compatibilité ascendante… Des avantages que les principaux éditeurs ont tenu à présenter lors du salon Solutions 2011. Compte rendu d'un débat qui ne fait que commencer.

Les solutions e-achats font débat

À peine ont-ils opéré une percée dans les systèmes d’information des directions achats que les outils achats, derniers-nés dans la famille des progiciels, sont déjà propulsés dans les nuages. À l’heure où les outils applicatifs sont de plus en plus hébergés sur des serveurs virtualisés, les acheteurs s’interrogent sur la pertinence d’adopter une solution e-achats. Les principaux éditeurs d'outils métiers achats en mode SaaS (Altaris, Ivalua, Perfect commerce, B-pack software) sont venus dialoguer avec les visiteurs du salon Solutions, qui s’est tenu en septembre dernier, lors d’une table ronde intitulée “e-Achats-as-a-service : réalité, bénéfices et limites de la déferlante SaaS/Cloud dans les achats”.

Le coût de la solution en mode SaaS

À l’instar des applications en mode SaaS, les solutions e-achats ont permis de mettre fin à de nombreuses contraintes techniques, notamment l'aménagement de l'infrastructure pour supporter l'usage de la solution et la volumétrie du trafic. « À la différence du mode ASP, qui consiste à héberger la solution sur le datacenter externalisé d’un fournisseur de service et accessible via un site internet, le SaaS s’apparente à la location d'un logiciel plus ou moins personnalisé. On peut ainsi se focaliser sur la partie métier sans se soucier des contraintes techniques », promet Julien Nadant p-dg de B-pack software. Mutualisées sur les serveurs de l’éditeur, les solutions e-achats sont mises à disposition de l’acheteur via un accès à la demande, limitant ainsi les coûts d’exploitation et de maintenance. Les versions on demand de ces outils métiers donnent alors droit à un usage modulable, par exemple à la fourniture d'un accès vers cinq modules destinés à cinq acteurs différents. B-pack software développe d’ailleurs des leviers de personnalisation avec une solution relativement standard, mais reconnaît néanmoins que cette adaptation est encore difficile en France.

Des solutions tournées vers la mobilité

Et les éditeurs ne s'arrêtent pas là. Certains déclinent même des outils applicatifs autour de leur solution e-achats. Tel est le cas de SynerTrade, qui vient de lancer ST6 Mobile, une solution d'accès à distance à la suite logicielle de gestion de la relation fournisseur ST6 déjà en mode SaaS. Deuxième avantage : la disponibilité. Selon les éditeurs présents à l’événement, le mode SaaS ne nécessite aucune étude préalable, aucune installation ni livraison de projet. Plus besoin par ailleurs de gérer les nouvelles versions et les mises à jour de l'outil, les solutions e-achats seraient opérationnelles de manière quasi instantanée. « La version 7 de la suite logicielle d’Ivalua Buyer a été élaborée sur la base des recommandations faites par 21 clients qui ont donc participé à ce projet d'innovation », ajoute le directeur marketing Gérard Dahan. À l’instar de ces bêta-testeurs, les adaptations des solutions achats en mode SaaS ou cloud impliquent une participation des clients de ces outils. On parle alors de compatibilité ascendante et les éditeurs admettent qu’il s’agit du seul moyen pour tenir compte de l'évolution de l'entreprise, une condition intrinsèque au mode SaaS.

La participation des clients

Comme le démontre l’éditeur Ivalua, la clé de la réussite des solutions e-achats passe forcément par une consultation des clients. Et pour commencer, il est primordial de tenir compte de leurs préoccupations, en tête la performance technique. Ainsi, l’efficacité du mode SaaS du progiciel doit être équivalente à celle attendue pour une solution en ASP, voire hébergée sur le système d’information du client. Ce qui implique de facto trois paramètres : la garantie de l’intégrité de l’écriture logicielle e-achats, la disponibilité et l’efficience des serveurs sur lesquels sont hébergées ces solutions, comme l’a rappelé Gérard Dahan, directeur marketing de l’éditeur Ivalua. Ceux-ci entraînent une prise en compte du volet sécurité, cher à l'acheteur, qui peut prendre la forme d'un interfaçage entre l’outil e-achats et des solutions de cryptage, d’horodatage ou d'archivage électronique pour garantir l'intégrité des données qui transitent sur la plateforme de l'éditeur.

