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agence Moody’s

Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris

 


Crédits photo : © Suzanne Plunkett / Reuters/REUTERS

Dexia qui a annoncé sa réorganisation pour résoudre ses difficultés de financement plonge de plus de 20 %. Pour sa part, le CAC perd plus de 3 %.

L’humeur reste maussade ce mardi à la Bourse de Paris. La crise de la dette, la crainte d’un défaut de paiement grec ainsi que les difficultés de Dexia plombent toujours les marchés. Le CAC plonge de 2,7 % en milieu de séance à 2 845,78 points. Une baisse qui s’est accentué par la suite pour dépassé les 3,3%. Lundi le CAC avait déjà clôturé en baisse de 1,85 % à 2926,83 euros. Ailleurs en Europe, Londres recule de 2,22 % à 4962,80 points et Francfort de 3 % à 5 215,50 points.Lundi soir, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont annoncé à l’issue de leur réunion qu’ils reportaient à « courant octobre » la décision sur la prochaine tranche d’aide de 8 milliards d’euros à la Grèce. L’Europe envisage de revoir la participation du secteur privé au deuxième plan d’aide et songe à augmenter le fonds de secours aux pays endettés (FESF). Les ministres des Finances se sont par ailleurs accordés sur l’octroi de collatéraux en l’échange de prêts à la Grèce.Athènes a, de son côté, annoncé de nouvelles mesures après avoir prévenu dimanche que le pays ne remplirait pas ses objectifs de déficit exigé par ses créanciers.

Le pétrole en baisse

Les craintes sur la zone euro pèse également sur la monnaie européenne. L’euro s’enfonçait sous le seuil de 1,32 dollar en fin de matinée, à son plus bas niveau depuis janvier face au billet vert, emporté dans les turbulences de la crise de la dette et le report d’une décision sur la Grèce par les ministres des Finances de la zone euro. En milieu de séance, l’euro valait 1,3184 dollar contre 1,3178 dollar lundi soir. En tout début de séance, il est même tombé jusqu’à 1,3146 dollar, sa valeur la plus basse depuis le 13 janvier.

Sur les marchés pétroliers, les inquiétudes sur l’économie mondiale pèsent sur les cours : le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre perdait 1,47 % dollar, à 76,47 dollars dans la matinée.

Du côté des indicateurs macroéconomiques, les investisseurs seront attentifs à la publication des prix à la production industrielle en zone euro au moins d’août attendue à 16 heures. Outre-Atlantique, les commandes industrielles aux États-Unis pour le mois d’août sont attendues pour 16 heures. À la même heure, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, doit prendre la parole devant une commission du Congrès sur le thème « les prévisions économiques ».

Dexia doit annoncer la vente de ses fleurons

L’ensemble du secteur bancaire sera suivi ce mardi. Le conseil d’administration de Dexia(-20,77 % à 1,03 euros) a annoncé hier soir avoir lancé un processus pour résoudre les problèmes structurels du groupe mais n’a pas évoqué de pistes en particulier. La banque franco-belge devrait accélérer la vente de ses fleurons et l’isolement de ses actifs non performants dans un « bad bank ». Sa note a été placée hier sous surveillance négative par l’agence Moody’sDeminor insiste pour que les actionnaires soient consultés avant toute décision sur un plan concernant l’avenir de Dexia, indique le cabinet de conseil aux actionnaires dans une lettre ouverte dévoilée par Reuters.

De son coté, la Société générale (-3,95 % à 18,22 euros) a réduit de moitié ses besoins de financement à long terme pour 2012, a-t-elle annoncé. La banque française n’aura besoin que de 10 à 15 milliards d’euros.

Toujours dans le secteur bancaire européen, la première banque allemande Deutsche Bank a renoncé mardi à son objectif de dégager un bénéfice opérationnel record de 10 milliards d’euros cette année, mais a assuré qu’elle restera bénéficiaire au troisième trimestre.

