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Banque

La France vue par les étrangers, Bernard Arnault : mais pourquoi les riches Français viennent en Belgique ?

 

lundi 10 septembre 2012 à 10h27

Rentiers et surtout entrepreneurs, les «Sans Difficultés Financières» d'outre-Quiévrain n'ont cessé de choisir la Belgique comme terre d'accueil fiscal.

Bernard Arnault, patron de LVMH. © Epa


«J'observe une très nette accélération des demandes de renseignements. Plus on parle de relèvement de l'ISF, plus il y a de Français qui, se posant déjà beaucoup de questions, font maintenant le voyage vers Bruxelles pour prendre tous les renseignements pratiques liés à une délocalisation», explique un banquier privé de très haut niveau, qui préfère rester anonyme. «Ils ne viennent pas ici pour se cacher. Ce sont des patrimoines transparents, parfaitement limpides. C'est une question de taux d'imposition. Notre précompte mobilier de 25 % sur les dividendes, ils le considèrent fort bas, vu qu'ils paient 36,5 % en France». 

 

Confirmation à la Société Générale : «En fait, contrairement aux Belges qui tiennent à la discrétion comme à la prunelle de leurs yeux, pour les Français, la transparence à l'égard du fisc n'est pas un problème. Ce n'est pas notre cotisation supplémentaire de 4 % de précompte sur les revenus mobiliers qui va empêcher les Français de s'exiler en Belgique». 

 

Les Français se plaignent de l'insécurité fiscale qui règne chez eux, où on change les règles du jeu à tout bout de champ… soit exactement ce que les fiscalistes belges dénoncent ici ! Ce serait donc pire là-bas ? Le fait que Didier Reynders soit resté ministre des Finances pendant 12 ans leur paraît en tout cas fort rassurant, rapportent plusieurs interlocuteurs. 

 

Quel est le profil des futurs expatriés fiscaux ? 

 


Il en est deux essentiellement : d'anciens dirigeants retraités, qui veulent esquiver l'impôt sur la fortune, et des patrons sur le point de vendre leur entreprise en évitant la plus-value, observe très classiquement Frédéricq Jacquet (Deloitte). Les seconds sont beaucoup plus nombreux que les premiers, parfois bien connus et donc plus emblématiques. L'absence d'imposition des plus-values en Belgique est en effet un critère essentiel pour un entrepreneur français qui souhaite vendre sa société. S'il est parti de rien, le prix de vente sera presque entièrement de la plus-value et il sera donc imposé à quelque 32,5 % en France. Ce tiers ainsi ponctionné est jugé confiscatoire par de nombreux entrepreneurs. 

 

Les donations bénéficient également d'un régime très favorable en Belgique, mais ceci concerne peu les Français, avertit Michel de Villenfagne (Banque Transatlantique) : pour transmettre à ses enfants en bénéficiant du régime belge, il faut que ces enfants résident également en Belgique, ce qui est l'exception. Par contre, s'ils savent bien que la Belgique n'impose ni la fortune ni la plus-value, les exilés fiscaux ignorent généralement tout des intérêts notionnels. C'est une agréable découverte, observe un banquier. «Déduire un intérêt fictif de ses fonds propres est pour eux fabuleux», renchérit un autre. 

 

Pour en revenir à l'identité des futurs exilés fiscaux, la palette est large puisqu'un interlocuteur observe des entrepreneurs «plus modestes» que naguère, tandis qu'un autre rencontre au contraire davantage de «gros rentiers» que par le passé. Les Parisiens restent les plus nombreux, mais la province effectue une percée : l'ouest de la France, mais aussi le sud, jusqu'à Marseille et Toulouse. 

Trends.be




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LVMH. Bernard Arnault un homme d’affaires redoutable


 
LVMH. Bernard Arnault un homme daffaires redoutable – Économie – ouest-france.fr
 
Économie
 
samedi 08 septembre 2012


Derniers coups magistraux en date: le rachat l'an dernier de Bulgari, une des rares opportunités prenables dans le secteur, et l'entrée fracassante à l'automne 2010 au capital d'Hermès, dont il détient désormais plus de 22%.

L'opération, réalisée à la grande colère des héritiers de la maison parisienne aux célèbres sacs et carrés de soie, tourne aujourd'hui à la bataille judiciaire depuis une plainte d'Hermès pour délit d'initié, à laquelle LVMH a riposté mardi en annonçant à son tour des poursuites.

A ceux qui le traitent de prédateur, Bernard Arnault répond que «les affaires sont comme un match de tennis: on se bagarre et après on se serre la main».


Un homme réservé qui fonctionne à la raison


Regard bleu acier, silhouette longiligne, l'homme est «un personnage réservé qui fonctionne à la raison», explique l'essayiste Alain Minc, proche de François Pinault, ex-PDG du groupe PPR contre lequel Bernard Arnault s'est battu en vain pour le contrôle de Gucci à la fin des années 1990.

L'un de ses meilleurs amis, le milliardaire belge Albert Frère, rencontré il y a une trentaine d'années, assure pour sa part que Bernard Arnault a«énormément d'humour».

Né le 5 mars 1949 à Croix, près de Roubaix, Bernard Arnault assure, à sa sortie de Polytechnique, le développement de l'entreprise de bâtiment et travaux publics de son père.

Après la victoire de la gauche en 1981, ce libéral revendiqué s'exile aux Etats-Unis. Il rentre en France trois ans plus tard et cherche un projet d'entreprise à la hauteur de son esprit de compétition.

Avec la bénédiction de Laurent Fabius, alors Premier ministre, il reprend les textiles Boussac, criblés de dettes. Leur remise à flot se fait au prix d'un plan social drastique et de la cession d'une grande partie des activités. Bernard Arnault garde le joyau du groupe, la maison de couture Christian Dior.


Mode, champagnes, parfums


Sa réputation de prédateur grandit à la fin des années 1980 quand il s'arroge la présidence de Louis Vuitton-Moët Hennessy à la hussarde, profitant des dissensions entre les dirigeants des deux maisons pour l'emporter au terme d'un long combat juridico-financier.

Mode, champagnes, parfums: 20 ans plus tard, LVMH truste une soixantaine de marques (Givenchy, Fendi, Céline, Hublot, Tag Heuer, Château d'Yquem, Veuve Clicquot, Hennessy, Sephora) et emploie près de 100.000 personnes dans le monde pour des ventes qui ont dépassé 23 milliards d'euros l'an dernier.

Le credo du patron: innover tout en préservant l'histoire des maisons, atout essentiel pour conquérir les marchés mondiaux.

«S'il était seulement un raider financier, il aurait scindé son groupe en deux depuis longtemps entre le luxe et l'alcool», estime Alain Minc, pour qui «la volonté de construire un empire est déterminante chez lui».

Bernard Arnault et François Pinault «utilisent la finance pour bâtir l'empire de leurs rêves», résume l'essayiste, proche de Nicolas Sarkozy.

Le patron de LVMH connaît bien lui aussi l'ancien chef de l'Etat: il était l'un des convives de la soirée du Fouquet's au soir de son élection en mai 2007.

Pianiste émérite, Bernard Arnault fait également partie des grands mécènes français. Son prochain grand projet, mêlant art et architecture, est la «Fondation Louis Vuitton pour la création», en région parisienne.



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Entrepreneurs, apprenez de vos erreurs, c’est important ! – blogues

chapeau

 

«Starbucks a sacrifié l'expérience client au profit de l'efficacité», a confié à Les Affaires le pdg de la chaîne de café, en avril 2011. Cet entrepreneur raconte les leçons qu'il a tirées de ses erreurs dans le livre Onward. [Photo : Bloombreg]

BLOGE. Faire des erreurs, en tant qu'entrepreneur, est tout à fait normal. Les répéter peut toutefois s’avérer un manque de jugement et démontre, pour certains, les difficultés qu’ils ont à demeurer crédibles en affaires. Pourtant, en les reconnaissant et en prenant les bonnes intentions de ne plus les refaire, l’entrepreneur améliore, selon moi, sa crédibilité.


C'est ce que j'ai retenu avec le temps. J'ai saisi rapidement les avantages de prendre du recul pour étudier autrement chacune de mes fautes. Celles qui m'ont d'ailleurs le plus marquée sont les suivantes: manquer de soucis pour les détails, faire confiance trop rapidement à des partenaires d'affaires potentiels, ne pas mettre trop d’importance sur les finances et ne pas prendre ma place dans certaines relations d'affaires.


