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économie

Le CAS de François Hollande ce pervers narcissique aurait intéressé Étienne de La Boétie, quand il a écrit le Discours de la servitude volontaire ou Contr’un | CNI Isère

Le CAS de François Hollande ce pervers narcissique aurait intéressé Étienne de La Boétie, quand il a écrit le Discours de la servitude volontaire ou Contr’un …. Qu’est-ce que l’homme de pouvoir ? Un être sans qualité, un « homoncule » ne se souciant ni d’aimer ni d’être aimé mais seulement de contraindre et d’acheter, d’obtenir par ruses et flatteries ce que la force brutale échoue à arracher. 

À la différence de Machiavel, dont le minutieux examen des mécanismes du pouvoir a servi tout aussi bien le dessein des despotes que celui des tenants de la liberté, La Boétie évite ce qu’offre d’ambigu la prétention à l’analyse objective. Les admonestations qu’il adresse aux victimes d’une servitude volontaire, assimilée par lui à un état morbide, n’ont rien perdu de leur pertinence ni de leur modernité.

Or quelle est la cause des malheurs qui accablent une quantité si considérable d’hommes ? Faut-il les imputer à la toute-puissance d’un impitoyable maître ? Mais celui-là, remarque La Boétie, « n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, et n’a autre chose que ce qu’a le moindre homme du grand et infini nombre de nos villes, sinon l’avantage que vous lui faites pour vous détruire. D’où a-t-il pris tant d’yeux, dont il vous épie, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? [...] Comment a-t-il aucun pouvoir sur vous, que par vous ? ».

Et ce jeune homme, qui, au-delà de sa mort prématurée, continue de raviver la jeunesse du monde, a ce mot que notre époque commence à peine à entendre et à pratiquer : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. »

Qu’est-ce que l’homme de pouvoir ? Un être sans qualité, un « homoncule » ne se souciant ni d’aimer ni d’être aimé mais seulement de contraindre et d’acheter, d’obtenir par ruses et flatteries ce que la force brutale échoue à arracher. N’ayant devant lui que des êtres avilis, au « cœur bas et mou », il n’est que trop déterminé à tenir un rôle où les ….

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Artémisia collège retrouve un site propre :

Artémisia collège retrouve un site propre :

http://www.artemisia-college.info/index.html

 

 
 

Bonjour à tous !

Vous recevez parfois certaines de nos infos les plus significatives.

Vous serez peut-être intéressés à consulter nos sites entièrement repensés.

En premier lieu, celui-ci, le plus abordable pour des personnes non averties :

http://ecobio-attitude.org/index.html

 

Après l'attaque de fin 2009, et la destruction du site principal de notre association (déclarée il y a 29 ans !), site dont le nombre de visites et son influence internationale lors de la fausse pandémie "H1N1" a poussé la sinistre de la "santé" de l'époque à vouloir nous éliminer, nous avions alors réorienté notre site vers "Vivre sans OGM".

À présent, ce site : http://www.vivresansogm.org/topic/index.html ne servira plus que pour archiver le travail réalisé depuis 2009.

 

Artémisia collège retrouve un site propre :

http://www.artemisia-college.info/index.html

 

Nous vous encourageons à mettre ces 2 nouvelles adresses dans les favoris de votre navigateur, sachant que l'indexation des nouvelles présentions est différente(donc à refaire si déjà fait pour les anciennes).

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« BNP Paribas a publié des données maquillées » – L’Express avec L’Expansion

Paul Gérard pour Le Vif, publié le 

Dans les "états financiers 2009" publiés par la banque française, les données mesurant les risques de marché encourus par sa filiale BNP Paribas Fortis ont été manipulées à la baisse, affirme un témoin, qui a décidé de saisir la Banque centrale européenne de la question. BNP Paribas Fortis dément. 

 

"BNP Paribas a publié des données maquillées"

 

 

BNP Paribas parle de "corrections dues à des problèmes techniques".

afp.com/Loïc Venance

 


 

Février 2010. Le secteur bancaire panse ses plaies et tente de se remettre d'une des plus grosses crises de son histoire. En Belgique, Fortis Banque apprend à vivre avec son nouveau statut, celui de filiale de BNP Paribas.

Rachetée neuf mois plus tôt, la première banque belge s'appelle désormais BNP Paribas Fortis et se met à l'heure française. Comme en chaque début d'année, l'heure est au reporting: les données retraçant l'année 2009 sont compilées, vérifiées et transmises au siège pour publication au rapport annuel de BNP Paribas. Parmi celles-ci figure la "valeur en risque" (value at risk ou VaR dans le jargon): sur la base d'une formule statistique développée en interne, la VaR mesure la perte potentielle sur les actifs financiers détenus en propre par la banque. Essentiel pour la gestion des risques, cet indicateur est suivi de près pour au moins deux raisons: il situe les risques de marché encourus par une banque (risques liés aux taux d'intérêt, aux taux de change, au prix des actifs détenus…) et sert en outre de base au calcul des capitaux propres réglementaires requis en regard de ces risques. D'où son importance aux yeux des investisseurs et des régulateurs, a fortiori au lendemain d'une crise bancaire majeure. 

 

"Des données modifiées manuellement"

 

Chez BNP Paribas Fortis, la VaR est déterminée par le système central de calcul du risque de marché (MrMa pour Market Risk Management Application), un modèle interne approuvé par l'autorité de contrôle belge, à l'époque la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA, devenue entre-temps FSMA). Mais en février 2010, au moment de communiquer les données 2009 au siège français, plusieurs personnes à Bruxelles, actives au sein du département de gestion des risques, s'interrogent sur la fiabilité des chiffres transmis. "Nous avons été plusieurs à constater que les montants fournis étaient significativement inférieurs à ceux livrés par le modèle interne, nous affirme, sous couvert d'anonymat, un ancien cadre du département. Des données modifiées manuellement ont été envoyées par le département Gestion des risques aux auditeurs externes via le département Finance de BNP Paribas". 

