Varin PSA : « remettre de largent ne remplira pas nos usines »
PSA Peugeot Citroën a annoncé la fermeture du site d'Aulnay et la suppression nette de 6.500 emplois. 1.500 salariés de l'usine de Seine-Saint-Denis devraient être reclassés.

Il ne parle plus de tempête, mais de tsunami. Philippe Varin, président du directoire de Peugeot, devait bien justifier ses décisions car elles sont lourdes. La production sera arrêtée en 2014 à lusine d'Aulnay. 1400 postes seront supprimés à lusine de Rennes. Et l'effectif de structure hors production devra encore être réduit de 3.600 personnes, sous forme de départs volontaires.
Au total, ce sont plus de 8.000 postes qui sont concernés par les annonces de ce jeudi 12 juillet, et il y aura 6.500 départs nets la direction sengage à reclasser dans l'usine de Poissy 1.500 des 3.000 salariés dAulnay, quitte à ne pas renouveler les contrats d'intérim en cours à Poissy.Le marche européen de lautomobile a chuté de 23 % entre 2007 et 2012.
La production du groupe, en un an, a été diminuée de 18 %. Les usines, qui étaient utilisées à 86% de leurs capacités en 2011, ne le sont plus quà 76 %, alors que le groupe visait plutôt une utilisation un peu supérieure à 100 % pour améliorer sa rentabilité. Enfin, Peugeot consomme 200 millions deuros de cash par mois depuis un an. Et pourtant, Philippe Varin à aussi voulu rassurer sur la santé financière du groupe.
"Lentreprise nest pas au bord de la faillite, non. Fin 2011, nous avions 9,5 milliards deuros de sécurité financière. Néanmoins, quand on consomme 200 millions deuros de cash tous les mois, même avec cette sécurité financière, on ne pérennise pas lemploi et tergiverser ne sert à rien".
Il a aussi démenti les rumeurs dentrée de l'Etat au capital de Peugeot. "remettre de largent dans le groupe, ce nest pas ça qui remplirait nos usines", a-t-il affirmé. Toyota pourrait reprendre Sevelnord Par ailleurs, même si rien nest encore fait, il a brièvement mentionné le cas de lusine de Sevelnord, près de Valenciennes. Suite à la décision de Fiat de quitter cette société commune, Peugeot cherche un nouveau partenaire. De nombreuses rumeurs affirment quil sagit de Toyota. Sans mentionner le nom du futur partenaire, Philippe Varin a affirmé que les discussions avançaient. "je nai pas de certitudes, mais vraiment de bons espoirs quon trouve une solution dans un avenir proche".
Pour Rennes et Aulnay, la situation sera plus complexe. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de lusine dAulnay, a affirmé quil sagissait dune "déclaration de guerre", affirmant que si les ventes du groupe étaient en baisse, c'est surtout en raison de la non-livraison de pièces détachées pour l'Iran, qui correspond à une perte de 200.000 véhicules au premier semestre. "A partir de septembre, on va faire la guerre", a-t-il poursuivi. Guerre ou pas guerre, il faudra pour les salariés réfléchir à des solutions de reclassement. Même si le groupe à affirmé ne vouloir "laisser personne seul face à son problème d'emploi", il y a du travail. À Aulnay, 80% de l'effectif a moins de 55 ans
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LA MAISON DE LA DANSE DÉVOILE SA PROGRAMMATION ! – ONLYLYON
LA MAISON DE LA DANSE DÉVOILE SA PROGRAMMATION !
Découvrez la programmation !
Pendant 1 semaine, la Maison de la Danseaccueille gratuitement les spectateurs afin de présenter sa nouvelle saison.
- Mardi 24 avril : 20h30
- Mercredi 25 avril : 15h et 19h30
- Jeudi 26 avril : 19h30
- Vendredi 27 avril : 19h30
- Samedi 28 avril : 20h30
Lively Lyon !
Cette saison promet encore de belles représentations ! La Maison de la Danseproposera 179 représentations, et comme chaque année le jeune public aura lui aussi sa programmation avec 40 représentationsréservées aux enfants !
43 compagnies seront accueillies par la Maison de la Danse, dont 16 totalement inédites sur cettescène lyonnaise telles que Harlem Swing, Thierry Malandain, ou encore Peeping Tom.
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Comptabiliser une réduction de capital, Actualités – Entrepreneur
A quelle date doit être comptabilisé une réduction de capital non motivée par des pertes ? A l’issue du délai d’opposition des créanciers.
Une opération de réduction du capital ne peut être comptabilisée pendant le délai d’opposition des obligataires et créanciers de la société, la Commission des études comptables ayant estimé que le respect de ce délai constitue une condition suspensive à la réalisation de l’opération. Le délai de 20 jours débute à compter de la date du dépôt au greffe du procès-verbal de délibération de l’assemblée générale décidant ou autorisant la réduction de capital. L’opération ne peut également pas commencer avant que le juge ait statué en première instance sur l’opposition formulée par les créanciers.
Si le délai d’opposition des créanciers est en cours à la date de clôture de l’exercice, une mention dans l’annexe aux comptes annuels est nécessaire afin d’informer de la réduction de capital à venir, si l’opération revêt un caractère significatif.
Pierre Cléon
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Plan d’économies d’Areva : assainissement des comptes ou erreur stratégique ?
Le groupe nucléaire Areva a annoncé lundi un plan qui mise sur un milliards d’euros d’économies annuelles d’ici 2015, la réduction de ses investissements et le gel des salaires. La situation du géant français suscite de nombreuses réactions.

