Le chômage et la faible rentabilité des entreprises freinent l’évolution des salaires en France, à l’inverse de l’Allemagne, Actualités
La productivité a progressé de façon similaire en France et en Allemagne depuis dix ans. Mais la France a plus utilisé les gains pour augmenter les salaires.
La modération salariale allemande est peut-être arrivée à un point de rupture. Dès aujourd’hui, les 75.000 salariés de la métallurgie de l’ouest du pays bénéficient d’une hausse substantielle de leur salaire (+ 3,8 %), fruit d’un récent accord entre le puissant syndicat IG Mettall et le patronat, qui donnera le « la » pour les négociations d’autres branches. Et, alors que le chômage est en baisse, les syndicats réclament l’introduction d’un salaire minimum généralisé tandis que la CDU d’Angela Merkel vient de briser un tabou en envisageant de créer un salaire plancher qui varierait selon les secteurs.
De ce côté-ci du Rhin, le chômage de masse n’est pas favorable aux négociations salariales. L’Insee estime que les salaires réels par tête auront à nouveau ralenti cette année (+ 0,6 % après + 0,9 % en 2010), tandis que la crise incite les entreprises à la prudence pour 2012. Cette photographie diffère de celles des années passées. « La France n’a pas de problème de productivité mais de répartition des gains de productivité », estime Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank.
Un modèle « difficile à maintenir »
Depuis le début de l’Union monétaire en 1999, la productivité horaire a évolué au même rythme en France et en Allemagne (1,3 % et 1,4 % par an respectivement). Sauf que « la France a utilisé ces gains pour augmenter les salaires réels au détriment de l’amélioration de la rentabilité des entreprises et de la compétitivité », poursuit l’économiste. De 64,5 % en 1998, la part des salaires dans la valeur ajoutée brute est montée à 67,1 % en moyenne, « soit son plus haut niveau depuis 1993 ». A contrario, la croissance des salaires allemands a été sensiblement inférieure aux gains de productivité. Résultat, « cela a entraîné une perte de compétitivité, mesurée par les coûts unitaires du travail, de 18 % par rapport à l’Allemagne », estime Gilles Moec, pour qui le modèle français basé sur la consommation intérieure est « de plus en plus difficile à maintenir, alors que le reste de la zone euro se convertit au modèle allemand de compétitivité ».
« Fruits d’une modération salariale, les salaires ont augmenté moins vite que la productivité en Allemagne au début des années 2000 alors qu’ils évoluaient à peu près au même rythme en France, note Ronan Mahieu, chef du département des comptes nationaux à l’Insee. Pendant la crise de 2008-2009, les pertes d’emplois ont été inférieures à la chute de l’activité : la productivité du travail a donc diminué en France sans que les salaires réels connaissent une baisse. » Pour Natixis, « la seule manière de réduire la crise des dettes est le retour d’une inflation due à des hausses de salaire ». Mais, si cela est possible en Allemagne, cela l’est moins en France « où le partage des revenus ne s’est pas déformé au détriment des salariés ». « Seule une réforme fiscale réduisant la taxation du travail pourrait autoriser une hausse plus rapide des salaires », note Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques. Sans cela, « la hausse du coût du travail aura probablement des conséquences très négatives sur la profitabilité déjà faible des entreprises et sur l’emploi peu qualifié, qui est très sensible au coût du travail ».
FRÉDÉRIC SCHAEFFER
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Opération vérité sur le AAA de la France !
DECRYPTAGE Faut-il s’inquiéter de la menace brandie par Moody’s ? Revue de détail des bons points et des handicaps de la France à l’aune des critères que retiennent les agences de notation.

Moody’s fait vaciller le sacro-saint AAA français. L’agence de notation américaine a indiqué, hier, qu’elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective sur la note de la dette française était toujours jugée « stable ». Dans le cas contraire, elle pourrait placer la France sous surveillance négative, voire dégrader sa note, jusqu’à présent synonyme de 20/20 auprès des investisseurs.
L’Hexagone serait alors le deuxième « grand » pays AAA à perdre son précieux sésame à cause de la crise, après les Etats-Unis, dégradé en août par Standard & Poor’s. Endettée à hauteur de 70 % auprès de résidents étrangers, la France risquerait alors de subir une envolée des taux d’intérêt de sa dette, qui ont déjà grimpé à 103 points de base au-dessus des taux allemands, un record !
