Get Adobe Flash player
Catégories
ce site est utile, aidez nous à le maintenir au top

actionnaires

Entrepreneur.fr : un site dédié aux dirigeants et actionnaires d’entreprises – Creation-Entreprise.fr

Un réseau social au positionnement exclusivement BtoB

Le club Entrepreneur.fr a voulu offrir aux dirigeants et actionnaires d’entreprises un lieu unique de partage pour échanger et débattre comme ils le souhaitent dans un espace privé. Les dirigeants peuvent s’inscrire directement sur le site Entrepreneur.fr : l’inscription est gratuite et sans aucun engagement. A l’issue de l’inscription, l’entrepreneur recevra une carte qui matérialisera son appartenance au club.

Lire la suite sur :  Entrepreneur.fr : un site dédié aux dirigeants et actionnaires d’entreprises – Creation-Entreprise.fr.

Share

La CIBC saisit le restaurant de Jean-François Plante – archives – LesAffaires.com

PAR MARIE-EVE FOURNIER . Les Affaires . 04-02-2012

 

Plaisirs coupables, le plus récent restaurant du chef et vedette de la télévision Jean-François Plante, a été saisi par la Banque CIBC. Inauguré à l'automne 2010, le «snack-bar urbain» de la rue Peel était menacé d'expulsion par le propriétaire du local.

«La restauration, c'est fragile. C'est un job difficile. Des fois, on ne comprend pas pourquoi la mayonnaise ne prend pas», a confié aux Affaires l'entrepreneur, qui possède trois autres restos à Montréal, Laval et Rosemère (deux bistrots L'Aromate et le Là ! Grill Lounge par L'Aromate). Plaisirs coupables est son premier échec en carrière.

La CIBC, principal créancier du commerce, a saisi tous les biens en garantie pour les protéger avant qu'ils ne se retrouvent sur le trottoir, explique l'avocat de la banque. Pour le moment, le commerce n'est pas en faillite. La Banque de développement du Canada est un autre créancier important.

Visiblement échaudé et déçu par la tournure des événements, Jean-François Plante affirme avoir perdu «beaucoup d'argent» avec son concept de «fast food de luxe». Malgré son expertise, il a réalisé que «lancer un nouveau concept, quand on est habitué à une certaine formule, ce n'est pas évident». Dans son souvenir, ce n'était pas aussi ardu d'ouvrir un restaurant.

Celui qui s'est fait connaître aux Saisons de Clodine, à TVA, et qui anime l'émission C'est Extra, sur les ondes de V, croit que l'arrivée dans le quadrilatère d'une poignée de concurrents visant la même clientèle que Plaisirs coupables a nui à son établissement. Le chef constate aussi que la clientèle «qu'il connaît» n'a pas «adhéré son concept». Pour financer l'ouverture de ce restaurant, le chef et auteur de quatre livres – dont un intitulé Plaisirs coupables en référence au restaurant – a recruté une dizaine d'investisseurs silencieux, des gens d'affaires qui fréquentaient ses restaurants.

Selon le registre québécois des entreprises, le premier actionnaire est le Groupe L'Aromate, propriété de Jean-François Plante et de Jocelyne Charest. Le second actionnaire est le Groupe L.H. Limitée, de Laval, décrit comme une société de portefeuille et qui oeuvre dans le secteur de l'électricité.

Fâché d'avoir perdu sa mise, l'un des actionnaires, qui préfère ne pas être identifié par crainte de représailles, raconte avoir investi dans Plaisirs coupables «sous la bonne foi» de Jean-François Plante, qu'il accuse de ne pas s'être occupé du restaurant.

Affirmant vivre «une sorte de deuil», M. Plante est catégorique : il ne veut plus ouvrir d'autres restaurants. Désormais, «je me concentre sur mes acquis», jure-t-il, précisant que ses trois autres établissements «vont bien» et que la fermeture de Plaisirs coupables n'aura aucun impact sur eux.

FERMÉ

Le site Web du restaurant existe encore et on peut y lire «Maintenant ouvert». Au téléphone, un message demande toujours aux clients qui veulent réserver de laisser leur nom, mais la boîte vocale est pleine.

Lire la suite sur :  La CIBC saisit le restaurant de Jean-François Plante – archives – LesAffaires.com.

Share

Facebook pourrait déposer les documents d’entrée en Bourse ce mercredi !

 

Par Fabrice FROSSARD, 30/01/2012

 

Facebook pourrait déposer les documents d'entrée en Bourse ce mercredi. Le réseau social pourrait être valorisé entre 75 et 100 milliards de dollars.

