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Accel Partners, star des fonds, mise sur l’Europe, Actualités

Par Nicolas Rauline 

L'américain va lancer dans les prochaines semaines un nouveau fonds dans lequel 500 millions seront consacrés au marché européen.

L'introduction en Bourse de Facebook a propulsé Accel Partners sur le devant de la scène. L'un des associés de la société, Jim Breyer, avait été l'un des premiers à sentir le potentiel du réseau social : il avait investi en 2005 un ticket de 13 millions de dollars dans ce qui s'appelait encore Thefacebook.com et comptait 2,8 millions d'inscrits. Sept ans plus tard, Accel est devenu l'un des principaux fonds d'investissement dans le domaine des nouvelles technologies, avec des bureaux dans la Silicon Valley, à New York, à Londres, en Chine et en Inde. Et la liste de ses investissements est impressionnante : Etsy, Dropbox, Spotify, Rovio, Groupon…

Big data et objets connectés

Mais le fonds n'investit pas que dans des grandes sociétés. « Les trois quarts de nos investissements sont destinés à des entreprises jeunes, qui ne sont pas à un stade avancé de leur développement », précise un autre associé, Harry Nelis. Les tickets investis vont donc de quelques centaines de milliers de dollars… à 250 millions, un record détenu par Dropbox. La présence d'Accel en Europe lui permet aussi d'identifier des start-up locales, souvent avant les autres.

« L'Europe démontre tous les jours qu'elle sait innover », estime Philippe Botteri, lui aussi associé et basé à Londres. Le fonds devrait même, selon nos informations, doubler le montant de ses investissements en Europe dans les prochaines semaines. Dans le nouveau fonds, qui sera lancé l'an prochain, il est prévu de consacrer 500 millions de dollars aux start-up européennes, soit à peu près un tiers du total, et quasiment autant que ce qui a été investi sur le Vieux Continent jusqu'ici (530 millions). La France pourrait en tirer profit : sur les trois dernières années, Accel y a investi 60 millions de dollars, dont plus des deux tiers pour Showroomprivé (Accel a aussi investi 10 millions dans Blablacar et 2 millions dans l'application de commerce Shopmium).

Accel Partners identifie plusieurs secteurs clefs pour les années à venir. Parmi eux, l'Internet des objets et le « big data ». « Une tendance de fond se dégage, avance Philippe Botteri. Mais, aujourd'hui, nous ne sommes qu'au début de ce processus. Les données récupérées par les objets connectés vont être utilisées pour un grand nombre d'applications, comme la santé, alors qu'on ne savait pas trop quoi en faire jusqu'ici. »

N. R., Les Echos

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Crise : les banques françaises financent plus l’économie que les allemandes, Actualités

Les chiffres publiés par la Banque centrale européenne démentent que les établissements français soient à la traîne.

« On se demande à qui les banques commerciales prêtent de l'argent », s'interrogeait, il y a quelques jours, le président de la République. « Nous avons les banques les plus importantes d'Europe et quand il faut prêter de l'argent aux PME c'est l'état qui doit créer Oséo ». Des propos qui tranchent avec les statistiques de la Banque centrale européenne qui montrent que non seulement que les banques françaises n'ont pas cessé d'accroître leur prêts aux entreprises et aux ménages depuis le début de la crise, en 2008, mais qu'en plus, elles leur ont prêté bien davantage que les banques allemandes à leur propre économie.

Ainsi entre décembre 2008 et décembre 2011, les crédits bancaires distribués par les banques françaises à l'économie ont augmenté de 187 milliards d'euros. Sur cette somme, 33 milliards ont été accordés aux entreprises et 154 milliards aux ménages. Sur la même période, les banques allemandes ont réduit de 17 milliards le financement de l'économie allemande. Si les ménages se sont vu prêter 24 milliards, les prêts aux entreprises ont reculé de 41 milliards sur les trois dernières années. L'écart de financement entre la France et l'Allemagne envers les entreprises représente donc 74 milliards d'euros et 204 milliards si l'on prend l'ensemble de l'économie.

Les banques de la zone euro dans son ensemble ont fourni 244 milliards, dont 351 pour les ménages. Les crédits ont reculé de 107 milliards d'euros pour les entreprises .

CATHERINE CHATIGNOUX

 

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Un modeste trésor dans la pierre angulaire – Louise Plante – Trois-Rivières

Le conseiller Guy Daigle, le maire Yves Lévesque,... (Photo: Sylvain Mayer)

Le conseiller Guy Daigle, le maire Yves Lévesque, le curé François Gravel et l'entrepreneur Denis Despins ont découvert avec grand intérêt une partie du contenu de la pierre angulaire.

PHOTO: SYLVAIN MAYER

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La désormais célèbre pierre angulaire de l'église Saint-Philippe n'aura que partiellement livré ses secrets, hier, alors qu'on a procédé à son ouverture, au salon du maire à l'hôtel de ville, devant les médias et plusieurs personnalités et conseillers intrigués par son contenu, dont le curé de la paroisse Immaculée-Conception, François Gravel.

Une des pièces de monnaie de 1908, en... (Photo: Sylvain Mayer) - image 1.0

Le mince espace creusé dans l'ardoise ne contenait finalement rien remontant à 1710. En lieu et place des louis d'or à l'effigie du roi Louis XIV, on a découvert une petite médaille scapulaire de l'Immaculée-Conception et 5 pièces de monnaie à l'effigie d'Édouard VII, roi d'Angleterre et empereur des Indes, une petite collection (des pièces de 1-5-10-25 et 50 sous de 1908) qui vaudrait environ 2000 $. Rappelons que l'ensemble de la pierre angulaire est constitué d'un bloc de pierre recouvert d'une plaque de métal et d'une plaque de marbre. C'est cette dernière qui, vraisemblablement, aurait appartenu à l'ancienne église paroissiale de Trois-Rivières, détruite lors du grand incendie. Celle-ci est toutefois toujours prisonnière du mortier et de la brique. Une fois nettoyée par des experts du Centre de conservation de Québec, on s'attend à y voir une croix et à y lire une inscription de 1710.

Le nouveau directeur des arts et de la culture à la Ville de Trois-Rivières, Benoît Gauthier, a toutefois laissé entendre qu'il faudra compter plusieurs mois avant de voir revenir cette pierre à Trois-Rivières, les spécialistes en la matière étant plutôt débordés.

La plaque de métal porte, elle, deux inscriptions datées de 1908; au recto, un texte latin d'inspiration religieuse et au verso, la liste des personnalités en autorité lors de l'ouverture du chantier de l'église Saint-Philippe, en novembre 1908 soit Lord Grey, Sir W. Laurier, Sir L. Gouin, le maire L.-P. Normand, le chanoine J.-P. Comeau, le chanoine L. Denoncourt, procureur du diocèse. J. Bureau, membre du parlement à Québec et J.-A. Tessier, membre du parlement à Ottawa. Pie X, pontife suprême. F-X Cloutier, évêque de Trois-Rivières, sous l'empire britannique du roi Édouard VII.

 

Comme ce fut le cas l'été dernier lorsqu'on a découvert la pierre, à gauche du perron de l'église Saint-Philippe, c'est le curé Gravel qui en a fait la lecture. Dédié au Dieu tout puissant et très grand (D.O.M.) l'inscription latine révèle que la pierre provient des ruines de l'église paroissiale Immaculée-Conception, construite en 1710 et incendiée en juin 1908.

