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Chine

Twitter se donne le droit de censurer – Internet

 

Le site de microblogues Twitter a annoncé jeudi qu'il était désormais en mesure de bloquer la publication de certains messages dans certains pays, si la législation locale l'exige.

«Au fur et à mesure que nous nous développons à l'international, nous irons dans des pays qui ont diverses positions sur la liberté d'expression», a expliqué Twitter sur son blogue. «Certains divergent tellement de nos idées que nous ne pourrons pas y exister», a-t-il précisé. «D'autres nous ressemblent mais, pour des raisons historiques ou culturelles, interdisent certains messages, comme la France ou l'Allemagne qui interdisent les messages pro-nazi».

Désormais, a indiqué Twitter, certains messages pourront être bloqués dans certains pays mais pas les autres, alors que jusqu'à présent les messages bloqués l'étaient dans le monde entier.

«Nous n'avons pas encore utilisé cette capacité, mais si on nous demande de bloquer un message dans un pays spécifique, nous essaierons de contacter l'internaute, et nous indiquerons clairement quand le message a été bloqué», a précisé le site.

Tous les détails de ce type d'intervention apparaîtront sur le site indépendant ChillingEffects.org, a promis Twitter.

«L'une de nos valeurs essentielles, c'est de défendre et respecter la voix de chacun», a encore indiqué le site. «Nous essayons de garder les messages publics le plus possible, et nous serons transparents quand nous ne le pourrons pas».

La Chine est un des pays où Twitter est inaccessible. Le président et cofondateur du site Jack Dorsey, en visite à Shanghai au début du mois, avait jugé cette situation «malheureuse et décevante».

 

 

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iPhone et iPad : ces Chinois qui se tuent à la tâche

Le "New York Times" a enquêté sur les conditions de travail catastrophiques dans les usines Apple.

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA

Steve Jobs transformé en diable par des employés de chez Foxconn en juin 2010 à Hong Kong. Rocky Lee/EPN/NEWSCOM/SIPA
 

C’est le genre d’enquête qui fait mal. Particulièrement aux geeks mal assumés et à ceux qui ont remplacé la cigarette par le smartphone. Le 25 janvier dernier, le "New York Times" a mis les pieds dans le plat en publiant une enquête extrêmement fouillée sur les conditions de production des iPhone et iPad d'Apple en Chine.

Sans surprise, on y lit que le système de production "le plus vaste, le plus rapide et le plus sophistiqué du monde" est aussi une machine à broyer des hommes. Mais cette fois, les reporters Charles Duhigg et David Barboza ont interrogé plus de 35 personnes pour en faire la démonstrationactuels et anciens employés et cadres d’Apple et de ses fournisseurs chinois.

"Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain"

Dans les usines géantes qui assemblent nos joujoux, les conditions de travail sont souvent "extrêmement difficiles". Les abus sont partout. A commencer par le temps de travail, qui dépasse souvent chez Foxconn Technology, à Chengdu, les 60 heures hebdomadaires – limite posée par le code de conduite instauré par Apple en 2005. Avec cette phrase inscrite sur une bannière au mur en guise de justification : "Travaille dur pour ton job aujourd’hui, ou travaille dur pour en trouver un demain".

En matière de sécurité, le constat est encore plus inquiétant. En 2011, deux explosions dues à la présence de poussières d’aluminium ont fait 4 morts et 77 blessés dans deux usines d’iPad à Chengdu et Shanghai. Nicholas Ashford, s'étonne :

Savez-vous à quel point il est facile de contrôler ces poussières ? Il suffit de ventiler. Nous avons réglé ce problème il y a plus d’un siècle."

Autre grief : l’exposition des ouvriers à des produits chimiques dangereux. En 2010 chez Wintek, fournisseur d’Apple dans l’est de la Chine, 137 ouvriers ont ainsi été intoxiqués au n-hexane, un produit qui peut entraîner lésions nerveuses et paralysies.

Beaucoup d'audits pour rien

Le plus frappant dans cette affaire est qu’Apple procède à des audits réguliers : 229 l'an dernier, 312 les trois années précédentes ! Dont les résultats ne sont jamais positifs. Ils montrent à chaque fois un excès de travail, des précautions de sécurité insuffisantes et quantité d'autres violations des règles de conduite.

Or l'entreprise à la pomme a beau menacer de changer d’interlocuteurs, rien n'y fait. Trop focalisée qu’elle est "sur l’amélioration de la qualité et la baisse des coûts de production, (…) le bien-être des ouvriers ne les intéressent pas".

Et après tout, rappellent les journalistes, pourquoi se gêner ? Selon un sondage réalisé pour le "New York Times" en novembre dernier :

56% des personnes interrogées disaient ne rien penser de négatif à propos d’Apple, 14% estimaient que le principal problème de cette entreprise était ses prix trop élevés. 2% seulement mentionnaient les conditions de travail des ouvriers à l’étranger."

 

 

 

 

Morgane Bertrand   Par Morgane Bertrand  Journaliste Société Planète

 

 

 

 

 

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Lagarde somme les Européens dintensifier leurs efforts pour leuro, Actualités

La directrice du FMI a pour la première fois clairement pris parti en faveur d’une augmentation des ressources du pare-feu européen, et pour la création d’eurobonds, deux solutions rejetées par Berlin. Elle engage la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.


Dans un discours solennel d’une trentaine de minutes, Christine Lagarde a réclamé ce midi aux Européens de s’engager plus vigoureusement dans la résolution de la crise de la dette. La directrice générale du FMI, qui s’exprimait à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP), a notamment plaidé pour un renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit entrer en vigueur cette année, et pour la mise en place d’euro-obligations.

Christine Lagarde n’a pas hésité à dramatiser la situation : « il y a une chose que nous devons tous comprendre : c’est que nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif. Il ne s’agit pas de sauver un pays ou une région. Il s’agit d’empêcher que le monde ne se laisse happer par une spirale de dégradation économique ».

Les Européens ont évidemment une responsabilité particulière. Après avoir salué les mesures prises au cours des deux dernières années, la patronne du FMI a toutefois souligné qu’elles ne « forment que des composantes d’une solution plus globale ». La zone euro, pour se sortir de sa crise, doit, selon Christine Lagarde, agir sur trois fronts. D’abord assurer une croissance forte, alors que le continent semble se diriger vers la récession. Il faut assurer un financement adéquat et suffisant de l’économie dite « réelle ». Les banques doivent donc remplir leurs nouveaux ratios de capitalisation, non pas en réduisant le montant de leurs engagements, mais en levant de nouveaux capitaux. Christine Lagarde suggère en outre aux pays qui en ont la possibilité d’assouplir leur programme de consolidation des finances publiques, afin de soutenir la croissance. Une référence claire à l’Allemagne, qui devrait limiter cette année son déficit public à 1 % du PIB, comme l’an dernier. Berlin se voit toutefois comme l’étalon auquel doivent se mesurer ses partenaires, et ne devrait pas se montrer sensible à l’argument.

Deuxième axe : le renforcement des mécanismes de solidarité au sein de la zone euro. Christine Lagarde met en garde contre une possible crise de solvabilité de l’Italie et de l’Espagne, « qui aurait des conséquences systémiques désastreuses ». Elle plaide pour un accroissement de la taille du MES.Pratiquement au même moment, Angela Merkel, lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre belge, Elio Di Rupo, a rétorqué que « ce n’est pas le bon moment pour débattre d’un accroissement des fonds de sauvetage de la zone euro, la priorité c’est d’assurer l’efficacité du fonds actuel [le FESF] et la mise en place rapide de son successeur, le MES ».

Enfin, la patronne du FMI réclame une plus grande intégration en Europe. D’abord au niveau bancaire, avec des supervisions plus harmonisées. Et aussi au niveau des politiques fiscales : « il n’est pas tenable d’avoir 17 politiques fiscales complètement indépendantes en regard d’une seule politique monétaire ». Christine Lagarde estime nécessaire de compléter le nouveau traité en préparation pour accroître la discipline fiscale par des instruments de partage des risques comme des euro-obligations. Berlin a déjà dit tout le mal qu’il pense des euro-obligations, qui selon lui auraient pour effet de diluer les responsabilités et de diminuer la résolution des gouvernements endettés à réduire leurs dépenses.

Chrsitine Lagarde a aussi appelé les autres blocs à contribuer au sauvetage. Les Etats-Unis doivent selon elle réduire le fardeau financier des ménages étranglés par leur hypothèque et s’attaquer à leur déficit public, sans mettre en danger la croissance d’aujourd’hui. La Chine « peut s’aider elle-même et l’économie mondiale en continuant à faire évoluer son modèle des exportations et de l’investissement vers la consommation ». La directrice du FMI a donné le même conseil à l’Allemagne : « laisser la consommation des ménages prendre son essor ». Le gouvernement allemand s’attend que la demande interne assure à elle seule la croissance de 2012, alors que le commerce extérieur doit apporter une contribution négative.