Un marché encore balbutiant

Parmi les autres préoccupations de l’acheteur figure la nécessité de pouvoir traiter avec un seul outil l’ensemble des achats de prestations intellectuelles. Chez B-pack par exemple, l'ensemble des familles d'achats de prestations intellectuelles font l'objet d'un module centralisé. Il est donc plus facile d’exploiter une solution à la demande que de retenir différentes solutions dans le système d'information des achats. Mais d’aucuns reprochent à la solution e-achats un coût d’usage relativement élevé par rapport au prix d’acquisition de la licence. À la décharge des éditeurs, le marché balbutiant de la solution achats en mode SaaS n’a pas encore atteint son point d’équilibre. De plus, ces derniers se défendent de pratiquer des prix élevés en pointant les différents coûts cachés liés au déploiement de la solution en interne (intégration, formation, équipement…).

La réversibilité en question

Reste encore à soulever la question de la réversibilité. Qu'en est-il si l’acheteur veut migrer vers un autre outil achats que celui de son prestataire ? Là encore, le mode SaaS semble résoudre ce problème, dans la mesure où il ne nécessite pas d'intégration, avancent les éditeurs. À condition qu’il n’y ait pas d’adéquation entre l’évolution des systèmes d’information et des solutions e-achats, nuancent-ils. C’est encore une fois la notion de comptabilité ascendante qui est mise en avant. Autre condition et non des moindres, la réversibilité. Les éditeurs affirment que la marche arrière reste possible. Mais encore faut-il que la question soit abordée suffisamment tôt lors de la contractualisation. À ce sujet, Ivalua se vante de n'avoir rencontré aucun client souhaitant récupérer l'ensemble des données hébergées sur ses datacenters pour les réintégrer sur son propre système d'information.

Une perte de gouvernance ?

Enfin, pour certains acheteurs, les solutions e-achats semblent remettent en question leur gouvernance. Ils s’inquiètent notamment de perdre leur pouvoir d’administration des données se trouvant dans leur système d’information au profit du DSI, principal donneur d’ordres en matière d’applications hébergées sur les datacenters externes à l’entreprise. En privilégiant le mode SaaS ou cloud pour l’exploitation d’un outil achats, la direction des systèmes d’information “prend le pouvoir”, dans la mesure où elle gère l’accès vers les plateformes collaboratives à la demande. La maîtrise des solutions e-achats nécessite une appropriation par ses utilisateurs, ont rétorqué les éditeurs. L’acheteur ne devrait donc pas se sentir en danger, puisqu’il demeure le garant de l'intégrité des données traitées chez le prestataire et de la compatibilité avec les autres outils métiers.

 

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BVA : comment miser sur l’humain ?

Une conférence organisée par l’institut, mixant trois regards sur la force vive de l’entreprise : un philosophe (Gilles Lipovetsky), un manager (Vincent Prolongeau) et un sportif (Claude Onesta).

BVA : comment miser sur l'humain ?


En 2010, à l’occasion de son quarantième anniversaire, BVA invitait ses clients à découvrir les perspectives d’avenir offertes par les nouvelles technologies à l’occasion d’une conférence intitulée « BVA invente demain », avec les interventions de Jacques Attali, de Joël de Rosnay, de Marc Jalabert (Microsoft) et d’Edouard le Maréchal (BVA), chacun apportant sa vision sur les évolutions économiques, sociales, technologiques et scientifiques à moyen terme.

Cette année, avec l’ambition inchangée de donner à ses clients un éclairage sur le monde de demain, BVA a organisé le 30 novembre dernier en partenariat avec l’agence Change une table ronde « Comment miser sur l’humain ? ». « Il nous a semblé primordial de ne pas passer à côté de l’humain, a expliqué en introduction Eric Singler, directeur général, mais, comment parler de façon originale de ce sujet tarte à la crème ? En s’intéressant au comment et non au pourquoi. D’où l’idée de donner la parole à trois « experts » dans des disciplines différentes.
Un philosophe français, Gilles Lipovetsky
Un homme d’entreprise, Vincent Prolongeau (Senior VP Pespico Fruits and beverages –depuis l’été dernier, ex DG France) – dont la société a été lauréate du classement «Great Place to work 2011 »
Un coach sportif, Claude Onesta, entraîneur de l’équipe de France de Handball championne du Monde et championne Olympique.

Comment parvenir à associer réussite économique et valeurs humaines ?  Comment permettre aux entreprises de réussir par l’humain pour l’humain ?  Quelle organisation, quelles valeurs, quels modes de Management pour donner envie aux collaborateurs de s’engager pleinement dans le développement de leur entreprise?  Comment faire naître une dynamique de groupe tout en valorisant les individualités ? Comment générer de l’enthousiasme, de l’envie et pourquoi pas du plaisir au travail dans une relation de confiance ? Animée par Céline Bracq, directrice adjointe de BVA Opinion, la table-ronde a essayé de répondre à ces questions. Morceaux choisis.