Le maire Lévesque n'a pas manqué de rappeler que la pierre angulaire et son contenu seront mis en valeur. L'acquisition d'un tel objet par une Ville n'est pas chose courante, mais le contexte actuel, soit des fouilles archéologiques à la Place du flambeau, permettait de procéder à l'achat, a-t-il déclaré sans trop s'étendre sur cette délicate question, sinon pour dire qu'Olymbec s'est mêlée des négociations avec succès.

C'est que le promoteur chargé de la démolition de l'église, Denis Despins, était à ses côtés, hier. Or, on sait que ce dernier, même s'il s'en défendait hier, avait mis la pierre en vente et qu'il en demandait gros, sous prétexte que la recherche de la pierre lui avait coûté cher. Il a aussi fait courir les rumeurs les plus folles quant à son contenu. Les discussions avec la Ville auraient débuté à 100 000 $ pour finalement être ramenées à 20 000 $, un prix honnête selon le maire Lévesque. Cela dit, M. Despins a avoué hier qu'il était d'abord et avant tout un homme d'affaires et que si quelqu'un lui avait offert plus, disons 50 000 $, il aurait remporté la pierre, qu'il soit de Trois-Rivières ou non. L'homme d'affaires se vante également d'avoir obtenu énormément de publicité gratuite avec cette histoire de pierre angulaire.

Comme les fouilles archéologiques ont permis de dévoiler les fondations de l'église paroissiale de 1710, on a convenu qu'on allait éventuellement procéder à un marquage du sol pour rappeler le souvenir de ce bâtiment religieux qui fut pendant presque deux siècles au coeur de la vie trifluvienne. Après un travail de restauration et d'interprétation complet, (jusqu'à 2011) la pierre sera donc exposée au public, avant de revenir à la maison, sur son emplacement original du temps de la Nouvelle-France.

La petite cérémonie d'hier vient réparer un malencontreux oubli de la fabrique qui avait omis de soustraire la pierre angulaire du contrat de vente de l'église Saint-Philippe, comme elle l'avait fait pour les cloches par exemple.

 

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La vente aux professionnels décolle sur le web, #Actualités #Entrepreneur

Selon une étude de PowerBoutique, le nombre de transactions réalisées par les sites BtoB a bondi de 149 % en un an.

Dans le cadre de son enquête nationale sur l’activité e-commerce des PME, PowerBoutique (création de sites internet) a présenté une étude sur les sites dédiés à la vente aux professionnels. C’est donc 130 sites spécialisés BtoB qui ont été passés au crible.

Premier constat : le e-commerce de pros à pros attire toujours de nouveaux acteurs. Le nombre de sites dans ce secteur a progressé de 32 % depuis un an et un site sur trois compte moins de deux ans  d’ancienneté. Parallèlement, l’audience des e-marchands BtoB est grandissante avec un nombre de visiteurs en hausse de 67 %.

Autre résultat marquant : les entreprises achètent de plus en plus sur internet, que ce soit du matériel industriel, de l’équipement, des fournitures de bureau… Les transactions enregistrées sur l’année ont en effet bondi de 149 % pour un montant moyen d’achat en hausse de 12 % sur la même période à 253 €. Le tiers de ces transactions sont encore réglées par mode de paiement traditionnel (virement ou chèque) contre 40 % en 2009. Quant au chiffre d’affaires global du web BtoB, son évolution est du même ordre, +178 % en un an. Les performances moyennes de chaque site ont plus que doublé sur la période (+111 %) et ce malgré une concurrence accrue.

Enfin, plus de la moitié des sites BtoB étudiés sont exportateurs. La part réalisée à l’international est certes encore modeste, 10 % du chiffre d’affaires total. Mais cette proportion est vouée à croître dans les prochaines années, selon PowerBoutique.

Bruno Askenazi

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Prêt entre société mère et filiale : une créance irrécouvrable non déductible, Actualités, Entrepreneur


Une récente décision du Conseil d’État apporte une réponse quant à la déductibilité d’une créance irrécouvrable.

Une société mère peut à travers le compte courant d’associés prêter de l’argent à une filiale notamment lorsque cette dernière connaît des difficultés financières. Si malgré ce prêt, la filiale ne se redresse pas, la créance peut devenir irrécouvrable et doit donc être constatée en charge exceptionnelle chez la société mère. La question est de savoir si cette charge est déductible pour le calcul du résultat fiscal. Le Conseil d’État y a apporté une réponse grâce à la décision en date du 16/11/2011.

Une charge est déductible, notamment lorsqu’elle est engagée dans l’intérêt de l’exploitation. Ainsi, une perte sur créance devenue irrécouvrable est déductible seulement si la créance a été consentie dans le cadre d’une gestion normale et dans l’intérêt de l’exploitation. Hors dans le cas où une société mère prête de l’argent à une filiale en grandes difficultés financières, le conseil a jugé que :
– le risque pris par la société mère est supérieur à celui qu’elle serait amenée à prendre dans une situation normale pour améliorer les résultats de l’entreprise ;
– et que lorsque la société mère est consciente de la très mauvaise santé financière de sa filiale, les risques sont trop élevés par rapport à l’intérêt qui pourrait être retiré de la poursuite de l’exploitation de la filiale.

De ce fait, la déductibilité de la perte sur créance consentie par une société mère envers une filiale en grandes difficultés financières devenue irrécouvrable est non déductible.

Conseil d’État, décision n° 326913 du 16/11/2011

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Suppression d’emplois dans l’éolien au Danemark, coup dur pour le gouvernement

COPENHAGUELe géant danois de l’éolien Vestas a annoncé jeudi 2.335 suppressions d’emplois, plongeant dans l’embarras le gouvernement qui a justement fait des technologies vertes le fer de lance de sa présidence de l’Union européenne officiellement ouverte le jour même.

Vestas va réduire ses coûts fixes de plus de 150 millions d’euros avec des effets pleins attendus à partir de fin 2012, a indiqué le groupe dans un communiqué, précisant que le plan prévoyait en tout 2.335 suppressions de postes d’ici la fin de l’année.

Vestas, dont l’action chutait de 5,6% en milieu de journée à la Bourse de Copenhague dans un marché orienté à la hausse (+0,2%), a dévoilé son plan de rigueur le jour même où le gouvernement danois a officialisé le début de sa présidence semestrielle de l’UE avec une réunion inaugurale avec la Commission européenne à Copenhague.

Et le Premier ministre, la sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt, a fait de la croissance verte et du développement des technologies contribuant au développement durable la priorité de cette présidence.

Interrogée sur l’annonce de Vestas, Mme Thorning-Schmidt a reconnu que c’est un énorme coup porté aux technologies vertes.

Mais il n’y a pas d’autre chemin que l’investissement dans les emplois verts et l’optimisation de l’énergie, a assuré Mme Thorning-Schmidt. C’est sur cela que nous devons nous concentrer, a-t-elle ajouté, affirmant que les technologies vertes n’étaient pas seulement bénéfiques à l’environnement mais créaient de la croissance en Europe.

Certains membres de l’entourage du chef du gouvernement ne cachaient pas leur embarras. C’est une mauvaise nouvelle et cela tombe mal, le jour même du début de la présidence, maugréait un conseiller.

L’annonce des suppressions d’emplois est un revers, a abondé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, présent à ses côtés devant la presse. Mais lui aussi a assuré que cela ne remettait nullement en cause les perspectives du secteur des énergies renouvelables.