 

Affirmant détenir la version originale des données, avant modifications, le spécialiste aligne les exemples. Les "états financiers consolidés" audités publiés par BNP Paribas stipulent que la valeur en risque liée aux taux d'intérêt chez BNP Paribas Fortis était de 17 millions d'euros au 31 décembre 2009. Notre source est catégorique: "À cette date, le modèle interne indique un montant deux fois plus élevé: 33,81 millions d'euros. Mais ce montant a été modifié manuellement, comme d'ailleurs les montants des quatre jours ouvrables précédents. Ils ont été remplacés par une suite de nombres en progression linéaire, ce qui démontre que les chiffres ont été déterminés a posteriori". 

 

Le même rapport officiel de BNP Paribas indique que la valeur maximale en risque (toujours pour le risque de taux) enregistrée au cours de l'année 2009 chez BNP Paribas Fortis a été de 89 millions d'euros. "Ce n'est pas ce que dit le modèle interne: le 2 décembre 2009 par exemple, la valeur en risque pour les produits de taux atteint 146,35 millions d'euros", précise notre source. 

 

Toujours selon les états financiers publiés par le groupe français, la valeur en risque maximale atteinte au cours de l'exercice 2009 au sein de BNP Paribas Fortis, tous risques de marché confondus, est de 163 millions d'euros. 

 

"Faux, selon l'expert. Les données issues du modèle interne indiquent que ce niveau a été plusieurs fois dépassé au cours de l'année. Le 1er décembre 2009 par exemple, la valeur en risque totale est de 191,37 millions d'euros. Ce montant se trouve dans le fichier d'origine mais il a par la suite été manuellement remplacé par une fausse valeur, 36,84 millions d'euros, qui n'est rien d'autre qu'une moyenne des montants adjacents". Au total, d'après ses estimations, "12% des données à fin 2009 ont été modifiées". 

 

Malaise

 

Début février 2010, des e-mails circulent en interne et traduisent le malaise de membres du département de Gestion des risques quant aux corrections apportées aux données d'origine et, partant, quant à la qualité du reporting effectué. Dans un premier temps en effet, Bruxelles a transmis des données globales à Paris mais le siège insiste pour obtenir de sa nouvelle filiale le détail des risques de marché, catégorie par catégorie.

Or, selon notre source, le détail ferait apparaître des montants supérieurs à ceux déjà transmis. Ce qui expliquerait que les chiffres détaillés aient été revus et corrigés. 

 

Dans un e-mail interne daté du 3 février 2010, un membre de l'équipe Risk Capital-Markets à Bruxelles chiffre la part des données posant problème à 17%. "J'ai corrigé les erreurs (j'ai réutilisé la même valeur que le jour d'avant, il est aussi possible de faire une interpolation avec les deux dates les plus proches)", écrit-il à son supérieur, non sans manifester son "inconfort vu le grand nombre d'erreurs trouvées et la méthode utilisée pour les corriger [...], en particulier du point de vue du reporting externe/de l'investisseur". 

 

"Problèmes techniques"

La banque a-t-elle publié des données maquillées? "La seule version pertinente du document sur la VaR est la version auditée qui a été utilisée par le département Finance pour être publiée dans les comptes annuels 2009", nous répond BNP Paribas Fortis, au nom du groupe. La banque reconnaît que "des corrections ont été apportées" aux données issues du modèle interne tout en ajoutant que ces "ajustements sont le résultat d'actions déclenchées par des problèmes techniques" liés au modèle interne.

Ainsi en a conclu une enquête interne "menée en février 2012 suite à une dénonciation", précise encore la banque, conclusions qui "ont été partagées avec la BNB", la Banque nationale de Belgique (qui en 2011 a repris à la CBFA le contrôle prudentiel des banques). 

 

Les corrections apportées ont été commentées dans des documents à usage interne, non publiés, situe encore la banque, tout en ajoutant que "les différents départements concernés de même que les auditeurs externes ainsi que le régulateur ont été informés des problèmes techniques observés et du travail apporté pour améliorer le modèle interne. Le travail s'est fait en toute transparence et de façon professionnelle". 

 

"Tout porte à croire que BNP Paribas a publié des données maquillées s'écartant significativement du risque réel, affirme au contraire Laurent Arnauts, le conseil de notre source.

 

C'est pourquoi nous avons décidé de porter l'affaire devant la Banque centrale européenne, qui vient de se voir confier le contrôle des grandes banques européennes. Nous envisageons également de saisir les autorités américaines qui ont démontré leur indépendance en imposant une amende de plus de 6 milliards d'euros à BNP Paribas".

L'avocat développe: "Les communications internes de la banque démontrent que le modèle interne mesurant les risques de marché de BNP Paribas Fortis a livré des valeurs qui ont été retouchées a posteriori, de sorte que des données fausses figurent dans les publications officielles de BNP Paribas.

 

Pour des raisons qui restent à éclaircir, des remplacements manuels ont été pratiqués sur pas loin d'un cinquième des données VaR, ce qui a eu pour effet d'améliorer le profil de risque de la banque et de réduire les besoins en fonds propres. Il faut savoir que, avec les coefficients multiplicateurs de Bâle II en vigueur à l'époque, une différence de VaR de seulement 20 millions d'euros équivaut à une exposition au risque supplémentaire pouvant atteindre un milliard d'euros!" 