Dans le cas de la confiance donnée trop rapidement à des futurs associés, par exemple, il était nécessaire que je comprenne mes agissements avant de commencer la recherche de nouveaux partenaires.


Alors comment peut-on, concrètement, apprendre de ses erreurs ? Je vous partage ce que j'ai retenu jusqu'à aujourd'hui.


Écrire ce que l’on retient de ses erreurs


Est-il vraiment nécessaire de trop se juger et par le fait même de se rabaisser après avoir fait une erreur ? Au lieu d'être longtemps en colère contre vous-même, tentez d'accepter vos émotions négatives et écrivez-les. Les émotions négatives sont souvent passagères. En les écrivant, pour ma part, je me suis rendu compte que j'acceptais autrement le fait que je ne pouvais pas toujours réussir du premier coup. J'ai aussi compris que je pouvais évaluer autrement mes fautes en restant réaliste et en considérant les impacts de celles-ci, qui souvent, ne nuisent pas à mon existence. J'ai donc pris cette habitude de noter mes émotions négatives ressenties face à mes erreurs et ce que j'en retiens.


Parler ouvertement de ses erreurs


Parler de vos erreurs à des gens en qui vous avez confiance permet de recevoir, entre autres, des conseils prestigieux de leur part. En procédant de la sorte, j'ai reçu des recommandations d'articles et de livres à lire et à consulter. J'ai obtenu aussi des commentaires francs sur certains de mes agissements. Leur point de vue, souvent différent au mien, m'a grandement aidée à voir mes erreurs d'une nouvelle façon.


Rester attentif et appliqué


Souvent, nous reproduisons des gestes qui nous rappellent une erreur commise auparavant. Restez attentif lorsque cela se produit. Vous devez, entre autres, vous rappeler de vos écrits et échanges avec vos confidents pour déterminer des actions concrètes pouvant être posées. Ces actions serviront à réduire les chances de faire la même faute. Prenons, par exemple, mon manque de soucis pour les détails. Les étapes précédentes m'ont permis de noter les moments où cela se produisait le plus souvent. Elles m'ont permis aussi de détecter les gestes que je posais pouvant m'attirer des problèmes. En m'éloignant d'un projet pour y revenir plus tard, j'ai compris que cela m'aidait à corriger des éléments que je n'avais pas remarqués au départ. J’ai compris aussi que c’était gagnant de déléguer certaines tâches répétitives à des personnes ayant une plus grande attirance sur les détails que moi.


Et vous, que faites-vous pour apprendre de vos erreurs ?

 

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250 milliards en transactions douteuses avec l’Iran – International

 

Une autorité de régulation de l'État de New York a accusé lundi la banque... (PHOTO BOBBY YIP, REUTERS)

PHOTO BOBBY YIP, REUTERS

AGENCE FRANCE-PRESSE  –  NEW YORK

 

Une autorité de régulation de l'État de New York a accusé lundi la banque britannique Standard Chartered (SCB), qui concentre son activité en Asie et dans les pays émergents, d'avoir dissimulé des transactions avec l'Iran représentant «environ 250 milliards de dollars».

«Pendant au moins dix ans», selon le Département des Services financiers de l'État de New York, SCB a ainsi perçu «des centaines de millions de dollars de commissions», et «laissé le système financier américain vulnérable aux terroristes, trafiquants d'armes, trafiquants de drogue et régimes corrompus».

Le Trésor fédéral américain, sollicité, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Dans son «injonction», l'autorité de l'État de New York a précisé qu'elle fondait ses accusations sur «plus de 30 000 pages de documents, y compris des courriels internes à SCB qui décrivent des infractions au droit délibérées et condamnables».


La direction de SCB a été sommée de s'expliquer le 15 août «pour expliquer ces infractions apparentes et pour démontrer pourquoi la licence d'exploitation dans l'État de New York ne devrait pas être révoquée».

La banque devra notamment répondre d'accusations selon lesquelles «SCB a entrepris de falsifier ses documents financiers, (…) fait obstruction à l'action gouvernementale, n'a pas informé le département en temps voulu», entre autres «nombreuses» infractions, y compris commises en vue d'échapper à des sanctions fédérales.

En particulier, «depuis janvier 2001 et jusqu'en 2007, SCB a conspiré avec ses clients iraniens pour faire transiter près de 60 000 paiements différents en dollars par sa filiale new-yorkaise après avoir retiré les informations des messages de virements permettant d'identifier des pays, entités et individus frappés de sanctions».

L'agence cite notamment un courriel émanant d'un cadre dirigeant de la banque particulièrement compromettant: «Espèce de c– d'Américains, qui êtes-vous pour nous dire, au reste du monde, que nous n'allons pas faire affaire avec des Iraniens».

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Où sont passés les 1000 milliards de la BCE ?

Mario Draghi / Reuters

 

 

 

Mario Draghi / Reuters

Philippe Mabille | 06/06/2012, 10:52 – 3444 mots

L'U­nion européenne vit « un mo­ment cru­cial » de son hi­stoire, a affirmé Ma­rio Dra­ghi, le prési­dent de la Ba­nque ce­n­trale européenne. Le mois de juin 2012 sera déci­sif. Ja­mais le sort de ce­nta­ines de mi­l­li­ons de gens n'a­ura autant dépe­ndu des déci­si­ons de le­urs di­ri­gea­nts poli­ti­ques. Dans cette tour­me­nte, la BCE ap­paraît co­mme l'a­rme ultime, la seule du moins qui pui­sse, dans un te­mps très court, four­nir le pare-feu dont l'Europe a be­soin avant les éle­cti­ons gre­cques. Elle l'a prouvé en inj­e­ctant par deux fois déjà des ce­nta­ines de mi­l­li­a­rds d'euros de li­qui­dités pour sa­uver le système ba­n­ca­ire. Mais où est donc allé cet ar­gent ? Qui en a profité ? Et pourquoi ces inte­rve­nti­ons ma­ssi­ves ne suffi­sent-elles pas à sta­bi­li­ser les ma­rchés ? No­tre enquête révèle les de­s­sous d'un uni­vers opa­que où l'on peut se dema­n­der si le po­mpier n'est pas en train d'a­rroser l'i­n­ce­ndie avec de l'e­sse­nce, au ri­sque de préci­pi­ter no­tre chute fi­nale.
A Athènes, en ces temps très difficiles, on ne s'est pas seulement indigné des récents propos de Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, qui a mis en regard le sort des Grecs avec celui des populations du Sahel. Signe que les périodes de crise sont aussi des moments intenses de vie culturelle (il faut bien penser à autre chose), on a joué la semaine dernière à Athènes à refaire… le procès de Socrate. 2 500 ans après, le célèbre philosophe condamné pour avoir défié les dieux et la Cité, et qui choisit, plutôt que l'infamie de l'exil, de se donner la mort en s'administrant lui-même un poison violent, la ciguë, pour marquer son respect des lois, a cette fois été… acquitté. Drôle de jeu, dans un pays au bord du chaos, et qui va tenter, une nouvelle fois, de survivre, en faisant revoter son peuple dimanche 17 juin.

Encore incertain, ce scrutin crucial va se jouer entre la coalition de la gauche radicale Syriza, menée par son Mélenchon local, Alexis Tsipras, et Nouvelle Démocratie, qui tente un retour en force pro-européen en s'appuyant sur l'échec du Pasok, coupable aux yeux des Grecs d'avoir accepté les purges successives imposées par la troïka FMI-UE-BCE depuis trois ans. Syriza veut à la fois renégocier le plan de rigueur budgétaire et rester dans l'euro, deux conditions clairement difficiles à concilier, sauf à attendre un nouveau sursis que l'Allemagne ne semble plus prête à accorder. Or, selon l'ex-Premier ministre Lucas Papademos, la Grèce risque d'être à court de liquidités à la fin du mois de juin si les bailleurs de fonds du pays coupent leurs aides en cas de rejet du programme de réformes. En clair, une faillite de la Grèce et sa sortie de la zone euro (« Grexit ») sont deux hypothèses de moins en moins improbables.

