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crédit

Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro, Actualités

Avec le prêt record octroyé aux banques ce mercredi matin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) va encore augmenter. Il a plus que doublé depuis 2007.

ECRIT PAR
Isabelle COUET

Isabelle COUET
Chef de service adjointe

 

Les chiffres donnent le vertige. Selon Barclays Capital, le bilan de la BCE va désormais peser 32% du PIB de la zone euro, contre 21% pour le Royaume-Uni, 19% pour les Etats-Unis et 30% pour le Japon. En fin de semaine dernière, il atteignait presque 2.700 milliards,ce qui veut dire qu'il a déjà plus que doublé de taille depuis l'ouverture du robinet des liquidités à l'été 2007.

Ce ne sont toutefois pas 529 milliards d'euros -le montant du prêt à trois ans accordé ce mercredi 29 février -qui vont s'ajouter, mais seulement les liquidités «fraîches» injectées hier, soit environ 300 milliards.

En théorie, le bilan d'une banque centrale n'a pas de limite. Les problèmes surviennent quand les actifs qu'elle reçoit en échange de ses prêts sont à risque. C'est notamment le cas des obligations grecques, placées en «défaut sélectif» par Standard & Poor's lundi soir. Pour protéger le bilan de la BCE, il est prévu que le Fonds de stabilité européen (FESF) apporte une garantie allant jusqu'à 35 milliards d'euros.

En ce qui concerne les autres actifs reçus par la BCE, des précautions sont prises : plus les titres sont jugés risqués -par exemple pour les créances et produits de titrisation -plus la prime («haircut») prélevée par la banque centrale est importante. En outre, la BCE suit au jour le jour les variations des prix des actifs pour adapter sa gestion du risque. Si jamais un incident se produisait -un défaut soudain sur des titres mis en caution, ou la faillite d'une banque qui a emprunté à la BCE -l'institut d'émission devrait augmenter son capital, c'est à dire faire appel aux Etats de la zone euro.

ISABELLE COUET

Photo : Bloomberg

 

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Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Ces banquiers français sous surveillance qui préfèrent lâcher le gouvernail #banque
Irène Inchauspé

Par Irène Inchauspé

DECRYPTAGE Coup sur coup, Christophe de Backer a annoncé son départ de la filiale française d’HSBC et Vincent Taupin du Crédit du Nord

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s'était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

Avant de prend la direction du Crédit du Nord, Vincent Taupin s’était distingué à la tête de Boursorama (SIPA)

A un jour d’intervalle, deux directeurs généraux de banque ont annoncé leur départ. Le 10 janvier, c’était Christophe de Backer, 50 ans, directeur général d’HSBC France et le lendemain celui du Crédit du NordVincent Taupin, 53 ans. A priori pas grand-chose de commun entre ces deux banquiers. Pourtant, ils partent tous les deux seulement deux ans après avoir pris les rênes de leur établissement, et sans doute en raison d’une même frustration.

Etre le patron d’une filiale de la World Company (HBSC est l’une des plus grandes banques mondiales), n’est pas réjouissant tous les jours. Car tout vient de Londres, tout se décide à Londres, et dans ce groupe, où la discipline prime parfois sur l’intelligence, aucune fantaisie n’est tolérée.

Christophe de Backer a donc préféré quitter l’établissement, où il aura passé 20 ans. Il rejoindra le ler février le groupe Edmond de Rothschild pour prendre, « dans un premier temps », la présidence du comité exécutif de la banque privée à Genève. Mais il pourrait devenir en septembre le président du directoire de La Compagnie Financière Edmond de Rothschild à Paris, à la place de Michel Cicurel qui a annoncé son départ à cette date.

Vincent Taupin lui aussi, aurait sans aucun doute préféré être seul maître à bord. Mais début 2010, la Société Générale, après avoir racheté à Dexia les 20% du Crédit du Nord qui lui manquait pour en être le seul actionnaire, a choisi de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général de la banque d’origine nordiste.

La présidence du Crédit du Nord fut confiée à Jean-François Samarcelli, patron de la banque de détail de la Société Générale, et la direction générale à Vincent Taupin. Mais cet homme qui a un tempérament d’entrepreneur ne pouvait supporter la situation très longtemps. Il va donc prendre la direction d’Alma Consulting Group, un cabinet spécialisée dans la réduction de coûts.