Facebook en Bourse, c’est un serpent de mer. Mais d’après le Wall Street journal, l’introduction du réseau social sur les marchés cotés serait imminente. D’après le journal économique, Facebook pourrait en effet déposer son dossier d’introduction auprès de la SEC dès le milieu de cette semaine. Une information cohérente avec une autre selon laquelle l’audit de l’entreprise aurait été achevé la semaine dernière. De même, le marché privé aurait été en grande effervescence cette même semaine. Une fébrilité désormais compréhensible.

Si ce timing est avéré, les premières cotations pourraient avoir lieu au mois de mai 2012. Toutefois, à ce jour, nul ne sait sur quel marché la cotation aura lieu : le New York Stock Exchange et le Nasdaq seraient en lice et tenteraient de s’octroyer la cotation du réseau social. 
Le suspens reste entier, seul le “ticker” est déjà prêt : $FB.

Quelle que soit la date de l’entrée en Bourse, il est déjà certain que ce sera la plus importante de 2012, avec une prévision de 10 milliards de levée de fonds auprès des actionnaires.

Pas si mal pour une entreprise créditée de 3,8 milliards de chiffre d’affaires en 2011 et seulement 1,5 milliard de bénéfices. Un chiffre d'affaires généré à 89 % par la publicité, selon le cabinet eMarketer. En France, le réseau social réaliserait déjà 150 millions d'euros de chiffre d'affaires en publicité.

Facebook rapporte 15,3 milliards d'euros en emplois directs et indirects

 Pour valoriser son rôle de locomotive “digitale” sur l’économie, Facebook a demandé à Deloitte de mesurer son impact économique direct et indirect dans les 27 pays d'Europe. Résultat : selon ce cabinet d'étude, l'impact de Facebook serait de 15,3 milliards d'euros en Europe et de 1,9 milliard en France. « Des centaines d'entreprises rivalisent aujourd'hui d'inventivité pour créer des applications dans les domaines du jeu, du divertissement ou des services. Plus de 20 millions de ces applications sont installées par les utilisateurs de Facebook, chaque jour dans le monde », selon le rapport. L'impact du réseau social vaut surtout par les emplois et les revenus générés par ses partenaires. Sur le 1,9 milliard d'euros évalué par Deloitte, 1,1 milliard d'euros concernent la publicité et le marketing en ligne. Ce secteur aurait bénéficié de la création de 12 100 emplois liés à Facebook (régies spécialisées, gestion de communautés de marques, etc.). L'économie des applications Facebook (développeurs…) aurait, elle, généré 213 millions d'euros l'an dernier en France et 2.0 emplois.

Cet écosystème comprend des centaines d’entreprises qui créent des applications de toutes sortes pour les 800 millions d’utilisateurs du réseau dont 25 millions en France. Mais, dans ces chiffres entrent aussi des entreprises qui utilisent Facebook pour développer leur activités, des grandes marques avec leurs “community managers” et leurs “social strategists” aux entreprises plus petites et aux agences de marketing spécialisées.

 

Lire la suite sur :   Facebook.


Réduction de coûtsoptimisation des coûtsConseil opérationnelGestion des Coûtsoptimisation des coûtsdépenses Entreprises,  Réduction de coûtsoptimisation des coûtsConseil opérationnelConseiller en entreprisesdeveloppement affairesdeveloppement entreprisesapporteur affairesDéveloppeur ImmobilierConseiller en entreprisesConseiller en Développement d’Affaires,  Apporteur d’AffairesDéveloppement d’AffairesApporteur d'AffairesConseiller développement AffairesPierre-André Fontaine Conseiller en Entreprises,Conseiller en Entreprises – spécialiste en Création et Développement d'Affaires – Développement de réseaux d'Affaires – Cessions Acquisitions, Restructuration, Management.,Business Development,

Share

Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris

 


Crédits photo : © Suzanne Plunkett / Reuters/REUTERS

Dexia qui a annoncé sa réorganisation pour résoudre ses difficultés de financement plonge de plus de 20 %. Pour sa part, le CAC perd plus de 3 %.