Parmi les priorités d’investissements définies : les gisements d’uranium Cigar Lake au Canada et Imourarène au Niger, les sites Comurhex 2 et Georges Besse 2 (malgré la suspension des extensions de capacité), le réacteur de 1.000 mégawatts Atmea ou encore les énergies renouvelables. Les embauches non industrielles devraient être gelées, les effectifs allemands devraient être réduits dans une fourchette située entre 1.200 et 1.500 personnes, une suppression liée à la décision allemande de sortir du nucléaire d’ici 2022. En France, les syndicats estiment que ce plan stratégique pourrait aboutir à la suppression de 1.200 postes, des chiffres jugés »fantaisistes » par le ministre de l’Industrie Eric Besson. Le PDG d’Areva a indiqué dans les colonnes du Figaro de ce mardi que les salaires devraient être gelés en 2012 et que les membres du directoire renonçaient à leur bonus 2011.
Dette élevée, faible croissance et post-Fukushima
« En France, et partout ailleurs dans le monde, il faudra faire des efforts sur nos coûts », analyse Luc Oursel dans Le Figaro. Selon lui, le groupe n’a pas suffisamment autofinancé sa croissance et se serait endetté excessivement. »Ces dernières années, Areva n’a pas généré suffisamment de cash-flow pour financer des investissements entrepris au nom d’une volonté de croissance à tout prix (…). Depuis cinq ans, seul un tiers de nos investissements a été autofinancé. Ce n’est pas tenable. Pour le reste, Areva a eu recours à une augmentation de capital et à la dette. Une dette élevée n’est pas acceptable dans la durée ».
Mais une mauvaise gestion conjuguée aux effets de la crise n’explique pas tout : »Fuskushima nous oblige à revoir notre copie », indiquait dès septembre le nouveau PDG du groupe.La croissance très forte attendue a été quelque peu remise en cause par la catastrophe japonaise. L’Allemagne a renoncé au nucléaire, tout comme l’Italie, la Suisse ou encore la Belgique. Néanmoins, Areva mise sur la vente de dix EPR d’ici 2016. « Le développement d’Areva doit s’inscrire dans une vision long-terme du marché de l’énergie. Compte tenu de la croissance attendue de la consommation d’électricité, Areva a la conviction que les perspectives de développement des énergies nucléaire et renouvelables sont solides au cours des prochaines années, même si la montée en puissance de la base installée mondiale de centrales nucléaires interviendra avec un certain décalage par rapport aux prévisions antérieures à l’accident de Fukushima », indique Luc Oursel.
Une erreur stratégique pour les défenseurs de la sortie du nucléaire
Pour Eva Joly, candidate Europe Ecologie les Verts à la Présidence, »Fukushima n’aura été que le coup de grâce porté à une industrie nucléaire française en difficulté depuis de nombreuses années. Les comptes d’Areva affichaient déjà en 2010 un résultat opérationnel négatif de plus de 400 millions d’euros ». Selon elle, le déclin du nucléaire français est une tendance lourde, tout comme les déclins passés de l’industrie minière ou des chantiers navals. »Alors que le marché des énergies renouvelables est en plein développement, celui du nucléaire doit, après Fukushima, après Tchernobyl, faire face à l’explosion des coûts : investir dans le nucléaire français coûte 3,4 fois plus cher maintenant qu’il y a 25 ans », indique-t-elle, ajoutant que »c’est bien la stratégie globale de l’entreprise qui a voulu croire à une renaissance du nucléaire qui est aujourd’hui en question ».
Areva et les énergies renouvelablesLe plan stratégique 2012-2016 fait des investissements dans les énergies renouvelables une priorité. Engagé dans un consortium avec Iberdrola pour répondre à l’appel d’offres offshore, le groupe se positionne également sur la biomasse, le solaire, l’hydrogène et le stockage d’énergie. Mais les énergies renouvelables n’ont représenté que 2 % de son chiffre d’affaires en 2010 contre 38 % pour les réacteurs et services. L’activité ENR du groupe emploie 1.000 personnes sur un effectif total de 49.000 salariés.
Pour France nature environnement (FNE), »cette annonce confirme l’absence de viabilité économique du secteur nucléaire français. Malgré les importants investissements publics réalisés par l’Etat pour assurer le développement du nucléaire (100 milliards d’euros en 20 ans selon le rapport de Jean-Michel Charpin, Benjamin Dessus et René Pellat publié en 2000), la filière se heurte à de nombreuses difficultés. (…) Il est nécessaire d’engager la reconversion au plus vite. Selon les experts de Global Chance, les investissements cumulés à réaliser d’ici à 2031 dans un scénario de transition énergétique seront moins importants (410 milliards d’euros) que dans le cas d’un scénario « poursuite du tout nucléaire » (470 milliards d’euros) ».
Et face à ceux qui annoncent que sortir du nucléaire sacrifierait de nombreux emplois en France, ces défenseurs du renoncement au nucléaire affichent le contraire : »Il est temps d’organiser une sortie de crise par le haut pour les salariés du nucléaire. Je veux engager la transition énergétique, créatrice de 600.000 emplois dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Ce sont les marchés d’avenir, tout comme le démantèlement et la gestion des déchets. Areva, grâce aux savoirs faire de ses salariés, doit tirer son épingle de la nouvelle donne énergétique », déclare Eva Joly.
FNE demande de son côté une étude approfondie sur les divers métiers du nucléaire afin d’envisager les possibilités de reclassement dans les filières liées aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. »La filière éolienne recherche pour la maintenance des éoliennes des titulaires de BTS formés en six mois à cette maintenance. Il faut savoir que des profils similaires existent dans le nucléaire. Une étude approfondie permettrait de préparer dans de bonnes conditions la réorientation des plus jeunes salariés du nucléaire. Quant aux salariés les plus expérimentés, ils sont les plus aptes pour préparer le démantèlement », indique Maryse Arditi, pilote du réseau énergie de FNE.