 

"Le modèle interne de mesure des risques posait-il problème? s'interroge Laurent Arnauts. Dans ce cas, il fallait le communiquer de façon transparente vers les investisseurs, ce qui n'a pas été fait.

De plus, lorsqu'un modèle interne se révèle techniquement non fiable, l'estimation du risque et le capital réglementaire requis sont revus à la hausse, dans des proportions qui peuvent atteindre un tiers. Ici, le taux d'erreur est tel que, selon moi, le régulateur aurait même dû écarter purement et simplement le modèle interne de la banque. Or, dans ce cas, la loi impose de recourir à l'approche dite 'standard', qui est plus lourde encore en matière d'exigences de fonds propres.

 

La BNB a-t-elle eu froid aux yeux, ou n'a-t-elle pas été informée correctement? Nous voulons que la clarté soit faite dans cette affaire. Car enfin, quelle valeur peut-on donner aux chiffres publiés aujourd'hui si, comme il ressort de documents et témoignages, ceux d'hier ont été maquillés? Et quel crédit peut-on donner à ce système de modèle interne, s'il est possible pour une banque de lisser subrepticement les chiffres quand ça l'arrange?" 


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Les CCI et les futures métropoles feront du développement économique ensemble – SudOuest.fr

Réunis mardi à Paris, les présidents de douze communautés urbaines, parmi lesquels Alain Juppé, et de douze CCI ont décidé de mutualiser leurs moyens. Nantes, Lyon et Bordeaux sont les plus avancées

Les CCI et les futures métropoles feront du développement économique ensemble

Plusieurs CCI, dont celle de Bordeaux, vont mutualiser leurs moyens.© PHOTO 

ARCHIVES FABIEN COTTEREAU


C'est la conséquence de la prochaine création des métropoles et de la nécessité de gérer au mieux des moyens financiers en baisse. Mardi à Paris,les douze plus grandes communautés urbaines de France et les Chambres de commerce et d'industrie (CCI) installées dans ces villes ont décidé de mutualiser leurs moyens techniques et humains. Ceci concerne les dossiers du développement économique sur lequel les métropoles devraient avoir dès 2015 des compétences plus larges que les actuelles communautés urbaines.

"Ce genre de relations existe déjà à Bordeaux où dès 2012, la CCI et la CUB ont signé une convention-cadre", précise Pierre Goguet, président de la CCI de Bordeaux. Celui-ci est à la tête, depuis quelques mois, de l'association des CCI métropolitaines créée en 2007. Des villes comme Lyon ou Nantes-Saint-Nazaire pratiquent aussi un tel partenariat.

Celui-ci va s'étendre. Mardi, outre Alain Juppé, président de la CUB, Gérard Collomb, président du Grand-Lyon, ou Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse métropole, la table ronde a rassemblé les présidents ou vice-présidents de 12 grandes communautés (Lille, Rouen, Nice, Strasbourg…) et les présidents des 12 CCI concernées. Tous ont décidé à l'unanimité de se doter d'une véritable agence de développement métropolitain.

Cette mobilisation des CCI sur leurs métropoles ne risque-t-elle pas de se faire au détriment des territoires ruraux? "Il s'agit de se doter d'une locomotive mais pas avec un désert autour", répond Pierre Goguet. Les 12 CCI concernées par l'accord disposent d'un total de 140 points d'accès de proximité sur le territoire. La seule CCI de Bordeaux compte cinq antennes en Gironde et "elles ont été étoffées".

viaLes CCI et les futures métropoles feront du développement économique ensemble – SudOuest.fr.

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Le monde compte 2,6 millions de millionnaires en plus

En une seule année, la richesse des ménages dans le monde a bondi de plus de 20.000 milliards de dollars.

Les Américains du Nord, à la tête de 50.000 milliards de dollars, sont toujours les plus riches du monde, loin devant les habitants du Vieux Continent (37.900 milliards), selon le Boston Consulting Group.

 

En une seule année, la richesse des ménages dans le monde a bondi de plus de 20.000 milliards de dollars. Selon le Boston Consulting Group, qui évalue tous les ans le patrimoine financier des particuliers déposé dans les assurances vie, les sicav-ou les fonds de pension sur les cinq continents, elle a progressé de 14,6 % en 2013, encore plus vite qu'en 2012 (+8,7%). Les belles performances des marchés financiers, qui ont fait gagner beaucoup d'argent aux investisseurs, n'expliquent pas tout. Les particuliers, dans les pays émergents, épargnent aussi de plus en plus, et leur bas de laine vient grossir les statistiques.

 

En Asie Pacifique, la richesse des personnes physiques s'est ainsi envolée de 30% en un an. L'Europe de l'Est (+ 17,2 %) et l'Amérique du Nord (+15,6%) font aussi de bons scores, quand l'Europe occidentale et le Japon sont en revanche à la traîne. Sur le Vieux continent, la fortune des ménages n'a augmenté «que» de 5,2 % l'an dernier.

 

Pour l'instant, les Américains du Nord, à la tête de 50.000 milliards de dollars, sont toujours les plus riches du monde, loin devant les habitants du Vieux Continent (37.900 milliards). «Mais à la fin de l'année, l'Europe sera probablement dépassée par l'Asie-Pacifique (hors Japon), qui supplantera aussi les États-Unis en 2018,» prévoit Benoît Macé, directeur associé au BCG. Dans quatre ans, c'est donc en Asie que se trouvera la part la plus importante de la richesse mondiale.