L’humeur reste maussade ce mardi à la Bourse de Paris. La crise de la dette, la crainte d’un défaut de paiement grec ainsi que les difficultés de Dexia plombent toujours les marchés. Le CAC plonge de 2,7 % en milieu de séance à 2 845,78 points. Une baisse qui s’est accentué par la suite pour dépassé les 3,3%. Lundi le CAC avait déjà clôturé en baisse de 1,85 % à 2926,83 euros. Ailleurs en Europe, Londres recule de 2,22 % à 4962,80 points et Francfort de 3 % à 5 215,50 points.Lundi soir, les ministres des Finances de l’Eurogroupe ont annoncé à l’issue de leur réunion qu’ils reportaient à « courant octobre » la décision sur la prochaine tranche d’aide de 8 milliards d’euros à la Grèce. L’Europe envisage de revoir la participation du secteur privé au deuxième plan d’aide et songe à augmenter le fonds de secours aux pays endettés (FESF). Les ministres des Finances se sont par ailleurs accordés sur l’octroi de collatéraux en l’échange de prêts à la Grèce.Athènes a, de son côté, annoncé de nouvelles mesures après avoir prévenu dimanche que le pays ne remplirait pas ses objectifs de déficit exigé par ses créanciers.

Le pétrole en baisse

Les craintes sur la zone euro pèse également sur la monnaie européenne. L’euro s’enfonçait sous le seuil de 1,32 dollar en fin de matinée, à son plus bas niveau depuis janvier face au billet vert, emporté dans les turbulences de la crise de la dette et le report d’une décision sur la Grèce par les ministres des Finances de la zone euro. En milieu de séance, l’euro valait 1,3184 dollar contre 1,3178 dollar lundi soir. En tout début de séance, il est même tombé jusqu’à 1,3146 dollar, sa valeur la plus basse depuis le 13 janvier.

Sur les marchés pétroliers, les inquiétudes sur l’économie mondiale pèsent sur les cours : le baril de « light sweet crude » pour livraison en novembre perdait 1,47 % dollar, à 76,47 dollars dans la matinée.

Du côté des indicateurs macroéconomiques, les investisseurs seront attentifs à la publication des prix à la production industrielle en zone euro au moins d’août attendue à 16 heures. Outre-Atlantique, les commandes industrielles aux États-Unis pour le mois d’août sont attendues pour 16 heures. À la même heure, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, doit prendre la parole devant une commission du Congrès sur le thème « les prévisions économiques ».

Dexia doit annoncer la vente de ses fleurons

L’ensemble du secteur bancaire sera suivi ce mardi. Le conseil d’administration de Dexia(-20,77 % à 1,03 euros) a annoncé hier soir avoir lancé un processus pour résoudre les problèmes structurels du groupe mais n’a pas évoqué de pistes en particulier. La banque franco-belge devrait accélérer la vente de ses fleurons et l’isolement de ses actifs non performants dans un « bad bank ». Sa note a été placée hier sous surveillance négative par l’agence Moody’sDeminor insiste pour que les actionnaires soient consultés avant toute décision sur un plan concernant l’avenir de Dexia, indique le cabinet de conseil aux actionnaires dans une lettre ouverte dévoilée par Reuters.

De son coté, la Société générale (-3,95 % à 18,22 euros) a réduit de moitié ses besoins de financement à long terme pour 2012, a-t-elle annoncé. La banque française n’aura besoin que de 10 à 15 milliards d’euros.

Toujours dans le secteur bancaire européen, la première banque allemande Deutsche Bank a renoncé mardi à son objectif de dégager un bénéfice opérationnel record de 10 milliards d’euros cette année, mais a assuré qu’elle restera bénéficiaire au troisième trimestre.

Le groupe sucrier Cristal Union va acquérir sur un mode amical le groupe Vermandoise pour près d’un milliard d’euros afin de créer le numéro cinq européen de l’industrie du sucre, qui sera numéro deux en France derrière Tereos. Le groupe Vermandoise regroupe deux sociétés cotées sur Nyse-Euronext Paris, la Société Vermandoise de Sucreries (SVS) et la Société Sucrière de Pithiviers le Vieil (SSPLV). La cotation des deux titres est suspendue.

Stallergènes (-3,63 % à 44,81 euros) a annoncé une réorganisation de sa gouvernance, qui verra l’arrivée d’un nouveau directeur général exécutif début 2012.

GDF Suez (-1,70 % à 22,02 euros) a conclu la vente de G6 Rete Gas au consortium constitué du fonds d’infrastructures F2i, d’AXA Private Equity et d’Enel Distribution. La cession valorise les actifs de distribution à une valeur d’entreprise de 772 millions d’euros soit, à 103 % de la base d’actifs régulés 2010, 9,3 fois l’Ebitda et 17,5 fois le résultat net. Cette opération avait été annoncée en juin dernier.