Le fait que Christine Lagarde ait prononcé son discours à Berlin n’est pas une coïncidence. Angela Merkel est plus que jamais au coeur des négociations entre Européens. L’Allemagne est désormais le seul pays de la zone euro à bénéficier à la fois d’une triple A et d’une perspective stable de la part de S&P. La chancelière, à une semaine du prochain sommet européen, multiplie les consultations bilatérales. Après avoir reçu le premier ministre belge, elle doit rencontrer ce soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Président du Conseil européen, Herman van Rompuy.

KARL DE MEYER, CORRESPONDANT A BERLIN

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Klaus Schwab : « Les Européns sont vus comme des parias dans certaines parties du monde », Interview

L’économiste, fondateur du Forum de Davos, estime que le surendettement européen exige une politique d’austérité, mais aussi une relance créatrice d’emplois, et des réformes structurelles. Il juge que la mondialisation est irréversible, mais que les structures qui l’accompagnent sont, elles, en train de se désintégrer.

Enjeux Les Echos -L’an dernier à l’ouverture du Forum à Davos, l’ambiance était plutôt optimiste, mais vous regrettiez que l’esprit de coopération internationale né de la crise de 2008 s’estompe. Qu’en est-il en ce début 2012 ?

Klaus Schwab – L’atmosphère cette année est très différente. L’humeur a changé. A l’époque, on prévoyait une croissance de 2 à 3% pour l’Europe et un peu au-dessus de 3% pour les Etats-Unis. Il est vrai qu’on discutait déjà du problème des dettes européennes et qu’on s’inquiétait de voir s’évaporer cette volonté de coopérer qui avait dominé le G20, les dirigeants ne ressentant plus la pression qui s’exerce lorsqu’on est au bord du gouffre. Depuis, la situation s’est considérablement dégradée et cela préoccupe tout le monde. L’économie européenne non seulement ralentit, mais donne des signes de récession. La croissance américaine de 2011 plafonne à 1% au lieu des 3% prévus, avec des perspectives incertaines pour 2012. Enfin, on se demande si les pays émergents -Chine, Inde, Brésil -auront vraiment les capacités de tirer l’économie mondiale comme on l’espérait l’an dernier. Pour autant, la coopération mondiale n’a pas retrouvé son intensité du début de la crise, comme on a pu le constater à Durban sur le climat et aux petits et difficiles progrès que fait l’Europe pour maîtriser le problème de l’euro. A Davos, à la fin du mois, nous serons donc confrontés à des perspectives négatives sur le moyen terme pour l’économie mondiale et à une désintégration de la coopération mondiale.

Qu’est-ce qui a assombri l’horizon ?

K. S. -Je vois au moins deux raisons, l’une économique et l’autre politique. Sur le plan économique, nous étions dans l’illusion que la crise était maîtrisée et que nous remonterions la pente pour retrouver le rythme de croissance antérieur. C’était sous-estimer les écarts de compétitivité entre pays, notamment dans la zone euro. Le rapport mondial sur la compétitivité que nous publions chaque année place l’Allemagne et les Pays-Bas parmi les dix premiers, tandis que l’Irlande est à la 29e place, l’Espagne à la 36e, l’Italie à la 43e et le Portugal à la 45e. La France se situe au milieu, à la 18e place. De tels écarts au sein d’une même zone monétaire ne sont pas soutenables. Pour régler ces problèmes, l’Europe s’est contentée jusqu’ici d’une approche superficielle et court-termiste. Le marché - certains diraient la spéculation -a fini par dire que cela ne suffisait plus. Les Européens doivent désormais affronter la vérité. Si notre surendettement exige une politique d’austérité, nous avons aussi besoin de relance pour créer assez d’emplois et, surtout, de réformes structurelles ambitieuses. Or je ne crois pas qu’on mette assez l’accent sur cette nécessité de recréer de la compétitivité. C’est un processus long - deux, trois, voire cinq ou six ans, pendant lesquels on sera en permanence sur le fil du rasoir, ce qui est une situation à risques. Politiquement, de nombreux pays du G20 -le Mexique, la Chine, les Etats-Unis, la France, l’Italie peut-être -seront cette année en cours de renouvellement politique. Il est très difficile pour les gouvernements dans ce type de contexte de faire des concessions nationales pour le bien du monde. Car nous avons beau vivre dans un système mondial, le personnel politique n’est pas élu sur la base de ce qu’il fait en faveur de la planète. On voit bien avec la crise de la zone euro combien chacun est lié par son système national et les limites que cela pose aux concessions.

Vous parlez d’une désintégration de la coopération internationale. Est-ce le début de la démondialisation ?

K. S. -Il faut distinguer la mondialisation des structures qui devraient l’accompagner. On ne peut pas davantage revenir sur la mondialisation qu’on n’a pu revenir sur l’industrialisation au XIXe siècle, malgré tous ceux qui la redoutaient et qui voulaient briser les machines. La mondialisation est un phénomène irréversible car elle est tirée par le progrès technologique qui va continuer à connecter encore davantage le monde. En revanche, les structures qui devraient accompagner cette mondialisation sont, elles, en train de se désintégrer. La mondialisation vit au rythme du progrès technologique tandis que la manière dont nous la gouvernons vit au rythme de la démocratie. La gouvernance mondiale est en effet soumise aux cycles électoraux et au souci des électeurs que les intérêts de leur pays ne soient pas dilués dans le grand bain mondial.

Quel avenir voyez-vous alors aux institutions internationales issues de l’après-Seconde Guerre mondiale ?

K. S. -Bien qu’il ait évolué, ce cadre institutionnel reste ancré dans cette période d’après-guerre et sa gouvernance reflète encore les équilibres géopolitiques du XXe siècle, donnant à l’Occident un poids disproportionné compte tenu du déplacement du centre de gravité vers le sud-est. Surtout ce système est trop cloisonné : on a l’Organisation mondiale de la santé pour les questions de santé, l’Organisation mondiale du commerce pour les questions commerciales, le Fonds monétaire international pour les questions monétaires, une Organisation internationale du travail… il manque une organisation pour les questions d’environnement. Or toutes ces dimensions de l’activité humaine sont imbriquées et nécessiteraient une approche systémique qu’on ne sait pas encore comment mettre en place au niveau mondial. En principe, le G20 aurait dû être ce mécanisme systémique de discussion de l’agenda mondial, mais il a été submergé par la crise. De plus, tous les systèmes de décision sont fondés sur des cycles courts : les chefs d’Etat et de gouvernement sont élus pour quatre ou cinq ans, les directeurs des organisations internationales sont nommés pour trois ou cinq ans et les mandats des PDG durent en moyenne trois ou quatre ans. Ces cycles courts de responsabilité se traduisent par des cycles courts de la pensée. Par ailleurs, la gouvernance mondiale voire européenne est devenue si complexe que nous courons le risque d’en perdre le contrôle ou la capacité de la gérer. L’intégration interdisciplinaire crée une couche supplémentaire de complexité qui s’accroît encore à l’échelle régionale et mondiale. Enfin, la vélocité du changement est telle que nous sommes toujours à sa remorque. Je m’inquiète d’ailleurs beaucoup de la capacité de l’humanité à maîtriser cette complexité grandissante.

Cela rejoint à une autre échelle les inquiétudes de ceux qui craignent, par exemple, de voir les machines prendre le contrôle des marchés financiers…

K. S. -Oui et c’est pourquoi je comprends les mouvements comme Occupy Wall Street ou Les Indignés. Indignés, c’est le bon mot. Quand ils sont confrontés à des situations qu’ils ne comprennent pas, qui augmentent leur anxiété et leur souffrance et sur lesquelles ils n’ont pas prise, les gens n’ont plus qu’une manière de réagir, c’est d’exprimer leur indignation. Je le comprends. Mais, in fine, il ne suffit pas de critiquer. Il va falloir trouver pour ce monde interconnecté de nouveaux modèles de pensée et de prise de décision -c’est d’ailleurs le thème du Forum cette année. Je ne prendrais qu’un exemple. Une immense vague démographique va déferler sur le marché du travail mondial et nécessitera la création de 600 millions d’emplois sur les dix prochaines années, soit 60 millions par an. Parallèlement, la mécanisation et l’informatisation génèrent d’énormes gains de productivité par la capacité des machines à réaliser d’innombrables tâches. Il nous faudra donc penser la création d’emplois différemment. Comme l’avait pressenti Raymond Barre il y a trente ans, l’emploi traditionnel ne suffira plus, le temps où l’on quittait l’université pour faire carrière dans une grande entreprise est révolu. Les individus devront créer leur propre emploi. Cela nécessitera de changer le système éducatif pour former davantage de gens à devenir entrepreneurs et élargir ce champ à l’entrepreneuriat social dont je suis un fervent supporter.