« L'économie mondiale serait déstabilisée »

On a beaucoup glosé sur cette perspective et sur ses conséquences avec un coût évalué entre 150 et 500 milliards d'euros. À Londres, mais aussi dans le monde entier, les créanciers de la Grèce et le secteur financier se sont préparés très activement ces dernières semaines à toutes les éventualités. Toutes, vraiment ? Comme l'a expliqué l'Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, une sortie de la Grèce constituerait « un choc massif, dont personne ne connaît la portée ». Selon le directeur général de l'Institute of International Finance, Charles Dallara, bien connu pour avoir négocié pendant de longs mois le dernier défaut grec, « il est erroné de penser qu'une sortie de la Grèce n'aurait pas de très lourds effets sur les banques européennes, sur des pays comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal à cause de la contagion. En outre, cela déstabiliserait l'ensemble de l'économie mondiale », a-t-il déclaré à Il Sole 24 Ore. En réalité, dans toutes les banques centrales nationales, sauf en Allemagne, on mesure très bien le danger de l'effet dominos. Critiquant ouvertement la position exprimée par la Bundesbank, qui avait minimisé l'événement en jugeant « maîtrisable » la sortie de la Grèce, le président de la Banque centrale autrichienne a estimé que « le sort de l'Europe est trop important pour faire ici des expériences irréfléchies ». Et a conclu sa mise en garde en faisant valoir que « la Banque centrale européenne n'a pas encore utilisé tout son arsenal ».Il n'en fallait pas plus pour faire ressurgir la rumeur d'une nouvelle intervention décisive de la BCE qui pourrait, lors de son conseil monétaire du 6 juin (mercredi prochain), décider d'accorder un troisième prêt massif au secteur bancaire européen. Un troisième LTRO (Long Terme Refinancing Operation) va-t-il devoir être lancé pour dénouer les tensions extrêmes qui ont ressurgi sur les marchés de la dette souveraine ? La BCE va-t-elle jouer à nouveau les pompiers de service et à quel prix ? Son bilan a déjà gonflé démesurément avec la crise et dépasse désormais 32 % du PIB de la zone euro (2 972 milliards d'euros à fin mai), largement au-dessus de celui de la Réserve fédérale américaine (environ 2 200 milliards d'euros). Les chiffres donnent le tournis et, surtout, l'inquiétude monte sur la qualité du bilan de la Banque centrale, de plus en plus toxique…La question mérite que l'on s'y arrête, alors que la contagion a déjà commencé, en Italie, mais surtout en Espagne, dont les taux ont flambé à près de 6,5 % et qui peine à recapitaliser un système bancaire en capilotade : 29 milliards d'euros sont nécessaires rien que pour Bankia, qui porterait au moins cinq fois plus de crédits sinistrés dans son bilan. Au total, on évoque un montant astronomique de 900 milliards d'euros de créances irrécouvrables dans le système bancaire espagnol. De quoi donner des frissons. Et la crise atteint désormais aussi les régions, à l'image de la Catalogne, qui seraient au bord de la faillite.
Si se pose l'éventualité d'une troisième injection massive de liquidité par la BCE, c'est parce que les deux premières interventions, pourtant historiques, n'ont pas eu l'efficacité attendue. En tout cas, pas de façon durable. Mario Draghi n'avait pourtant pas fait dans le détail. Par deux fois, le 20 décembre 2011 et le 29 février 2012, le successeur italien de Jean-Claude Trichet a ouvert grand les vannes, pour accorder aux banques autant de liquidités qu'elles le demanderaient, au taux de 1 % pour trois ans. Le bilan global de ces opérations « non conventionnelles » est spectaculaire, tant par son montant brut (1 019 milliards soit 489 milliards puis 530 milliards) que net.

L'argent n'est pas allé à l'économie réelle

En réalité, les interventions de la BCE ont permis de transformer en partie des prêts à court terme (moins de 15 jours) ou à moyen terme (moins d'un an) accordés jusqu'alors. Au final, les fameux 1 000 milliards d'euros dont l'opinion publique a eu connaissance se sont traduits par l'apport de seulement 527 milliards d'euros de monnaie centrale nouvelle aux banques, a calculé Olivier Berruyer dans une note publiée sur son blog Les-crises.fr. Reste que ce sont bien 1 019 milliards d'euros que les banques emprunteuses devront rembourser à la BCE d'ici à 2015…Ce jeune économiste s'est aussi livré à un véritable « travail de romain » pour essayer de comprendre le circuit financier qu'ont emprunté ces fameux 1 000 milliards. Il en ressort un voyage inédit dans l'étrange pays des banques centrales dont nous révélons ici l'essentiel. En près de 250 graphiques commentés et publiés dans son blog, dont La Tribune reproduit les principales synthèses dans ces pages, Olivier Berruyer est parvenu à retracer (ou en tout cas à donner une estimation « juste à 95 % ») l'ensemble des mouvements d'emprunts et de dépôts à la BCE qui sont intervenus dans chaque pays. Pour cela, il lui a fallu se plonger dans une analyse méticuleuse des bilans des 17 banques centrales qui composent ce que l'on appelle l'Eurosystème.

Comme le montre le graphique page 6, ce sont les banques espagnoles (308 milliards), italiennes (265 milliards) et françaises (146 milliards) qui ont pris près des trois-quarts des 1 019 milliards octroyés par la BCE en décembre et février.
Contrairement à une idée répandue, cet argent n'a pas servi à financer l'économie réelle. Il a suivi un circuit très complexe, qui a fini par le faire revenir dans les comptes… de la BCE. En gros, les banques des pays du Sud ont emprunté l'argent à la Banque centrale, puis l'ont transféré dans la zone euro pour payer leurs dettes auprès des autres banques, créditrices, surtout celles du Nord de l'Europe (Allemagne et Pays-Bas principalement), qui se sont empressées de redéposer ces quelque 500 milliards dans le seul endroit sûr : leur propre compte bancaire à la BCE !
Pour comprendre ce circuit incroyable, il faut passer un peu de temps sur la notion de monnaie centrale. La monnaie prêtée par la BCE aux banques n'est pas de même nature que celle créée par les banques commerciales par le jeu du crédit et que nous utilisons au quotidien. Seule la Banque centrale peut donc créer, ex nihilo, la monnaie centrale, qui sert à assurer la bonne fluidité du système bancaire. En général, très peu de monnaie centrale suffit pour permettre aux banques de finir la journée à zéro dans leurs comptes.

De la faillite de Lehman Brothers à la crise grecque

« En temps "normal", les banques compensent leurs opérations entre elles et règlent le solde sur le marché interbancaire », explique Olivier Berruyer. On dit que les crédits et les dépôts s'égalisent. Mais, depuis 2008, cela a changé dramatiquement. À plusieurs reprises, les banques centrales ont dû s'interposer pour permettre au système financier de ne pas imploser. C'est arrivé une première fois le 9 août 2007, après la fermeture par la BNP de deux fonds monétaires devenus illiquides à cause de la crise des subprimes. La BCE a alors ouvert ses guichets pour prêter de façon illimitée à toutes les banques du monde qui le souhaitaient. La situation s'est rétablie jusqu'à la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, qui a été un véritable infarctus pour le système financier mondial, à cause des engagements réciproques des banques entre elles (notamment via l'assureur AIG, principal émetteur de CDS – Crédit Default Swaps). Depuis lors, le marché interbancaire ne s'est jamais remis d'aplomb. Chaque banque, ne sachant pas ce qu'il y a dans le compte de sa voisine (ou plutôt se doutant que la voisine n'est pas en meilleure forme qu'elle !) a nettement diminué ses prêts aux autres banques. Le coup d'arrêt brutal dans le fonctionnement du marché interbancaire a obligé les banques centrales à intervenir de plus en plus.
La crise grecque, à partir de la fin 2009, a donné le coup de grâce, en établissant un lien mortel entre créances bancaires et créances souveraines. Aux inquiétudes légitimes sur la capacité de certains États d'honorer leurs engagements s'est ajoutée la défiance à l'égard des banques, qui détiennent une partie de ces dettes. Elles répondent pour leur défense qu'on les a encouragées à avoir ces titres publics en portefeuille, puisque ce sont, en théorie, les plus sûrs, et donc les mieux à même d'être mobilisés pour obtenir en échange des liquidités. Ce qui est vrai. Mais le piège s'est refermé lorsque la décision a été prise, à l'instigation d'Angela Merkel de faire participer les créanciers privés au défaut de paiement de la Grèce. Une véritable gangrène s'est alors diffusée dans le système financier européen, au fur et à mesure de la montée des primes de risques sur les titres des États les plus fragiles.
Comment tout ceci nous amène-t-il aux 1 000 milliards d'euros de prêts de la BCE ? Confrontées à la défaillance du marché interbancaire et ne pouvant plus s'échanger entre elles des titres de dettes publiques dont tout le monde se défie désormais, les banques centrales sont devenues la seule contrepartie possible pour régler les soldes entre banques. Le système s'est complètement grippé à partir de l'été 2011, lorsque s'est produite une crise bancaire d'une violence inouïe. Toutes les banques de la zone euro, notamment les banques françaises, mais aussi celles des pays du Sud, ont été attaquées par la spéculation, au point de faire craindre une fail-lite en chaîne. La peur d'un bankrun (fuite des dépôts comme on le voit en Grèce depuis quelques semaines) et le manque de confiance dans un système qui pourrait s'écrouler tel un château de cartes ont poussé la BCE à faire un coup psychologique. Par ses deux opérations non conventionnelles, Mario Draghi, devenu Super Mario, a frappé les esprits.La Banque centrale européenne s'est, en quelque sorte, interposée entre tous les prêteurs et tous les emprunteurs et leur a accordé toutes les liquidités nécessaires pour une durée de trois ans, en apparence suffisamment longue.