Le gouvernement français croyait pourtant avoir fait le plus dur en annonçant un mini-plan de rigueur de 11 milliards d’euros fin août. Las, les perspectives de croissance, de plus en plus sombres, font déjà dire à François Baroin, le ministre de l’Economie, qu’il faudra peut-être prendre de nouvelles mesures. De plus en plus d’analystes se demandent, en fait, si la France, dont le budget de l’Etat est en déficit depuis trente ans, mérite réellement son AAA. Revue de détail de ses bons points et de ses handicaps, à l’aune des critères des impitoyables agences de notation
1. Un manque de dynamisme économique qui inquiète
L’Insee l’a confirmé fin septembre : la croissance française a été nulle au deuxième trimestre. Après trois bons premiers mois (+ 0,9 %), les économistes n’attendaient pas un tel trou d’air, qui va plomber les recettes fiscales. Si les agences de notation ont loué la capacité de résistance de la France pendant la crise, ses performances actuelles sont inquiétantes.
Pour boucler son budget 2011, Bercy misait d’abord sur une progression de 2% du PIB avant de ramener sa prévision à 1,75%, proche désormais de celle de l’Insee. L’institut table, en effet, sur 0,3% au troisième trimestre puis 0% au quatrième, la croissance atteignant au final 1,7% sur 2011. C’est surtout pour 2012 que la correction va être sévère. Alors que le gouvernement espérait une croissance de 2,25%, il a déjà ramené sa prévision à 1,75 % fin août avant de préciser discrètement que le budget était, en fait, calibré pour une croissance de 1,5%. Quoi qu’il en soit, l’exécutif reste trop optimiste aux yeux des économistes : selon Reuters, leurs prévisions seraient désormais plus proches de 1%, Natixis tablant même sur 0,7% !
Certes, la déconvenue printanière est en partie due à la fin de la prime à la casse, qui a provoqué une chute des ventes d’automobiles et fait plonger les dépenses des ménages de 0,7 %. « C’est le plus mauvais chiffre depuis la fin 1996 et l’extinction des «jupettes» [la prime automobile de l'époque, NDLR]« , rappelle Catherine Stephan, à BNP Paribas. Mais la consommation risque de rester atone dans les mois à venir. Le soutien budgétaire aux ménages a pris fin et les créations d’emplois devraient fortement ralentir, passant de 112.000 au premier semestre à 24.000 au second, selon l’Insee. Le taux de chômage progresserait ainsi légèrement d’ici la fin de l’année pour atteindre 9,2% (9,7% avec les DOM).
Les inquiétudes sont encore plus grandes du côté des entreprises. Le plongeon des marchés financiers, et notamment des valeurs bancaires, pourrait provoquer un resserrement du crédit et freiner la reprise de l’investissement. « C’est particulièrement inquiétant en France, où les taux de marge sont très inférieurs à ceux des autres pays AAA, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni », remarque Jean-Christophe Caffet. « Mais, à la différence de l’Allemagne, la France, dont les exportations sont eurocentrées, est moins sensible à la conjoncture mondiale et s’en sort mieux en période de repli », souligne Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank. En cas de rechute de l’économie mondiale, il est donc probable que les agences ne feront pas de différence entre la France et les autres pays AAA.
2. des finances publiques toujours aussi médiocres
Lestée d’une dette dépassant 85 % du PIB, la France fait partie des mauvais élèves au sein des pays AAA. Comme l’a montré une étude récente de Natixis, l’Allemagne et le Canada seraient les seuls pays du G7 à conserver cette note si l’on ne prenait en compte que les critères quantitatifs de Standard & Poor’s.
Le Royaume-Uni, durement frappé par la crise, accuse un déficit supérieur au nôtre et se rapproche dangereusement de notre ratio d’endettement. En mai 2009, S&P l’avait d’ailleurs placé sous perspective négative, rappelle Norbert Gaillard, consultant à la Banque mondiale. « Il a fallu attendre les élections de mai 2010 et la présentation par David Cameron d’un plan de redressement très dur pour que l’agence lève sa menace. »
Nicolas Sarkozy, lui, a fait le choix de distiller ses mesures de rigueur au compte-gouttes. Certes, les agences ont applaudi le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Mais elles attendent encore de voir comment la France va respecter le programme de stabilité envoyé à Bruxelles, prévoyant une réduction du déficit de 7,1 % du PIB en 2010 à 5,7 % en 2011, puis 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013.
Coté dépenses, Bercy veut limiter leur progression à 0,8 % par an, hors inflation, contre 2,3 % auparavant. Mais la Cour des comptes et les parlementaires s’interrogent sur la réalité des économies liées à la Révision Générale des Politiques Publiques, censée rapporter 8 milliards d’euros sur 2011 et 2012. « Il faudra bien un jour expliciter la répartition précise des efforts et pas seulement afficher une norme », prévient le député (UMP) Gilles Carrez, rapporteur du budget. Côté recettes, 0,5 point de croissance en moins prive l’Etat de 6 milliards d’euros de rentrées fiscales.