Le Danemark met les réformes du marché unique et de la croissance verte au coeur de la présidence et il est décisif que nous réussissions, a-t-il dit.

En plus de ces suppressions d’emplois, certains dans les tout prochains mois, l’entreprise danoise a annoncé la probabilité de 1.600 autres suppressions aux Etats-Unis, au cas où des aides publiques ne seraient pas renouvelées.

Vestas était passé dans le rouge au 3e trimestre 2011 et avait annoncé des licenciements pour 2012 ainsi que l’abandon de son ambitieux programme Triple 15: atteindre en 2015 un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros et une marge de 15%.

De juillet à septembre, le groupe danois avait enregistré une perte nette de 60 millions d’euros, contre un bénéfice de 187 millions pour la même période en 2010.

Le 3 janvier, Vestas avait annoncé un avertissement sur résultats du fait d’une hausse de 125 millions d’euros de ses dépenses prévues en 2011, provoquant une lourde chute du cours de son action.

(©AFP / 12 janvier 2012 15h42)

viaSuppression d’emplois dans l’éolien au Danemark, coup dur pour le gouvernement.

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La durée de travail des salariés français à plein temps est l’une des plus basses d’Europe, Actualités

Un an après son rapport sur « le grand écart » de compétitivité entre la France et l’Allemagne, où il avait dénoncé les divergences d’évolution du coût du travail, COE-Rexecode met, cette fois, l’accent sur la durée du travail. Avec des « chiffres inédits » calculés par l’office européen de la statistique Eurostat permettant, « pour la première fois », d’avoir des données comparables pour chacune des catégories de travailleurs.

A une semaine du sommet social, « cette démarche permet de corriger certains jugements erronés selon lesquels la durée du travail serait plus élevée en France qu’en Allemagne », juge Michel Didier, président de COE-Rexecode. Les entreprises adhérentes de l’institut devraient applaudir.

Selon l’étude, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps plein en France est, avec la Finlande, la plus faible d’Europe. En 2010, ces Français ont travaillé, en moyenne, 1.679 heures, soit 225 heures de moins que les Allemands (situés dans la moyenne de l’Union), 177 heures de moins que les Britanniques et 134 heures de moins que les Italiens.

Le tableau présenté est toutefois bien différent si l’on regarde les autres catégories de travailleurs. A 978 heures en 2010, la durée effective du travail pour les salariés à temps partiel en France se situe dans la moyenne européenne et se trouve bien supérieure à l’Allemagne (883 heures). Le contraste est encore plus saisissant du côté des travailleurs indépendants, où la durée du travail en France (2.453 heures en 2010 à temps plein) compte parmi les plus élevées d’Europe, faisant jeu égal avec l’Allemagne.

Autre enseignement, c’est en France que la durée du travail a le plus baissé depuis une décennie : – 13,9 % (pour les salariés à temps plein), contre – 6,1 % outre-Rhin, – 5,3 % au Royaume-Uni ou 5,9 % en Italie. « La France a ajouté à une baisse tendancielle quasi générale en Europe l’effet des 35 heures », poursuit Michel Didier.

L’Insee met toutefois en garde : « Si les chiffres d’Eurostat pour 2010 sont conformes aux nôtres, la méthodologie de notre enquête emploi a été profondément remaniée en 2003 et ne permet pas d’établir une évolution de la durée effective du travail depuis 1999 », indique Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales, surpris par l’ampleur du recul de la durée du travail présentée par l’étude. Les chiffres recalculés par Eurostat font d’ailleurs état d’une forte baisse de la durée du travail au moment même de cette rupture méthodologique, soit après la mise en place des 35 heures. Selon les comptes nationaux de l’Insee, la durée annuelle moyenne du travail des salariés a baissé de 5,2 % entre 1999 et 2010.

Avis partagés

Au vu du taux d’emploi (+ 6,3 % en Allemagne, contre + 3,4 % en France depuis 1999) et du PIB par habitant (+ 13,3 %, contre + 7,3 % respectivement), COE-Rexecode juge que l’Allemagne a, malgré une démographie déclinante, réussi son « partage du travail »en encourageant la négociation d’entreprise et le temps partiel. A l’inverse, la France « n’a pas tiré parti d’une démographie dynamique », la baisse de la durée légale du travail « n’ayant pas stimulé de façon significative le taux d’emploi ». Sans contester l’intérêt des chiffres, l’OFCE ne partage absolument pas les conclusions qu’en tire COE-Rexecode. « Le bilan de la réduction du temps de travail sur l’emploi et la précarité est nettement plus favorable à la France qu’à l’Allemagne », juge l’économiste Mathieu Plane. Il relève que la France a créé 7 % d’emplois de plus que l’Allemagne entre 1999 et 2010 et que le volume total des heures travaillées y a moins baissé qu’outre-Rhin. « La baisse de la durée du travail s’est faite par la durée légale en France, contrairement à l’Allemagne où elle est passée principalement par la hausse du temps partiel, ce qui est une forme plus brutale d’ajustement car souvent subi », analyse-t-il. Même avec de nouveaux chiffres, le débat n’est donc pas prêt de se pacifier…

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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« Le Nouvel Observateur » a payé 7,5 millions d’euros pour Rue89, Actualités

Claude Perdriel, président-fondateur du « Nouvel Observateur », a présenté hier l’accord de rachat, par le groupe Nouvel Observateur, du site d’information Rue89, annoncé fin décembre (« Les Echos » du 22 décembre). Il confirme que la transaction a été réalisée pour 7,5 millions d’euros. La reprise se concrétisera dans un premier temps par la réunion des régies, qui devrait à elle seule permettre à Rue89 de devenir bénéficiaire (400.000 euros de pertes pour 2 millions de chiffre d’affaires en 2011). Les projets de développement passeront notamment par un renforcement des activités de formation, tandis que le mensuel papier pourrait être abandonné. Globalement, le groupe Nouvel Observateur a réalisé un résultat net positif en 2011.

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Innovact Campus Awards 2012 : tremplin pour les projets innovants, Actualités

La dixième édition des Innovact Campus Awards est lancée. Un incontournable pour les jeunes européens innovants.

Vous êtes étudiant ou jeune chercheur et entrepreneur ? Les Innovact Campus Awards attendent votre projet de création d’activité. Cette compétition se déroule dans le cadre du Forum européen de la start-up innovante, Innovact, organisé par la CCI de Reims-Epernay et bénéficie du soutien de la Commission européenne. A la clé, pour les projets les plus innovants et audacieux : une visibilité au niveau européen, des conseils d’experts et une dotation financière allant jusqu’à 5 000 euros.
Les projets innovants proposés peuvent être en phase de conception, en cours de réalisation ou déjà lancés. Les critères retenus par le jury ? Une démarche de création d’activité ou de produit portée par l’audace, le professionnalisme, la créativité et la viabilité des projets.
L’an dernier ont ainsi été récompensés quatre projets : le grand prix a été remis au projet Stery-Hand, présenté par Tamàs Haidegger, doctorant à l’Université de technologie et d’économie de Budapest (Hongrie), équipement permettant de mesurer la stérilisation des mains des chirurgiens avant l’entrée en salle d’opération. Le 2e prix a été décerné au projet Visibrain présenté par Nicolas Huguenin, diplômé de l’ISEP (France), un outil professionnel de veille en ligne basé sur l’intelligence collective. En 3e place, le projet Imonic présenté par Dorothée Goffin, assistante de recherche à Gembloux AgroBiotech (Belgique) qui propose une méthode d’obtention de produits prébiotiques innovant. Enfin, un prix spécial supplémentaire à Justine Noiset, étudiante à l’Institut Sup’ Biotech Paris, pour une solution de dépistage précoce des cancers à travers un diagnostic urinaire.
Cette année, les finalistes seront invités à la 16e édition du Forum Européen de la Jeune Entreprise Innovante-Innovact, les 27 et 28 mars 2012, à Reims, qui rassemble 1 500 professionnels de 20 pays, et plus de 100 autres jeunes entreprises innovantes européennes. C’est lors de ce forum que les 3 projets les plus prometteurs et novateurs seront dévoilés.