Gilles Lipovetsky :

Trois raisons majeures fondent aujourd’hui les perspectives de « miser sur l’humain ». La première raison tient aux nouvelles conditions de la concurrence, aux nouvelles exigences de créativité et d’innovation. Autant de facteurs qui se conjuguent pour placer l’homme au centre de l’entreprise. La deuxième raison tient à notre propre système éthique de nature humaniste. Depuis le XVIIIe siècle, la priorité absolue ne réside plus dans le service de Dieu ( à l’instar des sociétés théocentriques ) mais dans les devoirs envers les hommes. Nous devons miser sur l’humain parce que c’est le commandement premier de notre système moral. C’est une obligation morale dans une civilisation humaniste. La troisième raison tient au fait qu’on a le sentiment que nos valeurs morales s’effondrent, détruites qu’elles ont par la puissance du marché et l’envolée des passions individualistes. En effet , l’individualisme est le plus souvent assimilé à l’égoïsme, au repli sur soi, au « après moi le déluge ». D’où l’exigence de miser sur l’humain afin de faire obstacle aux ravages moraux de l’individualisme autocentré et nihiliste » (…) L’ individualisme n’est pas une malédiction , c’est un défi pour le management qui doit savoir répondre au désirs toujours vivants de faire mieux, réussir sa vie professionnelle, faire des choses qui passionnent et d’être au top. Miser sur l’humain, c’est ainsi prendre en considération les nouvelles aspirations au professionnalisme, à l’autonomie et au mieux-être et non les ignorer au nom de la quête frénétique de la rentabilité maximale et immédiate. C’est ainsi que miser sur l’humain appelle un nouveau contrat social dans l’entreprise, un nouveau type de management s’engageant dans des politiques de formation permanente, des politiques de participation et de partenariat, des politiques d’écoute et d’expression des salariés, des politiques de promotion de la diversité et des minorités visibles . Des politiques enfin de bien-être au travail, car ne l’oublions pas, on a plus à attendre des salariés heureux que des salariés aigris ».

Vincent Prolongeau :

« Si l’on examine la situation économique actuelle, c’est bien la crise du capital humain. Or, c’est un véritable système vertueux de création de richesses. C’est une autre façon de traiter la croissance économique. Au lieu de réduire ses effectifs, une entreprise devrait plutôt faire en sorte de mieux utiliser les salariés recrutés. Pourquoi l’humain est-il en crise ?  Le rythme biologique de l’homme n’est plus respecté, au profit de celui des organisations, avec leurs changements constants de vitesse. L’homme n’a pas le temps de prendre son temps, afin d’atteindre les objectifs et ce, en bonne santé.  Aujourd’hui, on est dans le culte de la vitesse. Celui qui ne réagit pas est jugé trop lent. Mais on peut devenir esclave de cette technologie, car il faut laisser le temps à l’homme de les digérer (…) Comment être plus efficace dans le développement de son capital humain ?
1. Avoir une vision aspirationnelle et sans cesse révisée, mais surtout crédible et incarnée.
L’humain a besoin de leaders qui les incarnent et qui remportent l’adhésion. Il y a trop de décalage entre les discours et les actes. Souvent les gens ne croient ni aux discours ni aux institutions, ils ont besoin de plus d’authenticité. Il faut donc cultiver et incarner le sentiment d’appartenance. 2. Avoir un comportement managérial cohérent.
Il faut davantage relier les valeurs au business model et être cohérent, afin de ne pas bafouer les valeurs et donc l’ensemble de l’organisation. 3. Les notions-clés de justice et de justesse. La notion de « fairness » est un des socles d’un bon rapport social. Pour prendre l’exemple des rémunérations, on ne pardonnera pas les traitements différenciés, qu’on diabolisera.
Il est nécessaire également de partager les fruits de la croissance, à travers par exemple les notions de « stock-option » ou de « share holder value ». »

Claude Onesta :

