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Caisse des Dépôts et Consignations

Un record chasse l’autre pour les dépôts des banques auprès de la BCE, Actualités

Les banques de la zone euro ont déposé 455 milliards d’euros entre jeudi et vendredi auprès de la Banque centrale européenne (BCE), un nouveau record, qui montre que la situation est loin d’être normalisée en pleine crise de la dette.

Mercredi, les banques de la zone euro avaient déposé un montant de 453 milliards d’euros à Francfort, qui établissait déjà un plus haut historique. Ces dépôts sont rémunérés à hauteur de 0,25% par la BCE, un montant bien plus faible que ce que les banques pourraient en tirer si elles voulaient ou parvenaient à les placer sur le marché.

D’autre part, le montant des prêts au jour le jour accordés par la BCE aux banques qui ne veulent ou ne peuvent se refinancer en urgence sur les marchés, a continué de fondre. Il tournait autour des 14 milliards d’euros depuis le début de la semaine, et est retombé à 1,8 milliard entre jeudi et vendredi.

Selon les économistes, plusieurs facteurs expliquent le montant élevé des dépôts, mais il est difficile d’en tirer des conclusions, la BCE ne fournissant jamais davantage de détails que le montant des dépôts et les banques concernées n’ayant aucun intérêt à communiquer sur le sujet.

Les dépôts auprès de la BCE connaissent des niveaux élevés lors de chaque regain de tension sur les marchés depuis la crise financière de 2008 puis celle de la dette en zone euro.

En effet, les banques de la région ne se font plus suffisamment confiance entre elles pour se prêter l’argent dont elles ont besoin pour boucler chaque jour leurs opérations, comme elles le font en temps normal, et préfèrent ne pas prendre de risque en plaçant leurs excédents auprès de la BCE.

A ce facteur s’est ajoutée fin décembre une importante injection de liquidités par la BCE, qui a inondé les banques de la zone euro d’argent frais, qu’elles n’ont pas encore vraiment commencé à investir sur les marchés, d’autant que certaines ont gardé leurs liquidités pour faire face à des impératifs comptables de fin d’année.

Il pourrait également y avoir moins de banques à qui prêter de l’argent chaque jour, puisqu’elles ont pu obtenir lors des récentes opérations de la BCE autant d’argent qu’elles le voulaient, ce qui fait que les dépôts retournent à l‘institution monétaire, qui reste toujours preneuse, avancent certains économistes.

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Dexia: l’addition de la dislocation s’annonce salée

Le démembrement de l’établissement s’accompagne de la réunion au sein d’une « bad bank » de ses prêts douteux, garantis par les Etats. Non sans péril.

Le 10 octobre 2010, un accord de démantèlement de la banque belgo-franco-luxembourgeoise est trouvé.

Le 10 octobre 2010, un accord de démantèlement de la banque belgo-franco-luxembourgeoise est trouvé.
Reuters / Sebastien Pirlet

Le 24 septembre, quand René Ricol, le commissaire général à l’Investissement, arrive à Bercy, appelé à la rescousse par le gouvernement français pour débloquer la situation et éviter la faillite de la Banque Dexia, sa surprise est de taille. Il découvre une armée de banquiers d’affaires et de conseillers qui gravitent autour de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), de La Banque postale et de Dexia. Difficile, dans ces conditions, d’avancer vite et bien. Il décide alors de court-circuiter ce beau monde et de travailler en direct avec les représentants de la CDC, de La Banque postale et de Dexia, respectivement Antoine Gosset Grainville, Philippe Wahl et Pierre Mariani. Les jours suivants, René Ricol verra le ministre des Finances belge de l’époque, Didier Reynders, le Premier ministre français, François Fillon. Les négociations peuvent enfin commencer. Elles durent deux semaines et débouchent, le 10 octobre dernier, sur un accord de démantèlement de la banque belgo-franco-luxembourgeoise.

Touchée de plein fouet par la crise de la dette souveraine

Il faut dire que la situation est désespérée. Dirigée dès sa création par Pierre Richard avec l’appui, à partir de 2006, d’Axel Miller, la banque s’est gavée d’obligations d’Etat. Entre 2006 et 2008, son portefeuille est passé de 106 à 162 milliards d’euros ! Malgré la restructuration menée au pas de charge, dès la fin 2008, par le nouveau tandem Mariani-Dehaene, Dexia est touchée de plein fouet par la crise de la dette souveraine. Dégradée par les agences de notation, elle n’arrive plus à se financer sur le marché interbancaire.