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La crise a augmenté les inégalités au sein de l’Union européenne, #Actualités

114 millions de personnes, soit près du quart de la population de l’Union européenne, sont exposées à un risque de « pauvreté et d’exclusion sociale », selon un rapport de la Commission européenne.

La crise a détruit 6 millions d’emplois dans l’Union européenne alors que seulement 1,5 million de postes ont été créés à la mi-2011. Les chômeurs de longue durée constituent désormais 40 % des sans-emploi et ce ratio continue d’augmenter. Le chômage des jeunes dépasse les 25 % de la classe d’âge dans 10 des 27 pays de l’Union, avec un pic de près de 50 % en Espagne… Le rapport 2011 sur l’emploi et les développements sociaux que la Commission européenne vient de publier fait un constat alarmant dans son examen détaillé des évolutions du marché du travail dans l’Union.

Davantage de travailleurs pauvres

La plus importante d’entre elles est la « destruction massive » des emplois rémunérés avec des salaires moyens dans l’industrie manufacturière et le BTP. La disparition de ces emplois a grandement accru la « polarisation » entre salaires. Une polarisation qui a rendu encore plus indispensable un bon niveau de formation et de professionnalisme pour accéder à des emplois nouveaux décemment rémunérés. Du fait de « l’intensité de la récession de 2008 », « les nouveaux emplois disponibles se sont concentrés aux extrémités de l’échelle des salaires, notamment dans le secteur des services, et avec une prédominance apparente pour les emplois les mieux payés », lit-on dans le rapport.

En conséquence de quoi, la population de travailleurs pauvres a fortement progressé. La Commission chiffre à environ 114 millions, en 2009, les Européens exposés à un risque de « pauvreté et d’exclusion sociale », soit près du quart de la population de l’Union européenne. Quatre personnes sur dix de ces 114 millions d’Européens en détresse sont inactives. Parmi eux, ceux âgés de plus de 65 ans représentent 16 % du total, mais ce pourcentage grimpe à 22 % si l’on se réfère aux personnes proches de la pauvreté et de la marginalisation. Le risque augmente pour les plus de 75 ans.

L’« impact de l’élargissement »

Les parents isolés et leurs enfants sont également très exposés par ce fléau au même titre que les habitants de l’Union nés hors de ses frontières. Quant aux Européens encore en activité, quelque 8 % d’entre eux risquent de plonger dans le dénuement. Un phénomène vérifiable aussi à l’échelle des ménages. Un cinquième des familles dont un seul membre adulte possède un travail peu qualifié ou précaire risque de sombrer dans la pauvreté, contre seulement 5 % de celles dont les deux adultes travaillent à plein-temps. L’existence d’enfants est « un facteur aggravant pour les ménages à faible intensité de travail ». Ces familles sont en danger de pauvreté deux fois plus que celles de la même catégorie n’ayant pas d’enfants.

Les contrats de travail à durée déterminée sont aussi un des facteurs d’appauvrissement, note la Commission. A égalité de qualification, les rémunérations des travailleurs précaires sont inférieures de 14 % en moyenne par rapport à celles des salariés bénéficiant d’emplois stables. Enfin, les migrations ont joué un rôle important dans la redéfinition du marché européen du travail.

Limitée depuis 2004, la mobilité du travail s’est accrue au sein de l’Union avec l’arrivée de 3,6 millions de personnes en provenance des nouveaux Etat membres. Ces amples mouvements de travailleurs ont« soulevé la question de l’impact de l’élargissement », relève la Commission. Toutefois, la récession a« réduit considérablement les arrivées, spécialement dans les pays les plus durement touchés comme l’Irlande et l’Espagne » rendant moins urgent le traitement de cette problématique. Au total, la nette fragilisation générale du marché européen du travail appelle à « des approches nouvelles » en termes de politique, suggère Bruxelles. Pour ce faire, il faut revoir en profondeur les systèmes de prestations sociales et les régimes fiscaux.

MASSIMO PRANDI

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Electricité : alliance inédite entre la SNCF, ArcelorMittal, Rhodia et Vattenfall, Actualités

L’électricien suédois Vattenfall a créé un consortium avec la compagnie ferroviaire, le sidérurgiste et le chimiste pour se lancer dans la course au renouvellement de concessions hydroélectriques. Une alliance qui rappelle celle créée autour d’Exeltium.

C’est une alliance inédite qui se profile dans l’électricité. Selon nos informations, la SNCF, le sidérurgiste ArcelorMittal, le chimiste Rhodia et l’électricien suédois Vattenfall devraient annoncer en janvier la création d’un consortium pour tenter d’emporter les concessions hydroélectriques qui doivent être mises en concurrence. « Les trois industriels sont chacun ultra-minoritaires », selon des sources syndicales de la compagnie de chemins de fer. Le chef de file sera donc Vattenfall, mais, en étant membres du consortium, ses partenaires pourront sécuriser des volumes d’électricité stables à des prix avantageux sur le long terme. Les sociétés ont refusé de commenter.

Pour la SNCF, le deuxième plus gros consommateur d’électricité en France derrière le groupe nucléaire Areva, le renouvellement des concessions de barrage est l’occasion de revenir dans un métier qu’elle connaît bien. Elle possédait la Société Hydroélectrique du Midi (SHEM) avant de la vendre à Suez par étapes, entre 2003 et 2006. Depuis, les prix de l’électricité se sont envolés et la compagnie ferroviaire regrette sa décision (lire ci-dessous).

Pour les autres industriels, la démarche n’est pas sans rappeler celle d’Exeltium. Ce consortium créé par 7 entreprises électro-intensives, dont Rhodia et ArcelorMittal, a signé en 2007 un contrat avec EDF pour lui acheter 148 térawatt-heures d’électricité sur vingt-quatre ans. Contre une mise de fonds initiale de 1,5 milliard d’euros, l’electricien leur garantit des prix basés sur le coût compétitif du nucléaire. Exeltium revendique 26 clients, soit une centaine de sites industriels et 60.000 emplois.

Argument de poids

Sur le marché très politique de l’énergie, Vattenfall joue donc le drapeau tricolore et la carte de l’emploi industriel. Un argument de poids pour se lancer dans la course aux barrages. Avant de signer avec la SNCF, ArcelorMittal et Rhodia, il a approché le producteur d’aluminium Rio Tinto Alcan. Ce dernier, dont l’énergie représente l’essentiel des coûts, mène encore des discussions avec 2 électriciens, qui veulent aussi concourir pour les concessions.