« Dans le monde sportif, on a à faire à des gens qui sont toujours entourés d’une cour (avocats, amis, familles, etc.), et cet environnement est peu propice à la remise en cause, alors qu’ils sont parallèlement très engagés pour partager la réussite.
On a travaillé sur cela et on a fini par avoir des résultats. Comment valoriser et récompenser le travail des collaborateurs, comment les responsabiliser, leur donner l’occasion d’exprimer leurs sentiments ? On est arrivé à vouloir favoriser le jeu d’une équipe, et non uniquement des collaborateurs.
Je ne suis pas entraîneur de club, qui façonne son équipe et répète les discours qui vont porter l’équipe. Je suis là pour trouver des équilibres pour être opérationnel dans l’urgence. Si notre démarche est devenue particulière, c’est qu’on ne s’est pas contenté d’aller chercher du résultat, mais surtout on a mis en œuvre la façon d’avoir du résultat et de manière durable.(…) C’est une belle aventure humaine vécue depuis 11 ans, où j’ai vu des gens grandir et s‘épanouir. Le meilleur souvenir est celui de ce chemin de vie qui fait que chacun d’entre nous est ce qu’il est. J’aurais pu changer plusieurs fois de staff et associer le meilleur dans son domaine pour avoir le meilleur résultat. Finalement, je n’ai rien changé et j’ai plaisir à voir les limites et les défauts de mon staff car cela nous permet d’aborder les périodes de pleine pression avec une pleine détente et disponibilité.
On va tirer profit de ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare. Les hommes sont capables de donner et d’apporter beaucoup, dès lors qu’on est capable de montrer la reconnaissance qu’ils méritent et à la limite, s’effacer dans les moments les plus généreux et les plus prestigieux ».

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Vol de documents et contentieux prud’homal : l’effet « boomerang » | Le Cercle Les Echos

(par Arnaud Teissier, avocat associé – Capstan) – Lorsqu’il quitte l’entreprise, le salarié, qu’il soit licencié ou démissionnaire, doit restituer à son employeur l’ensemble des matériels et documents en sa possession appartenant à l’entreprise : voiture de fonction, ordinateur portable, téléphone portable…; mais aussi documentation commerciale, fichiers clients, documentation technique etc.

Propriété de l’entreprise qui l’employait jusqu’alors, le salarié qui les conserve s’expose à des poursuites pénales pour vol. L’article 311-1 du code pénal définit en effet le vol comme étant « la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui ». La peine encourue est de 3 ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende.

Les documents de l’entreprise présentent une particularité : ils peuvent être reproduits. Or, c’est précisément l’information qu’ils contiennent qui est sensible, davantage que le support de cette information. En conséquence, le salarié se rend coupable de vol en ne restituant pas à son départ de l’entreprise tant les documents originaux en sa possession que la copie qu’il a pu en réaliser, quel qu’en soit le support. Est ainsi fautif le salarié qui conserve des photocopies papier, mais aussi la copie de fichiers informatiques, ou encore des fichiers qu’il se serait lui-même transféré via la messagerie informatique de l’entreprise.

Une exception est toutefois admise. Afin d’être en mesure de défendre sa cause dans le cadre d’un litige prud’homal l’opposant à son (ex-)employeur, le salarié pourra produire en justice des documents de l’entreprise (dont il a par conséquent conservé une trace). Depuis 2004, la chambre criminelle et la chambre sociale de la Cour de cassation adoptent une position commune et constante sur cette question. Toutefois, la chambre criminelle de la Cour de cassation rappelle régulièrement que cette exception doit s’apprécier restrictivement : les documents doivent être strictement nécessaires à assurer sa défense dans un dossier prud’homal. Cette exigence limite considérablement les situations dans lesquelles la détention de documents par l’ex-salarié ne sera pas qualifiée de vol.

En effet, le salarié est autorisé à conserver des documents uniquement en vue de les produire dans un contentieux prud’homal l’opposant à son employeur. Il ne pourra donc pas, sans s’exposer à être poursuivi pour vol, produire en justice des documents de l’entreprise lorsque le contentieux relève d’une autre juridiction que le Conseil de prud’hommes. Par exemple, lorsqu’un salarié est poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel par son ex-employeur pour avoir tenu des propos dénigrants sur l’entreprise auprès de clients. Un vol sera révélé si le salarié produit devant le tribunal correctionnel des documents de l’entreprise pour démontrer les dysfonctionnements de l’entreprise qu’il prétend avoir dénoncés.

Par ailleurs, seuls les documents nécessaires à l’exercice effectif de la défense du salarié peuvent ouvrir droit à une exonération de sa responsabilité pénale. Les documents conservés doivent avoir un lien direct avec l’objet du contentieux.

Une action en justice n’est jamais un acte neutre. Il appartient au salarié d’en mesurer tous les risques avant d’engager une action contre son employeur. A défaut, il s’expose à un « effet boomerang ».

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