Dexia finance le développement de près de la moitié des collectivités territoriales françaises. Impossible de la laisser sombrer.

En Belgique, la panique gagne les clients de Dexia – elle exerce aussi dans ce pays une activité de banque de détail. Début octobre 2011, ils sont des milliers à solder leurs comptes. En quelques jours, plusieurs milliards d’euros sortent des coffres des agences bancaires. Côté français, l’inquiétude est moins visible, mais tout aussi grande, car Dexia finance le développement de près de la moitié des collectivités territoriales. Impossible donc de la laisser sombrer. Les gouvernements belge, luxembourgeois et français décident une fois de plus de sauver Dexia (une première opération avait eu lieu en septembre 2008, les trois Etats ayant recapitalisé la banque, durement frappée par les subprimes, à hauteur de 6,4 milliards d’euros). Mais cette fois ils optent pour son démantèlement : le gouvernement belge rachète et nationalise Dexia Banque Belgique, la banque de détail et de financement du secteur public belge, pour 4 milliards d’euros. En France, le gouvernement a choisi d’adosser les activités françaises de Dexia Municipal Agency (DMA), spécialisée dans le financement des collectivités, à la CDC, qui a acquis 65 % du capital de DMA, en partenariat avec La Banque postale (5 %). Encore marginale, la participation de cette dernière devrait progressivement atteindre les 35 % après le rachat de la participation encore détenue par la holding Dexia SA.

DMA va reprendre et gérer les 77 milliards d’euros d’encours de prêts accordés aux collectivités françaises, italiennes et espagnoles, et financer les nouveaux prêts commercialisés en France uniquement. Pour ce qui est du démarchage commercial, la CDC compte s’appuyer sur le réseau de La Banque postale. Un partenariat matérialisé par la création d’un joint-venture entre la CDC (66 % du capital) et La Banque postale (34 %).

Regrouper les prêts toxiques et les filiales à céder

Bien évidemment, afin de ne pas dégrader le bilan de la CDC, les prêts toxiques hexagonaux, évalués à 10 milliards d’euros, sont garantis par Dexia, elle-même protégée par la garantie des Etats belge, luxembourgeois et français. Tous les produits toxiques de la banque, comme les 31 milliards d’obligations souveraines grecques, italiennes, espagnoles, portugaises, irlandaises, ont été isolés et placés dans la holding Dexia SA, le temps que celle-ci les vende. Cette bad bank détient également toutes les filiales à céder, non toxiques mais susceptibles d’enregistrer des moins-values.

Certaines opérations sont déjà bien avancées, comme la vente de Dexia Banque internationale au Luxembourg à un fonds qatarien, ou de la banque turque DenizBank au Groupe HSBC. En revanche, d’autres cessions sont au point mort. C’est le cas de DKD en Allemagne, de Dexia Sabadell en Espagne, de Dexia Crediop en Italie, ainsi que des activités de Dexia Asset Management. Pour couvrir le fonctionnement de la bad bank, la Belgique, le Luxembourg et la France ont posé sur la table une garantie maximale de 90 milliards d’euros. La Belgique couvre à elle seule 54,5 milliards d’euros, la France apporte 33 milliards d’euros et le Luxembourg limite les risques avec 2,5 milliards d’euros. Si le démantèlement de Dexia se poursuit actuellement sans trop d’accrocs, certains contestent d’ores et déjà ses modalités. Comme le souligne cet expert, « avec cette garantie, la France et la Belgique s’exposent massivement. Car si les risques souverains s’accroissent, les moins-values sur cessions s’accumulent. L’addition finale risque d’être très lourde, avec un impact sur la dette publique de ces deux pays. »

Dans ce cas, la Belgique serait incontestablement la plus touchée. Un degré d’exposition qui, selon une source proche du dossier, suscite d’ores et déjà des tensions entre les gouvernements belge et français.

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La banque franco-belge Dexia doit organiser sa propre disparition, Actualités

Après une lutte durant trois ans, la crise de la dette souveraine a eu raison de Dexia. Son administrateur délégué, Pierre Mariani, est chargé d’organiser le cantonnement de ses actifs les plus risqués tout en cédant ses franchises commerciales.

La forme est sauve. Les actionnaires français et belges de Dexia restent unis pour le meilleur et pour le pire : la scission ne passera pas par eux. A l’issue d’un conseil d’administration qui a duré six heures lundi soir, ils ont réaffirmé « leur unité et leur solidarité dans l’étape qui s’ouvre ».