Pourquoi a-t-on eu besoin de 1 000 milliards ?

Dans un premier temps, le coup a été gagnant. On a assisté au premier trimestre à une forte détente des taux sur les emprunts d'État à dix ans dans les pays du Sud, même en Grèce. Ce qui a permis au candidat Nicolas Sarkozy de proclamer, un peu vite pendant la campagne présidentielle française : « la crise est derrière nous ». Mais la magie de super Mario a vite fait long feu. Les élections grecques du 6 mai 2012 (le même jour que l'élection de François Hollande) et l'explosion en vol du système bancaire espagnol, rongé par la crise immobilière, ont rappelé à l'ordre les investisseurs trop confiants. Résultat : on est revenu au point de départ, en pire…Reste une question. Pourquoi a-t-on eu besoin de 1 000 milliards d'euros et pas de 500 ou de 2 000 ? La réponse vient de l'observation des transferts financiers réels au sein de la zone euro. Ces 1 000 milliards sont en quelque sorte la trace physique de l'échec de l'union économique et monétaire et des divergences économiques croissantes apparues depuis 1999 entre les dix-sept pays qui ont accepté de partager leur monnaie. On en a la démonstration dans les deux graphiques ci-contre qui comparent les soldes TARGET2 des banques centrales de l'Eurosystème et les soldes des balances de paiement de l'eurozone, cumulés depuis 2007.TARGET (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) est un système de paiement permettant aux banques de l'Union européenne de transférer des règlements de gros montants en temps réel. TARGET1 a été mis en place début 1999 avec l'introduction de l'euro. Lui a succédé de façon progressive depuis 2007 TARGET 2, qui est une plate-forme commune. Ce système de règlement a été très critiqué à cause de ses effets accélérateurs sur le transfert des dépôts des banques des pays du sud vers celles du Nord. Dans une étude d'avril 2011, l'institut allemand de recherche économique IFO a démontré que les déséquilibres au sein de l'Eurozone se retrouvent dans les passifs et les actifs des banques centrales nationales retracés au sein du système TARGET2. Selon cette enquête, les recouvrements du compte TARGET de la banque centrale allemande étaient déjà passés de 5 milliards d'euros en 2006 à 323 milliards d'euros en mars 2011. Ce montant correspond presque exactement aux déficits cumulés entre 2008 et 2010 des comptes courants des pays au centre de la crise de la dette (365 milliards d'euros). selon l'institut IFO, le système TARGET2 a donc permis des transferts massifs de ressources depuis les pays excédentaires vers les pays déficitaires. Hans-Werner Sinn avait tiré la sonnette d'alarme, avertissant la BCE des dangers de continuer à laisser accumuler ces déséquilibres gigantesques.

Excédents au nord… Et déficits équivalents au sud

L'étude d'Olivier berruyer confirme cette inquiétude et montre que les opérations de refinancement de décembre 2011 et de février 2012 ont accompagné une brutale accélération de la dérive des soldes TARGET2 à l'intérieur de l'Eurozone. Il y a désormais 1 000 milliards d'euros d'excédents du côté des pays créditeurs (Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Autriche…) et autant de déficits dans les pays débiteurs, à savoir les PiiGs ou GiPsi (Grèce, irlande, Portugal, Espagne et Italie). L'accumulation des déficits extérieurs au sein de la zone euro a produit un véritable monstre financier dont les soldes TARGET2 dessinent les contours. On voit très clairement apparaître la dualité de la zone euro. En réalité, si tant est qu'il était besoin de le démontrer, il y a bien désormais en Europe deux euros : celui du Nord, qui correspond à l'ancienne zone mark, et celui du sud, ce que l'on appelait autrefois les pays du « Club Med ». La France, qui a renoué depuis 2002-2003 avec les déséquilibres du commerce extérieur (jusqu'au record de 70 milliards d'euros de 2011) est clairement en train de basculer du côté de l'euro du sud, avec un déficit TARGET2 de 150 milliards d'euros. Pour rester dans « l'euro allemand », la France devrait faire des efforts de compétitivité extraordinaires, pour rattraper les vingt points perdus au cours de la dernière décennie. Pour « redresser la France » comme il s'y est engagé, François Hollande devrait mener la même politique que le chancelier social-démocrate allemand Gerhard Schröder. Au final, on peut donc se demander si le pompier Mario Draghi n'est pas aussi le pyromane en train d'arroser d'essence l'incendie européen. Ce qui frappe le plus, compte tenu des montants en jeu, c'est l'opacité totale dans laquelle sont décidées ces opérations monétaires. La commission de Bruxelles elle-même s'est émue du manque de transparence sur la destination de ces 1 000 milliards d'euros, avouant ne pas savoir qui en avait vraiment profité. Michel Barnier, le commissaire au marché intérieur a demandé au président de l'autorité bancaire européenne, Andrea Enria, quel usage avaient fait les banques de ces prêts à taux bonifiés. il a aussi déposé un amendement à la directive européenne sur les liquidités bancaires qui impose aux banques d'isoler les profits qu'elles ont réalisés en investissant dans des titres rémunérateurs les liquidités à faible coût de la BCE et empêche que ces bénéfices servent au calcul des bonus. On a de fait entendu tout et n'importe quoi à propos de ces 1 000 milliards. Ils auraient servi à recapitaliser les banques les plus malades, ou bien leur auraient permis de refinancer la dette des États, une sorte de carry-trade intra-européen qui aurait généré une colossale marge entre le 1 % des prêts de la BCE et les 5 à 6 % de taux servi sur les obligations espagnoles et italiennes. Le fait que les banques des pays du sud de l'Europe aient massivement accru depuis décembre leurs achats de la dette publique de leur pays, faisant, très temporairement, baisser les taux d'emprunt espagnols et italiens a nourri ce soupçon. Sachant qu'elles ont dû également placer les fonds obtenus des marchés pour leur recapitalisation. comme il s'agit d'argent public, et que, in fine, c'est le contribuable européen qui est le garant du prêteur en dernier ressort qu'est la banque centrale européenne, il est normal de réclamer des comptes. Avec seulement 86 milliards d'euros de fonds propres, l'effet de levier de la BCE nourrit des craintes sinon de faillite, du moins de recapitalisation par les États membres. Mais qui acceptera de payer pour une telle gabegie ? Le président de la BCE, Mario Draghi, lui-même, n'est pas très satisfait des résultats des deux premières opérations de LTRO dont il espérait qu'elles profitent davantage à l'économie réelle. De fait, les emprunteurs finaux, ménages et entreprises voient le crédit stagner, voire reculer, et comprennent mal que la valse des milliards de la BCE ne leur ait pas plus profité.

Et si l'Allemagne sortait de l'euro ?

Une troisième opération non conventionnelle sera sans doute réalisée. La BCE a pour elle un atout, la maîtrise du temps. Elle peut augmenter sans limite la quantité de monnaie centrale qu'elle émet, allonger la durée de ses prêts et donner un répit pour permettre au système bancaire de se rétablir. Mais combien de temps faudra-t-il et jusqu'où sera poussée la logique infernale dans laquelle la zone euro est engagée ?
Nul ne le sait. si la croissance et la confiance ne reviennent pas, il n'est pas sûr que la Bundesbank, qui est on l'a vu le principal créancier du système, conséquence logique de la stratégie exportatrice allemande, apprécie de voir son bilan être pollué par la conversion de ses créances actuelles au sein de TARGET2 par des créances sur des banques espagnoles ou italiennes en mauvaise santé, et qui détiennent en outre un montant croissant d'obligations d'État de leur pays…« On voit bien que si les déficits commerciaux perdurent en Europe, et c'est bien parti pour, la BCE va se retrouver "collée" avec ses prêts, conclut Olivier berruyer. Ce n'est pas dramatique en soi. Après tout, elle pourrait prêter la monnaie centrale pour cinquante ans. Mais cela va mettre le système de plus en plus sous pression et cela risque bien de faire fuir de la zone euro les pays créditeurs, par crainte de ne jamais se voir payer… ». et si, finalement, la sortie de crise passait par la sortie de l'Allemagne de l'euro. Pour faire tenir ce système à bout de souffle, conclut Olivier Berruyer, « la BCE prête des sommes hallucinantes, dans le secret le plus total, à des structures bancaires de plus en plus fragiles et aux comptes maquillés par des règles comptables complaisantes bâties sur le principe d'imprudence, le tout fragilisant la monnaie unique avec une efficacité discutable en augmentant le risque d'appel au contribuable. Intéressant exercice de psychologie sociale : quand la coopération et la confiance vont-elles disparaître et qui fuiront les premiers ? Les marchés financiers ou les États les plus solides ? »



Lire la suite sur : Où sont passés les 1000 milliards de la BCE ?.