De l’allemand E.ON à l’italien Enel en passant par le suisse Alpiq, une dizaine de groupes attendent cette première ouverture à la concurrence depuis 1919. Jusqu’à fin 2015, 49 ouvrages regroupés en 10 lots, soit 5.300 mégawatts et 20 % du parc hydraulique français, feront l’objet d’un renouvellement de concession. De quoi entamer le duopole d’EDF et GDF Suez, qui contrôlent respectivement 80 % et 12 % des concessions françaises. « C’est une première en France, mais aussi en Europe », se réjouit Matti Ruotsala, directeur de la division énergie du finlandais Fortum. « Nous sommes le plus gros exploitant d’énergies renouvelables en Europe et espérons qu’on nous confiera certaines concessions en France », appuie Christian Rynning-Tønnesen, PDG du norvégien Statkraft.

Si les étrangers sont en ordre de bataille, le gouvernement, lui, prend son temps. En avril 2010, le ministre de l’Energie de l’époque, Jean-Louis Borloo, prévoyait un appel à candidatures avant fin 2010 pour les premières concessions : celles du lac Mort, en Isère, et de la vallée d’Ossau, dans les Pyrénées. Fin 2011, cette étape n’a toujours pas eu lieu. Face à la charge de travail, l’administration a sélectionné trois conseils pour élaborer le cahier des charges des appels d’offres : Benjamin de Rothschild (finance), Orrick et Latournerie Wolfrom (juridique) et Aegis (industriel). De là à dire que les pouvoirs publics lanceront ce dossier sensible avant l’élection présidentielle, il y a un pas. Echaudés, les industriels tablent sur la fin de l’année 2012.

Thibaut Madelin et Lionel STeinmann, Les Echos

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Infographie: les marques de commerce à l’ère des médias sociaux – Actualités Techno-économie – Commerce électronique

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Nul besoin de crier au premier venu votre insatisfaction suite à l’achat d’un produit ou d’un service ordinaire reçus d’une marque quelconque. À l’ère des médias sociaux, une marque de commerce est à la merci d’un «Je n’aime plus» sur Facebook ou à l’apposé, d’un «RT» salé sur Twitter.

De quelle façon les internautes utilisent-ils les médias sociaux pour échanger avec leurs marques de prédilection? Qui sont les usagers les plus réceptifs sur Facebook et Twitter? Comment les entreprises utilisent-elles le pouvoir de ces réseaux pour atteindre davantage de consommateurs et améliorer leur taux de rétention?

Ce sont les réponses que tentent de fournir l’infographie suivante, intitulée «Branding and how it works in the social media age», et publiée par la firme de recherche spécialisée AYTM Market Research.

L’étude est basée sur un sondage effectué auprès de 2000 utilisateurs de l’internet.

Voir l’étude sur Infographie: les marques de commerce à l’ère des médias sociaux – Actualités Techno-économie – Commerce électronique.

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Saab : la faillite est actée, Actualités

Cela pourrait bien être la faillite définitive pour Saab,en sursis depuis trois ans. Le constructeur automobile suédois, Saab Automobile Powertrain AB et Saab Tools AB ont déposé leur bilan au tribunal de Vänersborg, en Suède, ce matin, a indiqué ce lundi son propriétaire néerlandais Swan (ex-Spiker).

‘Après avoir pris connaissance de la position de GM sur la transaction envisagée avec Saab Automobile, Youngman a informé Saab Automobile que le financement pour poursuivre et achever la réorganisation de Saab Automobile ne peut être conclu , a-t-il expliqué.Le Conseil d’administration de Saab Automobile a décidé que l’entreprise, sans financement supplémentaire, sera insolvable et que le dépôt de son bilan est fait au meilleur des intérêts de ses créanciers’, a-t-il précisé, avant d’ajouter qu’il ne comptait pas ‘réaliser de plus-values sur ses parts dans Saab Automobile et annulerait complètement sa participation’ dans le constructeur suédois.

Requête approuvée. Dans l’après midi, le tribunal de Vanersborg a validé le dépôt de bilan puis nommé, dans la foulée, deux liquidateurs  : Hans Bergqvist de Delphi Goteborg et Anne-Marie Pouteaux du cabinet juridique Wistrands Advokatbyra Goteborg.

Veto de GM

Début septembre, Saab est entré dans une procédure de restructuration volontaire. Ce processus propre au droit suédois s’apparente au redressement judiciaire en France. A son issue, l’ex-marque de luxe espérait pouvoir obtenir un financement de la part de deux investisseurs chinois, l’industriel Zhejiang Youngman Lotus et Pang Da, le premier distributeur automobile coté en Chine. Mais l’ancien propriétaire de Saab, General Motors, s’est opposé à l’opération pour protéger ses intérêts et ne pas voir ses brevets technologiques passer sous pavillon chinois. Ce week-end encore, GM a renouvelé son opposition à tout accord avec un prétendant chinois, une position considérée comme sonnant le glas pour Saab.

Faute d’un schéma de reprise, l’administrateur judiciaire, Guy Lofalk, avait déclaré il y a dix jours qu’il allait demander la fin de la restructuration volontaire. L’audience devait avoir lieu ce lundi au tribunal mais le patron Victor Müller a devancé cette échéance de quelques heures en demandant lui-même la mise en faillite.

Point final

Le constructeur des berlines 9-3 et 9-5, qui fut l’une des plus prestigieuses marques d’automobiles, signe ainsi le point final d’une histoire longue de 74 ans. Saab a failli mettre une première fois la clef sous la porte début 2010, alors que son actionnaire de l’époque, General Motors, n’arrivait pas à trouver un repreneur. GM avait fini par trouver un accord à l’arrachée en février 2010 avec Spyker, un constructeur néerlandais relativement confidentiel. Renommé depuis Swedish Automobile, ce dernier n’a pas réussi à relancer la marque qui avait souffert pendant des années d’un manque d’investissement de GM.

Saab emploie encore 3.600 personnes, dont 3.400 sur son siège historique de Trollhaettan. Les ventes de la marque ont atteint un sommet à 133,000 véhicules en 2006, mais n’ont cessé de plonger depuis cinq ans. En 2010, les volumes n’ont pas dépassé les 32.000 unités. Loin de l’objectif de production de 120.000 véhicules initialement fixé par le repreneur, et encore plus de l’objectif de rentabilité visé pour 2012. Au troisième trimestre 2011, Saab a enregistré une perte opérationnelle de 88 millions d’euros, pour des ventes de seulement 76 millions. Cette année, la production n’a été que très sporadique depuis le mois d’avril, car le groupe ne pouvait plus payer ses fournisseurs.

En France, l’impact de cette faillite se limitera au réseau de concessionnaires qu’on peut presque compter sur les doigts de la main. Au moment où GM s’était désengagé de Saab, une trentaine d’entre eux avaient décidé de résilier leurs contrats pour ne garder que l’activité de réparation.

Revoir l’interview de Philippe Van Der Meulen, le directeur général de Saab France  (du 22/11/2011)

 

 

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Baisse des prix en vue pour les logements anciens franciliens, Actualités

Pour la Fnaim les prix s’infléchissent à Paris et la force du ralentissement du marché augure d’une baisse des prix en 2012 tant dans la capitale que dans sa couronne.

Retour sur terre pour le marché immobilier d’Ile-de-France. C’est pour l’instant un atterrissage en douceur avec, depuis cet été, une stagnation du prix des logements anciens, voire une baisse à certains endroits. «Le second semestre montre un fort ralentissement, cela augure d’un marché baissier en 2012, tant à Paris que dans la petite et la grande couronne», estime Pierre-Antoine Menez, vice-président de la Fnaim Ile-de-France, qui effectuait mardi un point de marché. La flambée du premier semestre sera atténuée mais pas effacée à Paris, qui restera en forte hausse sur l’année, contre une légère hausse en petite couronne et une stagnation en grande couronne, estime t-il.