Le Forum est un lieu où se manifeste le déplacement du centre de gravité géopolitique et économique du monde. L’Occident vous semble-t-il avoir pris la mesure des enjeux ?

K. S. -C’est un phénomène étrange. L’Europe en a très bien pris la mesure politique, mais, à l’exception de ses grandes entreprises exportatrices, n’a pas encore su en tirer avantage. Cela dit, la crise de la zone euro m’inquiète à deux titres. D’abord, elle absorbe un temps et une énergie considérable -seize sommets dont onze rencontres Sarkozy-Merkel ! -qui ne sont pas consacrés aux règlements des autres problèmes, comme le renforcement de la compétitivité, par exemple. Ensuite, elle nuit terriblement à l’image de l’Europe dans le monde. Je reviens d’une tournée de trois semaines en Asie et aux Amériques : les dirigeants sont déçus et agacés par l’Europe, voire en colère à cause des menaces que cela fait peser sur leur propre économie. Il n’y a pas si longtemps encore, on nous considérait comme une puissance économique et politique bénéfique de premier plan et on nous admirait pour notre capacité à gérer pacifiquement nos dissensions. Aujourd’hui, nous sommes quasiment vu comme des parias. C’est une situation dangereuse.

Vous avez créé le Forum économique mondial en 1971 à la veille d’une grande crise monétaire. Quarante ans plus tard, quel impact la crise de l’euro aura-t-elle sur votre manière d’aborder les affaires mondiales ?

K. S. -J’avais en effet écrit un livre en 1970 sur le thème de ce qu’on appelle aujourd’hui les « parties prenantes de l’entreprise », ou actionnaires, pour rappeler aux managers qu’ils ne devaient pas seulement s’intéresser aux actionnaires de l’entreprise mais à tous ceux qui y ont un intérêt. Et j’ai conçu le Forum économique mondial pour mettre cette idée en pratique. Le Forum s’intéressait donc surtout aux questions managériales. Avec la première crise monétaire en 1973, j’ai senti qu’il fallait également s’intéresser à l’environnement des entreprises. C’est ainsi que le Forum de Davos est devenu une plate-forme de débat des politiques économiques avec la société. Nous sommes désormais une organisation internationale. Nous devons donc prendre garde à ne pas tomber dans le piège de la thématique unique. Il nous revient de montrer à la communauté internationale que les problèmes mondiaux ne se résument pas à la crise de la zone euro, mais que cette crise s’inscrit dans un contexte mondial où s’imbriquent aussi les questions d’énergie, d’environnement, d’immigration, etc. Mais nous ne devons pas non plus en rester aux solutions techniques comme la révision du traité de Lisbonne, par exemple. Il y a d’autres instances pour cela. Notre valeur ajoutée est plutôt de chercher à comprendre les racines des problèmes, par exemple les écarts de compétitivité entre les pays du Sud et du Nord de l’Europe, et comment les réduire. C’est pour ces questions fondamentales qu’on doit venir au Forum de Davos.

Avec le programme des Young Global Leaders et, depuis l’an dernier, celui des Young Global Shapers, vous associez au Forum les nouvelles générations. Qu’espérez-vous d’elles ?

K. S. -Les changements de mentalité requièrent de penser en termes générationnels. Les jeunes d’aujourd’hui, nés avec Internet et qui y passent trois heures par jour à communiquer avec leurs amis de New Delhi, New York et Shanghai, forment la première génération dotée, en sus de son identité nationale et continentale, d’une identité mondiale. Son arrivée aux affaires marquera le début d’une nouvelle ère et un très grand espoir pour l’avenir du monde. Cette jeune génération a beaucoup d’enthousiasme et d’idéalisme, ce dont nous aurons besoin pour résoudre les défis d’une société de plus en plus interconnectée.

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Chine. Et revoilà la grippe aviaire

Chine

Chine. Et revoilà la grippe aviaire

Chine. Et revoilà la grippe aviaire
Chine. Et revoilà la grippe aviaire

C’est le premier décès de la grippe aviaire depuis 18 mois. Un homme de 39 ans, chauffeur d’autobus à Shenzen, est décédé hier du virus mortel de la grippe aviaire en Chine. Pris de fièvre le 21 décembre et transporté à l’hôpital quatre jours plus tard, le malade a été testé positif au virus H5N1 de la grippe aviaire, après un diagnostic qui le portait atteint de pneumonie grave.

«Jusqu’à présent, les 120 personnes qui ont été en contact avec cet homme récemment ne présentent aucun signe de maladie», indique le département de la Santé de Shenzen. Hong-Kong, ville voisine de Shenzen, avait relevé mardi son niveau d’alerte à la grippe aviaire et décrété un embargo sur les importations de volaille vivante après la mort mi-décembre sur le territoire de trois volatiles porteurs du virus H5N1.

Hong Kong avait été l’un des premiers pays à connaître une épidémie de grippe aviaire d’importance en 1997, avec le décès de six personnes, provoqué par une mutation à l’époque inconnue du virus. Ce dernier est mortel dans 60% des cas.

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La Chine dévoile un train susceptible de rouler à 500 km/h

Créé le 27-12-2011

La compagnie publique CSR vient de présenter un train expérimental ultra-léger capable de rouler jusqu’à 500 km/h.

Ce modèle expérimental de train à grande vitesse a été présenté dans la province du Shandong, à l'est de la Chine (REUTERS)

Ce modèle expérimental de train à grande vitesse a été présenté dans la province du Shandong, à l’est de la Chine (REUTERS)
Présenté le week-end dernier dans la province de Shandong, à l’est du pays, par le groupe public CSR, ce modèle expérimental dont la forme rappelle une ancienne épée chinoise a été construit en plastique renforcé de fibres de carbone et de magnésium. Objectif de ses concepteurs : réduire son poids et à augmenter sa vitesse. Aucune indication n’a été fournie sur la date à laquelle ce train de six voitures pourrait être mis en service.La Chine vient de dévoiler un prototype de train a grande vitesse capable, selon la presse chinoise, d’atteindre les 500 km/h, soit un peu moins que le record détenu par le TGV français (574,8 km/h).Le réseau à grande vitesse chinois est en plein essor: créé seulement en 2007, il est déjà le plus vaste du monde. Il doit passer de 8.358 km fin 2010 à plus de 13.000 km en 2012 et à 16.000 km en 2020.

La présentation de ce nouveau prototype intervient cinq mois tout juste après la collision entre deux trains à grande vitesse près de la ville de Wenzhou qui avait causé la mort de 40 personnes. Cet accident avait amené les autorités du paus à suspendre tout nouveau projet de construction dans les chemins de fer et à rappeler 54 trains de la ligne emblématique Pékin-Shanghai.

L’enquête officielle sur ce drame, qui avait gravement mis en doute la sécurité du réseau à grande vitesse chinois, a conclu à des erreurs humaines et au mauvais entretien du matériel ferroviaire, tout en écartant une défaillance majeure des équipements ferroviaires que Pékin cherche à vendre à l’étranger.

L’agence Chine nouvelle a par ailleurs annoncé mardi qu’un nouveau tronçon de ligne à grande vitesse, reliant Canton à la ville de Shenzhen, près de Hong Kong, est entré en service lundi.

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Un marché français loin d’atteindre sa maturité, Actualités

Le commerce en ligne garde encore un fort potentiel de croissance surtout en termes de fréquence d’achat, d’après une étude de PwC.

En France, 23 % des web-acheteurs ont effectué leur premier achat au cours des 12 derniers mois, selon une étude* du cabinet d’audit et de conseil PwC. Cela révèle donc un potentiel de croissance inexploité pour les acteurs du e-commerce. L’enquête vient également confirmer le caractère incontournable des achats en ligne puisque les deux tiers des internautes passent commande au moins une fois par mois. Alors que 10 % seulement sont des acheteurs occasionnels.

La France se situe donc « dans la moyenne européenne » des pays étudiés. Moins « mature » par exemple que les Etats-Unis où  54 % des web-acheteurs achètent en ligne depuis au moins cinq ans (52 % outre-manche).