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Comment s’y prennent les entrepreneurs pour créer de la richesse | André Dubuc | Québec

La création d'entreprises durables ne se limite pas... (Photo archives La Presse)

Photo archives La Presse

La création d’entreprises durables ne se limite pas au secteur des nouvelles technologies ou aux centres urbains populeux.

La richesse d’une région dépend du dynamisme de ses entrepreneurs, comme en témoigne un livre publié ce mois-ci, qui raconte l’histoire de 67 PME québécoises, la plupart méconnues du grand public.

Il s’agit du deuxième livre à paraître en 2012 mettant en vedette les gens d’affaires du Québec. Le chroniqueur Pierre Duhamel avait publié plus tôt cette année L’avenir du Québec; Les entrepreneurs à la rescousse, dans lequel il démystifie ce qu’est un entrepreneur pour le public.

La parution de ces deux ouvrages, à quelques mois d’intervalle, témoigne de l’intérêt que soulève la question de la relève entrepreneuriale dans notre société qui vieillit rapidement. Il y a également des leçons à tirer pour Montréal qui manque cruellement d’entrepreneurs et qui en paie le prix avec un taux de chômage plus élevé qu’au Québec, tel que le rappelait l’économiste réputé Marcel Côté, au cours d’un débat présenté par l’Institut de développement urbain du Québec, le vendredi 15 juin.

Dans De l’audace à la réussite; Des histoires d’entrepreneurs d’ici, le réseau des SADC (Société d’aide au développement des collectivités) et CAE (Centre d’aide aux entreprises) cherchent à convaincre, par l’exemple, des lecteurs à emboîter le pas et à oser l’aventure de l’entrepreneuriat.

À sa lecture, on y constate que la création d’entreprises durables ne se limite pas au secteur des nouvelles technologies ou aux centres urbains populeux. «Le potentiel entrepreneurial existe dans nos milieux», rappelle, en préface, Paul-A. Fortin, fondateur de la Fondation de l’entrepreneurship et souvent présenté comme le père de l’entrepreneuriat au Québec.

Le cas Horizon Multiressource

À Lachute, dans les Laurentides, le potentiel entrepreneurial a pris la forme d’Horizon Multiressource, une firme de consultants active dans des projets de planification, de protection et de mise en valeur des ressources naturelles.

«Avec notre équipe multidisciplinaire de 15 employés, on est capable de donner des services complémentaires et de regarder un territoire avec plusieurs angles», explique, dans un entretien, le directeur général, André Goulet, actionnaire minoritaire d’Horizon Multiressource.

Cette filiale de la coopérative forestière Terra-Bois affiche aujourd’hui des revenus annuels de 1 million de dollars et a pris l’habitude d’ajouter un employé par année à son équipe.

Horizon Multiressource est par ailleurs en lice pour dresser un inventaire des arbres de l’arrondissement de Saint-Laurent, qui devra planter 25 000 arbres au cours des 10 prochaines années dans le cadre du Plan d’action canopée. Ce plan prévoit l’augmentation du couvert forestier sur l’île de Montréal de 5%, soit l’équivalent de 65 parcs La Fontaine.

Horizon Multiressource a obtenu le soutien du CAE Rive-Nord, situé à Mirabel, pour financer à l’avance ses crédits d’impôt de recherche et développement. Ceux-ci ont servi à élaborer une grille d’évaluation du potentiel écologique d’un lot boisé comportant une quinzaine de critères. L’outil a d’ailleurs servi à estimer la valeur écologique des bois sur le territoire de la Ville de Mirabel, qui est à revoir son plan d’urbanisme.

Le cas Granits Richelieu

Pour Granits Richelieu, une PME de Saint-Jean-sur-Richelieu qui utilise le granit, le marbre et le quartz pour la finition de comptoirs de cuisine et de salles de bains, le CAE Haute-Montérégie a offert à ses propriétaires, Maxime Beaulieu et Nicolas Périard, un service de mentorat. «[Par ses questions], le mentor m’aide à voir si la décision que j’ai prise est la meilleure pour mon entreprise», dit M. Périard, cité dans le livre.

Chaque année, plus de 10 000 entrepreneurs québécois sont accompagnés et financés par les 57 SADC et 10 CAE.

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Les transmissions d’entreprises en baisse

Les chefs d'entreprise redoutent un alourdissement de la fiscalité sur ces opérations.

Pacte Dutreil pour faciliter le rachat d'une entreprise familiale par les héritiers. Exonération de l'impôt sur les plus-values pour la cession d'un fonds de commerce dont la valeur ne dépasse pas les 300.000 euros. Les pouvoirs publics ont multiplié les dispositifs pour favoriser les trans-missions d'entreprises.

 

Malgré ces mesures, le nombre de transmissions recule d'années en années. 12.315 sociétés employant entre 10 et 5000 salariés ont été transmises ou cédées en 2010 alors que leur nombre aurait pu s'élever à plus de 17.000, selon l'observatoire BPCE. Plusieurs raisons expliquent cette tendance. Beaucoup d'entrepreneurs refusent de préparer leur succession. La multiplication des dispositifs déroute les chefs d'entreprise et leurs conseils. «Il existe un empilement de textes difficiles à conjuguer entre eux», explique Fabrice Luzu, notaire et cofondateur de la deuxième édition des Journées de la transmission d'entreprise qui se déroulent à Paris. La crise est aussi responsable. Les valorisations des sociétés ont reculé. Les repreneurs ont éprouvé des difficultés à trouver des financements.

La situation pourrait s'aggraver si le gouvernement alourdit la fiscalité sur la transmission des sociétés familiales. «Nos clients nous interrogent sur les modifications qui pourraient survenir dans les prochaines semaines. Ils nous consultent pour réaliser des opérations de donation anticipée à leurs enfants et abordent ensuite logiquement la transmission d'entreprise», observe Laurent Benoudiz, vice-président de l'ordre des experts-comptables de la région Paris Ile-de-France et cofondateur des Journées de la transmission d'entreprise. Des entrepreneurs envisagent de s'expatrier.

«Il n'est pas possible de dire qu'on va aider les PME et se placer dans une logique de taxation lors de la transmission d'une génération à l'autre, observe Jacky Lintignat, directeur général de KPMG. Le problème se pose lors du passage de la deuxième à la troisième génération quand des membres de la famille ne sont plus salariés de l'entreprise et qu'ils estiment ne plus avoir les moyens de payer l'ISF car les entreprises versent peu de dividendes. Il est alors plus simple de vendre l'entreprise que de la transmettre».

Le danger des groupes étrangers

Yvon Gattaz, président du syndicat Asmep-ETI, qui regroupe les entreprises familiales, a écrit au président de la République François Hollande pour l'alerter sur les dangers d'une remise en cause du pacte Dutreil. Il estime qu'une telle décision condamnera les entreprises familiales à se vendre à des groupes étrangers. «Le gouvernement doit prendre toutes les mesures pour conserver les entreprises familiales de taille intermédiaire sur notre territoire, en maintenant totalement les lois Dutreil qui les ont sauvées et sauvé leurs emplois», affirme Yvon Gattaz. La France, qui ne compte que 4600 sociétés employant entre 250 et 5000 salariés, risque de perdre encore du terrain face à l'Allemagne riche de plus de 12.000 sociétés de ce type. Car outre-Rhin, les transmissions de sociétés familiales sont déjà cinq fois plus nombreuses que dans l'Hexagone. «Les difficultés de transmission sont l'une des raisons de la faiblesse du nombre de PME en France.», conclut Jacky Lintignat…

Lire la suite sur : Le Figaro – Entrepreneurs : Les transmissions dentreprises en baisse.