 

16,3 millions de millionnaires dans le monde

Pour le nombre de millionnaires, en revanche, les États-Unis semblent encore longtemps indétrônables. Outre-Atlantique, quelque 7,1 millions de foyers sont à la tête de plus d'un million de dollars. Et surtout, 1,1 million de nouveaux ménages ont passé ce cap en 2013. Les États-Unis détiennent ainsi le record du nombre de nouveaux millionnaires. Ils battent même la Chine, qui pourtant frappe fort: le nombre de millionnaires chinois vient de passer de 1,5 à 2,4 millions en un an. La chute du yen l'an dernier (la devise nippone a perdu 15 %) a en revanche été fatale aux riches Japonais. L'Archipel, qui est toujours le troisième pays à afficher le plus grand nombre de millionnaires dans le monde, n'en recense plus qu'1,2 million, contre 1,5 million en 2012. A la quatrième place, le Royaume Uni en compte néanmoins deux fois moins (513 000 millionnaires). Et pourtant, il devance largement la France, à la dixième place. Au total, dans le monde, les ménages dont la fortune financière dépasse un million représentent 1,1 % de la population.

 

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Le Parlement dit non au dumping social – Challenges

Le Parlement a adopté définitivement, jeudi 26 juin, par un ultime vote de l'Assemblée, une proposition de loi PS contre le dumping social, afin de renforcer les contrôles et les sanctions contre les entreprises ayant recours de manière abusive à des travailleurs détachés.

Ce texte de "lutte contre la concurrence sociale déloyale" a été voté par les députés socialistes, écologistes, radicaux de gauche et centristes, tandis que les élus du Front de gauche et de l'UMP se sont abstenus.

La proposition de loi vise à traduire par anticipation en droit français le compromis survenu en décembre dernier au niveau européen à propos du renforcement de la directive travailleurs détachés.

Cette directive de 1996 prévoit que le "noyau dur" des règles du pays d'accueil s'applique salaires, conditions de travail… lors du détachement d'un travailleur dans un pays de l'UE même si les cotisations sociales restent dues dans le pays d'origine.

Mais elle fait l'objet de fraudes croissantes de toutes sortes qui créent des cas de concurrence déloyale.La proposition de loi instaure, comme dans l'accord européen, le principe de "responsabilité solidaire" qui permettra de poursuivre un donneur d'ordres pour des fraudes relevant d'un de ses sous-traitants ayant recours à des travailleurs détachés.

Mais elle va au-delà, puisque la responsabilité solidaire couvrira non seulement le BTP mais aussi tous les autres secteurs fortement concernés par le détachement agroalimentaire, transport, etc., ce qui n'est que facultatif dans le compromis européen.

Une liste noire sur internet – Le texte met aussi en place une liste noire sur internet, où pourront figurer pendant deux ans, sur décision du juge, les entreprises ayant été condamnées pour "travail illégal" à une amende.Le juge pourra interdire le versement d'aides publiques pendant cinq ans à une entreprise condamnée pour travail illégal.Un dispositif unique de solidarité financière est aussi créé, applicable au donneur d'ordre et au maître d'ouvrage, en cas de non-paiement du salaire minimum à un salarié d'un sous-traitant, qu'il soit détaché ou non.Le rapporteur PS de la proposition de loi, Gilles Savary, a salué les dispositions "équilibrées" de ce texte "inspiré" par les organisations patronales, avec l'approbation des organisations syndicales.Des sanctions trop lourdes pour l'UMPAu nom du gouvernement, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a jugé que "la France pousse son avantage en Europe" avec cette loi, face à un "dumping social inacceptable".

Les députés UMP, bien que n'étant pas "opposés au coeur du texte", se sont abstenus, estimant que les santions encourues par les entreprises étaient trop lourdes, a justifié au nom du groupe Patrick Hetzel.

Abstention également du Front de gauche qui a jugé par la voix de Jacqueline Fraysse que, si "responsabiliser le donneur d'ordres est une bonne disposition", "ce qui est proposé relève du cosmétique". Elle a plaidé pour "une directive contraignante" au niveau européen.Avec AFP

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80 millions d’ euros pour le nouvel Hôtel de Région Auvergne | Contribuables Associés

Le nouvel Hôtel de Région de l’Auvergne situé à Clermont-Ferrand a coûté la bagatelle de 80 millions d’euros aux contribuables. […]

Coût du nouvel Hôtel de Région Auvergne

Le nouvel Hôtel de Région de l’Auvergne situé à Clermont-Ferrand a coûté la bagatelle de 80 millions d’euros aux contribuables. Il sera inauguré le 21 juin prochain.

 

Le coût de l’ Hôtel de Région de l’ Auvergne, qui s’élève à 80 millions d’euros, a suscité la polémique alors que le gouvernement envisage de fusionner les régions Auvergne et Rhône-Alpes. Certains élus UMP locaux estiment en effet qu’avec la fusion annoncée des régions, ce nouveau conseil régional sera inutile.

René Souchon, président du Conseil régional d’Auvergne, a répondu aux élus UMP ayant dénoncé l’énorme dépense que représente ce nouveau conseil régional flambant neuf:  » L’UMP fait courir le bruit que le bâtiment de l’Hôtel de Région de l’Auvergne ne servira plus à rien et sera vidé de ses 400 agents, rumeur qui ne vise qu’à alimenter des inquiétudes infondées auprès des personnels administratifs, je tiens à démentir cette affirmation démagogique [...] le bâtiment continuera de fonctionner avec ces personnels sur place, auxquels devront certainement s’ajouter, dans la nouvelle dynamique qui s’ouvre pour les pouvoirs régionaux, de nouveaux agents pour garantir la bonne marche des nouveaux services publics locaux ».