En ce qui concerne la fréquence d’achat, la Chine, malgré la jeunesse de son marché, arrive en tête avec 39 % de e-consommateurs qui achètent plusieurs fois par semaine. C’est beaucoup plus qu’aux Etats-Unis (21 %) et qu’en France (8 %).

L’étude se penche également sur les réseaux sociaux. Conclusion : leur utilisation marchande reste encore marginale. En France, si près de la moitié des web-acheteurs les fréquentent, seuls 5 % se disent influencés dans leurs achats via ces derniers. Une proportion identique dans toute l’Europe.

Enfin, les pures players, comme eBay ou Amazon, sont les favoris des internautes. En France, ils séduisent 81 % des web acheteurs mais les fabricants de marques parviennent à tirer leur épingle du jeu en touchant directement le tiers des sondés.

* Etude réalisée en août et septembre 2011 auprès de 7 000 web acheteurs dans sept pays (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Chine)

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Chine et Japon veulent développer leurs échanges directs en yens et en yuans, Actualités

La Chine et le Japon ont conclu lundi une série d’accords financiers pour développer l’usage de leurs monnaies respectives, le yuan et le yen, dans leurs échanges bilatéraux, à l’occasion d’une visite officielle en Chine du Premier ministre nippon Yoshihiko Noda.
L’un de ces accords vise à faciliter l’usage direct du yuan et du yen dans les transactions commerciales et les investissements entre les deux pays, au lieu d’utiliser le dollar comme il est d’usage jusqu’à présent (60% des échanges sino-japonais utilisent le billet vert).
Utiliser directement leurs monnaies respectives permettra aux entreprises chinoises et japonaises de réduire leurs coûts et de se prémunir des aléas monétaires liés aux fluctuations de la devise américaine.
Un organisme d’Etat japonais sera en outre habilité à vendre en Chine des obligations japonaises libellées en yuans.
Ces accords entre les deuxième et troisième économies mondiales « renforceront les capacités de la région à prévenir les risques et à faire face aux difficultés, et auront un effet positif sur le maintien de la stabilité financière de l’Asie de l’est », a affirmé lundi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, cité par Dow Jones Newswires.
Les accords ont été conclus au cours d’une visite officielle de deux jours en Chine du Premier ministre japonais, qui a rencontré lundi son homologue Wen Jiabao après le président Hu Jintao la veille.
Un porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué, sans donner de détails, que des discussions entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud en vue de conclure un traité de libre-échange devraient probablement commencer au début de l’an prochain.

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La crise de l’Europe vue de Hong Kong

 

Hong Kong 

© betta design – Flickr – C.C

Alors que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel doivent se rencontrer à midi pour définir des propositions pour garantir l’avenir de l’Europe, à Hong Kong, la crise de l’Europe est vue comme une menace théorique et incertaine.

La région, porte d’entrée du commerce en Asie mise sur le développement de ce continent et des autres émergents pour se développer. Pourtant dans la finance, quelques rouages se grippent à cause de la crise des marchés financiers et les exportations chinoises ont ralenti leur hausse. Les marques de luxe européennes, italiennes, françaises ou suisses, en revanche, continuent elles de s’arracher .

A 10 000 kms de l’Europe, la Région Administrative Spéciale de Hong Kong  n’est pas seulement loin du vieux continent sur le plan géographique, elle semble aussi à mille lieux de sa morosité. En pleins préparatifs des fêtes de Noël, la ville bat au rythme d’un shopping effréné. Des milliers d’asiatiques et en particulier des chinois aisés du delta de la rivière des Perles tout proche, se pressent dans les immenses et luxueux magasins des grandes marques essentiellement occidentales  qui bordent Queens Road.

Ils y sont encouragés par le chef de l’exécutif Hongkongais, Donald Tsang, qui concluait son discours d’accueil aux dirigeants des fédérations mondiales des associations de business avec Hong Kong le 2 décembre par cette sollicitation très directe :  »rappelez-vous qu’il n’y a pas de meilleur endroit au monde pour  faire ses courses de Noël . Rien ne me rendrait plus heureux que d’entendre vos cartes de crédits bruisser d’activité grâce à une bonne petite thérapie d’achat. »

En bord de baie, à Wan Chai, dans le centre des expositions géré par le HKTDC, le Hong Kong  Trade development Council,  ce n’est pas du shopping que l’on fait mais des affaires. La ville accueille en ce moment deux grands salons :  l’un dédié au design, l’autre aux PME.  Au programme, visite de stands exposants et une foule d’ateliers et de conférences sur comment développer son business.

ABSENCE D’EUROPE

De crise de l’Europe, il n’est pas vraiment question pour la simple raison que l’Europe est relativement absente du paysage. Peu de sujets de conférences abordent la situation. L’Allemagne est là de manière très institutionnelle avec un pavillon qui vante son expertise en matière de design industriel. Une petite poignée d’entreprises d’outre Rhin seulement a fait le déplacement. Sur leur stands, deux consortiums d’entreprises italiennes de la région de Pavie peinent à arrêter le chaland.  Mais les deux Italiens ne comptent pas dessus, ils ont calés des rendez-vous en ville avec des distributeurs auprès desquels leur produits gastronomiques rencontrent un grand succès.

Un seul français a fait le déplacement, le cabinet de design Millot, il travaille déjà avec les chinois du continent depuis 20 ans et s’agace de l’inertie de ses compatriotes. Chez les patrons de PME hongkongais,  on compte surtout sur l’Asie et d’autres pays que l’Europe pour se développer. La conférence « les opportunités dans les  émergents » fait salle comble. Le consul indien, le directeur des PME de Taïwan, un professeur Turc de l’Université de Hong Kong, Ali Beba, vantent la vitalité des économies de leur pays.

Mais sur scène, c’est le consul du Chili, un vrai showman,  qui fait un tabac en expliquant qu’il est le pays de l’Amérique Latine qui fait la plus forte croissance du continent et  qu’il est déjà le troisième exportateur de vins à Hong Kong, bienvenue aux distributeurs et à tous ceux qui veulent s’installer au Chili pour dynamiser encore son économie. En aparté, un chef d’entreprise hongkongais confie que le pays le tente mais que les 36 heures d’avion le rebute.

30% DU PIB MONDIAL

Personne ne semble très passionné par la présentation d’un représentant  de la direction du commerce de l’Union Européenne qui omet soigneusement de rappeler que la zone malgré ses difficultés fait encore 30 % du PIB mondial, alors que l’ensemble de l’Asie est à 23 %. Un Hongkongais, patron d’une entreprise d’ingéniérie, le docteur Joseph Sui, qui n’a pas perdu de vue cette donnée s’avance à lui demander vers quel pays d’Europe, il pourrait s’orienter pour prendre pied sur le continent et vendre son expertise en matière d’efficacité énergétique.

L’éminent représentant de l’Europe est gêné, regarde ses chaussures, hésite à répondre, son mandat lui recommande la neutralité, il lui conseille de faire une étude de marché et de se tourner vers les chambres de commerce de chaque pays. Monsieur Lui n’a plus qu’à faire la tournée des 27 pays pour autant que chacun dispose d’une délégation à Hong kong ! Le professeur d’entrepreunariat turc, n’a pas ces préventions, il prend la parole pour lui conseille de venir s’installer dans son pays.  »De toute façon les cleantech, ça boume partout ».

Pour les patrons de PME d’ici, la crise de l’Europe,  c’est un sujet qu’il faut contourner. Les autorités savent pourtant que l’étanchéité n’est pas garantie. Dans son allocution, le chef du gouvernement Donald Tsang  ne cache pas que la crise de l’euro représente une menace pour  l’économie.  »Et si, comme certains économistes le prédisent, les choses empirent avant de s’améliorer, Hong Kong ressentira inévitablement  un pincement. »

De fait Hong kong est l’une des principales portes d’entrée et de sortie du commerce mondial en Asie, grâce à des infrastructures logistiques performantes. C’est aussi par elles que passent 50 % des investissements directs en Chine. Il n’a échappé à personne ici, car l’info est largement commentée dans les journaux locaux, que la production industrielle chinoise a ralenti au troisième trimestre et  que la  croissance de ses  exportations s’est élevé dans le même temps de +3,2 % contre +10,1 % au trimestre précédent.

DU CÔTÉ DES BANQUES

A Central dans le quartier des banques, autre pilier de l’activité économique avec la distribution, la crise de l’Europe et la chute des bourses mondiales sont plus palpables. Elles ont touché les activités de financement et d’investissement. En particulier les filiales européennes qui totalisent 20 % de part de  marché ici. BNP Paribas veut réduire la voilure sur ce secteur d’activité dans le monde et dans cette zone, elle a du mal à trouver les liquidités, en particulier des dollars, à un bon prix. La banque française licencie. Les grandes banques hongkongaises  comme HSBC ou Chartered Standard, aussi selon les confidences d’un jeune suisse qui suit en ce moment un MBA à la Hong Kong University of sciences and technology. Un de ces amis vient d’être remercié par la BNP.