Bonduelle (-1,31 % à 63,50 euros) a présenté une forte chute de son bénéfice net annuel de 48 % à 30,4 millions d’euros mais prévoit un rebond de sa rentabilité pour l’exercice 2011-2012. Le groupe agro-alimentaire est par ailleurs en négociations pour racheter les légumes d’Aucy en Russie.

Naturex (-6,88 % à 46,02 euros), spécialiste des ingrédients naturels d’origine végétale, va lancer une augmentation de capital de 49,3 millions d’euros destinée à financer des acquisitions et accroître son flottant boursier.

Groupe Gorgé (+9,95 % à 6,74 euros) flambe au lendemain de l’annonce de sa plus importante commande dans le nucléaire, un contrat de 30 millions d’euros en Chine.

 

Le Figaro – Marchés : Vers une nouvelle journée de baisse à la Bourse de Paris.

Share

La banque franco-belge Dexia doit organiser sa propre disparition, Actualités

Après une lutte durant trois ans, la crise de la dette souveraine a eu raison de Dexia. Son administrateur délégué, Pierre Mariani, est chargé d’organiser le cantonnement de ses actifs les plus risqués tout en cédant ses franchises commerciales.

La forme est sauve. Les actionnaires français et belges de Dexia restent unis pour le meilleur et pour le pire : la scission ne passera pas par eux. A l’issue d’un conseil d’administration qui a duré six heures lundi soir, ils ont réaffirmé « leur unité et leur solidarité dans l’étape qui s’ouvre ».

Sur le fond, c’est pourtant bien la fin de l’aventure franco-belge qui se dessine entre les lignes du reste de ce communiqué sibyllin. Le conseil d’administration y confie en effet à Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia, le soin de préparer « les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes structurels qui pénalisent les activités opérationnelles du groupe et ouvrir de nouvelles perspectives de développement à ses franchises commerciales historiques en Belgique et en France ».

Véhicule de cantonnement

En d’autres termes, Dexia mène une lutte quotidienne pour trouver assez de liquidités pour financer ses activités. Son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros hérité de la crise est devenu ingérable. Il compte notamment 21 milliards d’euros de dettes souveraines de pays européens dont la solvabilité est aujourd’hui mise en doute. Première victime avec l’américain Lehman Brother’s de la crise de liquidités en 2008, Dexia est ainsi encore la première victime de la crise de la dette.

Mais d’autres actifs spécialisés dans le financement des acteurs publics alourdissent le fardeau : les filiales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne mais aussi le véhicule de financement allemand DKD, équivalent de Dexia Municipal Agency (DexMa) en France. La première mesure consiste donc à isoler l’ensemble de ces actifs dans une structure à part, DexMa, faisant l’objet d’une solution française spécifique avec la Caisse des Dépôts et La Banque Postale. 90 % de ces actifs dépendent déjà de la structure juridique de Dexia Crédit Local. C’est donc elle qui fera office de véhicule de cantonnement. « Cette structure bénéficiera de la garantie de financement de la France et de la Belgique », assure Pierre Mariani. La France était réticente à apporter cette garantie lundi soir mais la dégringolade du cours de Dexia de plus de 37 % ce mardi dans la matinée a convaincu le ministre des Finances français de clarifier ses positions. « Les Etats belge et français répondront présents comme en 2008 », a confirmé François Baroin.

Cessions des entités les plus attractives

En parallèle, Pierre Mariani est chargé d’organiser la cession au meilleur prix des entités les plus attractives. L’objectif est de libérer autant de fonds propres que possible pour alimenter la structure de cantonnement de DCL et lui permettre de se refinancer. Les marchés sont donc ouverts pour le fleuron turc, DenizBank, la coentreprise RBC Dexia, ou encore la filiale de gestion d’actifs Dexia AM. L’avenir du réseau de banque de détail belge Dexia Bank Belgique (DDB) et celui de Banque internationale du Luxembourg (BIL) devraient faire l’objet d’un traitement plus politique compte tenu de leur importance dans le paysage économique des deux pays.

Quel sera le coût social de ce démantèlement ? Si le plan de charge des équipes de DCL semble assuré par la gestion de la structure de cantonnement et des prêts aux collectivités locales françaises, l’inquiétude des équipes du holding de tête du groupe bancaire est légitime. « Beaucoup de ces personnes travaillent pour les entités opérationnelles de Dexia, elles ont donc vocation à retourner dans ces différents métiers », assure-t-on chez Dexia. A quelle condition ? C’est la question que tous se posent.