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L’économiste Christian Saint-Étienne claque la porte du conseil d’analyse économique pour marquer son désaccord avec la politique économique du gouvernement » CNI Isère | CNI Isère

L’économiste Christian Saint-Étienne claque la porte du conseil d’analyse économique pour marquer son désaccord avec la politique économique du gouvernement » CNI Isère | CNI Isère.

Le 14-06-2012 L’économiste Christian Saint-Étienne claque la porte du conseil d’analyse économique pour marquer son désaccord avec la politique économique du gouvernement flamby Hollande. Il juge la politique du président socialiste contraire aux intérêts fondamentaux du pays par ignorance de la réalité de la situation économique…

Lire la suite sur : http://cni-isere.com/leconomiste-christian-saint-etienne-claque-la-porte-du-conseil-danalyse-economique-pour-marquer-son-desaccord-avec-la-politique-economique-du-gouvernement/    L’économiste Christian Saint-Étienne claque la porte du conseil d’analyse économique pour marquer son désaccord avec la politique économique du gouvernement » CNI Isère | CNI Isère.

Le CNI, Centre National des Indépendants et Paysans, Indépendants, Commerçants, Artisans, Paysans, PME, PMI…

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Le titre de Facebook dégringole – Prune PERROMAT – Médias et télécoms

Facebook a fait son entrée en Bourse vendredi... (Photo: AP)

Photo: AP

Facebook a fait son entrée en Bourse vendredi dernier.

  • Prune PERROMAT – AGENCE FRANCE-PRESSE

Facebook a plongé lundi, le scepticisme des investisseurs sur sa valorisation astronomique semblant l’emporter dès son deuxième jour de cotation, alors que seul le soutien des banques avait permis vendredi de sauver de l’échec son entrée en Bourse ultramédiatique.

Chutant d’environ 8% en-dessous de son prix d’introduction à l’ouverture de son deuxième jour de cotation, l’action Facebook a perdu plus de 4 dollars, ou 10,99%, pour finir à 34,03 dollars, après avoir brièvement perdu jusqu’à 13,68% en matinée.

A la différence de vendredi, où la morosité générale ambiante avait pu peser sur le titre, cette fois sa chute représentait un vrai contraste par rapport au rebond perceptible sur tous les marchés américains.

Cette contre-performance de «FB» illustrait pour beaucoup le scepticisme persistant des investisseurs vis-à-vis de la solidité de Facebook, un temps occulté par l’énorme engouement du public pour le géant des réseaux sociaux sur internet.

Alors qu’il y a quelques jours à peine, certains analystes estimaient que Facebook et ses banquiers, au premier rang desquels Morgan Stanley, auraient pu fixer un prix supérieur à la fourchette de prix annoncée, de 28 à 35 dollars, beaucoup finissaient par trouver que les 38 dollars retenus étaient finalement peut-être excessifs.

«Quelqu’un s’est trompé en fixant le prix, cette bourde signifie que le prix de l’action a été fixé trop haut», relevait l’analyste Douglas McIntyre sur le site spécialisé 247WallSt.com.

Vendredi, les banques avaient pu éviter que l’introduction en Bourse tourne au désastre en soutenant le titre à bout de bras, à coup d’achats de titres. L’action n’était jamais tombé sous les 38 dollars, même si elle avait longtemps tourné autour de ce seuil.

Mais lundi, «ce soutien semble épuisé», a noté Lou Kerner, fondateur du Social Internet Fund.

Aujourd’hui «les investisseurs sont sur la défensive. La plupart d’entre eux pensaient que (Facebook) était une bonne affaire, et maintenant que ce n’est pas le cas, personne ne sait jusqu’où cette descente peut aller», a-t-il ajouté.

A Wedbush Securities, Michael James a remarqué de son côté que le marché semblait animé essentiellement par des professionnels à la recherche de profits rapides.

«C’est le titre sur lequel il y a eu le plus d’échanges vendredi et cela le sera probablement aujourd’hui», a-t-il noté, estimant qu’il y a beaucoup «d’acteurs de court terme qui s’intéressent au titre».

En effet, aux États unis du moins, les particuliers sont fortement dissuadés par leurs courtiers de céder leurs titres avant 15 jours au moins de cotation, sous peine d’être exclus à l’avenir de nouvelles entrées en Bourse.

Certains analystes notaient que ces échanges des premiers jours n’étaient pas forcément indicatifs d’une tendance à long terme: «cela rappelle l’entrée en Bourse de Google, qui avait peiné à ses débuts», a noté M. Kerner.

«Mais quand Facebook publiera ses chiffres du deuxième trimestre, à la mi ou à la fin juillet, les actions s’échangeront plus sur (la base) des fondamentaux, plutôt que sur la peur».

Google pèse aujourd’hui quelque 200 milliards de dollars de capitalisation boursière, contre 23 milliards au moment de son entrée en Bourse en 2004.

Site aux 900 millions d’utilisateurs dirigé par un jeune patron de 28 ans, Facebook, lui, a commencé ….  Lire la suite sur : Le titre de Facebook dégringole | Prune PERROMAT | Médias et télécoms.

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Centre national des indépendants et paysans | CNI Isère

 

Le Centre national des indépendants et paysans CNI ou CNIP est un parti politique français libéral-conservateur créé le6 janvier 1949. Il succède au Centre national des indépendants après l’absorption provisoire du Parti paysan d’union sociale dePaul Antier en 1951.Il regroupe alors les courants de la droite classique hostile au dirigisme des partis de gauche PCF, SFIO ou du centre MRP, tels le Parti républicain de la liberté PRL, les Républicains indépendants ou l’Action républicaine et sociale.Toujours associé à la droite l’UMP entre 2002 et 2008, le CNIP se fond dans les listes de celle-ci à chaque élection. Le parti est présidé par le député Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, depuis le 24 octobre 2009.

Lire la suite sur : Centre national des indépendants et paysans | CNI Isère.

A lire sur : http://cni-isere.com/defendre-les-interets-de-la-10-eme-circonscription-de-lisere/

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Eric Berlivet candidat aux élections législatives dans la Loire 42 – YouTube

 
Eric Berlivet candidat aux élections législatives dans la Loire 42 – YouTube
 
Éric est un ami, c'est un homme de conviction et de valeur, un ancien entrepreneur qui depuis des années se bat et défend les PME, les artisans, les commerçants, de la Loire.
C'est une personnalité de Saint-Étienne très ancrée dans la société, dans l'économie locale …  Comme déjà de nombreuses personnes engagées dans l'économie et la politique, je lui apporte mon soutien et ma confiance. Il sera pour Saint-Étienne et la Loire un atout, en mettant son dynamisme et son expérience au service de la collectivité, des entreprises et des citoyens …
 
 
 
Lire la suite sur le CNI Isère : http://cni-isere.com
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Communiqué de presse de Monsieur Eric Berlivet Candidat aux législatives sur Saint Etienne …

 

Communiqué de presse de Monsieur
 
Communiqué de presse

« Les états-majors politiques locaux, dotés d’énormes moyens, fourbissent leurs armes pour les législatives des 10 et 17 juin prochains et leurs troupes sont prêtes, issues d’alliances ou d’accords, bien souvent, contre nature.  
                                    

Cependant, une véritable alternative s’offre aux électeurs. Je suis le seul candidat indépendant issu du secteur privé dont je connais les difficultés quotidiennes, les besoins. Les habitants de la circonscription aspirent à une vie libérée de la précarité par la garantie d’un emploi durable dans une région assurée d’un véritable avenir.  
             
Libre de toute contrainte politique partisane, investi depuis toujours dans le tissu économique local, pétri de valeurs humaines, je suis animé d’une inébranlable   ambition pour le développement économique et social, solidaire et efficace de ma circonscription.  
                                                                              

Appelant les personnes partageant mon idéal à me rejoindre, je me positionne comme le candidat uniquement préoccupé par l’avenir de la  première circonscription. »

 

 

 

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Eric Berlivet candidat aux élections législatives dans la Loire (42)

La vidéo de présentation de M. Eric Berlivet !

Candidat aux élections législatives dans la Loire (42)







 

C’est avec enthousiasme et convictions que M. Eric Berlivet représentera les valeurs de bon sens des Indépendants (CNIP), avec un esprit libéral et social.