Pour les  »financiers blancs » c’est selon lui  »un blod bath en ce moment » (un bain de sang) .  »Ce sont surtout les occidentaux qui trinquent, ils sont payés plus chers et les banques préfèrent garder les chinois. » Le jeune Suisse finira son MBA dans un an et espère que la situation sera assainie d’ici là pour continuer à travailler en Asie. Pour le CEO de BNP Paribas, Paul Yang, l’affaiblissement  des banques en particulier françaises présente un autre risque pour les chinois, celui de perdre une expertise spécifique et relativement unique sur les financements de projets de long terme.

« Le financement de grandes infrastructures, de bateaux, d’avions, de barrages, c’est historiquement un savoir-faire français, les chinois savent le faire sur leur marché domestique mais ne sont pas au même niveau pour ce qui concerne  l’international », affirme-t-il. Pour Oriane Chenain, directrice du développement à la Chambre de Commerce française de Hong Kong, la crise en Europe, c’est surtout, un afflux de demandes de missions d’investigation de la part d’entreprises françaises.  »Je me demande s’il n’y a pas une corrélation avec le climat là-bas », s’interroge-t-elle.

Les démarches débouchent souvent  car les secteurs où les entreprises françaises excellent ( agro-alimentaire, luxe, immobilier, environnement) sont aussi ceux qui sont prisés  ici. Depuis 2008, les ressortissants français résidant à Hong Kong ont doublé pour atteindre officiellement 10 000 personnes (en réalité il y en aurait plutôt 15 000). Mais Oriane reçoit assez peu de demandes de la part de PME industrielles. En 2010, elle a tenté d’organiser en partenariat avec Ubifrance, un pavillon d’éco-industries pour un salon à Hong Kong. Elle avait 20 places mais malgré un travail acharné de prospection et une contribution limitée de la part des entreprises (2000 € sur 4500 €, le reste étant pris en charge), elle n’a trouvé que trois candidats.

Avec son régime fiscal attractif, sa sécurité juridique et son accessibilité linguistique (l’anglais partout),  Hong Kong est pourtant selon elle, une zone idéale pour se projeter dans le grand bain de la Chine continentale.

 

Lire la suite sur : La crise de l’Europe vue de Hong Kong.

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L’Étoile – La Chine, un marché énorme pour le bois néo-brunswickois

Six entreprises du Nouveau-Brunswick, accompagnées de représentants du gouvernement provincial et fédéral, reviennent d’une mission commerciale en Chine. Les relations d’affaires avec ce pays demandent temps et énergie, mais dans une économie où 30 millions d’habitants rejoignent la classe moyenne chaque année, l’effort en vaut la chandelle, croit le ministre du Développement économique, Paul Robichaud.

De retour de son voyage en Chine en début novembre, le ministre Robichaud annonçait la signature d’une entente entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et la province d’Hebei en Chine pour la construction de bâtiments d’habitation en bois qui se fonde sur le code du bâtiment du Canada. Selon lui, cette nouvelle entente représente un potentiel énorme pour les entreprises d’ici. Il rappelle qu’une entente similaire avait été signée en 2001 avec l’ancien premier ministre progressiste-conservateur, Bernard Lord, à une époque où l’industrie des produits forestiers ne connaissait pas les mêmes difficultés.



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L’intérêt des Chinois pour les constructions de domicile de style nord-américain est en croissance.

«Pour nous, ç’a été l’occasion de faire deux choses, soit de renouveler l’entente et d’y apporter des modifications. La province de Hebei a 71 millions d’habitants. Leur gouvernement a adopté un vaste projet de construction unifamiliale pour la population à faible revenu. Il y aura au-delà d’un million d’unités familiales construites dans la province. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils veulent les construire avec une charpente et une structure en bois.»

En Chine, le bois a été pendant longtemps reconnu comme un matériau bas de gammes. Toutefois, cette mentalité est sur la voie de changer. La Colombie-Britannique a une présence plus marquée dans l’Empire du Milieu depuis plusieurs années et fait la promotion du bois comme matériau de construction écoénergétique de première qualité. Pour sa part, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a organisé six missions commerciales en Chine depuis 2006.

Jonathan Levesque, vice-président, marketing et développement pour Groupe Savoie, une entreprise spécialisée dans les produits du bois franc, prenait part au plus récent voyage en Chine. Même si Groupe Savoie ne produit pas de bois de charpente ou de construction, M. Levesque applaudit l’entente entre le Nouveau-Brunswick et la province d’Hebei.

«Les Chinois apprennent à apprécier nos produits. Nous sommes spécialisés dans le bois franc, le bois d’apparence. L’impact n’est pas aussi direct que si on était dans le bois de construction, mais à moyen et long terme, on va voir les avantages de cette entente.»

Dennis Psiuk, gestionnaire à l’expansion des exportations pour la compagnie Maple Leaf Homes à Fredericton, qui se rendait aussi pour la première fois à cette mission commerciale indique que l’intérêt des Chinois pour les constructions de domicile de style nord-américain est en croissance.

«La province d’Hebei vient d’adopter un code du bâtiment canadien pour la construction de maison. Il y a une opportunité d’affaires immense pour les constructeurs d’habitation comme nous», dit celui qui compte retourner bientôt faire des affaires dans ce pays.

Selon M. Levesque, la Chine est en mutation et ne peut plus être considérée comme une économie dominée par la transformation de produit.

«Si on recule dix ans passés, les Chinois voulaient seulement acheter des billots, pour ensuite les transformer chez eux. Tranquillement pas vite, ils ont commencé à acheter de la planche. Dans notre créneau à nous, ils commencent à être plus conscients de la constance dans la qualité, ils recherchent plus la fibre certifiée qui respecte les normes environnementales. On sent qu’un momentum commence à se créer.»

La Chine a été pendant longtemps un adversaire féroce des industries manufacturières canadiennes. M. Levesque estime d’ailleurs que le secteur des produits forestiers a été grandement affecté par la mondialisation des marchés. Mais les choses changent, laisse-t-il entendre.

«La Chine, selon mon analyse, a été longtemps un compétiteur, poursuit M. Levesque. On a perdu beaucoup de joueurs relativement à la Chine. La situation est en train de se corriger. On peut juste perdre jusqu’à un certain point et eux peuvent juste en prendre jusqu’à un certain point aussi. Alors, on finit par se rejoindre. Ils deviennent consommateurs et non seulement un fabricant. Ça, c’est intéressant.»

lire la suite sur :  L’Étoile – La Chine, un marché énorme pour le bois néo-brunswickois | Chantal Roussel, L’Étoile – L’Étoile.

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L’Étoile – La Chine, un marché énorme pour le bois néo-brunswickois

Six entreprises du Nouveau-Brunswick, accompagnées de représentants du gouvernement provincial et fédéral, reviennent d’une mission commerciale en Chine. Les relations d’affaires avec ce pays demandent temps et énergie, mais dans une économie où 30 millions d’habitants rejoignent la classe moyenne chaque année, l’effort en vaut la chandelle, croit le ministre du Développement économique, Paul Robichaud.

De retour de son voyage en Chine en début novembre, le ministre Robichaud annonçait la signature d’une entente entre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et la province d’Hebei en Chine pour la construction de bâtiments d’habitation en bois qui se fonde sur le code du bâtiment du Canada. Selon lui, cette nouvelle entente représente un potentiel énorme pour les entreprises d’ici. Il rappelle qu’une entente similaire avait été signée en 2001 avec l’ancien premier ministre progressiste-conservateur, Bernard Lord, à une époque où l’industrie des produits forestiers ne connaissait pas les mêmes difficultés.



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L’intérêt des Chinois pour les constructions de domicile de style nord-américain est en croissance.

«Pour nous, ç’a été l’occasion de faire deux choses, soit de renouveler l’entente et d’y apporter des modifications. La province de Hebei a 71 millions d’habitants. Leur gouvernement a adopté un vaste projet de construction unifamiliale pour la population à faible revenu. Il y aura au-delà d’un million d’unités familiales construites dans la province. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils veulent les construire avec une charpente et une structure en bois.»

En Chine, le bois a été pendant longtemps reconnu comme un matériau bas de gammes. Toutefois, cette mentalité est sur la voie de changer. La Colombie-Britannique a une présence plus marquée dans l’Empire du Milieu depuis plusieurs années et fait la promotion du bois comme matériau de construction écoénergétique de première qualité. Pour sa part, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a organisé six missions commerciales en Chine depuis 2006.