NINON RENAUD

 

viaLa banque franco-belge Dexia doit organiser sa propre disparition, Actualités.

Share

Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités

 

Ce matin, la France et la Belgique ont accordé leur garantie sur les financements levés par la banque. Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se sont résolus hier à préparer son démantèlement.

 

Dexia s’effondre en Bourse ce mardi 4 octobre, alors que se profile son démantèlement. Le titre a perdu jusqu’à 37,7 % en début de séance. En milieu de matinée, les ministres des Finances belge et français ont annoncé que les deux Etats s’engagent à apporter leur garantie à la banque franco-belge. Une annonce de nature à rassurer les investisseurs en témoignant du soutien de ses actionnaires.

Garantie sur les financements levés par la banque

« Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers. A cette fin, ils s’engagent à apporter leur garantie aux financements levés par Dexia », ont indiqué les deux ministères dans un communiqué.

A la mi-journée, le titre a légèrement réduit ses pertes. Vers 11h45, il chute encore de 22,4 % à 1,009 euro.

Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia. Un projet qui a fait d’emblée fait plonger le titre à l’ouverture des marchés boursiers.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Structure de défaisance

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ses actionnaires avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus). Ils auraient finalement estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi 5 octobre au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

 

 

Lire la suite sur :  Dexia : Paris et Bruxelles tentent de rassurer les marchés, Actualités.

Share

Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités

Trois ans après un premier sauvetage qui a vu les Etats belge et français injecter 6 milliards au capital de Dexia, ses actionnaires se résolvaient hier à dessiner l’adossement des activités stratégiques du groupe sur le modèle du métier des collectivités locales.

Aux grands maux les grands remèdes. Trois ans après avoir tenté de sauver la banque franco-belge de la faillite, moyennant 6 milliards d’euros, les actionnaires de Dexia semblaient avoir jeté l’éponge hier. Réunis en conseil d’administration extraordinaire, ils étaient en effet sur le point de finaliser les grandes lignes d’un nouveau plan de sauvetage qui ressemblait fort à un démantèlement de Dexia.

Selon ce plan, le groupe bancaire se verrait d’abord libéré du poids de son portefeuille obligataire de près de 100 milliards d’euros. Cet héritage du passé l’oblige en effet à mobiliser des montants astronomiques d’actifs en collatéral pour les refinancer. Le 30 juin, la banque avait ainsi besoin de 96 milliards d’euros de liquidités à court terme.

Soutenir la banque jusqu’au bout

Pour lui redonner de l’air, les actionnaires de Dexia auraient donc décidé de cantonner ce portefeuille dans une structure de défaisance qui devrait bénéficier de la garantie des Etats belge et français. Ceux-ci confirmeraient ainsi leur engagement de soutenir Dexia jusqu’au bout. Alors qu’ils avaient espéré défaire Dexia de ce portefeuille obligataire au fil du temps, en laissant à son management le soin de le céder au meilleur prix (80 milliards ont ainsi déjà été vendus), ses actionnaires auraient estimé que ce projet n’était plus viable dans les conditions de marché actuelles.

La provision de 1,8 milliard d’euros, qui avait été passée au deuxième trimestre pour accélérer les cessions de ces actifs toxiques, n’aurait de fait sans doute pas suffi à procéder à ce type d’opération sans mettre en péril en même temps la solvabilité de la banque franco-belge. D’autant que son niveau de fonds propres durs de 10,3 % est loin d’être confortable au regard de son portefeuille de dettes souveraines grecque, espagnole, portugaise, irlandaise et italienne de près de 21 milliards d’euros.

Note sous surveillance

Le conseil d’administration de Dexia semblait ainsi faire écho aux inquiétudes de l’agence de notation Moody’s, qui avait mis hier matin la note de solidité financière de Dexia sous surveillance négative. La volatilité des marchés va « probablement entraîner Dexia à recourir un peu plus au financement à court terme, ce qui va probablement déboucher sur une compression de ses réserves de liquidités disponibles », estimait Moody’s.