Le projet de nouvel Hôtel de Région de l’ Auvergne avait été décidé à l’unanimité des élus de droite et de gauche de l’Assemblée régionale lors du vote du budget primitif de 2007.

source: leprogres.fr

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Alstom ou le caprice à 2 milliards d’euros d’Arnaud Montebourg | Atlantico.fr

Les enfants gâtés ont toujours raison de leurs parents. Souvent au détriment de toute la famille. Même s'ils ont tort, il faut leur donner un os à ronger afin que leur honneur soit sauf et qu’ils vous laissent la paix pour quelques temps. Un temps souvent infime qui confirme que cet achat aura été bien peu profitable à la paix de chacun. C’est l’histoire de l’un des feuilletons à la Arnaud Montebourg tels qu’on les aime. Un enfant remuant, dissipé, parfois inspiré souvent désespérant, qui agace tout le monde au point que l’on pense acheter la paix et lui faisant des cadeaux. Qui loin de le calmer, renforce sa croyance dans le chantage comme forme de gouvernance.

Il est le ministre de l’Economie mais pas de nos économies. Son caprice d’enfant gâté nous coûtera 2 milliards vraisemblablement. Pas mal comme cadeau, non ? Qui sont les parents aussi riches pour s’offrir des jouets aussi inutiles à un tel prix ? Tenez-vous bien, ce sont des parents pauvres. Ces parents c’est nous, par le mandat que nous avons donné à l’Etat de dépenser bêtement un argent qu’il n’a plus.

Nous retombons dans ce capitalisme du passeport, selon lequel le passeport des membres du conseil d’administration indique clairement la nationalité de l’entreprise. Ce capitalisme de nos grands-parents communistes, qui pensaient que l’Etat devait absolument être présent dans tout ce qui lui paraissait stratégique. Le périmètre variant à peu près au grès des coups de publicité que l’interprétation de cette définition pouvait leur procurer. Dans quel pays vivons-nous ? Quand au plus haut niveau de l’état, l’obsession de la publicité personnelle l’emporte sur le réalisme économique. Quand la vision de l’économie, dans un monde numérique, digital, reste pointé sur les cahiers d’école d’Etats aussi brillants que la Corée du Nord ou Cuba. Et encore ! Cuba s’ouvre !!

La nationalité d’un groupe est-elle liée à son actionnariat, à la présence de l’Etat ? En quoi la présence de l’Etat a t-elle empêché les grands groupes français, qui n’ont d’autre choix que de conquérir le monde, de s’internationaliser ? De réduire leurs effectifs en France, de rationaliser ? La présence de l’Etat permet plus certainement divers pantouflages de hauts fonctionnaires, à terme, que de s’assurer du maintien de la prétendue nationalité de l’entreprise. Où est son siège, ses dirigeants clés, sa recherche et son développement, voilà ce qui définit l’attachement d’une entreprise à la France. Sa marque et la reconnaissance forte qu’elle entraîne. Son ancrage dans la vie du pays au quotidien. Et cela, même une société étrangère peut y parvenir mieux qu’une société française. Il suffit pour cela de penser à Toyota face aux constructeurs français. Lequel est le plus français aujourd’hui ?

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GDF SUEZ : poursuit son développement international dans les infrastructures gazières (Futur terminal de regazéification de GNL en Indonésie ) | Zone bourse

GDF SUEZ vient de signer un nouveau protocole d'accord de coopération avec la société Perusahaan Gas Negara (PGN), principal acteur gazier indonésien dans le domaine du transport et de la distribution de gaz naturel. Cet accord porte sur une étude de faisabilité pour un projet de terminal méthanier on-shore situé dans le nord de Java. Cette signature est le fruit d'une collaboration entre la Branche Energy International et la Branche Infrastructures.

A l'occasion de la signature, Jean-Claude Depail, Directeur général adjoint de GDF SUEZ, en charge des Infrastructures, a déclaré :«Cette nouvelle signature constitue une étape importante avec PGN pour développer des projets d'infrastructures gazières en Indonésie dans le cadre d'un partenariat stratégique de long terme. Ce partenariat est une nouvelle illustration concrète de la stratégie de développement du Groupe dans les infrastructures gazières à l'international afin de faciliter l'accès à l'énergie pour les pays en croissance rapide».

L'expérience acquise par le Groupe GDF SUEZ dans la gestion des infrastructures gazières constitue le socle de ces accords de coopération. PGN bénéficiera ainsi de l'assistance technique des différentes entités de la branche Infrastructures de GDF SUEZ, notamment pour optimiser l'exploitation et la maintenance de ses réseaux et faciliter le démarrage du nouveau terminal méthanier.

Ce présent accord fait suite à un précédent, signé en février 2014, qui comporte également des perspectives de coopération dans le domaine de la formation aux techniques gazières des collaborateurs de PGN, en France et en Indonésie.

GDF SUEZ en Indonésie :

Principal producteur indépendant d'électricité du pays avec une capacité brute de 2035 MW en exploitation, le Groupe développe également 680 MW de projets géothermiques. Il y détient également des positions de premier plan dans les domaines de l'exploration-production de gaz naturel à travers le projet en développement Jangkrik et dans les services énergétiques et environnementaux.

Détenue majoritairement par le Gouvernement de la République indonésienne, PGN dessert aujourd'hui près de 90 000 clients résidentiels et 3 000 clients industriels et commerciaux, au travers d'un réseau de gaz de près de 6 000 km (transport et distribution). PGN souhaite continuer à développer ce réseau en s'inspirant des meilleures pratiques opérationnelles existant à ce jour, dans le monde.