Jonathan Levesque, vice-président, marketing et développement pour Groupe Savoie, une entreprise spécialisée dans les produits du bois franc, prenait part au plus récent voyage en Chine. Même si Groupe Savoie ne produit pas de bois de charpente ou de construction, M. Levesque applaudit l’entente entre le Nouveau-Brunswick et la province d’Hebei.

«Les Chinois apprennent à apprécier nos produits. Nous sommes spécialisés dans le bois franc, le bois d’apparence. L’impact n’est pas aussi direct que si on était dans le bois de construction, mais à moyen et long terme, on va voir les avantages de cette entente.»

Dennis Psiuk, gestionnaire à l’expansion des exportations pour la compagnie Maple Leaf Homes à Fredericton, qui se rendait aussi pour la première fois à cette mission commerciale indique que l’intérêt des Chinois pour les constructions de domicile de style nord-américain est en croissance.

«La province d’Hebei vient d’adopter un code du bâtiment canadien pour la construction de maison. Il y a une opportunité d’affaires immense pour les constructeurs d’habitation comme nous», dit celui qui compte retourner bientôt faire des affaires dans ce pays.

Selon M. Levesque, la Chine est en mutation et ne peut plus être considérée comme une économie dominée par la transformation de produit.

«Si on recule dix ans passés, les Chinois voulaient seulement acheter des billots, pour ensuite les transformer chez eux. Tranquillement pas vite, ils ont commencé à acheter de la planche. Dans notre créneau à nous, ils commencent à être plus conscients de la constance dans la qualité, ils recherchent plus la fibre certifiée qui respecte les normes environnementales. On sent qu’un momentum commence à se créer.»

La Chine a été pendant longtemps un adversaire féroce des industries manufacturières canadiennes. M. Levesque estime d’ailleurs que le secteur des produits forestiers a été grandement affecté par la mondialisation des marchés. Mais les choses changent, laisse-t-il entendre.

«La Chine, selon mon analyse, a été longtemps un compétiteur, poursuit M. Levesque. On a perdu beaucoup de joueurs relativement à la Chine. La situation est en train de se corriger. On peut juste perdre jusqu’à un certain point et eux peuvent juste en prendre jusqu’à un certain point aussi. Alors, on finit par se rejoindre. Ils deviennent consommateurs et non seulement un fabricant. Ça, c’est intéressant.»

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Emmanuel Todd pressent la fin de l’euro

Devant un parterre de financiers, l’historien et démographe a fustigé les politiques européennes, sévèrement taclé l’Allemagne et prédit la disparition de la monnaie unique.

« Préparez-vous à la disparition de l’euro », lance Emmanuel Todd, un brin malicieux, à une assistance de financiers peu habitués à ce discours direct.

L’historien et démographe invité, le 17 novembre, par la Compagnie financière Jacques Cœur à s’exprimer sur la survie de la monnaie unique et les politiques protectionnistes, aux côtés de Philippe Moreaux Defarges, chercheur à l’Ifri, ne plaisante pas.

Emannuel Todd

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Il faut dire qu’il a déjà un long passé d’opposant à la monnaie unique. En 1995, dans son livre « L’invention de l’Europe », Emmanuel Todd décrivait le continent européen comme un champs d’affrontement. Sa perception n’a pas changé. « L’Europe n’existe pas. C’est un espace parcouru de ressentiments, dans lequel l’Allemagne mène une politique négative sur le dos de ses partenaires. Elle a délocalisé une partie de son industrie en Europe de l’Est et pratiqué une désinflation compétitive du travail. Berlin réalise ses excédents commerciaux face à ses voisins européens », décrit-il.

L’historien fustige les politiques européennes de relance par la dette publique qui ne leur profitent pas, mais alimentent la croissance chinoise. « Les gouvernements n’ont pas le courage d’affronter la Chine, regrette-t-il. Sa puissance est celle qu’on lui donne. Elle est très dépendante des investissements directs étrangers. »

Pour Todd, la récession est programmée. Elle semble même organisée par la lutte contre les déficits budgétaires. Selon lui, « l’euro a mis la France sous tutelle de l’Allemagne. Ce qui a eu pour effet de détruire la moitié de son industrie. La disparition de la monnaie unique nous donnera une bonne bouffée d’air frais », estime-t-il.

(Photo : Xavier Malafosse)

STEPHANE LE PAGE

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Seb: fait un point sur le développement du groupe en Chine
Jeudi 17 novembre 2011 à 15:19 – Par Cercle Finance

Les analystes de Gilbert Dupont confirme leur recommandation à l’achat sur le titre Seb. L’objectif est fixé à 76,20 E.

Seb a tenu une réunion avec le CEO de Supor dans le cadre des visites de sites en Chine. La Chine représente près de 15% du chiffre d’affaires consolidé. 50% des produits vendus par Seb y sont fabriqués (20%) ou sourcés (près de 30%).

‘ Seb est réellement présent en Chine via sa filiale Supor depuis 2007 (rachat en cours de 20% du capital pour monter de 50 à 71%) ‘ indique le bureau d’analyse.

‘ Le développement des ventes de Supor repose sur l’extension rapide du réseau de magasins et l’innovation, axe stratégique majeur chez Seb, plus de 100 produits lancés par an ‘.

Gilbert Dupont explique dans son analyse ‘ Si la priorité de Seb est le développement de Supor (toute amélioration de la marge est pour le moment réinvestie en R&D ou publicité), à moyen terme la rentabilité de Supor doit s’améliorer et pourrait dépasser celle du groupe ‘.

‘ Après la Chine, Seb envisage de s’implanter via la croissance externe ou interne en Inde, autre pays à très fort potentiel de développement ‘.

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Chine : les produits « verts » séduisent de plus en plus, Actualités – Entrepreneur

Dans les grandes villes, les consommateurs chinois se montreraient de plus en plus sensibles aux produits respectueux de l’environnement.

Les chinois adeptes des produits bio ? La tendance se confirme, d’après une étude du Hong Kong Trade Development Council (HKTDC). 75 % des 2 400 consommateurs issus des classes moyennes et supérieures interrogés dans plusieurs grandes villes chinoises déclarent « commencer à acheter des produits verts pour vivre mieux et en meilleure santé ». L’essor du tourisme chinois en occident amplifie ces comportements : 44 % des sondés revenus de l’étranger ont recherché et acheté des produits naturels et respectueux de l’environnement.

En tête des produits verts les plus prisés : les aliments et boissons d’origine biologique suivis par les appareils électriques et électroniques économes en énergie, les textiles et les soins corporels. Le fait d’avoir des enfants pousse les chinois à acheter ce type de produit. Et plus ils sont jeunes, plus les parents sont prêts à dépenser, selon HKTDC.

« Les sociétés devraient saisir ces opportunités en mettant en avant les bienfaits de ces produits, souligne-t-on chez HKTDC. En moyenne, les consommateurs chinois des catégories moyennes et aisées sont prêts à payer 15 à 16 % de plus pour des aliments bio ou des soins cutanés élaborés dans le respect de la nature ».

Reste que « les chinois savent très peu de choses de la certification des produits », tempère-t-on chez HKTDC. Difficile pour eux de distinguer entre vrais et faux produits verts.

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Après la Chine et le FMI, qui veut aider le fonds de secours de la zone euro ?
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Les dirigeants européens se réunissent ce mercredi soir pour un sommet décisif et doivent décider ou non de l’ouverture du fonds de sauvetage à des investisseurs externes. Mais qui a suffisamment d’argent et d’intérêt à investir dans le sauvetage de la zone euro ?

Les dirigeants européens doivent acter ce mercredi soir l’élargissement des pouvoirs du Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF). En cas d’accord, le FESF pourrait se voir doté d’un effet de levier lui permettant d’accroître une puissance de feu à plus de 1.000 milliards d’euros. Cela serait rendu possible grâce à l’émission de garanties et/ou l’accès à un véhicule spécial d’investissement (SPV), dédié à recueillir les fonds des investisseurs externes. Ce fonds serait capable d’émettre des obligations et d’en racheter sur le marché secondaire afin de soulager les Etats. Mais l’Europe doit encore s’assurer de la bonne volonté de ces investisseurs externes, qu’ils soient souverains ou privés. Qui va soutenir le fonds de soutien de la zone euro ? C’est la question de la semaine.

La solution de facilité : le FMI

Tout d’abord, le Fonds Monétaire International (FMI) semblerait prêt à subvenir aux besoins du fonds de secours. Un officiel du FMI a en effet déclaré mardi que le l’Institution était en train « d’étudier cette possibilité, mais n’avait pas encore pris de décision ». « Cela dépendra du package d’ensemble » a-t-il précisé.