Comme Century 21, la Fnaim note un net ralentissement au second semestre (au niveau national pour Century 21), un très net rallongement des délais de vente et des stocks en hausse. «L’effet crise» se fait sentir par un afflux de mandats de vente dans les agences, observe la Fnaim, au détriment des ventes directes entre particuliers, comme toujours quand le marché devient difficile.

Dans la capitale, jusqu’à présent emblématique de la surchauffe, les notaires ont observé une stagnation du prix moyen des avant-contrats de vente signés de juillet à fin novembre (reflétant les ventes de février 2012), autour de 8.300 euros le mètre carré (8.340 euros en novembre). A la Fnaim, on estime même que, en fait, les prix parisiens baissent actuellement. «En juillet 2011, les prix étaient de 22% supérieurs à juillet 2010, or cette hausse sur un an n’était plus que de 17% en septembre», observe Pierre-Antoine Menez.

Achats d’investisseurs

Nombre de villes de petite et grande couronne, particulièrement celles orientées vers les ménages modestes, seront beaucoup plus touchées que Paris et devraient même afficher une baisse des prix en 2011, estime la Fnaim, car «le quatrième trimestre va être franchement mauvais», a prévenu Marc Férot, de CM Immobilier, en évoquant le cas des Yvelines. Dans ce département, outre l’effet de la conjoncture, «les vendeurs bradent pour vendre avant début février 2012, date d’alourdissement de la taxation des plus-values immobilières, poursuit-il. La baisse des prix sur l’année 2011 devrait être de l’ordre de 4% à 5% pour Saint-Germain-en-Laye, mais d’au moins 10% pour les petites communes rurales». De même, dans l’Essonne, département populaire, «à Evry, où nous avons 70% d’acheteurs primo-accédants, la suppression du PTZ+ dans l’ancien va éliminer 30% à 40% de cette clientèle, ce qui fera baisser les prix», note la Fnaim.

Les ventes baissent, mais la crise financière déclenche des achats d’investisseurs. «Une cliente voulait placer 300.000 euros car en cas de faillite d’une banque, le montant garanti n’est que de 100.000 euros», témoigne un agent de la Fnaim. Les placements prennent aussi la forme d’achat en viager occupé, en forte progression. A Paris, «20% de mes clients ont un gros apport ou paient 100% cash», relève Pierre-Antoine Menez. Mais partout en Ile-de-France, «pour les clients classiques sollicitant un prêt bancaire, le robinet se ferme, rapporte la Fnaim. Ou alors il faut 30% d’apport personnel».

MYRIAM CHAUVOT

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La Réserve fédérale américaine poursuit le « twist » et laisse les taux directeurs inchangés, Actualités

La Fed a laissé les taux directeurs inchangés. Elle poursuit sa politique de « twist » pour continuer à soutenir une économie qui croît de façon modérée et souligne un ralentissement des investissements des entreprises ainsi que les risques émanant des tensions sur les marchés financiers.

Ben Bernanke a fêté ses cinquante-huit ans hier alors que se tenait la dernière réunion du Comité politique monétaire de la Fed. Pas de cadeaux particuliers pour le président de la banque centrale ni de surprise puisque la Fed a décidé de poursuivre sa politique du « twist ». Il s’agit d’une stratégie lancée en septembre dernier qui consiste à vendre de la dette à court terme pour racheter de la dette à long terme. Le montant total prévu est de 400 milliards de dollars. Cela est justifié, indique la banque centrale pour « soutenir une reprise plus forte de l’économie et assurer que l’inflation, dans le temps, est en conformité avec le double mandat » de la Fed (assurer la stabilité des prix et l’emploi maximum).

Si l’inflation a été modeste depuis le début de l’année et devrait continuer à se stabiliser, le comité de politique monétaire observe que la croissance de l’économie est modérée avec une amélioration du marché du travail et des dépenses des ménages. En revanche, les investissements des entreprises -un élément important de la croissance du PIB au troisième trimestre-est en train de se ralentir. Comme depuis trois ans, le Comité a laissé ses taux directeurs inchangés entre 0 % et 0,25 % mais a pointé du doigt les risques posés par les tensions sur les marchés financiers. L’effort le plus récent de la Fed a d’ailleurs été tourné vers l’Europe, pour améliorer l’achat de liquidités en dollars.

Plus de visibilité

Lors de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire le 24 et 25 janvier prochain seront données les nouvelles prévisions économiques des membres du comité. Ben Bernanke tiendra ce jour-là l’une de ses quatre conférences de presse annuelles et devrait dévoiler des chantiers de long terme visant à améliorer la transparence et la communication de la banque centrale. Les économistes s’attendent à ce qu’il précise alors le calendrier concernant la modification des taux directeurs. Initialement, ils sont prévus pour rester inchangés jusqu’à mi-2013, mais cela pourrait évoluer. A l’avenir, la Fed pourrait publier, tous les trimestres, ses prévisions pour les taux directeurs sur une période de deux ans. Elle pourrait aussi donner une cible pour l’inflation sous-jacente. Autant d’instruments qui donneraient plus de visibilité aux entreprises et aux investisseurs.

VIRGINIE ROBERT, Les Echos

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The Fed left rates unchanged. She continued her policy of « twist » to continue to support an economy growing moderately and highlights a slowdown in business investment and the risks emanating from tensions in financial markets.

Ben Bernanke celebrated his fifty-eight years yesterday as the last standing committee meeting of the Fed monetary policy. No special gifts for the President of the Central Bank or surprise since the Fed decided to continue its policy of « twist ».This is a strategy launched in September of selling the short-term debt to buy the long-term debt. The estimated total is 400 billion. This is justified, said the central bank to « support a stronger recovery of the economy and ensure that inflation, over time, is consistent with the dual mandate » of the Fed (ensuring price stability and themaximum employment).

If inflation has been modest since the beginning of the year and should continue to stabilize the monetary policy committee notes that economic growth is moderate with an improvement in the labor market and household spending. In contrast, business investment, an important component of GDP growth in the third quarter, is now slowing. As for three years, the Committee left its rates unchanged between 0% and 0.25%, but pointed to the risks posed by the tensions in financial markets. The most recent effort by the Fed has also been turned to Europe, to improve the purchase of dollar liquidity.

More visibility

At the next meeting of the Monetary Policy Committee on 24 and 25 January will be given the new economic forecast of the committee members. Ben Bernanke held that day one of his four press conferences annually and is expected to unveil the long-term projects aimed at improving transparency and communication of the central bank. Economists expect it to then specify the timetable for changes in interest rates. Initially, they are expected to remain unchanged until mid-2013, but that could change. In the future, the Fed could publish quarterly its forecast for interest rates over a period of two years. It could also provide a target for inflation.Many instruments that would give more visibility to businesses and investors.

VIRGINIA ROBERT, Les Echos

 

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Malgré l’inquiétude liée à la crise, les banques françaises continuent d’attirer les dépôts, Actualités

Les difficultés des banques ravivées depuis cet été par la crise de la dette souveraine dans la zone euro ont alimenté un regain d’inquiétude de la part des épargnants. Mais les encours de dépôts ont continué de progresser en octobre, même si le taux de croissance se ralentit.

 

Observe-t-on une inquiétude particulière des déposants ?