Le groupe sucrier Cristal Union va acquérir sur un mode amical le groupe Vermandoise pour près d’un milliard d’euros afin de créer le numéro cinq européen de l’industrie du sucre, qui sera numéro deux en France derrière Tereos. Le groupe Vermandoise regroupe deux sociétés cotées sur Nyse-Euronext Paris, la Société Vermandoise de Sucreries (SVS) et la Société Sucrière de Pithiviers le Vieil (SSPLV). La cotation des deux titres est suspendue.

Stallergènes (-3,63 % à 44,81 euros) a annoncé une réorganisation de sa gouvernance, qui verra l’arrivée d’un nouveau directeur général exécutif début 2012.

GDF Suez (-1,70 % à 22,02 euros) a conclu la vente de G6 Rete Gas au consortium constitué du fonds d’infrastructures F2i, d’AXA Private Equity et d’Enel Distribution. La cession valorise les actifs de distribution à une valeur d’entreprise de 772 millions d’euros soit, à 103 % de la base d’actifs régulés 2010, 9,3 fois l’Ebitda et 17,5 fois le résultat net. Cette opération avait été annoncée en juin dernier.

Bonduelle (-1,31 % à 63,50 euros) a présenté une forte chute de son bénéfice net annuel de 48 % à 30,4 millions d’euros mais prévoit un rebond de sa rentabilité pour l’exercice 2011-2012. Le groupe agro-alimentaire est par ailleurs en négociations pour racheter les légumes d’Aucy en Russie.

Naturex (-6,88 % à 46,02 euros), spécialiste des ingrédients naturels d’origine végétale, va lancer une augmentation de capital de 49,3 millions d’euros destinée à financer des acquisitions et accroître son flottant boursier.

Groupe Gorgé (+9,95 % à 6,74 euros) flambe au lendemain de l’annonce de sa plus importante commande dans le nucléaire, un contrat de 30 millions d’euros en Chine.

 

Le Figaro – Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris.

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Opération vérité sur le AAA de la France !

 

DECRYPTAGE Faut-il s’inquiéter de la menace brandie par Moody’s ? Revue de détail des bons points et des handicaps de la France à l’aune des critères que retiennent les agences de notation.

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI et Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée le 8 octobre 2011 (SIPA)
Christine Lagarde, la directrice générale du FMI et Nicolas Sarkozy sur le perron de l’Elysée le 8 octobre 2011 (SIPA)

 

Moody’s fait vaciller le sacro-saint AAA français. L’agence de notation américaine a indiqué, hier, qu’elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective sur la note de la dette française était toujours jugée « stable ». Dans le cas contraire, elle pourrait placer la France sous surveillance négative, voire dégrader sa note, jusqu’à présent synonyme de 20/20 auprès des investisseurs.

L’Hexagone serait alors le deuxième « grand » pays AAA à perdre son précieux sésame à cause de la crise, après les Etats-Unis, dégradé en août par Standard & Poor’s. Endettée à hauteur de 70 % auprès de résidents étrangers, la France risquerait alors de subir une envolée des taux d’intérêt de sa dette, qui ont déjà grimpé à 103 points de base au-dessus des taux allemands, un record !

Le gouvernement français croyait pourtant avoir fait le plus dur en annonçant un mini-plan de rigueur de 11 milliards d’euros fin août. Las, les perspectives de croissance, de plus en plus sombres, font déjà dire à François Baroin, le ministre de l’Economie, qu’il faudra peut-être prendre de nouvelles mesures. De plus en plus d’analystes se demandent, en fait, si la France, dont le budget de l’Etat est en déficit depuis trente ans, mérite réellement son AAA. Revue de détail de ses bons points et de ses handicaps, à l’aune des critères des impitoyables agences de notation

1. Un manque de dynamisme économique qui inquiète

L’Insee l’a confirmé fin septembre : la croissance française a été nulle au deuxième trimestre. Après trois bons premiers mois (+ 0,9 %), les économistes n’attendaient pas un tel trou d’air, qui va plomber les recettes fiscales. Si les agences de notation ont loué la capacité de résistance de la France pendant la crise, ses performances actuelles sont inquiétantes.