Pour 2011, l’objectif semble encore réalisable. « En 2010, le déficit a été réduit de 0,6 point de PIB de plus que prévu, mais le gouvernement s’est gardé une cagnotte en ne révisant son déficit 2011 que de 0,3 point », souligne Jean-Christophe Caffet. Les mesures présentées parFrançois Fillon, le 24 août 2011 doivent aussi permettre de faire rentrer 1,2 milliards supplémentaires dans les caisses dès cette année.
Pour 2012 et 2013, la tâche s’annonce, en revanche, bien plus ardue malgré les 10 milliards de recettes supplémentaires annoncées par le Premier ministre. « S’il veut respecter ses engagements européens, Nicolas Sarkozy devrait revenir sur ses dépenses inconsidérées, comme la baisse de la TVA dans la restauration », assène le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée.
Déjà, le président a accepté de raboter les exonérations sur les heures supplémentaires, mesure phare du quinquennat. »Il essaie de trouver une voie médiane entre laxisme et austérité, constate Gilles Moec. Mais, avec la dégradation de la dette américaine et les réactions des marchés, il doit s’engager clairement dans la rigueur au moment même où il faudrait soutenir la demande intérieure. »
3. Des institutions qui fonctionnent plutôt bien
C’est le critère le moins problématique pour la France. La situation est bien plus favorable qu’aux Etats-Unis, dont la note a été dégradée, en partie, en raison des blocages politiques : l’administration Obama a eu le plus grand mal à faire voter son plan par la Chambre des représentants, dominée par les républicains. Rien de tel en France : même si le Sénat est passé à gauche, l’Assemblée nationale a toujours le dernier mot.
Cette victoire aura seulement obligé Nicolas Sarkozy à renoncer à sa fameuse « règle d’or« , qui devait permettre de rassurer les agences de notation. Son projet prévoyait qu’à partir de 2013 des lois-cadres fixeraient, sur au moins trois ans, un plafond de dépenses et un minimum de recettes à respecter. Mais cette réforme nécessitait une révision de la Constitution et donc l’approbation d’une majorité des trois cinquièmes du Congrès, réunissant sénateurs et députés. Or, la gauche, victorieuse au Sénat, est fermement opposée au projet.
« Rien n’empêche ces lois-cadres d’être révisées chaque année et il n’y a aucune garantie de retour à l’équilibre, pointe Jérôme Cahuzac. A l’inverse, la règle allemande impose de faire les efforts nécessaires dès maintenant pour aboutir à un déficit de 0,35 % du PIB en 2016. » Si les agences de notation durcissent leurs menaces dans les prochains mois, nul doute que le sujet reviendra tout de même sur le tapis au lendemain des élections présidentielles.
David Bensoussan, journaliste à Challenges
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L’économie du 21e siècle dépendra de l’entreprenariat

La création d’entreprise, l’entrepreneuriat est perçue comme un jalon de plus en plus important du dynamisme d’un pays. Mais pour cela, il faut rendre le terrain plus favorable à la prise d’initiatives.
La création d’entreprise est perçue comme un jalon de plus en plus important du dynamisme d’un pays. Mais pour cela, il faut rendre le terrain plus favorable à la prise d’initiatives.
Les entrepreneurs auront un rôle essentiel dans l’économie du 21e siècle dans les pays du G20, appuie McKinsey dans une étude : 319 millions de personnes (soit 12% de la population active) sont ainsi engagées dans des activités récentes d’entreprenariat. Et les PME représentent déjà 52% du PIB des pays du G20 et 64% des emplois. Selon le cabinet, dans un contexte financier incertain, les entreprises doivent en effet se montrer réactives et innovantes pour sortir leur épingle du jeu. Or ces qualités sont souvent caractéristiques des entrepreneurs, amenés à voir leur importance grandir dans les prochaines années. Pourtant, l’entreprenariat n’est pas une tâche aisée : seul 1 entrepreneur sur 7 concrétise ses projets. Certains leviers doivent du coup être actionnés par les gouvernements du G20 pour faciliter l’entreprenariat.
Créer des écosystèmes favorables
Tout d’abord, il faut veiller à la mise en place d’écosystèmes favorables au niveau local afin que les entreprises et les autorités puissent développer des stratégies économiques cohérentes. Cela passe par une forte collaboration entre le système éducatif et le monde professionnel, confier des missions de recherche industrielle aux universités, encourager l’échange de compétences entre les acteurs déjà implantés et les jeunes entreprises. Il est également important de fournir des infrastructures performantes en matière de R&D, transports, réseaux de communication ainsi qu’offrir des avantages (assouplissement de taxes…) susceptibles de promouvoir la création de ces entreprises. On peut prendre pour exemple le projet AutoVision à Wolfsburg tourné vers la haute technologie grâce à un partenariat entre Volkswagen et les pouvoirs locaux. Depuis 7 ans, cette initiative a permis de créer 240 entreprises et 23,000 emplois.