Un comble pour cet homme qui est un « développeur », comme il l’a brillamment démontré chez Boursorama. Besoin d’autonomie donc, mais aussi perspectives de rémunération très confortable alors que le secteur bancaire a un avenir plus qu’incertain, ces deux « charmeurs » n’ont pas laissé passer leur chance.

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Trois PME sur cinq comptent rechercher un financement d’ici à 2013

Par Gaëlle JOUANNE,

Selon une étude de l’Insee publiée le 21 novembre, 51 % des petites et moyennes entreprises ont recherché un financement externe en 2010. Une tendance qui perdure…

Pour assurer leur maintien ou leur développement, les petites et moyennes entreprises sont fréquemment à la recherche d’un financement externe. Au sein des PME dont les effectifs atteignaient au moins dix personnes en 2005 et 2010, 51 % ont recherché un financement en 2010, selon une étude de l’Insee publiée le 21 novembre. Cette proportion est plus élevée qu’en 2007, avant la crise (42 %). Au total, 62 % des PME ont recherché un financement en 2007, en 2010, ou les deux années. C’est aussi la proportion d’entreprises qui comptent rechercher un financement sur la période 2011-2013.

Les entreprises à croissance forte recherchent plus fréquemment des financements. En 2010, 58,2 % d’entre elles sont concernées, contre 50,5 % des entreprises à croissance faible ou moyenne, soit 8 points d’écart. La différence entre les deux catégories d’entreprises est plus faible qu’en 2007 (12 points). Elle descend à 7 points pour les besoins anticipés pour 2011-2013. Parmi les entreprises à croissance forte, les plus jeunes (nées après 2002), appelées « gazelles », sont proportionnellement un peu moins en quête de financements que les autres.

La construction et l’industrie sont les secteurs où la recherche d’un financement est la plus fréquente : en 2010, elle concerne 57 % des PME d’au moins dix personnes dans la construction et 54 % dans l’industrie. Mais c’est dans les services liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) que cette proportion a le plus progressé entre 2007 et 2010 (+ 13 points contre + 9 points en moyenne), atteignant 48 % en 2010.

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#entreprises #pme #financement #banque #tpe

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Opération vérité sur le AAA de la France !

 

DECRYPTAGE Faut-il s’inquiéter de la menace brandie par Moody’s ? Revue de détail des bons points et des handicaps de la France à l’aune des critères que retiennent les agences de notation.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI et Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée le 8 octobre 2011 (SIPA)
Christine Lagarde, la directrice générale du FMI et Nicolas Sarkozy sur le perron de l’Elysée le 8 octobre 2011 (SIPA)

 

Moody’s fait vaciller le sacro-saint AAA français. L’agence de notation américaine a indiqué, hier, qu’elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective sur la note de la dette française était toujours jugée « stable ». Dans le cas contraire, elle pourrait placer la France sous surveillance négative, voire dégrader sa note, jusqu’à présent synonyme de 20/20 auprès des investisseurs.

L’Hexagone serait alors le deuxième « grand » pays AAA à perdre son précieux sésame à cause de la crise, après les Etats-Unis, dégradé en août par Standard & Poor’s. Endettée à hauteur de 70 % auprès de résidents étrangers, la France risquerait alors de subir une envolée des taux d’intérêt de sa dette, qui ont déjà grimpé à 103 points de base au-dessus des taux allemands, un record !

Le gouvernement français croyait pourtant avoir fait le plus dur en annonçant un mini-plan de rigueur de 11 milliards d’euros fin août. Las, les perspectives de croissance, de plus en plus sombres, font déjà dire à François Baroin, le ministre de l’Economie, qu’il faudra peut-être prendre de nouvelles mesures. De plus en plus d’analystes se demandent, en fait, si la France, dont le budget de l’Etat est en déficit depuis trente ans, mérite réellement son AAA. Revue de détail de ses bons points et de ses handicaps, à l’aune des critères des impitoyables agences de notation

1. Un manque de dynamisme économique qui inquiète

L’Insee l’a confirmé fin septembre : la croissance française a été nulle au deuxième trimestre. Après trois bons premiers mois (+ 0,9 %), les économistes n’attendaient pas un tel trou d’air, qui va plomber les recettes fiscales. Si les agences de notation ont loué la capacité de résistance de la France pendant la crise, ses performances actuelles sont inquiétantes.