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Russes achètent des blocs d’exploration dans le Solimoes pour 1 milliard de dollars – Terrain
L’accord d’1 milliard de dollars que la compagnie pétrolière brésilienne HRT Holdings et anglo-russe TNK-BP a publié le lundi ouvre la voie à une société étrangère reprendre l’entreprise dans le futur. Dans ses débuts au Brésil, TNK-BP a acquis 45% de 21 blocs d’exploration de pétrole et de gaz dans le bassin du Solimões, l’Amazone, transférée par la HRT.
Après 30 mois de l’approbation de l’accord par le régulateur brésilien, TNK-BP pourrait avoir droit à l’opération des blocs, si vous choisissez d’acheter plus de 10% du projet, a déclaré la société brésilienne. HRT vise à garder le contrôle du projet à travers la phase exploratoire des blocs. La société russe prendra les mesures suivantes au cours de l’opération de champs, de développement et de production.
Mais la compagnie admet que le Brésil pourrait fournisseur de service ne sont plus avant de remplir le stade de l’exploration de tous les blocs, si vous ne pouvez pas terminer la zone d’exploitation tout entier de 48,5 kilomètres carrés dans les 30 mois après l’approbation de l’Assemblée nationale Pétrole, gaz naturel et aux biocarburants (ANP).
Russes appétit
L’accord est le plus gros investissement étranger jamais réalisé par la plus grande compagnie pétrolière troisième en Russie, une joint-venture entre BP et le quatuor britannique de Russes bilionáios.
Selon un communiqué de la société brésilienne, en payant 1 milliard de dollars pour 45% du projet de l’Amazonie se fera sur deux ans.
Selon THS, l’accord inclut la possibilité de paiements supplémentaires par la TNK-BP qui pourrait atteindre 5 milliards de dollars sur une période de dix ans.
Ces paiements doivent être faits à un ratio de 0,73 $ par baril dans le volume qui dépasse les 500 millions de barils dans le domaine de l’exploration dans le Solimoes.
«Le projet va nous donner accès à d’importantes nouvelles réserves dans l’un des marchés les plus dynamiques au monde », a déclaré le président de TNK-BP, Mikhaïl Fridman, a déclaré dans un communiqué.
« La compagnie croit en un partenariat long et fructueux avec HRT, ainsi que de nouvelles opportunités pour étendre notre présence dans la région », at-il ajouté.
Stan Polovets, directeur général de l’AAR, la société a formé une coentreprise avec BP en Russie, a confirmé que le contrat dans les Amériques, en commençant par le Solimões, pourrait bien être plus long.
« TNK-BP ne serait pas venu au Brésil pour participer à un seul projet d’exploration », at-il dit.
« La société va travailler à l’élaboration de leur présence et leurs relations au Brésil et en sera évidemment de sens pour TNK-BP pourrait tirer parti de cette présence en termes de possibilités d’avenir», a déclaré Polovets, qui a toutefois indiqué que le but immédiat est de se concentrer le projet avec le THS.
Un autre niveau
de blocs qui sous-tendent la négociation contenir au moins 11 accumulations d’hydrocarbures, qui ont été évalués par DeGolyer and MacNaughton certification en 783 millions de barils d’équivalent pétrole de ressources prospectives et éventuelles.
Les investisseurs attendent pendant des semaines sur un milieu d’affaires. Commentaires à propos une possible annulation de l’accord conclu à provoquer une forte baisse dans des actions de Bovespa THS avant, mais la société dit à l’époque que des négociations étaient encore debout et que la signature de ce peu de temps.
HRT part clôturé en hausse lundi sur une journée de pertes sur le Bovespa. Les actions de la société gagné 3,7% sur la journée, tandis que le principal indice boursier a perdu 1,9%.
« Pour HRT est un bon signe, car il le met dans un autre niveau et montre leur capacité à négocier », a déclaré François Moreau consultant indépendant.
Il a, cependant, il ya un grand défi dans la conception de l’exploration gazière dans la région, ce qui est de la logistique du transport du produit.
Pour le transport du gaz dans la zone isolée, en pleine forêt tropicale d’Amazone, le HRT aura à négocier avec Petrobras partageant le gazoduc construit par l’Etat pour le transport du gaz produit dans les réserves Urucu découvert par Petrobras pour environ 20 ans.
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Le groupe Anovo repris par Butler Capital, Actualités
Walter Butler l’a emporté, face aux autres acteurs en lice, notamment le britannique Regenersis. Le tribunal de commerce de Beauvais a choisi vendredi de confier à son fonds, Butler Capital Partners (BCP), la reprise d’ Anovo, leader européen de la gestion durable du cycle de vie des produits électroniques, en redressement judiciaire depuis juillet dernier. En présentant le projet le mieux-disant sur le plan social, le spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté avait déjà obtenu le soutien des salariés.
Le projet de BCP prévoit en effet la reprise de l’ensemble des sites du groupe en France ainsi que toutes ses filiales à l’étranger à l’exception des sociétés italiennes et suédoises. Au total, plus de 4.400 emplois seront ainsi préservés, dont 758 en France sur un total de 1040. Les suppressions d’emplois dans l’Hexagone seront concentrées sur trois sites : celui de Brive paiera le plus lourd tribut avec 140 postes supprimés, celui d’Angers perdra 70 postes et celui de Saint-Matthieu 30.
Selon Eric Meilhac, délégué syndical CGT du site de Brive, la «crédibilité financière plus assise» de l’offre de Walter Butler a également joué dans le choix du tribunal, BCP ayant prévu de financer sur fonds propres la reprise et non pas sur crédit bancaire. «Nous allons investir 25 millions d’euros dans le groupe, dont plus de 20 millions en France», indique Walter Butler, qui signe avec cette opération la «plus importante reprise d’entreprise en dépôt de bilan sur ces 10 dernières années».