Pour boucler son budget 2011, Bercy misait d’abord sur une progression de 2% du PIB avant de ramener sa prévision à 1,75%, proche désormais de celle de l’Insee. L’institut table, en effet, sur 0,3% au troisième trimestre puis 0% au quatrième, la croissance atteignant au final 1,7% sur 2011. C’est surtout pour 2012 que la correction va être sévère. Alors que le gouvernement espérait une croissance de 2,25%, il a déjà ramené sa prévision à 1,75 % fin août avant de préciser discrètement que le budget était, en fait, calibré pour une croissance de 1,5%. Quoi qu’il en soit, l’exécutif reste trop optimiste aux yeux des économistes : selon Reuters, leurs prévisions seraient désormais plus proches de 1%, Natixis tablant même sur 0,7% !

Certes, la déconvenue printanière est en partie due à la fin de la prime à la casse, qui a provoqué une chute des ventes d’automobiles et fait plonger les dépenses des ménages de 0,7 %. « C’est le plus mauvais chiffre depuis la fin 1996 et l’extinction des «jupettes» [la prime automobile de l'époque, NDLR]« , rappelle Catherine Stephan, à BNP Paribas. Mais la consommation risque de rester atone dans les mois à venir. Le soutien budgétaire aux ménages a pris fin et les créations d’emplois devraient fortement ralentir, passant de 112.000 au premier semestre à 24.000 au second, selon l’Insee. Le taux de chômage progresserait ainsi légèrement d’ici la fin de l’année pour atteindre 9,2% (9,7% avec les DOM).

Les inquiétudes sont encore plus grandes du côté des entreprises. Le plongeon des marchés financiers, et notamment des valeurs bancaires, pourrait provoquer un resserrement du crédit et freiner la reprise de l’investissement. « C’est particulièrement inquiétant en France, où les taux de marge sont très inférieurs à ceux des autres pays AAA, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni », remarque Jean-Christophe Caffet. « Mais, à la différence de l’Allemagne, la France, dont les exportations sont eurocentrées, est moins sensible à la conjoncture mondiale et s’en sort mieux en période de repli », souligne Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank. En cas de rechute de l’économie mondiale, il est donc probable que les agences ne feront pas de différence entre la France et les autres pays AAA.

2. des finances publiques toujours aussi médiocres

Lestée d’une dette dépassant 85 % du PIB, la France fait partie des mauvais élèves au sein des pays AAA. Comme l’a montré une étude récente de Natixis, l’Allemagne et le Canada seraient les seuls pays du G7 à conserver cette note si l’on ne prenait en compte que les critères quantitatifs de Standard & Poor’s.

Le Royaume-Uni, durement frappé par la crise, accuse un déficit supérieur au nôtre et se rapproche dangereusement de notre ratio d’endettement. En mai 2009, S&P l’avait d’ailleurs placé sous perspective négative, rappelle Norbert Gaillard, consultant à la Banque mondiale. « Il a fallu attendre les élections de mai 2010 et la présentation par David Cameron d’un plan de redressement très dur pour que l’agence lève sa menace. »

Nicolas Sarkozy, lui, a fait le choix de distiller ses mesures de rigueur au compte-gouttes. Certes, les agences ont applaudi le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Mais elles attendent encore de voir comment la France va respecter le programme de stabilité envoyé à Bruxelles, prévoyant une réduction du déficit de 7,1 % du PIB en 2010 à 5,7 % en 2011, puis 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013.

Coté dépenses, Bercy veut limiter leur progression à 0,8 % par an, hors inflation, contre 2,3 % auparavant. Mais la Cour des comptes et les parlementaires s’interrogent sur la réalité des économies liées à la Révision Générale des Politiques Publiques, censée rapporter 8 milliards d’euros sur 2011 et 2012. « Il faudra bien un jour expliciter la répartition précise des efforts et pas seulement afficher une norme », prévient le député (UMP) Gilles Carrez, rapporteur du budget. Côté recettes, 0,5 point de croissance en moins prive l’Etat de 6 milliards d’euros de rentrées fiscales.