La crise de la zone euro depuis cet été a projeté à nouveau les banques sur le devant de la scène. Leur exposition aux dettes souveraines, leur chute boursière vertigineuse, leur obligation de réduire certaines activités et de renforcer leurs fonds propres ont jeté à nouveau le doute sur leur solidité et alimenté les inquiétudes de certains épargnants. « Il faut distinguer entre les efforts que doivent déployer les banques, dans des conditions de marché difficiles, pour s’adapter à des ratios réglementaires significativement renforcés et de l’autre des difficultés telles que ces mêmes banques pourraient se trouver en péril. Nous ne sommes pas dans ce deuxième cas », affirme Thierry Dissaux, président du directoire du Fonds de garantie des dépôts, qui estime que l’inquiétude est d’ailleurs retombée après un pic d’appels et de visites constaté sur son site en août. Par ailleurs, les encours des dépôts à vue des résidents ont continué de progresser en octobre (+ 4,2 %), comme les autres dépôts à court terme (+ 8,5  %) ou les livrets (+ 7,2  %), selon la Banque de France.

Quelle épargne est garantie?

Outre les dépôts figurant sur un ou plusieurs comptes bancaires, comme les  garantie publique sont couverts par le Fonds de garantie des dépôts, à hauteur de 100.000 euros en cas de faillite. Ce plafond s’applique par établissement, quel que soit le nombre de comptes ouverts par un même déposant en France ou dans ses succursales implantées dans l’Espace économique européen. Les livrets centralisés en tout ou partie à la Caisse des Dépôts (livret A, LDD, LEP) bénéficient, eux, d’une garantie publique séparée.

Certains acteurs profitent-ils de la crise  ?

« En 2008, nous avons assisté à un saucissonnage des dépôts entre établissements, notamment au profit de La Banque Postale, qui bénéficiait de son statut d’établissement public, raconte un banquier.Actuellement, nous n’assistons pas à un tel mouvement. » Face à l’incertitude ambiante, une partie de la clientèle aisée semble cependant répartir ses risques vers des entités plus discrètes. « Certains clients quittent les grandes banques pour des petites structures qui n’ont pas de problèmes de fonds propres et qui sont réputées solides », résume un banquier privé qui a constaté une accélération de sa collecte depuis cet été. Les acteurs proposant une offre haut de gamme à forte intensité relationnelle, comme les britanniques Barclays et HSBC, par ailleurs moins affectés par la crise de la zone euro, ont aussi vu affluer les dépôts. Barclays a ainsi accueilli 1.500 nouveaux clients Premier et drainé 400 millions d’euros de dépôts entre les mois de juillet et d’août. Cet afflux représente une croissance de 15 % des encours de la banque durant une période habituellement très calme.

Que prévoit Bruxelles sur la garantie des dépôts ?

Au niveau européen, les efforts pour harmoniser les règles protégeant les titulaires de comptes en banque touchent bientôt au but. En juillet 2010, Bruxelles avait fait une proposition de directive sur le sujet. Parmi les mesures phares, le niveau de garantie minimal pérennisé à 100.000 euros pour tous les épargnants, conformément à ce qui avait été décidé dans l’urgence en 2008. Depuis, ces mesures sont examinées par le Conseil et le Parlement européen. Les deux organismes doivent s’entendre prochainement sur la mouture finale du texte, sans doute en janvier.

(À BRUXELLES)
L. B., C. L., N. R. et R. H.

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En dépit de relocalisations symboliques, la crise accentue la désindustrialisation de la France, Actualités

Nicolas Sarkozy se rend aujourd’hui en Haute-Savoie sur le thème du made in France. Entamée de longue date, la désindustrialisation s’est aggravée avec la crise. Le ministre délégué à l’Industrie, Eric Besson, s’est félicité hier du bilan des aides à la relocalisation lancées l’an dernier. 

Ce n’est peut-être pas le thème le plus mis en avant par les Français mais il promet d’être au coeur de la campagne présidentielle. Moins d’une semaine après la déplacement de François Hollande en Bourgogne où le candidat PS a appelé au « patriotisme industriel » et dans la foulée de l’appel de François Bayrou (Modem) à « acheter français », Nicolas Sarkozy se déplace aujourd’hui à Sallanches (Haute-Savoie) pour vanter le made in France. Avec au programme la visite du site Rossignol, où l’entreprise a relocalisé une partie de sa production de skis.

Hier, le ministre délégué à l’Industrie, Eric Besson, a fait un point d’étape sur l’aide à la réindustrialisation mise en place mi-2010 dans la foulée des états généraux de l’industrie. Doté de 200 millions sous forme d’avances remboursables sur trois ans, ce dispositif s’adresse aux PME et ETI s’engageant à un investissement d’au moins 5 millions d’euros et à la création de 25 emplois. Annonçant 8 nouvelles aides attribuées, « ce nouvel outil monte en puissance », a jugé Eric Besson. Au total, 20 sociétés ont obtenu une avance remboursable (allant de 1 à 12 millions d’euros), pour un total de 77 millions d’euros.

Objectif « pas très ambitieux »

Si le recours à ce dispositif paraît limité, le ministre a assuré être « en avance sur le plan de marche », ajoutant que les objectifs avaient d’ores et déjà été réalisés « à près de 75 % ». Les 20 projets soutenus sont censés générer 344 millions d’euros d’investissements et 1.525 emplois d’ici à trois ans. Or, initialement, l’enveloppe globale devait soutenir la réalisation de 400 millions d’euros d’investissements et la création de 2.000 postes, un objectif « pas très ambitieux » de l’aveu même du ministre.

D’autant que sur les 20 projets retenus, seuls 5 se rapportent directement à un choix de relocalisation dans l’Hexagone. Les autres visent d’avantage à renforcer un ancrage déjà existant. « L’aide s’inscrit aussi dans une logique de prévention des délocalisations », plaide-t-on à Bercy.

Si Atol, Rossignol ou Geneviève Lethu sont des exemples régulièrement cités d’entreprises qui relocalisent , « c’est l’arbre qui cache la forêt », estime Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. Si l’on examine l’évolution de l’emploi, de la production, des investissements directs, des parts de marché ou du commerce extérieur, on ne voit rien qui s’apparente, au niveau macroéconomique, à des signes de réindustrialisation. » La production manufacturière n’a pas rattrapé le terrain perdu pendant la crise de 2008-2009 et les perspectives sont moroses. La part de l’industrie dans le PIB est tombée à 12 %, contre 20 % en Allemagne. Et si l’industrie avait créé des emplois au premier trimestre 2011 pour la première fois depuis dix ans, la tendance est repartie depuis à la baisse.

FRÉDÉRIC SCHAEFFER

 

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Les banques empruntent des sommes records à la BCE, Actualités

 

Les établissements financiers de la zone euro ont emprunté quasiment 300 milliards d’euros -291,6 milliards -à la Banque centrale européenne (BCE) pour 7 jours. C’est le montant le plus élevé demandé à l’institut d’émission depuis l’été 2009 sur cette opération de prêt hebdomadaire. Au total 197 banques ont sollicité ce prêt.

Les dysfonctionnements du dysfonctionnements du marché interbancaire-liés au manque de confiance des établissements financiers entre eux -poussent les banques à se ruer à la BCE et accumuler des montagnes de liquidités qu’elles n’utilisent pas. Plutôt que de les prêter, elles créent des stocks de précaution sur un compte rémunéré au jour le jour, à la BCE.