A propos de GDF SUEZ

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ARKEON Finance accompagne le développement de LES ARGONAUTES – BFMTV.com

ARKEON Finance a piloté l'augmentation de capital de LES ARGONAUTES, éligible à la loi TEPA, pour un montant total de 700 KEUR en incluant l'intervention des fonds gérés par ARKEON Gestion.

L'augmentation de capital de LES ARGONAUTES répond à une opportunité de financement de son offre sur les fronts de la Business Intelligence, des outils d'aide à la vente, et de poursuivre son déploiement international

LES ARGONAUTES sont une agence de communication à la pointe de l'innovation digitale. Ses expertises : stratégies web et mobile, conception de sites et applicatifs utilisateurs et Responsive Design, Brand Content, E-commerce, CRM et Data, Communication digitale, e-réputation et RH 2.0.

Le succès de LES ARGONAUTES s'est confirmé au premier semestre 2014 avec le gain de comptes significatifs : la communication digitale des Industries technologiques (UIMM), Post-IT (TM) (3M), le groupe SPB, le Conseil Général de l'Oise, l'AFT-IFTIM, France Agrimer, Sanofi, Val d'Oise TV, VOnews.fr et les CAUE d'Ile-de-France. Les projections de Chiffre d'Affaires pour 2014 s'établissent à 7 MEUR, soit une progression de +16% en 2014 par rapport à 2013, et une forte hausse en termes de résultat d'exploitation et de résultat net. 

 

A PROPOS D'ARKEON FINANCE

ARKEON Finance est un Prestataire en Services d'Investissement dédié au financement des entreprises petites et moyennes (capitalisation < 1 milliard EUR).

ARKEON Finance assure le placement de l'ensemble des offres d'ARKEON Gestion. A cet effet, ARKEON Finance a développé une logistique intégrée très sécurisante pour ses clients, qui va de la souscription à la conservation des actifs et participations, en passant par un reporting multi dépositaires sécurisé accessible sur internet, et le suivi des portefeuilles, des sociétés qui les composent, et de leurs performances.

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Les trois crises qui vont plomber l’été de François Hollande | Atlantico.fr

François Hollande va aborder un été qui s’annonce comme celui de tous les dangers. Contrairement aux autres pays de la zone euro, la France n’est pas sortie de son surendettement, ses chantiers de réformes ne sont pas ouverts et le pays n’a pas de solution politique pour sortir de cette paralysie.

L'Édito de Jean-Marc Sylvestre

Publié le 
Les trois crises qui vont plomber l'été de François Hollande

 

 Crédit Reuters

 

 

 

  • On a connu des étés qui s’annonçaient  meilleurs. La France aujourd’hui est piégée dans trois crises différentes dont les effets se cumulent. Une crise  financière, une crise structurelle et une crise politique.

 

 

La crise financière qui a déjà failli décimer l’Europe en 2008 (les "subprimes") puis en 2011 (l’euro et les dettes souveraines) est désormais écartée. Il n’y a plus de vrais dangers au niveau de la monnaie commune et de la zone euro.

Tous les pays en risque, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, et le Portugal sont sortis des zones rouges où leurs endettements publics les avaient entrainés. Ils en sont sortis au prix d’un effort douloureux, mais ont réussi à préserver l’essentiel avec l’aide très contraignante de la troïka, composée de la Commission de Bruxelles, de la Banque centrale et du FMI…Tous les pays sauf un, la France, qui n’a pas fait le minimum pour alléger son endettement.

De par sa puissance, et sa maturité fiscale (on sait lever des impôts) et la garantie du voisin allemand, la France réussit à emprunter à des niveaux très bas (à moins de 2%) et par conséquent à assurer ses échéances. Cette force-là donne à l’opinion publique et à beaucoup de leaders politiques l’idée que nous pourrions vivre dans cet état encore longtemps. C’est impossible. A partir du moment où nous sommes obligés d’emprunter plus de 10 milliards d’euros par mois, ce comportement est sans doute supportable à 2% de taux d’emprunt. Cela deviendrait au contraire insupportable à 3 ou 4 %. Or rien n’est assuré. Surtout quand le total de notre endettement approche les 100% du PIB. Si l’on devait atteindre ce seuil, les banquiers nous lâcheraient, comme ils ont lâchés la Grèce et l’Italie de Silvio Berlusconi en 2010 et 2011. Ce moment-là approche…

 

Lire la suite sur: Les trois crises qui vont plomber l'été de François Hollande | Atlantico.fr.

 

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Pourquoi il ne faut pas baisser la limitation de vitesse sur route à 80 km/h

Ça fait un an que les pouvoirs publics essaient par tous les moyens de réduire la limitation sur route. Aujourd’hui, la mesure redevient d’actualité avec les conclusions du CNSR et la déclaration du Ministre de l’Intérieur.

Les premiers veulent un passage immédiat au 80 km/h sur toutes les routes à 2 voies, le second veut de la « pédagogie » et préfère passer les routes petit à petit à 80 km/h.

Vous l’avez compris, c’est un faux débat puisque le résultat est le même : vous limiter à terme à 80 km/h là où, avant, vous rouliez sans danger à 90.

Et on vous dit, partout dans les médias, que les Français doivent accepter cette baisse arbitraire des limitations, que c’est « pour leur bien ».

En vérité, il n’en est rien. http://info.liguedesconducteurs.org/verite-80kmh/

C’est pour expliquer au plus grand nombre de Français ce que cache vraiment cette mesure que notre association a créé une page d’information, claire et facile à lire : pour y accéder, merci de cliquer ici. http://info.liguedesconducteurs.org/verite-80kmh/

Quand on discute entre amis de ce genre de mesure, il est parfois difficile d’exposer tous les arguments clairement, parce qu’on ne les a pas en tête, et parce que, en face, on est régulièrement confronté à des gens qui croient dur comme fer à ce que leur dit la communication officielle.