Pour boucler son budget 2011, Bercy misait d’abord sur une progression de 2% du PIB avant de ramener sa prévision à 1,75%, proche désormais de celle de l’Insee. L’institut table, en effet, sur 0,3% au troisième trimestre puis 0% au quatrième, la croissance atteignant au final 1,7% sur 2011. C’est surtout pour 2012 que la correction va être sévère. Alors que le gouvernement espérait une croissance de 2,25%, il a déjà ramené sa prévision à 1,75 % fin août avant de préciser discrètement que le budget était, en fait, calibré pour une croissance de 1,5%. Quoi qu’il en soit, l’exécutif reste trop optimiste aux yeux des économistes : selon Reuters, leurs prévisions seraient désormais plus proches de 1%, Natixis tablant même sur 0,7% !

Certes, la déconvenue printanière est en partie due à la fin de la prime à la casse, qui a provoqué une chute des ventes d’automobiles et fait plonger les dépenses des ménages de 0,7 %. « C’est le plus mauvais chiffre depuis la fin 1996 et l’extinction des «jupettes» [la prime automobile de l'époque, NDLR]« , rappelle Catherine Stephan, à BNP Paribas. Mais la consommation risque de rester atone dans les mois à venir. Le soutien budgétaire aux ménages a pris fin et les créations d’emplois devraient fortement ralentir, passant de 112.000 au premier semestre à 24.000 au second, selon l’Insee. Le taux de chômage progresserait ainsi légèrement d’ici la fin de l’année pour atteindre 9,2% (9,7% avec les DOM).

Les inquiétudes sont encore plus grandes du côté des entreprises. Le plongeon des marchés financiers, et notamment des valeurs bancaires, pourrait provoquer un resserrement du crédit et freiner la reprise de l’investissement. « C’est particulièrement inquiétant en France, où les taux de marge sont très inférieurs à ceux des autres pays AAA, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni », remarque Jean-Christophe Caffet. « Mais, à la différence de l’Allemagne, la France, dont les exportations sont eurocentrées, est moins sensible à la conjoncture mondiale et s’en sort mieux en période de repli », souligne Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank. En cas de rechute de l’économie mondiale, il est donc probable que les agences ne feront pas de différence entre la France et les autres pays AAA.

2. des finances publiques toujours aussi médiocres

Lestée d’une dette dépassant 85 % du PIB, la France fait partie des mauvais élèves au sein des pays AAA. Comme l’a montré une étude récente de Natixis, l’Allemagne et le Canada seraient les seuls pays du G7 à conserver cette note si l’on ne prenait en compte que les critères quantitatifs de Standard & Poor’s.

Le Royaume-Uni, durement frappé par la crise, accuse un déficit supérieur au nôtre et se rapproche dangereusement de notre ratio d’endettement. En mai 2009, S&P l’avait d’ailleurs placé sous perspective négative, rappelle Norbert Gaillard, consultant à la Banque mondiale. « Il a fallu attendre les élections de mai 2010 et la présentation par David Cameron d’un plan de redressement très dur pour que l’agence lève sa menace. »

Nicolas Sarkozy, lui, a fait le choix de distiller ses mesures de rigueur au compte-gouttes. Certes, les agences ont applaudi le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Mais elles attendent encore de voir comment la France va respecter le programme de stabilité envoyé à Bruxelles, prévoyant une réduction du déficit de 7,1 % du PIB en 2010 à 5,7 % en 2011, puis 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013.

Coté dépenses, Bercy veut limiter leur progression à 0,8 % par an, hors inflation, contre 2,3 % auparavant. Mais la Cour des comptes et les parlementaires s’interrogent sur la réalité des économies liées à la Révision Générale des Politiques Publiques, censée rapporter 8 milliards d’euros sur 2011 et 2012. « Il faudra bien un jour expliciter la répartition précise des efforts et pas seulement afficher une norme », prévient le député (UMP) Gilles Carrez, rapporteur du budget. Côté recettes, 0,5 point de croissance en moins prive l’Etat de 6 milliards d’euros de rentrées fiscales.