Un suivi financier et une culture
Le rapport évoque la nécessité pour les gouvernements de mieux accompagner ces PME naissantes au niveau financier. Il devient nécessaire de créer des places de marché à l’échelle continentale, comparables au Nasdaq afin de muscler l’expansion des entreprises innovantes. Il s’agit également de développer des mesures contre le chômage longue-durée en permettant à ces personnes de devenir entrepreneurs grâce à un accès aux prêts facilité et aux micro financements. Enfin, les Etats doivent créer une « culture de l’entreprenariat », notamment en Europe, sur le modèle des Etats-Unis, du Canada ou de l’Australie : encourager la prise de risques, comprendre le caractère non définitif de l’échec pour permettre aux entrepreneurs de rebondir. Des initiatives concernant ce dernier point sont déjà à l’œuvre en Grande-Bretagne par exemple, où 90% des programmes scolaires initient les élèves aux thèmes entrepreneuriaux dès 11 ans.
商业创作被看作是在一个国家的发展活力的一个里程碑。但对于这一点,我们必须使地形更有利的举措服用。
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Paul Krugman : « L’accord (sur la dette américaine) est un désastre » – Challenges.fr
Avec l’accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine survenu dimanche, les Etats-Unis auraient évité la catastrophe. Faux, répond le prix Nobel d’économie 2008.
Paul Krugman (c) SipaAlors que les investisseurs célèbrent l’accord entre Démocrates et Républicains sur le relèvement du plafond de la dette par une reprise sur les marchés, le célèbre chroniqueur économique du New York Times, Paul Krugman, fustige ce lundi 1er août une « capitulation » du président Barack Obama et prédit des conséquences désastreuses sur l’économie américaine.
« L’accord, compte tenu des informations disponibles jusqu’à présent, est un désastre, et pas seulement pour le président Obama et son parti. Il causera des dommages à une économie déjà en crise. Cela va probablement aggraver, et non améliorer, le problème de déficit des Etats-Unis sur le long terme », s’inquiète le Prix Nobel d’économie 2008. Et de prédire plusieurs années de déclin pour l’activité américaine.
Barack Obama, otage des extrémistes Républicains
« Les termes de l’accord s’apparentent à une abjecte capitulation de la part du président. D’abord il va y avoir de grosses coupes dans les dépenses mais aucune augmentation des recettes. Ensuite, une commission spéciale du Congrès rendra un avis sur les réductions budgétaires supplémentaires à envisager. Et si ces recommandations ne sont pas acceptées, il y aura automatiquement des coupes supplémentaires », s’insurge celui qui vilipende souvent la politique du président américain depuis son élection.
Barack Obama capitulerait-il trop facilement face à ses opposants ? Oui, répond sans hésiter Paul Krugman, pour qui ce scénario n’était pas inéluctable. Le président américain n’a pas su anticiper les problèmes de la dette américaine, selon l’économiste. A commencer par la réaction des Républicains, traditionnellement hostiles à tout accord avec leurs rivaux démocrates. Le président des Etats-Unis « aurait dû dès décembre demander un relèvement du plafond de la dette ». Au final, c’est bel et bien le président Obama qui s’est retrouvé pris en otage, forcé de négocier et d’abdiquer au profit des « extrémistes de l’aile droite politique »
La rigueur budgétaire fustigée
Alors que l’accord prévoit une réduction des dépenses de 2.500 milliards de dollars, l’économiste tance la rigueur budgétaire. « La pire chose que vous puissiez faire dans ces circonstances est de réduire les dépenses du gouvernement, car cela aggravera encore plus la dépression économique. Ne tenez pas compte de ceux qui invoquent la fée ‘confiance’, et qui prétendent que la rigueur budgétaire rassure les investisseurs et les consommateurs, les encourageant à dépenser plus. Cela ne marche pas comme ça, l’Histoire l’a déjà prouvé de nombreuses fois », écrit-il, avant d’ajouter: « Ceux qui demandent aujourd’hui des coupes dans les dépenses sont comme les docteurs du Moyen-âge qui traitait les malades en les saignant, les rendant au final encore plus malades.
« Ne vous y trompez pas, nous assistons ici à une catastrophe sur plusieurs niveaux ». Economique et politique, précise l’économiste, les Démocrates venant de prouver qu’ils étaient incapables de faire pression sur leurs opposants Républicains. Mais pire encore, s’inquiète Paul Krugman, « comment la démocratie américaine peut-elle fonctionner quand un parti, suffisamment préparé pour être impitoyable et pour menacer la sécurité économique de la nation, parvient à dicter sa politique ? »
viaPaul Krugman : « L’accord (sur la dette américaine) est un désastre » – Challenges.fr.





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