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Le risque d’une crise immobilière est-il réel ?  Jean Gagnon 

Les épargnants qui songent à capitaliser leur REER le font entre autres parce qu’ils ont confiance dans les perspectives de l’économie. Et quand on parle des risques que court l’économie canadienne, il est souvent question de crise immobilière. La Banque du Canada et le gouvernement canadien se disent d’ailleurs préoccupés par la spéculation immobilière. Le risque d’une crise est-il vraiment important ? Trois experts font le point.DE QUOI PARLE-T-ON ?Une crise immobilière se caractérise par une chute rapide des prix des maisons et des autres immeubles, ou par une détérioration marquée du marché immobilier, soit une diminution du volume de construction ou de mises en chantier, explique François Dupuis, économiste en chef, Mouvement Desjardins. On parle de crise lorsque la perte de confiance des agents économiques cause une chute des prix assez grande pour avoir un impact important sur l’économie réelle et sur les marchés financiers, ajoute Stéfane Marion, économiste en chef, Financière Banque Nationale. « L’expérience démontre qu’au Canada, il faudrait une baisse des prix de plus de 20 % pour avoir un tel impact », dit l’économiste.D’OÙ VIENT LE RISQUE ?Le choc qui causerait une crise immobilière au Canada proviendrait principalement d’une hausse des taux d’intérêt, explique Stéfane Marion. Ce risque existe étant donné que la Réserve fédérale américaine (Fed) a commencé à normaliser sa politique monétaire. Une première hausse du taux directeur avait été annoncée par la Fed en décembre 2015, et une seconde le fut le 14 décembre dernier. Les experts en prévoient trois autres en 2017. Ces hausses de taux ont comme effet de faire augmenter les taux des obligations à plus long terme, autant aux États-Unis qu’au Canada. Et ce sont justement ces taux obligataires qui dictent les taux hypothécaires.TAUX D’ENDETTEMENT ET MARCHÉ DU TRAVAILS’ajoute au risque des taux d’intérêt celui de l’endettement. L’accès à la propriété a certainement été encouragé par les taux d’intérêt très bas des dernières années. Mais la conséquence est que le taux d’endettement des Canadiens ne cesse d’augmenter. « Et cela place les propriétaires dans le groupe d’âge 25-35 ans de plus en plus à risque », explique François Dupuis. C’est que ceux-ci, en plus d’être menacés par une hausse éventuelle des

Source : Le risque d’une crise immobilière est-il réel ? | Jean Gagnon | REER


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