Pour 2011, l’objectif semble encore réalisable. « En 2010, le déficit a été réduit de 0,6 point de PIB de plus que prévu, mais le gouvernement s’est gardé une cagnotte en ne révisant son déficit 2011 que de 0,3 point », souligne Jean-Christophe Caffet. Les mesures présentées parFrançois Fillon, le 24 août 2011 doivent aussi permettre de faire rentrer 1,2 milliards supplémentaires dans les caisses dès cette année.

Pour 2012 et 2013, la tâche s’annonce, en revanche, bien plus ardue malgré les 10 milliards de recettes supplémentaires annoncées par le Premier ministre. « S’il veut respecter ses engagements européens, Nicolas Sarkozy devrait revenir sur ses dépenses inconsidérées, comme la baisse de la TVA dans la restauration », assène le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée.

Déjà, le président a accepté de raboter les exonérations sur les heures supplémentaires, mesure phare du quinquennat.  »Il essaie de trouver une voie médiane entre laxisme et austérité, constate Gilles Moec. Mais, avec la dégradation de la dette américaine et les réactions des marchés, il doit s’engager clairement dans la rigueur au moment même où il faudrait soutenir la demande intérieure. »

3. Des institutions qui fonctionnent plutôt bien

C’est le critère le moins problématique pour la France. La situation est bien plus favorable qu’aux Etats-Unis, dont la note a été dégradée, en partie, en raison des blocages politiques : l’administration Obama a eu le plus grand mal à faire voter son plan par la Chambre des représentants, dominée par les républicains. Rien de tel en France : même si le Sénat est passé à gauche, l’Assemblée nationale a toujours le dernier mot.

Cette victoire aura seulement obligé Nicolas Sarkozy à renoncer à sa fameuse « règle d’or« , qui devait permettre de rassurer les agences de notation. Son projet prévoyait qu’à partir de 2013 des lois-cadres fixeraient, sur au moins trois ans, un plafond de dépenses et un minimum de recettes à respecter. Mais cette réforme nécessitait une révision de la Constitution et donc l’approbation d’une majorité des trois cinquièmes du Congrès, réunissant sénateurs et députés. Or, la gauche, victorieuse au Sénat, est fermement opposée au projet.

« Rien n’empêche ces lois-cadres d’être révisées chaque année et il n’y a aucune garantie de retour à l’équilibre, pointe Jérôme Cahuzac. A l’inverse, la règle allemande impose de faire les efforts nécessaires dès maintenant pour aboutir à un déficit de 0,35 % du PIB en 2016. » Si les agences de notation durcissent leurs menaces dans les prochains mois, nul doute que le sujet reviendra tout de même sur le tapis au lendemain des élections présidentielles.

David Bensoussan, journaliste à Challenges

 

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Un accés au crédit facilité pour les TPE

Par Claire POISSON, 16/09/2011

L’Ordre des experts comptables a précisé ses préconisations en faveur de l’accès au crédit des TPE.

Les banques s’engagent pour faciliter l’accès au crédit des TPE. Après la BPCE en juin dernier, c’est au tour de LCL de signer une convention de partenariat avec l’Ordre des experts comptables. L’intérêt d’un tel dispositif ? Permettre aux entreprises de moins de 20 salariés d’emprunter jusqu’à 25000 euros, en simplifiant les démarches mais aussi en raccourcissant les délais de réponse des banques. Ils ne doivent plus excéder 15 jours. Par ailleurs, les refus de financement de la part des banques devront être motivés. Des procédures simplifiées qui se caractérisent également par la possibilité pour les experts comptables de télécharger les dossiers en ligne sur les sites des banques concernées.

De quoi redonner un peu d’oxygène aux TPE en cette rentrée difficile ? C’est en tout cas ce qu’espère Agnès Bricard, la présidente de l’Ordre. Elle rappelle notamment l’importance d’un tel dispositif pour les TPE, pour qui les questions de trésorerie sont primordiales.

Des actions de simplification des démarches pour les TPE mises en avant par l’Ordre des experts comptables dans la droite ligne de celles développées pour les PME, notamment cet été avec la Caisse des dépôts.

À noter également, que le site www.financement-tpe-pme.com recense toutes les actions de l’Ordre en la matière.

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La trésorerie des PME fait preuve de résistance, Actualités

Les retards de paiement se sont stabilisé légèrement au dessus des 12 jours au deuxième trimestre en France alors qu’ils se sont en Europe.