La Banque centrale vient de renforcer son arsenal de mesures envers le système bancaire afin d’alléger la pression, étant donné les immenses besoins de refinancement. Environ 230 milliards d’euros devront être remboursés par les banques au premier trimestre 2012, a indiqué Mario Draghi, le président de la BCE. Il faut donc fournir massivement des liquidités aux banques, afin qu’elles passent la fin d’année et honorent leurs remboursements.

ISABELLE COUET

 

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Free Mobile sur la rampe de lancement, Actualités

L’Arcep vient de vérifier que Free Mobile couvre bien 27% de la population. L’accord d’itinérance avec Orange devient opérationnel.

 

«The rocket is on the launchpad». Ca y est, Xavier Niel le parisien (sur Twitter, le patron de Free s’appelle «xavier75») a envoyé son premier tweet ce mardi à 15h46. Et ce n’est pas rien : il nous dit que «la fusée est sur la rampe de lancement».

Tout le monde a décrypté le message. Free Mobile est prêt à opérer son réseau, et à engranger des clients. Mais comme Xavier Niel sait ménager ses effets, il n’en dit pas plus. Pas de date. Comme expliqué précédemment, il y a de fortes chances pour que le quatrième opérateur mobile du pays fasse son entrée cette semaine, histoire de profiter des ventes de Noël.

Il manquait un détail essentiel pour que Free Mobile puisse se lancer : le feu vert de l’Arcep. Selon nos informations, l’autorité de régulation des télécoms vient de le délivrer. Le réseau couvre bien comme promis 27% de la population. Avoir ce feu vert était la condition posée par Orange pour fournir l’itinérance à Free Mobile (c’est-à-dire mettre à disposition ses antennes pour couvrir les zones où Free n’est pas encore présent).

La balle est maintenant dans le camp des deux opérateurs. Ils doivent juste vérifier que l’interconnexion entre leurs deux réseaux fonctionne suffisamment bien. Mais la commercialisation peut débuter.

Free n’a pas souhaité répondre pour l’instant à notre demande d’informations.

SOLVEIG GODELUCK

 

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Immobilier Acheter ou louer ?

De l’avis des professionnels, il vaut toujours mieux acheter que louer. Les différents points à vérifier avant de s’engager.

 

L\'achat est toujours plus rentable que la location Avec une valorisation de l\'ordre de 2 % par an du logement acheté, l\'acquéreur est toujours gagnant. A Paris, avec un prix de départ de 415.000 euros, le bien vaut au minimum 616.668 euros après vingt ans. A la location, en revanche, si l\'on place l\'apport personnel et la différence entre loyers et mensualité du crédit, l\'épargne acquise au bout de vingt ans ne sera que de 314.518 euros.

Acheter ou louer ? De nombreux éléments doivent être pris en compte : le niveau des prix et des taux, le niveau des loyers, de même que leur évolution dans le temps. Ces éléments sont aussi à mettre en parallèle avec la rémunération de l’épargne. Un exercice pour le moins difficile.

 1 RESTER LOCATAIRE

Premier argument en faveur de la location : la liberté. En étant locataire, vous déménagez quand vous voulez. Il suffit de donner congé au propriétaire par lettre recommandée. Certes, un délai de préavis doit être respecté. En location libre (loi de 6 juillet 1989), celui-ci s’établit à trois mois, voire moins dans certains cas (mutation professionnelle, problème de santé justifiant le déménagement, perte d’emploi, etc.).

Le choix de la localisation et de la superficie

Autre argument, en location, vous aurez le choix de la localisation et de la superficie. « Dans la grande majorité des cas, la location permet de louer plus grand », affirme Christophe du Pontavice, le patron d’Efficity.

Avec un pouvoir d’achat de 1.000 euros, il est, par exemple, possible de louer un deux-pièces de 35 à 40 mètres carrés dans un quartier populaire de la capitale ou en proche périphérie. A l’achat, tout au plus pourriez-vous acquérir 30 mètres carrés. A Lyon, à Marseille ou dans la plupart des grandes villes, le problème est le même, si ce n’est qu’il est un peu moins accentué.

Des loyers plus sages que les prix de l’immobilier

Autre avantage : les loyers grimpent moins vite que les prix de l’immobilier. Sur dix ans, la hausse n’atteint que 29 % selon l’Insee. Et d’après Clameur, les loyers de marché (logements dont les baux sont en cours) ont progressé de 0,9 % en 2011 et ceux de relocation de 1,9 %. De fait, sur dix ans, les revenus des locataires ont augmenté plus vite que les loyers. Mais en période de quasi-récession, comment vont-ils évoluer ? Et une fois à la retraite, sur quelle pension pourrez-vous tabler ? A l’heure des réformes, une chose est sûre : les pensions vont diminuer. Louer n’a donc d’intérêt que si vous vous constituez, par ailleurs, une épargne régulière.

Pour que la comparaison avec l’achat soit pertinente, l’idéal est d’économiser au moins la différence entre loyer et mensualité de remboursement pour un même logement.

Bémol, les placements sécurisés rapportent peu aujourd’hui : 2,25 % pour un Livret A, de 3 à 4 % pour un contrat d’assurance-vie. Les produits plus risqués continuent de rapporter plus sur une longue période, mais ils ne garantissent pas votre capital. Ce qui peut être très pénalisant si vous êtes contraint de revendre.

 2 DEVENIR PROPRIETAIRE

Du point de vue de la valorisation, l’immobilier a fait preuve d’une vitalité étonnante ces dernières années, grimpant de 10 à 15 % par an. Des performances qui ont de quoi vous encourager à acheter. Mais n’importe quel conseiller en patrimoine vous le dira : il faut toujours acheter en pensant à une éventuelle revente, contrainte ou souhaitée.

La plus-value dépend du prix d’achat

Du point de vue de l’achat, la période n’est pas idéale. Plus les valeurs sont élevées, plus vous réduisez vos chances de réaliser une plus-value à terme. A contrario, plus elles sont basses, meilleures seront vos chances de gains. Selon l’Insee, depuis douze ans, les prix de l’immobilier ont plus que doublé (+ 141 % dans l’ancien de 1998 à 2010). Pénurie de foncier, déficit de construction… sont les paramètres mis en avant pour expliquer la hausse. Des arguments que certains économistes réfutent. En tout état de cause, si vous penchez pour l’acquisition, gardez à l’esprit que l’immobilier suit des cycles et que tout risque de dévalorisation de la « pierre » n’est pas à exclure. Surtout dans le contexte économique actuel.

Une épargne forcée

Pour autant, quelques arguments plaident en faveur de l’achat. Vous vous constituez, tout d’abord, une épargne forcée, ce que vous ne feriez peut-être pas en étant locataire.

Des taux d’emprunt encore bas

Par ailleurs, les taux d’intérêt sont encore à des niveaux bas, autour de 4,20 % sur vingt ans. N’attendez pas trop cependant car les experts prévoient une remontée en 2012. « Un taux qui monte de 1 point fait perdre 8 % de pouvoir d’achat », poursuit Christophe du Pontavice.

Pensez aussi aux frais que vous devrez débourser : frais de notaire, charges de copropriété, impôts fonciers… des dépenses non négligeables.

Quoi qu’il en soit, à terme, vous aurez un toit bien à vous. Une fois à la retraite et le crédit remboursé, vos dépenses diminueront forcément, ce qui ne sera pas le cas si vous restez locataire et que vous n’avez pas pris la peine d’épargner.

COLETTE SABARLY

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