Selon lui, Anovo, qui réalise trois-quart de son chiffre d’affaires sur des activités de réparation et de logistique, bénéficie de sérieux atouts : «D’une part, ses marchés sont en croissance, d’autre part l‘entreprise est dotée d’une base de clients importantes au sein des grands groupes et d’un savoir-faire reconnu sur le plan européen», dit-il. En relançant les activités et en améliorant le service aux clients, il espère redresser les résultats. «En 2012, la France sera encore en légère perte, mais au niveau du groupe nous visons un excédent brut d’exploitation compris entre 5 et 10 millions d’euros», dit-il. Les comptes clos fin septembre, quant à eux, devraient encore afficher une lourde perte d’exploitation.
NATHALIE SILBERT
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La face cachée de Warren Buffett
A 81 ans, la troisième fortune mondiale entretient le mystère sur l’homme qui lui succédera à la tête de sa société d’investissement. Il est bien plus prolixe lorsqu’il s’agit de faire campagne pour surtaxer les riches.
Warren Buffett est l’homme le plus riche des Etats-Unis après Bill Gates. (SIPA)Pouvez-vous imaginer Bernard Arnault ou Gérard Mulliez, première et deuxième fortunes de France, suppliant Nicolas Sarkozy d’augmenter leurs impôts pour sauver les finances du pays? Non? C’est pourtant ce que vient de faire Warren Buffett, l’homme le plus riche des Etats-Unis après Bill Gates, exhortant Barack Obama à taxer les grosses fortunes, à commencer par la sienne. En pleine tempête budgétaire, alors que ses adversaires républicains sont vent debout contre tout projet d’augmentation d’impôts, le président américain n’aurait pu espérer plus beau soutien.
Les deux hommes avaient-ils préparé leur coup la dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés, dans le bureau ovale, le 18 juillet ? Un mois plus tard en tout cas, Warren Buffett signait dans le New York Times une vibrante tribune aux accents de lutte des classes: « Arrêtez de couver les superriches, lançait-il à l’adresse du président. Pendant que des pauvres et les enfants de la classe moyenne combattent en Afghanistan, que des milliers d’Américains luttent pour boucler leurs fins de mois, nous, les ultra-riches, continuons à bénéficier d’avantages fiscaux extravagants. »
A contre-courant
Le milliardaire enfonce le clou, quelques jours plus tard, sur la chaîne publique PBS: « Est-il normal que je paie moins d’impôts que ma secrétaire? » Avant de rendre publics, dans une lettre adressée à un membre du Congrès et datée du mardi 11 octobre, les détails de ses revenus et de sa feuille d’impôts : l’année dernière, Warren Buffet a gagné 62,8 millions de dollars – soit, après déductions fiscales, un revenu imposable de 39,8 millions – et s’est acquitté d’un impôt de 6,9 millions de dollars ! Du pain bénit pour Barack Obama. Debbie Bosanek, la fidèle assistante de Warren Buffett, est d’ailleurs devenue le meilleur argument du président américain pour promouvoir ce qu’on appelle désormais, avec la bénédiction de son inspirateur, la « taxe Buffett ». Et la deuxième fortune du pays sera l’invité d’honneur de la grande levée de fonds en faveur de Barack Obama, qui lancera sa campagne présidentielle chez un banquier de Chicago, le 27 octobre, dans un dîner à 35. 000 dollars le couvert.
Sacré Buffett ! A 81 ans, le patron de Berkshire Hathaway n’a pas fini de surprendre. Déjà, en août 2010, il avait lancé avec son ami Bill Gates et 38 autres milliardaires un Giving Pledge, l’engagement à laisser l’essentiel de sa fortune personnelle (47 milliards de dollars en ce qui le concerne) à des oeuvres. Père de trois enfants qu’il a envoyés à l’école publique, réputé pour ses goûts frugaux et son mode de vie modeste, il n’est pas du genre à laisser une cuillère d’argent à ses héritiers : à sa petite-fille qui partait à l’université et lui demandait de l’aider pour acheter un futon, il a fait répondre par Debbie : « Tu connais la règle : je ne finance que les études. »
Ce comportement, à des années-lumière du bûcher des vanités de Wall Street, Warren Buffett l’applique aussi à son art de faire des investissements. « Soyez avides quand les autres sont craintifs, craintifs quand les autres sont avides » est une de ses maximes préférées. Rien ne lui plaît tant que les crises, quand les belles valeurs sont massacrées par le marché. C’est ainsi qu’en 2008 il investissait 5 milliards de dollars dans Goldman Sachs et 3 milliards dans General Electric, que la faillite de Lehman Brothers menaçait d’asphyxie. Mais il a exigé un intérêt de 10% par an sur les actions préférentielles qu’il a acquises. Goldman a remboursé Berkshire en mars dernier. Au total, dividendes compris, Warren Buffett a enregistré un profit de plus de 1,6 milliard de dollars, et plusieurs centaines de millions avec GE.
Méfiant envers Internet
De même, il a sorti son carnet de chèques plusieurs fois au cours de ces derniers mois. Au début de l’été, Berkshire lançait une OPA non sollicitée sur le réassureur new-yorkais Transatlantic Holdings, une opération à 3,2 milliards de dollars. Sa première offre a été rejetée, mais il vient de la reformuler. En septembre, il décide d’investir 5 milliards de dollars dans Bank of America, entraînant une hausse immédiate de plus de 20 % du titre. Il faut dire qu’avant la tempête de 2010-2011 la progression annuelle moyenne de l’action Berkshire Hathaway a été de 28% par an pendant vingt-cinq ans, trois fois mieux que l’indice S&P 500 sur la même période.
Car Warren Buffett a résisté à toutes les modes. Il est réputé pour s’être tenu à l’écart de la bulle Internet, quand les investisseurs y fonçaient tête baissée. Il ne croit que dans des business qu’il comprend et des marques qu’il connaît. Même s’il a 14 515 followers sur son compte Twitter, il se méfie toujours des nouvelles technologies et regarde avec circonspection la bulle qui gonfle autour des réseaux sociaux. « Il préférera toujours une valeur sûre du jour à un coup qui pourrait être fabuleux demain », témoigne un analyste. Surtout, il ne dévie jamais de sa stratégie de long terme: « Si vous n’êtes pas prêt à garder une action pendant dix ans, ne la gardez même pas dix minutes », dit-il souvent.