« En particulier, j’apporterai mes connaissances et mon vécu à tous les sujets qui me tiennent à cœur, avec une place spéciale à l’entreprenariat des travailleurs indépendants, artisans, commerçants, PME, PMI, mais aussi professions libérales, moteurs économiques avérés, et viviers de l’emploi. »

lire la suite sur http://www.developpement-affaires.com/elections-legislatives-2012/

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L’artisanat s’invite dans la campagne … Dans le cadre de la Semaine Nationale de l’Artisanat,

Dans le cadre de la Semaine Nationale de l'Artisanat, le Centre des Congrès de Saint-Etienne accueillera les 16, 17 et 18 mars 2012 le premier Salon de l'Artisanat en Rhône-Alpes

Le 1er salon de l’artisanat de Rhône-Alpes ouvre ses portes du 16 au 18 mars au palais des congrès de St Etienne. De nombreux visiteurs y sont attendu ce week-end pour y découvrir le savoir faire de bon nombre d’artisans de la région et au-delà. 

Au gré des allées, 180 exposants – qu’ils soient du Bâtiment, de l’alimentation, de la production ou des services – présentent leur savoir-faire et leurs productions, avec des démonstrations durant 3 jours dédiés entièrement à ce secteur dynamique qu’est l’artisanat.

Le salon de l’Artisanat est également l’occasion de rencontrer les partenaires qui contribuent au développement desentreprises artisanales, par le biais de forums, deconférences et d’événements animés autour de l’emploi, de la création d’entreprises, de la formation professionnelle, dudéveloppement durable et de l’innovation.

De plus de nombreuses animations et événements sont prévus : Finale régionale Stars & Métiers, Exposition des Meilleurs Ouvriers de France avec le conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France, Entreprises du Patrimoine Vivant, Show coiffure et Show mode, Médailles et trophées (voir le programme)

Enfin de hautes personnalités sont attendues : 

Mr Jean-André Porteneuve, Président de la Chambre des Métiers de l'Artisanat de la Loire

Mr Sylvain Guesne, Président de l'Union Professionnelle Artisanale de la Loire

Mr Eric Berlivet, Commissaire général du salon

Mr Jean-Jacques Borne, Parrain du Salon 

Et pour répondre aux interrogations nombreuses du monde de l’artisanat : Monsieur Frédéric LEFEBVRE, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation. 

Sûr qu’il en profitera pour donner plus de précisions sur la dernière proposition du Président Candidat Monsieur Nicolas SARKOSY sur l’exonération des charges en cas de Chiffre d’affaire nul. 

« Que propose Nicolas Sarkozy ? Le candidat-président a promis l'exonération des charges pour les artisans tant qu’ils ne réalisent pas de chiffre d'affaires. Ce faisant, Nicolas Sarkozy mettra en place, s’il est réélu, un alignement social du secteur artisanal sur le régime de l’auto-entreprise. "Vous ne paierez des charges qu'à la minute où vous aurez un chiffre d'affaires", a précisé Nicolas Sarkozy lundi sur TF1.

Combien ça coûte ? La mesure sera financée par l’impôt minimal sur les grandes sociétés annoncé par le président-candidat le 6 mars dernier. "C'est 250 millions d'euros que nous allons financer par l'impôt minimum sur les grandes sociétés", a indiqué Nicolas Sarkozy lundi soir.

Pourquoi prendre cette mesure ? Par cette proposition, Nicolas Sarkozy entend répondre aux critiques des artisans qui s’estiment victimes d’une concurrence déloyale de la part des auto-entrepreneurs. De fait, ces derniers, dont le régime a été créé en janvier 2009 par le même Nicolas Sarkozy, ne paient pas de cotisations sociales tant qu’ils ne réalisent pas de chiffres d’affaires. "Les artisans seront traités exactement comme les auto-entrepreneurs", a affirmé le président-candidat.

Comment réagissent les artisans ? "C'est une mesure que l'artisanat attend depuis longtemps", se réjouit Jean Lardin, le président de l’Union professionnelle artisanale, au micro d’Europe 1. "On met l'entrepreneur devant une possibilité de faire face à ses charges. Alors que jusqu'à présent, avant même qu'il ait commencé à facturer, il se voyait prélever d'office les premières cotisations sociales", précise Jean Lardin. »

Source : www.europe1.fr 

http://www.europe1.fr/Economie/Sarkozy-au-chevet-des-artisans-987033/

www.salondelartisanat.fr 

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Activité soutenue pour le fonds SFR Développement.

Cercle Finance | Publié le 12/03/2012 à 16:24 | Mise à jour le 12/03/2012 à 16:24

 

SFR Développement, le fonds d'investissement de SFR, a investi dans 22 sociétés depuis sa création en 2006, pour un montant total d'investissement cumulé de plus de 40 millions d'euros.

Ses prises de participation sont minoritaires, pour des montants oscillant entre 500.000 et quatre millions d'euros, avec, dans la majorité des cas, un co-investissement réalisé avec d'autres fonds financiers ou industriels.

SFR indique que son fonds d'investissement a investi pour l'essentiel dans des domaines tels que l'Internet, les réseaux, les contenus TV ou le mobile, mais aussi dans la distribution ou la santé.

A l'heure actuelle, le fonds dit privilégier des secteurs comme le commerce digital et le 'cloud' (informatique à distance).

En parallèle, SFR Développement a procédé à six sorties depuis sa création.

A titre d'exemple, Trusted Logic, un spécialiste de la sécurité pour cartes à puce et terminaux, a été cédé à Gemalto en 2009 et Wengo – une plateforme de services en ligne par téléphone – a été rachetée par le groupe Vivendi.

En 2011, SFR Développement a enregistré 10 transactions pour un montant total de plus de 10 millions d'euros, dont une prise de participation dans l'opérateur de services de jeux et vidéos en mode 'cloud' G-Cluster Global et dans IFeelGoods, une agence spécialiste des monnaies virtuelles.

Au sein des participations stratégiques détenues par SFR Développement on compte actuellement Assia dans l'optimisation de la qualité de l'ADSL), Sofialys dans la publicité mobile ou Wiztivi dans la vidéo à la demande.

SFR est une filiale détenue à 100% par le groupe Vivendi.

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Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro, Actualités

Avec le prêt record octroyé aux banques ce mercredi matin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) va encore augmenter. Il a plus que doublé depuis 2007.

ECRIT PAR
Isabelle COUET

Isabelle COUET
Chef de service adjointe

 

Les chiffres donnent le vertige. Selon Barclays Capital, le bilan de la BCE va désormais peser 32% du PIB de la zone euro, contre 21% pour le Royaume-Uni, 19% pour les Etats-Unis et 30% pour le Japon. En fin de semaine dernière, il atteignait presque 2.700 milliards,ce qui veut dire qu'il a déjà plus que doublé de taille depuis l'ouverture du robinet des liquidités à l'été 2007.

Ce ne sont toutefois pas 529 milliards d'euros -le montant du prêt à trois ans accordé ce mercredi 29 février -qui vont s'ajouter, mais seulement les liquidités «fraîches» injectées hier, soit environ 300 milliards.

En théorie, le bilan d'une banque centrale n'a pas de limite. Les problèmes surviennent quand les actifs qu'elle reçoit en échange de ses prêts sont à risque. C'est notamment le cas des obligations grecques, placées en «défaut sélectif» par Standard & Poor's lundi soir. Pour protéger le bilan de la BCE, il est prévu que le Fonds de stabilité européen (FESF) apporte une garantie allant jusqu'à 35 milliards d'euros.

En ce qui concerne les autres actifs reçus par la BCE, des précautions sont prises : plus les titres sont jugés risqués -par exemple pour les créances et produits de titrisation -plus la prime («haircut») prélevée par la banque centrale est importante. En outre, la BCE suit au jour le jour les variations des prix des actifs pour adapter sa gestion du risque. Si jamais un incident se produisait -un défaut soudain sur des titres mis en caution, ou la faillite d'une banque qui a emprunté à la BCE -l'institut d'émission devrait augmenter son capital, c'est à dire faire appel aux Etats de la zone euro.

ISABELLE COUET

Photo : Bloomberg

 

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Moodys change la perspective de la France à négative, Actualités

L'agence de notation a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France.

L'agence de notation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (Aaa) qu'elle attribue à la France. Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ».

Pour expliquer sa décision, Moody's évoque d'abord l'incertitude sur les réformes en zone euro et les perspectives de croissance. Par ailleurs, elle estime que les ratios de finances publiques de la France sont « parmi les plus faibles des pays notés Aaa ». Et elle affirme qu'il y a un risque que le gouvernement français n'atteigne pas ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Le 12 janvier, Standard & Poor's avait décidé de dégrader la France en la privant de son AAA, tandis que Fitch s'était engagée à ne pas en priver l'Hexagone cette année, sauf en cas d'aggravation de la situation en Europe.