Une explosion des PV, des retraits de permis… et des chômeurs

Avec les limitations actuelles, plus de 34 500 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, et plus de 14 millions de points de permis sont retirés chaque année. Les conséquences sociales sont dramatiques : 90 000 personnes perdent déjà leur permis chaque année, et une sur trois perd son emploi par la suite.
Chez nos voisins européens, on roule plus vite qu’en France et il y a moins de morts sur les routes
En 2012, le Danemark et l’Angleterre ont vu leur mortalité routière baisser à trois décès pour 100 000 habitants. Pourtant, le Danemark a augmenté les limitations de vitesse de 110 à 130 km/h sur son réseau autoroutier. Et au Royaume-Uni, on roule à 100 km/h (60 miles) sur le réseau secondaire.

En Allemagne, où on roule aussi à 100 km/h sur le réseau secondaire, et sans limitation de vitesse sur une partie des autoroutes, le nombre de tués sur la route a été le même qu’en France en 2013, pour 20 % d’habitants en plus. D’autres pays réfléchissent à relever leurs limitations de vitesse : c’est le cas actuellement au Luxembourg et en Suisse.

Sur des routes truffées de radars-pièges, une baisse des limitations entraînera inéluctablement un doublement ou un triplement de ces chiffres.

Dans cette page, vous trouverez la contre-information sur la baisse des limitations de vitesse : n’hésitez pas à partager l’information sur les réseaux sociaux, et auprès de vos contacts par email.

>>> Pourquoi il ne faut pas baisser la limitation de vitesse sur route à 80 km/h http://info.liguedesconducteurs.org/verite-80kmh/

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Alstom : «Cet accord coûtera 0 € aux Français», promet Arnaud Montebourg

Belfort (Territoire de Belfort), mars 2013. Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg défend l'entrée de l’Etat au capital d’Alstom, une condition sine qua non selon lui de la réussite de l'alliance avec General Electric.

Alstom a dit officiellement oui ce samedi soir au projet d'alliance avec General Electric sur ses activités énergie mais la validité de l'offre reste toujours suspendue aux discussions entreBouygues et l'État qui souhaite racheter la participation du groupe dans Alstom

 

PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL ROSENWEG | Publié le 21.06.2014, 21h23 | Mise à jour : 21h56

 
 «Le Parisien-Aujourd'hui-en-France». Pourquoi avoir choisi le groupe américain, qui n’avait pas vos faveurs au début ?

 

Arnaud Montebourg. Le mandat que j’avais fixé à mes négociateurs avec General Electric était de créer une alliance à 50-50, à l’image de celle existant depuis quarante ans entre General Electric et Safran pour les moteurs d’avion. Dès mai, j’ai demandé au patron de GE une telle alliance. Mais, au début, on était dans une simple disparition d’Alstom. Maintenant, on est dans une vraie alliance… avec un Alstom maintenu.

 

Qu’avez-vous obtenu ?

 

J’avais demandé que l’on crée des coentreprises sur tous les métiers, sauf pour les turbines gaz, qui ne sont pas produites en France : vendre le gaz à GE n’était pas un problème. En revanche, la vapeur, le nucléaire, l’hydraulique, les réseaux et l’éolien, tout est fait en France. Dans l’accord, nous avons sanctuarisé 6 Mds€ de chiffres d’affaires au travers de coentreprises détenues à 50-50. Tous les sièges sociaux mondiaux resteront en France, et les produits qui sortiront de ces cosociétés seront estampillés Alstom. Dans le domaine des turbines pour le nucléaire, enfin, nous aurons un droit de veto.

 

Pourquoi l’Etat entre-t-il au capital d’Alstom ?

 

C’était un préalable non négociable, une condition sine qua non de la réussite de cette alliance. En clair, s’il n’y a pas d’entrée de l’Etat parce que M. Bouygues ne veut pas vendre ses actions, l’opération avec GE ne se fera pas.

 

Où trouver le 1,7 Md€ permettant d’acquérir les actions de Bouygues ?

 

L’Etat possède un portefeuille d’actions de 110 Mds€ dans 71 grandes sociétés. Je peux affirmer aux Français que l’entrée au capital d’Alstom coûtera zéro euro aux contribuables. C’est en vendant certaines de ces actions pour réinvestir que nous achetons ces 20 % de capital. Je peux aussi affirmer qu’investir dans Alstom 400 M€ de bénéfices de l’an dernier… est un bon investissement, qui rapportera des dividendes à l’Etat.

 

Vous allez donc vendre certaines de vos actions ?

 

Aujourd’hui, parce que nous avons vendu un peu de Safran, d’Airbus et d’Aéroports de Paris, nous disposons de 2,7 Mds€ en caisse. Une partie de cette somme nous a permis de financer le réinvestissement (à hauteur de 800 M€) dans PSA, lors de l’entrée du chinois Dongfeng. Et nous sommes confortables pour intervenir dans Alstom.

 

Quelles garanties vous donne GE sur l’indépendance énergétique de la France ?

 

Le droit de veto que nous avons sur le nucléaire va garantir la souveraineté française sur des industries sensibles, comme le nucléaire. Et nos technologies et nos brevets sont protégés par cet accord, qui nous donne par ailleurs accès aux marchés mondiaux de l’éolien, de l’hydraulique… Enfin, il nous permettra d’accéder au marché américain où nous sommes peu implantés à ce jour.