La confiserie See’s Candies, sa première acquisition – 25 millions de dollars en 1972 -, est toujours en bonne place dans son portefeuille. Alors que la plupart des investisseurs ne jurent que par les courbes, les ratios et les calculs de probabilité, lui s’intéresse d’abord aux produits et aux hommes: « Je dois comprendre pourquoi quelqu’un qui a tout l’argent qu’il veut continue à se lever le matin Je dois savoir s’ils aiment l’argent ou s’ils aiment le business. » Et si la plupart des fonds spéculatifs s’empressent de remercier les équipes en place, lui maintient le management.
Une succession compliquée
Sa recette a jusqu’à présent magnifiquement fonctionné: 10.000 dollars investis en titres Berkshire Hathaway en 1965 valent 80 millions de dollars en 2010, d’après la dernière lettre de Warren Buffett adressée à ses actionnaires! Seule inquiétude pour ces derniers: l’âge du capitaine. Et surtout sa succession.
La dernière option envisagée est tout droit sortie d’une scène de fiction: le repas d’affaires le plus cher du siècle. Ted Weschler, qui a réglé l’addition, en fut le héros. Pour partager un steak avec son idole, ce financier de 50 ans à la tête de Peninsula Capital, un fonds quasi inconnu de Charlottesville (Virginie), n’a pas hésité à débourser un peu plus de… 5 millions de dollars! Deux années de suite, il a signé un chèque de 2,6 millions pour remporter les enchères lors de la traditionnelle opération de charité organisée par Glide, une église de San Francisco, dont le premier lot est un repas avec le patron de Berkshire Hathaway.
A la demande de Weschler, le dîner a eu lieu à Omaha (Nebraska), la ville natale de Warren Buffett, et dans son restaurant favori, Piccolo, un steakhouse sans prétention. Nul ne sait ce qui s’est dit entre les ribs et cannettes de root beer, cet infâme soda au goût de Malabar que le milliardaire affectionne presque autant que le Cherry Coke. Mais le courant est passé: Ted a été réinvité à Omaha en mai dernier, lors de la traditionnelle grand-messe qui réunit, trois jours durant, 15.000 actionnaires de Berkshire Hathaway pour le « Woodstock du capitalisme », comme l’appelle Buffett.
Et, en septembre, bingo! Il était embauché pour devenir cogérant de cet empire qui pèse près de 200 milliards de dollars en Bourse et couvre une cinquantaine de sociétés, allant de Coca-Cola au réassureur General Re, en passant par American Express, Kraft Foods, ou le géant de la téléphonie Comcast… Le dauphin, qui prendra son poste début 2012, commencera à se faire la main avec 1 ou 2 milliard de dollars, avant de gérer, un jour, les 40 milliards de cash dont dispose le fonds pour faire des acquisitions.
Si tout se passe bien. Car ce n’est pas la première fois que l’homme le plus riche du monde après Carlos Slim et Bill Gates désigne un successeur potentiel. Mais jusqu’à présent, il n’a pas eu la main heureuse. Lou Thomson, un de ses vieux compagnons de route, qui n’avait que six ans de moins que lui, a pris sa retraite il y a un an. Le Sino-Américain Li Lu, qui lui avait judicieusement conseillé de prendre une participation dans le fabricant de batteries électriques chinois BYD (1,2 milliard de dollars de plus-value), a disparu des écrans radars.
Intraitable sur l’honnêteté
Il y a un an encore, c’était le brillant David Sokol qui semblait tenir la corde. Jusqu’à ce qu’on découvre qu’il s’était goinfré de titres de Lubrizol, une entreprise chimique, juste avant d’en recommander l’achat à Warren Buffett. Une tache au parfum de délit d’initié, impardonnable compte tenu de la réputation jusqu’alors irréprochable de Berkshire. Le patron milliardaire, qui a toujours érigé l’honnêteté en valeur cardinale, a dû s’excuser devant ses actionnaires, et Sokol a démissionné en mai dernier.
Ted Weschler va-t-il succéder au milliardaire du Nebraska? Avec son allure juvénile, ses fines lunettes d’intello, le gérant de Peninsula a tout pour séduire Warren. Son fonds affiche des performances exceptionnelles – un gain de plus de 1.000% (sic) pour ses clients en dix ans. Sa gestion prudente l’a conduit à investir dans peu de groupes mais à des niveaux significatifs.
Une stratégie fidèle aux commandements de Buffett, qui lui a brossé un amical portrait dans une interview à Fortune: « Ted va sans aucun doute gagner beaucoup d’argent chez Berkshire. Mais il en a déjà gagné beaucoup avec son fonds – vous n’avez qu’à en juger par le montant de ses enchères pour le déjeuner organisé par Glide. Et l’argent n’est pas la raison pour laquelle il vient. » Ses généreuses donations à des oeuvres de bienfaisance l’inscrivent évidemment aussi dans la lignée du Sage d’Omaha. Mais Ted ne sera cependant pas seul en lice. Il y a aussi Todd.
Recruté il y a un an, Todd Combs, 40 ans, gérant tout aussi inconnu de Castle Point Capital, un petit fonds spécialisé dans les services financiers, est aussi présenté en possible dauphin. Alors… « Si je meurs ce soir, demain matin, il ne faudra pas une heure au conseil d’administration pour annoncer mon successeur », a déclaré le milliardaire avec un art consommé de la mise en scène. Même s’il a toujours été évasif sur le moment où il prendrait sa retraite, reste l’ultime question: Berkshire Hathaway pourra-t-il survivre au départ de son fondateur? C’est sa capacité à transformer tout ce qu’il touche en or qui a fait briller l’étoile de Berkshire. Or il n’est pas donné à tout le monde d’être Midas.