Pour 2011, l’objectif semble encore réalisable. « En 2010, le déficit a été réduit de 0,6 point de PIB de plus que prévu, mais le gouvernement s’est gardé une cagnotte en ne révisant son déficit 2011 que de 0,3 point », souligne Jean-Christophe Caffet. Les mesures présentées parFrançois Fillon, le 24 août 2011 doivent aussi permettre de faire rentrer 1,2 milliards supplémentaires dans les caisses dès cette année.

Pour 2012 et 2013, la tâche s’annonce, en revanche, bien plus ardue malgré les 10 milliards de recettes supplémentaires annoncées par le Premier ministre. « S’il veut respecter ses engagements européens, Nicolas Sarkozy devrait revenir sur ses dépenses inconsidérées, comme la baisse de la TVA dans la restauration », assène le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée.

Déjà, le président a accepté de raboter les exonérations sur les heures supplémentaires, mesure phare du quinquennat.  »Il essaie de trouver une voie médiane entre laxisme et austérité, constate Gilles Moec. Mais, avec la dégradation de la dette américaine et les réactions des marchés, il doit s’engager clairement dans la rigueur au moment même où il faudrait soutenir la demande intérieure. »

3. Des institutions qui fonctionnent plutôt bien

C’est le critère le moins problématique pour la France. La situation est bien plus favorable qu’aux Etats-Unis, dont la note a été dégradée, en partie, en raison des blocages politiques : l’administration Obama a eu le plus grand mal à faire voter son plan par la Chambre des représentants, dominée par les républicains. Rien de tel en France : même si le Sénat est passé à gauche, l’Assemblée nationale a toujours le dernier mot.

Cette victoire aura seulement obligé Nicolas Sarkozy à renoncer à sa fameuse « règle d’or« , qui devait permettre de rassurer les agences de notation. Son projet prévoyait qu’à partir de 2013 des lois-cadres fixeraient, sur au moins trois ans, un plafond de dépenses et un minimum de recettes à respecter. Mais cette réforme nécessitait une révision de la Constitution et donc l’approbation d’une majorité des trois cinquièmes du Congrès, réunissant sénateurs et députés. Or, la gauche, victorieuse au Sénat, est fermement opposée au projet.

« Rien n’empêche ces lois-cadres d’être révisées chaque année et il n’y a aucune garantie de retour à l’équilibre, pointe Jérôme Cahuzac. A l’inverse, la règle allemande impose de faire les efforts nécessaires dès maintenant pour aboutir à un déficit de 0,35 % du PIB en 2016. » Si les agences de notation durcissent leurs menaces dans les prochains mois, nul doute que le sujet reviendra tout de même sur le tapis au lendemain des élections présidentielles.

David Bensoussan, journaliste à Challenges

 

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Les établissements européens se bousculent au guichet de la BCE, Actualités

Au lendemain de la dégradation de la note italienne, ce sont… les banques françaises qui ont trinqué en Bourse. BNP Paribas était la plus affectée avec une chute de 6,51 % tandis que Natixis, Société Générale et Crédit Agricole SA perdaient entre 2,1 % et 4,3 %. La plupart des autres valeurs bancaires européennes ont terminé dans le vert.

L’article du « Financial Times » concernant le retrait des fonds de Siemens de la Société Générale a nourri la méfiance à l’encontre des banques françaises, mais la dégradation précoce de la note de l’Italie par Standard & Poor’s, de A+ à A, a été prépondérante.

Comme pour la Grèce, les banques françaises sont parmi les plus exposées à l’Italie. BNP Paribas et le Crédit Agricole ont investi massivement dans ce pays, via le rachat de banques locales (respectivement BNL et Cariparma Friuladria), et ont pour tradition de travailler avec l’Etat italien. Elles considèrent d’ailleurs l’Italie comme leur deuxième marché domestique. BNP Paribas avait ainsi, à fin juin, une exposition souveraine de 20,8 milliards d’euros et le Crédit Agricole d’un peu plus de 7 milliards. Même si ce montant est en baisse par rapport à fin mars, il n’a de cesse d’inquiéter les investisseurs, qui craignent une contagion à l’Italie en cas de défaut de la Grèce. La décision de Bank of China d’arrêter certaines opérations de « swap » avec les trois grandes banques françaises a ajouté au climat d’inquiétude.