Un officiel de Bruxelles a confirmé l’intérêt de l’Europe et du FMI pour cette posibilité, en précisant que le FMI pourrait même être l’hébergeur d’un compte administratif destiné à aider la zone euro. Cette solution serait plus simple et plus flexible que la création d’un SPV, a également fait savoir un officiel du FMI.

Le directeur du FESF en visite en Chine

Après avoir réitéré plusieurs fois son soutien à la zone euro ces dernières semaines, le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait « une attitude ouverte » et était disposée à « aller discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer ». Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque Klaus Regling, le patron du FESF, a prévu une visite à Pékin vendredi prochain.

Un diplomate de Bruxelles a assuré sous couvert d’anonymat que la Chine était partante pour continuer de soutenir l’Europe mais qu’il n’y avait « rien de concret  et détaillé » en ce qui concerne sa participation au véhicule spécial d’investissement. « Jusque là, la Chine a toujours préféré aider (l’Europe) au cas par cas, parce que cela facilite l’obtention de concessions sur les investissements, le commerce, les importations à un niveau plus intéressant que celui de l’Union européenne », analyse Paul Sheehan, directeur général du fonds d’investissement Thaddeus Capital, de Hong Kong.

Des discussions auront probablement lieu vendredi prochain avec des investisseurs chinois à ce sujet.

Les pays émergents boudent-ils l’Europe ?

Après la Chine et le FMI, qui d’autre a vraiment envie de sauver la zone euro ? Les pays émergents ne se bousculent apparemment pas au portillon. L’Argentine a clairement indiqué qu’elle ne participerait au sauvetage de la zone euro, tandis que l’Inde, et l’Afrique de Sud ne se sont toujours pas manifestés. Autre revers pour l’Europe : son voisin norvégien a exprimé très clairement son souhait de rester en dehors de toute aide financière.

La Russie, qui a dit à plusieurs reprises qu’elle était prête à aider les pays de la zone euro, sans préciser comment, a pris position aujourd’hui. Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique du kremlin a annoncé que le gouvernement était prêt à soutenir les pays de la zone euro mais, seulement à travers le Fonds monétaire international (FMI). C’est également la voie préférée par le Brésil, qui avait expliqué mardi qu’il n’avait aucunement l’intention de racheter de la dette européenne, mais a toutefois déclaré par la voix de son ministre des finances Guido Mantega que son pays pourrait accepter d’apporter un soutien financier par le biais du Fonds monétaire international. En contrepartie, le pays exigerait une réévaluation du poids des émergents dans l’institution, qui pose naturellement problème à d’autres membres comme les Etats-Unis…

Klaus Regling doit également se rendre à Tokyo ce week-end, après sa visite en Chine, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation de l’Union européenne au Japon. Cette visite ne serait pas officielle, mais gageons qu’elle n’est pas touristique non plus.

Stanislas Jourdan, avec agences

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Les chinois montent et les français reculent dans le classement mondial des constructeurs, Actualités

Ce matin s’ouvre Porte de Versailles, à Paris, le Salon annuel de la construction, Batimat. Matériaux verts, pollution de l’air intérieur, efficacité énergétique… les grands thèmes du moment vont être abordés lors de cette 28 e édition réunissant jusque samedi 2.300 exposants dont 45 % d’étrangers. Malgré la crise, les organisateurs attendent 380.000 visiteurs soit la fréquentation de 2009. Car le secteur de la construction bouge en France, avec notamment le passage à la nouvelle norme thermique basse consommation (T2012). Le paysage mondial du BTP évolue aussi. Le classement annuel des acteurs mondiaux de la construction dressé par le magazine américain « Engineering News Record » (« ENR ») avait fait sensation l’an dernier car sur la base du chiffre d’affaires 2009 exprimé en dollars, pour la première fois, le français Vinci avait perdu la première place mondiale au profit d’un groupe public chinois (China Railway Construction Corp., quatrième précédemment) suivi d’un autre chinois, Vinci se retrouvant troisième et Bouygues quatrième. Cette suprématie chinoise s’est encore renforcée dans le classement 2011, fondé sur le chiffre d’affaires 2010. Désormais, ce sont également des groupes publics chinois que l’on retrouve à la troisième et à la cinquième place mondiale, Vinci se retrouvant quatrième et Bouygues sixième… suivi à nouveau d’un acteur chinois. Et l’écart est grand, très grand, entre les deux premiers chinois, réalisant chacun plus de 70 milliards de dollars de chiffre d’affaires, et les suivants. Les chinois profitent de leur énorme marché intérieur, et de leur forte présence en Afrique où le marché du BTP croît tout comme en Asie.

2012 à surveiller

Mais les occidentaux retrouvent la suprématie quand on ne considère que le chiffre d’affaires international, réalisé hors du marché domestique. L’allemand Hochtief retrouve alors sa couronne mondiale (27 milliards de dollars), suivi de Vinci (16 milliards) et Bouygues se classe quatrième derrière l’acteur parapétrolier américain Bechtel. Le premier chinois ne se trouve qu’à 11 e position.

Mais cela ne signifie pas que les acteurs chinois soient inexistants hors de Chine, au contraire : même à l’international, collectivement, ils montent en puissance. Car si chacun ne réalise que peu de contrats hors de Chine, en revanche ils sont nombreux. Selon ENR, les 225 principaux acteurs mondiaux réalisent 383 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’international, dont 51 groupes chinois dégageant 57 milliards. Cette nationalité, la plus représentée, est suivie de 22  américains réalisant 44 milliards et de 5 français seulement, mais pesant 40 milliards. Ils sont troisième mais « leur activité baisse, tandis que la Corée et la Turquie accroissent leur pénétration mondiale », note la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).

Sur la partie BTP pure, c’est-à-dire hors parapétrolier et ingénierie, le classement (cette fois en euros) change mais les chinois montent toujours. « Cette année les groupes allemands sont premiers mondiaux avec 28,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’international, mais ils sont suivis par les chinois, avec 26,4 milliards d’euros réalisés hors de leur marché domestique et les français se classent troisièmes avec 26 milliards », calcule la FNTP. Les chinois étaient encore troisièmes l’an dernier avec 22 milliards de chiffre d’affaires, derrière les allemands. Les français, premiers l’an dernier, ont été sérieusement rétrogradés bien qu’ils aient maintenu leur chiffre d’affaires (il était déjà de 26 milliards d’euros en 2009). Pour l’instant, tout se joue encore dans un mouchoir de poche dans un secteur où quelques gros contrats peuvent faire toute la différence. Le classement 2012 sera donc surveillé.

MYRIAM CHAUVOT

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Des entreprises bretonnes passent sous pavillon étranger, Bretagne

 

Goëmar, Savena, Giannoni, Mémométal Technologies… La liste ne cesse de s’allonger d’entreprises régionales rachetées par des fonds européens ou nord-américains.

Les fonds d’investissement étrangers s’intéressent beaucoup aux entreprises bretonnes à fort potentiel technologique. C’est le cas pour Mémométal (Bruz, Ille-et-Vilaine) spécialisé dans les implants chirurgicaux des mains et des pieds, racheté au cours de l’été dernier par le nord-américain Stryker Corp., qui a déboursé 119 millions d’euros pour la reprise de cette firme de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010. Elle présente de très importantes potentialités de croissance, compte tenu de ses brevets protégeant sa technologie d’alliage à mémoire de forme.

Une autre des pépites bretonnes passée sous pavillon nord-américain est la société industrielle Giannoni (Morlaix, Finistère). Ce fabricant d’échangeurs thermiques pour les chaudières à gaz est désormais majoritairement contrôlé par le fonds d’investissement Carlyle, qui a valorisé Giannoni à hauteur de 490 millions d’euros. L’avance technologique de Giannoni explique la réussite de sa mondialisation qui a, jusqu’à présent, des conséquences industrielles positives pour la Bretagne. A son siège social se succèdent les agrandissements de l’usine du groupe toujours dirigé par Joseph Le Mer, son créateur et désormais actionnaire minoritaire.

A Saint-Malo, Goëmar, le spécialiste des vaccins naturels à base d’algues - de nombreux brevets protègent son innovation -est depuis un an contrôlée par le fonds belge Be Capital, alors que le fabricant de crèmes glacées Rolland (Plouédern, Finistère) appartient depuis dix-huit mois au groupe anglo-saxon R&R Ice Cream.