Gourou des boursicoteurs
Considéré comme le meilleur investisseur de tous les temps, Warren Buffett est à Berkshire Hathaway ce que Steve Jobs était à Apple. Unique, emblématique, indispensable. Il a fait d’une entreprise textile rachetée en 1962 l’une des plus belles sociétés d’investissement du monde. « C’est un tableau que j’ai composé de telle manière qu’il me plaise à moi », répond-il à ceux qui l’interrogent sur la cohérence, pas toujours évidente, de ses investissements. Suivi par des milliers de boursicoteurs comme un gourou, il est aussi écouté comme un oracle par les chefs d’Etat.
Pour ce mathématicien hors pair, qui a réalisé son premier investissement à 11 ans, l’argent est une passion autant qu’un jeu. Peut-être est-ce pour cela qu’il séduit jusqu’à Barack Obama: « Ce n’est pas seulement un des hommes les plus riches du monde, mais aussi un des plus admirés et respectés, dit le président. Il a prouvé que l’intégrité n’était pas uniquement une qualité humaine mais un atout pour le business. » Une dualité difficile à répliquer.
Par Natacha Tatu (correspondante à Chicago)
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Philippe Brassac : «Recapitaliser les banques européennes serait un faux remède», Interview
PHILIPPE BRASSAC SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DU CRÉDIT AGRICOLE
Philippe Brassac : «Recapitaliser les banques européennes serait un faux remède»
La situation des banques françaises vous inquiète-t-elle ?
Permettez-moi de paraphraser l’un de nos confrères qui déclarait récemment que son établissement n’avait d’autre préoccupation que celle de son cours de Bourse. La chute du cours de l’action Crédit Agricole SA démontre le caractère excessif des mécanismes de marché et génère un risque de réputation qui n’a pas de lien avec notre fonctionnement réel.
Quelle est votre vision plus générale sur la crise de la dette ?
Cette crise, rappelons-le, est celle du risque de défaut de certains pays de la zone euro. La participation du secteur privé au plan de sauvetage de la Grèce, le 21 juillet, a été un détonateur, car il s’agissait du premier défaut d’un Etat de la zone euro. A ce risque de défaut est venue s’ajouter une gouvernance européenne à ce jour inachevée, et qui de ce fait, plonge les marchés dans une grande incertitude. Mais je ne doute pas un instant qu’une solution sera trouvée, car cette gouvernance renforcée est en train de se construire très vite. Et il faut saluer notamment la France et l’Allemagne qui sont très actives.
La défiance des investisseurs pour la zone euro et ses banques est pourtant au plus haut…
Les causes de la crise actuelle ne sont pas dans le bilan des Banques, ses solutions non plus. Mais je trouve extravagant que l’on puisse douter de la solidité globale de la zone euro. A de nombreux points de vue, et notamment celui la dette ou du déficit rapporté au PIB, la zone euro est en bien meilleure santé que les autres pays et notamment que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui ne cessent pourtant d’alimenter le doute sur nous. Beaucoup ont également pointé du doigt la BCE en dénonçant certaines décisions non conventionnelles. J’aimerais toutefois rappeler que la politique menée par la BCE l’a conduite à accroître la taille de son bilan de seulement 0,7% du PIB, alors que ce taux est de 7% pour la Fed : 10 fois plus !
Est-ce que la faillite de Dexia ne change pas la donne pour les banques françaises ?
La faillite de Dexia n’a rien à voir avec la situation des banques françaises, même si elle rajoute à la confusion. Son modèle n’était plus viable. Ni banque de dépôts : elle dépendait beaucoup trop des marchés pour ses ressources; ni banque de marché : elle ne pouvait céder massivement les crédits qu’elle avait accordés au marché. Ce modèle ne pouvait donc résister à une crise, même temporaire, des marchés de refinancement. Mais ce modèle n’est pas celui des grandes banques françaises qui, de plus, ont continué à réaliser des bénéfices importants, à l’inverse de Dexia. En réalité le thème de la recapitalisation des banques a surtout pour effet de détourner le projecteur des Etats impécunieux pour le braquer sur les banques qui n’ont fait que leur devoir en les finançant. Si vous déclarez que vous n’allez pas rembourser votre voisin, est-ce sur le voisin qu’il faut se focaliser ?
Ne pensez-vous pas qu’il soit nécessaire de renforcer les banques au moins pour rassurer les marchés ?
Il y a une sorte de pathologie, de raisonnement sans fin, à vouloir renforcer sans arrêt les fonds propres des banques qui continuent pourtant à être profitables. Au lieu de leur fixer des matelas de sécurité pour amortir des pertes, on est en train d’exiger d’elles des matelas les plus épais possibles et en même temps durs et incompressibles ! On en est à un point où il faudrait que le moindre euro consommé soit aussitôt remplacé ; pire encore, il nous faudrait augmenter d’avance les matelas pour des pertes non avérées à ce jour. Je ne crois donc pas que si demain les banques européennes étaient globalement recapitalisées cela réglerait le problème. Ce serait un faux remède car il ne s’attaquerait en rien aux causes. Un autre faux remède est celui des futurs ratios de liquidité. Ce que le comité de Bâle exige en la matière est adverse au modèle de banque d’intermédiation qui prévaut en Europe. Il favorise tout simplement le modèle américain de titrisation des crédits et décourage à l’inverse de maintenir les crédits accordés dans les bilans, comme nous le faisons en France en assumant durablement le risque pris.
Mais il faut bien réguler les risques…
Bien sûr, mais pas au point où les règles deviennent si dures, si brutales, et si instables, que les banques soient contraintes dans la précipitation de jeter des activités par dessus-bord. Les trois banques françaises qui ont annoncé des cessions d’actifs ces derniers jours ont répondu à une logique de marché. Mais il faut veiller à ce que le dosage ne soit pas trop fort et à ce que les régulateurs ne s’alignent pas sur les excès des marchés.