Moody's, pour sa part, s'était donné quelques semaines de plus avant de rendre son verdict et avait prolongé son examen de la perspective «stable» de la note française. Le 16 janvier, elle a publié une « Opinion de crédit » que certains ont pu confondre avec la confirmation du Aaa accordé par elle à la France. En fait, elle était en train d'évaluer la perspective stable de la note française.

Contrairement à S&P, Moody's change aussi la perspective du Royaume-Uni à négative, tout en gardant le Aaa. La même décision est appliquée à à l'Autriche. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l'annonce de Moody's, estimant que c'était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. Moody's a également indiqué avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie et Malte d'un cran à A3, celle du Portugal d'un cran à Ba3, et celle de l'Espagne de deux crans à A3.

L'agence indique qu'elle considère appropriées les notes « Aaa » qu'elle attribue à l'Allemagne, au Danemark, à la Finlande, au Luxembourg, aux Pays-Bas, à la Suède et au Fonds européen de stabilité financière (FESF), de même que les notes de la Belgique ( »Aa3 »), de l'Estonie ( »A1 ») et de l'Irlande ( »Ba1 »). Moody's continue cependant d'étudier le cas de Chypre, dont elle pourrait abaisser la note ( »Baa3 ») comme elle l'a annoncé en novembre.

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde. Moody's écrit cependant que « l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

LES ECHOS, AVEC AGENCES

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Révolution loin des médias: L’Islande réécrit entièrement sa constitution !

 

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Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google » : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

 

Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

 

 

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Le CAC 40, le Dow Jones et le Nasdaq sont à des niveaux records, Actualités

Le CAC 40 a terminé en hausse de 1,52 %, au-dessus des 3.400 points, au plus haut depuis août dernier. Le Dow Jones a atteint un niveau record depuis mai 2008. Et le Nasdaq est à son plus haut depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet. Ces hausses couronnent une belle ascension qui dure depuis plusieurs semaines, avec les secteurs cycliques et financiers en tête.

Les marchés sont en train d'oublier la crise de la dette souveraine. Le Cac 40 a terminé en hausse de 1,52% à 3.427,92 points. A la cloture, l'indice parisien repasse le cap symbolique des 3.400 points, sur ses niveaux de début août, se rapprochant ainsi de son point haut de juillet 2011, avant que les craintes sur la zone euro -mais aussi les Etats-Unis-ne provoquent de fortes turbulences sur les marchés. Le Stoxx 600 s'adjugeait 1,64%, également au plus haut depuis début août.

La Bourse de New York a clôturé à des niveaux plus vu depuis le pic de la crise financière en 2008, le marché saluant la baisse du chômage bien plus forte que prévu aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,23% et le Nasdaq a bondi de 1,61%. Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 156,52 points, à 12.861,93 points, un record depuis mai 2008, et le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 45,98 points, à 2.905,66 points. Il s'agit du plus haut niveau à la clôture de cet indice à dominante technologique depuis fin 2000 et l'éclatement de la bulle Internet.

Le très attendu rapport mensuel sur le marché du travail américain a confirmé la bonne santé de l'économie outre-Altlantique. Les Etats-Unis ont créé 243.00 emplois dans le secteur non agricole, en janvier, soit bien au-dessus des 140.000 attendus par les économistes. Le taux de chômage a baissé pour le 5ème mois d'affilée à 8,3%, alors qu'il était anticipé stable à 8,5%.

La belle ascension poursuit la tendance haussière initiée depuis quelques semaines. Depuis le début de l'année, le Dax par exemple a grimpé de 15%, le Stoxx 600 de presque 8%.

Les secteurs cycliques et financières, qui faisaient partis des « plus mal aimés » de 2011, ont été les principaux bénéficiaires de ce mouvement. L'automobile est en tête des performances sectorielles de l'indice large européen Stoxx 600 (+28% depuis le début de l'année), devant les minerais et métaux (+22%). Les banques et assurances ont pris respectivement 17% et 16%.

Certaines valeurs affichent ainsi des bonds impressionnants, en seulement plus d'un mois. Par exemple à 17h45, Société Générale s'est adjugé 40 %, Renault 34% et Peugeot 34%.

« En fait, les secteurs qui ont le plus rebondi depuis deux mois sont ceux qui avaient, à l'inverse, le plus souffert durant l'été et l'automne. Ce sont des segments à fort béta, c'est-à-dire très sensibles aux variations du marché, qui bénéficient directement du regain d'appétit pour le risque »,explique Roland Kaloyan, stratégiste à la Société Ggénérale.

La bonne humeur sur les marchés a été portée par une conjonction de facteurs : de bonnes nouvelles sur le front macroéconomique, avec des statistiques rassurantes aux Etats-Unis et des espoirs d'assouplissement monétaire en Chine. « Les secteurs automobile et minerais et métaux en bénéficient fortement », note le spécialiste.

Parallèlement, les craintes sur la crise de la dette souveraine se sont un peu apaisées. La banque centrale européenne a injecté d'énormes quantités de liquidités dans le système, avec notamment l'opération de refinancement à trois ans de presque 500 milliards d'euros, fin décembre. Et, un nouveau prêt d'envergure est attendu ce mois-ci. « La détente des taux longs des pays périphériques et plus globalement en zone euro a eu un effet très positif sur le marché et en particulier sur les valeurs financières,souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Ensuite, la hausse conjuguée des segments cycliques et financiers a entretenu l'effet positif, puisqu'ils représentent de grosses pondérations ».En effet, les banques et assurances cumulées « pèsent » environ 17% de l'indice européen et les minerais et métaux 10%, selon les calculs de la Société générale.

A l'inverse, les secteurs plus défensifs sont à la peine. Les télécoms, la distribution, la santé mais l'alimentation et boissons sont en queue du Stoxx 600 depuis début 2012. Par exemple, France Télécom perd 5% en peu plus d'un mois, Vivendi 4% et EDF 2%.

Les services aux collectivités, qui étaient déjà mal orientés en 2011, continuent de sous-performer l'indice. «Elles pâtissent de craintes sur leur bilan très endetté et de la menace de possibles hausses d'impôts»,reprend Roland Kaloyan.

Toute la question est désormais de savoir si le rebond de certains secteurs peut se poursuivre. « Tout dépendra des conditions macroéconomiques, mais a priori, on devrait éviter une récession dure en Europe », répond-il

La saison des résultats qui débute pourrait toutefois mettre un frein à la progression spectaculaire de plusieurs valeurs. Les investisseurs seront très sensibles à leur discours pour 2012, alors que les attentes des analystes sur les profits apparaissent encore élevées pour le marché (+7% en Europe, selon Ibes).

MARINA ALCARAZ

 

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Crise : les banques françaises financent plus l’économie que les allemandes, Actualités

Les chiffres publiés par la Banque centrale européenne démentent que les établissements français soient à la traîne.

« On se demande à qui les banques commerciales prêtent de l'argent », s'interrogeait, il y a quelques jours, le président de la République. « Nous avons les banques les plus importantes d'Europe et quand il faut prêter de l'argent aux PME c'est l'état qui doit créer Oséo ». Des propos qui tranchent avec les statistiques de la Banque centrale européenne qui montrent que non seulement que les banques françaises n'ont pas cessé d'accroître leur prêts aux entreprises et aux ménages depuis le début de la crise, en 2008, mais qu'en plus, elles leur ont prêté bien davantage que les banques allemandes à leur propre économie.

Ainsi entre décembre 2008 et décembre 2011, les crédits bancaires distribués par les banques françaises à l'économie ont augmenté de 187 milliards d'euros. Sur cette somme, 33 milliards ont été accordés aux entreprises et 154 milliards aux ménages. Sur la même période, les banques allemandes ont réduit de 17 milliards le financement de l'économie allemande. Si les ménages se sont vu prêter 24 milliards, les prêts aux entreprises ont reculé de 41 milliards sur les trois dernières années. L'écart de financement entre la France et l'Allemagne envers les entreprises représente donc 74 milliards d'euros et 204 milliards si l'on prend l'ensemble de l'économie.

Les banques de la zone euro dans son ensemble ont fourni 244 milliards, dont 351 pour les ménages. Les crédits ont reculé de 107 milliards d'euros pour les entreprises .

CATHERINE CHATIGNOUX

 

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