Des boutiques à Tokyo

Désormais, la Bretagne intéresse aussi les investisseurs asiatiques. Le chocolatier haut de gamme Henri Le Roux, dont le laboratoire est situé à Landevant (Morbihan), est depuis 2006 filiale de l’entreprise japonaise de pâtisserie Yoko Moku. Henri Le Roux possède des boutiques à Tokyo et va en ouvrir une à Paris, dans le quartier Saint-Germain.

Ces rachats font craindre aux partenaires sociaux et aux observateurs de l’économie bretonne des risques de transfert d’activités, même si les mouvements de délocalisation sont, jusqu’à présent, restés très marginaux. En revanche, le pouvoir décisionnaire de ces entreprises n’est généralement plus dans la région. Les banquiers initiaux de ces entreprises ainsi que les assureurs, les conseils ne sont pas reconduits. Les financiers présents en Bretagne ne sont pas sans s’inquiéter face aux différentes opérations conclues au cours des derniers mois et qui devraient se poursuivre. Mais jusqu’à présent, ils peinent à créer les outils adéquats dotés de fonds propres très importants et susceptibles de freiner l’hémorragie.

S. D. G., Les Echos

 

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Rendez-vous export pour les pros du numérique, Actualités Entrepreneur

 

Les Rencontres Internationales du Numérique et de l’e-commerce se dérouleront à Paris le 20 et 21 octobre prochain.

Aider les professionnels du numérique à développer leur business à l’export, c’est l’objectif des prochaines Rencontres Internationales du Numérique et de l’e-commerce. Organisé par Ubifrance, Oseo et l’Association française des investisseurs en capital (AFIC), l’évènement se tiendra les 20 et 21 octobre dans les locaux parisiens d’Ubifrance.

Au programme : tables rondes, conférences, ateliers, témoignages de PME qui ont réussi une percée à l’international. Mais aussi la possibilité pour les visiteurs inscrits gratuitement (550 l’an passé) de bénéficier d’entretiens personnalisés avec 19 « spécialistes marchés » des bureaux Ubifrance à travers le monde. Parmi eux, les représentants des pays les plus porteurs actuellement (Chine, Inde, Singapour, Brésil, Emirats Arabes Unis, Maroc, Canada…).

Grande nouveauté pour cette quatrième édition, l’ouverture au e-Commerce avec des conférences plénières sur les grandes tendances (Baromètre Fevad France/Europe du e-Commerce) ou sur des thématiques plus pointues (système de paiement et sécurisation des transactions, m-Commerce). Selon Ubifrance, « le e-commerce s’annonce encore plus fructueux. Sur la période 2009-2014, on prévoit au niveau mondial une augmentation du taux de croissance de 123,3 %. En Europe, depuis sept ans, ce marché a déjà enregistré une croissance de 300 % pour atteindre en 2010 les 151 milliards d’euros. »

Enfin, lors de cette manifestation, seront remis par l’IE-Club les Trophées des « Leaders de la ITech-économie » qui visent à distinguer trois PME innovantes au vrai potentiel international.

Programme détaillé sur http://rin.ubifrance.fr

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G20 Yes : les leviers de l’entrepreneuriat au cœur des débats ? , Actualités Entrepreneur

 

A quelques jours du sommet G20 des entrepreneurs, une étude fait le point sur l’entrepreneuriat au sein des pays membres et émet des propositions pour soutenir la création.

Le G20 YES (Young Entrepreneur Summit), le sommet international des entrepreneurs, se tiendra le 31 octobre à Nice, avant le sommet des chefs d’Etats du G20, à Cannes. Son ambition ? Montrer aux chefs d’Etats du G20 le rôle essentiel que les entrepreneurs peuvent jouer pour relancer l’économie mondiale. Dans ce cadre, un rapport réalisé par le cabinet McKinsey & Company fait le point sur les meilleures pratiques en matière d’entrepreneuriat. Cette étude est basée sur une analyse de plus de 200 initiatives que les différents pays du G20 mettent en œuvre pour soutenir le développement de leurs entrepreneurs. Elle montre tout d’abord l’impact fort de l’entrepreneuriat sur l’économie. Ainsi, les Etats-Unis par exemple compteraient aujourd’hui 1,8 million d’emplois supplémentaires si la création de jeunes entreprises s’était poursuivie ces dernières années au même rythme qu’en 2007. Au Japon, les entreprises de moins de cinq ans représentent 36 % des entreprises déposant des brevets.

Quatre profils entrepreneuriaux au sein des pays du G20

Loin d’être monolithique, l’entrepreneuriat montre de multiples visages selon les pays. L’étude a ainsi permis de dégager quatre profils entrepreneuriaux, correspondant à quatre groupes de pays.

- Etats-Unis, Canada et Australie : dans ce groupe de pays, l’entrepreneuriat est l’un des principaux moteurs de l’économie. Aux Etats-Unis, les entreprises de moins de cinq ans ont représenté 100 % des créations nettes d’emplois entre 1980 et 2005 !  Les entreprises industrielles américaines offrent une contribution à l’innovation près de trois fois supérieure à celle de leurs homologues européennes (11,9 % d’entre elles sont intensives en R&D aux Etats-Unis contre 4,4 % en Europe). Enfin, dans ce groupe, les jeunes pousses ont également plus de chances de connaître une croissance rapide.

- Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon : ici, ce groupe affiche un entrepreneuriat moins dynamique mais apportant toutefois une forte valeur ajoutée. En France par exemple, alors que la proportion d’entrepreneurs dans la population active était de 4,7 % pour la période 2006-2010, la contribution des entreprises de moins de 5 ans à la valeur ajoutée et à l’emploi croissait de 13 à 16 %.

- Chine, Brésil et Argentine : c’est ce groupe qui affiche le taux moyen d’entrepreneuriat le plus élevé (14,7 % sur la période 2006-2010). Mais derrière ce dynamisme, une réalité plus contrastée, avec une large majorité de petites entreprises de taille très modeste : ici, les entreprises de moyenne et forte croissance ne représentent que 30,7 % de l’ensemble. Un chiffre qui reste toutefois très prometteur au regard du nombre d’entreprises que cela représente in fine.

- Turquie, Mexique, Afrique du Sud, Corée, Inde et Russie : ces pays connaissent le taux d’entrepreneuriat le moins important, avec une fragilité plus grande des entreprises nouvellement créées.

« Dans les économies émergentes, l’entrepreneuriat est caractérisé par un dynamisme presque « naturel », porté par une forte urbanisation et l’aspiration à rejoindre une classe moyenne en forte expansion, souligne François Bouvard, directeur associé senior de McKinsey et coauteur de l’étude. Dans les économies les plus matures, la situation est très différente. Dès lors, on voit que plus une économie est mature et plus la qualité du contexte entrepreneurial est déterminante. Or, on peut agir sur ce contexte à travers des actions ciblées : des mécanismes de soutien et d’incitation, mais aussi des initiatives venues du privé. »

Trois leviers pour soutenir la création d’entreprise

Ainsi, l’étude met en avant trois leviers pour soutenir les jeunes entreprises :

- Mise en place d’écosystèmes visant à créer une véritable « économie de terrain », avec une stratégie de développement économique cohérente au sein d’un territoire. Le rapport s’appuie notamment sur l’exemple d’AutoVision, en Allemagne. Dans un bassin d’emplois très touché par le chômage, les collectivités locales et le groupe Volkswagen ont créé un pôle d’activités tourné vers la haute technologie.  Après sept ans d’existence, il a suscité 240 créations d’entreprises et créé 23 000 emplois.

- Soutien financier : arrivées à un stade de maturité, les entreprises sont confrontées à un « plafond de verre » du financement. L’étude préconise donc la création de dispositifs de financement adaptés à l’évolution des besoins des entrepreneurs. Elle propose aussi  la création de places de marchés à l’échelle continentale pour accroître la fluidité du financement des jeunes entreprises en forte croissance.

- Développement de la  culture entrepreneuriale : selon l’étude, c’est la solidité de ce dernier pilier qui a le plus fort impact sur l’entrepreneuriat au sein de l’ensemble des pays du G20. Pour booster la création d’entreprise, l’étude met en avant plusieurs « bonnes pratiques ».  Le Royaume-Uni a ainsi inscrit l’initiation aux thèmes entrepreneuriaux dans les programmes scolaires de l’enseignement secondaire, et ce dès l’âge de 11 ans.

Trois axes de soutiens aux entreprises qui seront donc prochainement à l’ordre du jour du sommet G20 des entrepreneurs.

 

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Conseiller en entreprisesConseiller en Développement d’Affaires,  Apporteur d’AffairesDéveloppement d’AffairesConseiller développement AffairesPierre-André Fontaine Conseiller en Entreprises

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