Cela veut-il dire que l’annonce par Crédit Agricole SA d’une réduction de son bilan ne vous a pas satisfait ?
Le plan présenté par Casa a été demandé et souhaité par les caisses régionales, via leur Fédération. Ce plan est approuvé par l’actionnaire majoritaire. Il correspond à des arbitrages qui doivent être faits de manière intelligente à l’intérieur des métiers. La règle est simple : tout ce qui ne participe pas au projet de groupe, à la banque universelle de proximité, a vocation à être freiné, stoppé ou cédé. Aucune activité n’a ainsi vocation à être développée dans un périmètre autonome.
Ne serait-il pas plus simple que les caisses régionales augmentent le capital de CASA?
Je ne vois pas le rapport. Encore une fois, pourquoi augmenter le capital des banques françaises alors qu’elles n’ont jamais été aussi bien capitalisées dans leur histoire ? Le Crédit Agricole dispose d’un ratio de solvabilité de 10%. En quoi avoir 12% pourrait-il calmer les marchés ? Comment peut-on croire qu’avec nos 75 milliards de fonds propres nous soyons en danger, et que nous ne le serions plus à 80 ? La cause des inquiétudes ce sont les dettes souveraines, pas directement le niveau de fonds propres des banques.
Comment les caisses régionales contribueront-elles au plan de CASA ?
Leur contribution ne se traduira pas par moins de crédits sur nos territoires. Les caisses régionales vont travailler à rééquilibrer leur bilan en faisant plus de collecte. Nous prêtons 380 milliards d’euros à l’économie. Et il nous faut 80 milliards d’euros de financements de marché pour compléter notre collecte bilancielle. Mais en même temps nous collectons aussi beaucoup d’épargne désintermédiée (assurance-vie, OPCVM) et apportons donc massivement des liquidités au marché. Et bien nous allons travailler pour collecter plus et pour que nos produits d’épargne bilancielle soient plus naturellement choisis par nos clients.
Y aura-t-il une guerre des dépôts en France ?
Je ne le pense pas. Je vous rappelle que la rémunération de l’épargne est une charge pour les banques. Pour gagner de l’argent, elles doivent faire des crédits et bien sûr maintenir une marge entre les deux. En outre, la possibilité de rémunérer les dépôts en France n’a pas fait la différence en termes de parts de marché. Ce que nous souhaitons, c’est rendre l’épargne bilancielle plus attractive. Et quelques pourcents pris sur l’assurance vie ou les OPCVM monétaires nous suffiront largement. Notre objectif est simplement d’être moins dépendants des marchés.
La chute du titre et toutes ces pressions ne donnent-t-elles pas envie aux Caisses régionales de sortir CASA de la cote ?
Soyons honnêtes : le fait qu’il y ait trois établissements de crédit cotés qui tous les jours subissent des commentaires et des rumeurs selon lesquels ils seraient fragilisés par leur cours de bourse, c’est très pénible. Mais n’être jamais entré en Bourse ou en sortir, ce n’est pas la même chose. Sortir de la Bourse c’est une défaite, un renoncement par rapport à tous ceux qui nous ont fait confiance. La voie que nous voulons emprunter c’est celle d’une sortie de la crise par le haut, pas par le bas. Et puis les causes de l’actuelle crise ne sont pas de notre fait. Sortir ou pas de la cote n’y changerait rien.
Où en êtes-vous de votre projet de groupe ?
Nous voulons devenir à 10 ans les leaders de la banque universelle de proximité en Europe, et pour cela nous différencier vraiment de nos concurrents par une relation client basée sur la loyauté, l’éthique, la transparence, la lisibilité. C’est un énorme chantier, mais, comme pour l’Europe, même s’il n’avance pas au rythme des marchés, il avance cependant très concrètement et très vite. Vis-à-vis de CASA, nous pensons qu’il faut conforter encore notre tête de réseau, accroître sa puissance et son effet d’entraînement. La Fédération et les caisses régionales ne peuvent pas être fortes si l’ensemble du groupe n’est pas fort. Cette consolidation devrait passer par exemple par un renforcement de CASA dans l’activité immobilière. A l’image de ce que nous avons fait avec les métiers de l’assurance, nous voulons intégrer les métiers de l’immobilier dans CASA dans toute leur palette.
PROPOS RECUEILLIS PAR RÉJANE REIBAUD ET FRANÇOIS VIDAL
Lire la suite sur : Philippe Brassac : «Recapitaliser les banques européennes serait un faux remède», Interview.
Mise en garde de l’AMF contre la société suisse Victory – Lextimes.fr – PLACEMENTS

L'Autorité des marchés financiers (AMF) met en garde le public, dans un communiqué diffusé vendredi 12 août, contre les activités de la société Victory Suisse basée à Bernex (Suisse), le dernier-né des bébés Madoff.
Cette société propose aux investisseurs, poursuit le communiqué, « des placements mettant en avant des rendements élevés de 6 à 8 % mensuels, tout en étant garantis en capital ».
Le gendarme de la bourse tient à signaler que la société Victory Suisse et son réseau de distribution Victory Invest, ainsi que les sociétés du groupe — Sofinex, S.F. Vectory Consulting, S.F. Vectory Investment et Vectory France — ne sont « ni autorisées à fournir des services d'investissement ou des conseils en investissements financiers en France ni habilitées à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier ».
Sur la toile, le site de cette société est introuvable mais, en revanche, par le réseau social professionnel Viadeo, on découvre l'administrateur-associé-président Jean-Claude Texier de la société Sofinex SA S.F. – Groupe Victory – Société financière et d'exploitation SA basée à Lausanne (Suisse). À l'issue de ses études (1959-1965) au Lycée Jean Giraudoux en lettres classiques, M. Texier a obtenu un bac en philosophie et indique avoir été directeur général (1983-1993) de la société Coutex emballage et exercer ses fonctions actuelles depuis 2005.