Ecrit par Frederic SCHAEFFER

La nouvelle est plutôt rassurante au moment où les PME s’inquiètent d’un resserrement du crédit bancaire. Face à une croissance qui a calé au deuxième trimestre, la situation de trésorerie des entreprises françaises a fait preuve de résistance. Pour preuve, les retards de paiement n’ont pas augmenté, comme en témoigne une étude de la société Altares.

Certes, seule une entreprise sur trois (32%) respecte ses échéances pour régler ses fournisseurs ( 39% en Europe). Mais, les retards de paiement des PME hexagonales (venant s’ajouter aux délais légaux) sont de courte durée et, surtout, se sont maintenus légèrement au dessus des 12 jours au deuxième trimestre alors qu’ils se sont légèrement durcis en Europe (à 13,7 jours en moyenne). Qui plus est, 38% des reports de règlement n’ont pas dépassé les 15 jours, ce qui est le meilleur taux en Europe.

Manque de cash

« Beaucoup d’entreprises ont suffisamment de cash pour accompagner la reprise calmement », explique Thierry Millon, responsable des analyses d’Altares. Conséquence de la préparation des entreprises au raccourcissement des délais de paiement imposé par la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008, les retards avaient déjà connu un long cycle d’amélioration. « Ils sont ensuite restés relativement contenus pendant la crise, les entreprises préférant honorer leurs engagements envers leurs fournisseurs pour aborder la reprise en bonne position », poursuit-il.

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Banques : la vérité sort de la bouche des candides – Challenges.fr

En déclarant que certaines banques européennes n’ont pas bien provisionné le risque grec, l’ex-ministre néerlandais qui dirige l’organisme en charge de l’élaboration des normes comptables internationales a mis les pieds dans le plat. Au grand dam des experts.

Hans Hoogervorst, ministre des finances hollandais, puis patron du gendarme des marchés dans son pays dirige aujourd'hui l’International Accounting Standards Board. (Sipa) Hans Hoogervorst, ministre des finances hollandais, puis patron du gendarme des marchés dans son pays dirige aujourd’hui l’International Accounting Standards Board. (Sipa)

Qui est donc Hans Hoogervorst, l’homme qui ose écrire que « certaines banques europeennes n’ont pas provisionné correctement le risque grec ? » Tout nouveau à la tête de l’International Accounting Standards Board (il a été nommé en juillet 2011), l’homme qui décide de l’élaboration des normes comptables internationales avoue lui-même qu’il n’est pas un « technicien ».

Savoir poser des questions basiques 

Tout s’explique, diront les banquiers en chœur : ce profane ne comprend rien à notre comptabilité ! Ministre des finances hollandais, puis patron du gendarme des marchés dans son pays Hoogervost, l’homme n’est pas un plaisantin mais a prévenu dés son arrivée dans un courrier officiel (à lire en cliquant ici) : « Quelquefois, on a besoin d’un « outsider » qui pose les questions basiques, par exemple, pourquoi fait-on ça comme ça ? ». Et après tout, pourquoi ne pas poser simplement la question : puisque la Grèce est en faillite, pourquoi les banques ne ramèneraient-elles pas la valeur de leurs obligations grecques à zéro dans leurs comptes ? Hoogervost n’est pas allé jusque là, mais il a ouvert le débat.

L’histoire se répéterait-elle ?

Ceci rappelle comment est né aux Etats-Unis le fameux Glass-Steagall Act (séparation entre banque de détail et banque d’investissement) en 1933. C’est Ferdinand Pecora, jeune procureur de New York, émigré italien, ne connaissant rien aux techniques financières, qui instruit le dossier des banques, en le plaçant sur le plan moral. A l’époque, les banquiers américains pratiquaient haut la main la corruption de fonctionnaires, certains finançaient les partis de Hitler et Mussolini, et tous réussissaient à échapper à l’impôt.

En convaincant l’opinion qu’il fallait une réforme profonde du système bancaire, le procureur a permis le vote du Glass-Steagall Act. Pecora et Hoogervorst même combat ? Une chose est sûre : méfions-nous des experts en nous rappelant que c’est un amateur qui a construit l’Arche de Noé et un expert qui a fait les plans du Titanic…

Irène Inchauspe

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