Sur le fond, c’est pourtant bien la fin de l’aventure franco-belge qui se dessine entre les lignes du reste de ce communiqué sibyllin. Le conseil d’administration y confie en effet à Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, le soin de préparer « les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes structurels qui pénalisent les activités opérationnelles du groupe et ouvrir de nouvelles perspectives de développement à ses franchises commerciales historiques en Belgique et en France ».

Véhicule de cantonnement

En d’autres termes, Dexia mène une lutte quotidienne pour trouver assez de liquidités pour financer ses activités. Son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros hérité de la crise est devenu ingérable. Il compte notamment 21 milliards d’euros de dettes souveraines de pays européens dont la solvabilité est aujourd’hui mise en doute. Première victime avec l’américain Lehman Brother’s de la crise de liquidités en 2008, Dexia est ainsi encore la première victime de la crise de la dette.

Mais d’autres actifs spécialisés dans le financement des acteurs publics alourdissent le fardeau : les filiales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne mais aussi le véhicule de financement allemand DKD, équivalent de Dexia Municipal Agency (DexMa) en France. La première mesure consiste donc à isoler l’ensemble de ces actifs dans une structure à part, DexMa, faisant l’objet d’une solution française spécifique avec la Caisse des Dépôts et La Banque Postale. 90 % de ces actifs dépendent déjà de la structure juridique de Dexia Crédit Local. C’est donc elle qui fera office de véhicule de cantonnement. « Cette structure bénéficiera de la garantie de financement de la France et de la Belgique », assure Pierre Mariani. La France était réticente à apporter cette garantie lundi soir mais la dégringolade du cours de Dexia de plus de 37 % ce mardi dans la matinée a convaincu le ministre des Finances français de clarifier ses positions. « Les Etats belge et français répondront présents comme en 2008 », a confirmé François Baroin.

Cessions des entités les plus attractives

En parallèle, Pierre Mariani est chargé d’organiser la cession au meilleur prix des entités les plus attractives. L’objectif est de libérer autant de fonds propres que possible pour alimenter la structure de cantonnement de DCL et lui permettre de se refinancer. Les marchés sont donc ouverts pour le fleuron turc, DenizBank, la coentreprise RBC Dexia, ou encore la filiale de gestion d’actifs Dexia AM. L’avenir du réseau de banque de détail belge Dexia Bank Belgique (DDB) et celui de Banque internationale du Luxembourg (BIL) devraient faire l’objet d’un traitement plus politique compte tenu de leur importance dans le paysage économique des deux pays.

Quel sera le coût social de ce démantèlement ? Si le plan de charge des équipes de DCL semble assuré par la gestion de la structure de cantonnement et des prêts aux collectivités locales françaises, l’inquiétude des équipes du holding de tête du groupe bancaire est légitime. « Beaucoup de ces personnes travaillent pour les entités opérationnelles de Dexia, elles ont donc vocation à retourner dans ces différents métiers », assure-t-on chez Dexia. A quelle condition ? C’est la question que tous se posent.

NINON RENAUD

 

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Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités

 

Ce matin, la France et la Belgique ont accordé leur garantie sur les financements levés par la banque. Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se sont résolus hier à préparer son démantèlement.

 

Dexia s’effondre en Bourse ce mardi 4 octobre, alors que se profile son démantèlement. Le titre a perdu jusqu’à 37,7 % en début de séance. En milieu de matinée, les ministres des Finances belge et français ont annoncé que les deux Etats s’engagent à apporter leur garantie à la banque franco-belge. Une annonce de nature à rassurer les investisseurs en témoignant du soutien de ses actionnaires.

Garantie sur les financements levés par la banque

« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers. A cette fin, ils s’engagent à apporter leur garantie aux financements levés par Dexia », ont indiqué les deux ministères dans un communiqué.

A la mi-journée, le titre a légèrement réduit ses pertes. Vers 11h45, il chute encore de 22,4 % à 1,009 euro.

Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia. Un projet qui a fait d’emblée fait plonger le titre à l’ouverture des marchés boursiers.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Structure de défaisance

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ses actionnaires avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus). Ils auraient finalement estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi 5 octobre au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

 

 

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Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités

Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se résolvaient hier à dessiner l’adossement des activités stratégiques du groupe sur le modèle du métier des collectivités locales.

Aux grands maux les grands remèdes. Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Soutenir la banque jusqu’au bout

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ceux-ci confirmeraient ainsi leur engagement de soutenir Dexia jusqu’au bout. Alors qu’ils avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus), ses actionnaires auraient estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Note sous surveillance

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

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