Quant à la société Sofinex, elle contrôle à 100 %, est-il indiqué, les sociétés S.F. Victory Consulting et S.F. Victory Investment, toutes deux basées à Lausanne. La société S.F. Vectory Consulting contrôle à 85 % la société Vectory France. Basée à Paris, cette dernière a été créée le 20 mai 2011 et a été immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 532 416 724.
Lire la suite sur : PLACEMENTS : Mise en garde de l'AMF contre la société suisse Victory – Lextimes.fr.
La BCE va intervenir sur le marché obligataire, Actualités
La Banque centrale européenne a annoncé dimanche soir qu’elle allait « mettre en oeuvre activement » son programme de rachats d’obligations pour tenter d’endiguer la crise de la dette qui secoue la zone euro et menace de se propager aux économies espagnoles et italiennes.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé dimanche qu’elle allait « mettre en oeuvre activement » son programme de rachats d’obligations pour tenter d’endiguer la crise de la dette qui secoue la zone euro et menace de se propager aux économies espagnoles et italiennes.
A quelques heures d’une journée qui s’annonce cruciale sur les marchés, l’institution financière européenne n’a pas précisé les pays qui seront concernés par ce rachat de dettes mais tout laisse à penser qu’il pourrait s’agir d’obligations de l’Espagne et l’Italie.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion téléphonique tard dimanche, la BCE a encouragé Madrid et Rome à mettre en place le plus rapidement possible les mesures de redressement des finances publiques annoncées récemment par ces deux pays pour tenter de rassurer les marchés.
« C’est sur la base de ces estimations que la BCE va mettre en oeuvre activement son programme de rachats d’obligations », écrit la BCE.
L’absence de rachat d’obligations de l’Italie et de l’Espagne par la BCE pour calmer les prix a été particulièrement sanctionnée par les marchés qui y ont vu le signe de divisions internes préjudiciables.
Les marchés espèrent voir la BCE entamer dès lundi le rachat d’obligations d’Etat des deux pays afin de stabiliser leurs prix. Les taux d’intérêt italiens et espagnols ont bondi ces derniers jours à leurs plus hauts niveaux en 14 ans.
COMMUNIQUÉ DE BERLIN ET PARIS
Dans un communiqué conjoint publié dimanche quelques heures avant la fin de la réunion de la BCE, le président français et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné « qu’une mise en oeuvre rapide et complète des mesures annoncées est essentielle pour restaurer la confiance des marchés. » (voir )
voir
viaLa BCE va intervenir sur le marché obligataire, Actualités.
Le groupe familial Oberthur bientôt racheté par un fonds américain – Challenges.fr
Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.
Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.
Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.
Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.
En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.
Advent est entré en négociations exclusives avec le numéro deux mondial des cartes à puce pour le rachat de 60% de son capital.

Le fonds américain Advent est entré en « négociations exclusives » avec la famille Savare pour lui racheter 60% du groupe français Oberthur Technologies, affirment dans leur édition datée du lundi 1er août Les Echos.
Le fonds « One Equity Partners, l’autre finaliste encore en piste il y a quelques jours, est sorti de ce processus de vente qui valoriserait le fabricant de cartes à puce autour d’un milliard d’euros », souligne le journal.
Oberthur Technologies est un groupe rennais non coté en Bourse et contrôlé par la famille Savare. Les fonds PAI Partners et Bain Capital avaient également fait acte de candidature mais il se sont retirés « à cause des conditions de valorisation, de sortie et de gouvernance », selon le quotidien économique. Dans l’hypothèse où une cotation en Bourse serait impossible, la famille Savare souhaite conserver la possibilité de racheter l’activité.
En 2010, Oberthur, le numéro trois mondial de l’impression de billets de banque et le numéro deux mondial des cartes à puces derrière Gemalto, avait enregistré un chiffre d’affaires de 979 millions d’euros.
viaLe groupe familial Oberthur bientôt racheté par un fonds américain – Challenges.fr.
«La France est en train de prendre du retard dans le développement de l’éolien» (F. Lanoe), Interview
«La France est en train de prendre du retard dans le développement de l’éolien» (F. Lanoe)
Au moment où les opérateurs attendent le lancement de l’appel d’offres, par l’Etat français , pour l’éolien offshore, le dirigeant de la filiale française du groupe EDPRenewables tire la sonnette d’alarme sur le retard pris en France en matière d’éolien.
Vous avez récemment lancé le premier coup de pelle d’un projet éolien en Bourgogne. Quel acteur êtes-vous sur le marché français ?
EDP Renewables est un groupe portugais. 80% du capital sont détenus par la maison-mère EDP, et 20 % sont en Bourse. C’est la troisième entreprise mondiale du secteur de l’énergie éolienne en puissance installée, avec 6.700 mégawatt, pour une production énergétique de 14 352 Gigawattheures en 2010.
Lire l’Article «La France est en train de prendre du retard dans le développement de l’éolien» (F. Lanoe), Interview.
Futur entrepreneur web, ton idée ne vaut pas un clou ! » Blog Axe-Net
Futur entrepreneur web, ton idée ne vaut pas un clou !Humour et humeurs Ajouter un commentaireEntreprendre sur le web nécessite les mêmes compétences que pour entreprendre dans l’économie traditionnelle, auxquelles va s’ajouter la connaissance spécifique de l’environnement Internet.Réussir…ou pasEt pourtant, chaque jour, des milliers de gens se réveillent en pensant qu’ils deviendront riches en quelques années. Ceci bien sûr, en n’investissant qu’une poignée d’euros.
viaFutur entrepreneur web, ton idée ne vaut pas un clou ! » Blog Axe-Net.








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