Les actionnaires de Dexia ont par ailleurs décidé de céder ou d’adosser les activités stratégiques de la banque à d’autres acteurs, de la banque de détail au métier de gestion d’actifs en passant par celui des collectivités locales. L’avenir de ce dernier métier semble le mieux tracé aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, le groupe travaille en effet à la création d’une banque dédiée au financement des collectivités locales françaises. Cette coentreprise serait détenue pour l’essentiel par La Banque Postale et la Caisse des Dépôts et Consignations. Malgré les réticences des différentes parties prenantes à ce montage, l’urgence de la situation facilite l’émergence d’un accord. Le projet sera présenté mercredi au comité des investissements de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. A moins d’être convoquée de façon extraordinaire, la vigie parlementaire de l’institution financière ne devrait pas être saisie du sujet avant sa séance du 19 octobre. D’autres actifs comme la banque turque Denizbank devraient facilement trouver preneur. En revanche, les filiales de financement des collectivités locales Crediop en Italie et Sabadell en Espagne devraient être plus difficile à vendre.

NINON RENAUD

Lire la suite sur : Les actionnaires de Dexia préparent son démantèlement, Actualités.

Share

Semaine cruciale pour les banques françaises, Actualités

Alors que les marchés poussent à une recapitalisation des banques, notamment françaises, ces dernières estiment encore pouvoir maîtriser leur avenir.

Depuis le mois d’août, la tension ne se relâche pas sur les banques européennes et les banques françaises en particulier. Et cette semaine ne devrait pas déroger à la règle, dans l’attente notamment du vote jeudi du plan grec par le Parlement allemand. Pour autant, des plans nationaux ou européen de recapitalisation des banques ne semblent pas, à ce stade, d’actualité. Au niveau européen, la maximisation de l’impact du Fonds de stabilité financière est liée à la mise en oeuvre de l’accord du 21 juillet sur le sauvetage de la Grèce. En France, depuis le début du mois de septembre, les pouvoirs publics réfléchissent pour leur part à différents scénarios de recapitalisation des banques françaises, afin de pouvoir réagir rapidement en cas d’urgence. Mais ces travaux, plusieurs fois éventés et chaque fois démentis (« Les Echos » du 7 septembre), suscitent pour l’heure nombre d’interrogations.

Faut-il recapitaliser toutes les banques en même temps, afin de n’en stigmatiser aucune, comme en 2008 ? C’est la thèse défendue par Alain Minc, un proche de l’Elysée. Faut-il au contraire injecter de l’argent public à l’occasion de rapprochements, afin de favoriser la création d’acteurs plus solides ? Le scénario d’un adossement de la Société Générale à BNP Paribas a ainsi été envisagé, mais présente des risques très élevés. Sous quelle forme intervenir ? Les actions de préférence, utilisées en 2008, ont offert une grande souplesse aux banques, en faisant de l’Etat un actionnaire muet. Mais dans un contexte politique préélectoral, sont-elles le meilleur outil ? L’idée de nationaliser purement et simplement les banques est défendue par certains, mais elle paraît irréaliste, tant sur le principe qu’en termes budgétaires. Enfin, avec quel argent l’Etat peut-il soutenir les banques sans mettre en péril la note de sa propre dette ? Selon plusieurs sources, la Caisse des Dépôts a été sollicitée vers la mi-septembre. Elle pourrait intervenir de plusieurs manières, mais ses ressources ne sont pas illimitées.

Rejet d’un appel à l’actionnaire

Un sauvetage public apparaît dès lors comme l’ultime recours en cas de ruée aux guichets des banques et de fermeture des agences (« bank run »). « Une situation impossible », clament à cet égard plusieurs banquiers qui assurent que les banques garderont leurs guichets ouverts quoi qu’il arrive, compte tenu de leurs coussins de liquidités et des facilités « illimitées » promises par la BCE.

Pour éviter une recapitalisation forcée, les banques françaises doivent cependant renforcer rapidement leur solvabilité par la mise en réserve de leurs résultats et la mise en oeuvre des mesures annoncées de réduction de leur refinancement en dollars, de leur bilan – considéré comme trop élevé selon les critères d’effet de levier anglo-saxons -, de cessions de portefeuilles voire d’entités. En revanche, les banques rejettent pour l’heure l’appel à leurs actionnaires . « Tout le jeu consiste à rester manoeuvrant entre nos différents leviers », souligne un banquier. D’où l’accélération de la mise en oeuvre des exigences en fonds propres de Bâle III. Les banques françaises seront a priori toutes au-dessus des 7 % de fonds propres durs en 2013 voire début 2013. Quitte, s’il le faut, à verser moins ou pas de dividende à leurs actionnaires ou simplement sous forme d’actions.

L. B. et E. C.

 

Lire la suite sur :  Semaine cruciale pour les banques françaises, Actualités.

Share
rejoignez moi sur viadéo
Sur Viadéo
Archives