« L’Italie, naturellement, va faire face à sa dette », s’est employé à rassurer Michel Pébereau, le président de BNP Paribas, hier matin sur RTL. « Le plan de redressement qui a été arrêté par le gouvernement italien et par le Parlement italien est un plan de redressement sérieux », a-t-il poursuivi, répétant que les banques françaises n’avaient « actuellement aucun besoin d’être recapitalisées ».

Mesure de précaution

Reste qu’hier, les banques européennes se sont ruées au guichet de la Banque centrale européenne (BCE). Elles ont emprunté 201 milliards d’euros lors de l’opération de refinancement à 7 jours. Elles n’avaient pas demandé un montant aussi élevé depuis février. Avec cette opération, les banques, qui n’avaient besoin que de 164 milliards d’euros pour rembourser leur dernier emprunt hebdomadaire à la BCE, se sont données une marge de sécurité de 37 milliards. En tout, elles ont désormais un excès de liquidité de 181 milliards d’euros, souligne Barclays Capital. « Cela prouve que les tensions persistent et que les banques empruntent à la BCE par mesure de précaution », indiquent les stratèges de la banque.

Pour l’agence de notation Fitch, ces tensions permanentes ne pourront que peser sur les banques européennes. « La baisse des cours des actions, et l’augmentation du coût de financement des banques européennes, n’est pas de nature, en soi, à engendrer des changements de notation », a indiqué Fitch dans une note. Mais « si le pic d’aversion au risque persiste durant une période prolongée, la pression sur la liquidité, sur la rentabilité et, au final, sur le niveau des fonds propres affectera de manière négative les notes et profils de crédit des banques ». Un avertissement que l’agence Moody’s avait aussi lancé la semaine dernière en laissant les notes des banques françaises sous surveillance négative.

I. Co. et R. R., Les Echos

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Bank of China interrompt des opérations avec des banques françaises

 

La crise de la dette en Europe pèse sur le marché interbancaire. La banque commerciale chinoise a décidé de suspendre une partie de ses opérations de change avec des banques européennes.

Bank of China (c) SipaBank of China (c) Sipa

La crise finit par peser sur les relations bancaires franco-chinoises. Selon un quotidien économique chinois, la Bank of China, l’une des quatre grandes banques commerciales chinoises, a interrompu certaines opérations, les « swaps » et les opérations à terme sur les changes, avec la Société Générale, le Crédit Agricole et la BNP,.

« D’après plusieurs courtiers, en raison de l’aggravation de la crise de la dette en Europe, la Bank of China, qui est l’un des principaux acteurs du marché interbancaire, a provisoirement suspendu une partie de ses opérations de change avec des banques européennes, dont les opérations à terme et les swaps », explique le quotidien mardi 20 septembre.

Les trois banques françaises concernées ont « récemment vu leur note abaissée par l’agence Moody’s », rappelle le 21 Shiji Jingji Baodao. L’agence de notation a dégradé la semaine dernière les notes attribuées à la Société Générale et au Crédit Agricole, tout en prolongeant son examen sur BNP Paribas.

Le « swap » est une opération entre deux parties qui porte sur des flux financiers (monnaies, taux d’intérêt, etc) et qui est utilisé comme moyen de protection contre les aléas de la conjoncture.

UBS également touchée

Selon l’agence Dow Jones, la décision a été notifiée par la Bank of China la semaine dernière et la suspension des opérations est devenue effective lundi.

« Les inquiétudes concernant une possible expulsion de la Grèce de la zone euro sont citées comme l’une des raisons possibles pour expliquer la décision de la Bank of China », observe un courtier cité par l’agence financière.

La Bank of China a par ailleurs également exclu de ses opérations de swap la banque suisse UBS, frappée par un scandale de fraude sur des opérations pour un montant de 2,3 milliards de dollars.

La mesure rappelle celle prise en 2008, au plus fort de la crise financière, par plusieurs banques chinoises de suspendre leurs opérations de change avec des banques étrangères, se souvient un opérateur du marché monétaire à Shanghai, également cité par Dow Jones.

(Avec AFP)

 

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