 

Le FN vous reproche d’avoir cédé un fleuron français à l’étranger…

 

Cet accord a une double vertu, il fait une place très forte au patriotisme économique, tout en organisant une stratégie intelligente pour se renforcer dans la mondialisation, en s’appuyant sur un allié qui est le numéro un mondial. Donc tout cela ne peut que renforcer nos sites industriels en France et renforcer l’emploi en France.

 

On parle toujours de 1 000 emplois créés ? 

 

Oui. General Electric s’est engagé à créer 1 000 emplois en trois ans et, s’il ne le fait pas, il devra payer des pénalités. Je précise que ce système de pénalités est une première qui n’a jamais été utilisée en France… mais qui pourra être appliquée à l’avenir dans d’autres dossiers similaires. Entrer au capital d’Alstom permettra de s’assurer que l’alliance est bien respectée, y compris dans son volet emplois. Il n’y a aucune braderie de nos intérêts.

 

Vous avez fait plier GE, vous êtes en passe de faire plier Bouygues sur le prix de son action, et vous semblez avoir convaincu le président de la République… que ressentez-vous face à ces succès ?

 

D’abord, je voudrais dire en toute humilité que le retour en force de l’Etat dans l’économie, qui est la marque de fabrique du redressement productif que je défends, s’est déjà imposé depuis longtemps avec succès. Nous avons créé un fonds de résistance économique où l’Etat fait l’avance des fonds à la place des banquiers qui ne le veulent plus. Nous avons ainsi sauvé Fagor-Brand, le chimiste Kem One, le transporteur Mory Ducros, l’usine d’aluminium Rio Tinto en Savoie, le sidérurgiste Ascométal… Si nous n’avions pas fait cela, ces industries seraient en faillite, et nous aurions perdu 50 000 emplois.

 

 

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De qui se moque-t-on ? de nos clients…

Y'en a assez de ces publicités que nous recevons dans nos boîtes aux lettres et qui parfois prennent cette forme. (capture d'écran dont l'auteur à été enlevé)  
Pensez donc un site web + un blog + une boutique en ligne pour "seulement 0 €"  Sauf que vous pouvez l'essayez gratuitement pendant 30 jours dès maintenant!! Et si l'on décortiquait le message publicitaire. 
- Un site web ? Combien de pages? Quel design ? statique ? CMS ? Responsive ? Gérable complètement ou en partie ? Suvi technique ? Mise à jour ?
- Blog ? quid ? WordPress ? ou blogspot ? blog noyé dans la masse? cela n'est pas pareil. Que met-on dans ce blog une réplique du site ? A quoi sert il ?
- Le MUST Boutique en ligne ? C'est génial , gratuitement ? combien d'article(s) ? Un, dix, cent ? quel moyen de paiement ? Quelle gestion (mise à jour des articles, changement de prix), et j'en passe…
J'ai surement oublié des interrogations, tant je suis révolté par ce genre d'arguments publicitaires. Gratuit pendant 30 jours, mais de qui se moque-t-on ?
Je travail sur le web depuis 1996, mon premier site aura 20 ans l'année prochaine. Si il ya 20 ans l'on devait faire attention à ce qu el'on disait aux clients car ceux-ci ne connaissait pas Internet et cette façon de communiquer, Il est intolérable de prendre aujourd'hui les prospects pour des demeurés et des pigeons prêt à tout gober. S'il vous plait un peu de respect pour ceux qui un jour vous feront confiance. Vous pouvez être pour ou contre ce genre d'annonce, pour moi j'ai choisi mon camp celui du respect de ceux qui me font vivre. Et comme je ne suis pas ni un lache ni un traitre je signe
JEAN-PIERRE GOUVAZÉ vous pouvez me contacter à cette adresse

viaDe qui se moque-t-on ? de nos clients….

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Le développeur d’Affaires externe un atout pour l’Entreprise

Le point de vue d'un professionnel :

 

Le développement des affaires est en fait une combinaison d’analyse stratégique, de marketing et bien entendu de ventes. les Professionnels du développement des entreprises (ou «biz dev») peuvent et en fait doivent être impliqués dans les processus et l’ensemble de l’organisation de l’entreprise, depuis le développement des produits de leurs employeurs ou des entreprise qui l’ont mandatés et des services à développer, à la création des stratégies de marketing,  la génération de prospects, à la négociation et la conclusion de transactions.

 

Le Développeur Professionnel apporte une vision externe, pragmatique, dénuée de « sentiments » et de « préjugés », il reflète ainsi la réalité de la situation à l’instant « T »…

 

Il apporte à l’entreprise une analyse fondée et réelle de celle-ci.

 

Le travail de développeur professionnel est généralement d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires et cela signifie de nouveaux marchés, de nouveaux partenariats avec d’autres entreprises, de nouvelles façons d’atteindre les marchés existants, ou de nouvelles offres de produits ou de nouveaux services pour ainsi mieux répondre aux besoins des marchés existants ou ceux pouvant êtres développés, puis de les mettre en place, les suivre et d’exploiter ces possibilités afin d’apporter de nouveaux ou plus de revenus.

 

Depuis longtemps le domaine est un cousin du marketing et des ventes, même si une organisation n’a pas  de département autonome de développement des affaires ou des employés avec la phrase « biz dev » dans leur titre professionnel, 

viaPierre André Fontaine développement d'affaires.

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« Faire carrière au Québec » : quand la technologie vient en aide aux expatriés

« Faire carrière au Québec » : quand la technologie vient en aide aux expatriés

De Karima Benamer - Publié le jeudi 19 juin 2014 à 19:30 
Mis à jour le vendredi 20 juin 2014 à 12:13
 

Si l’expatriation est source d’excitation, elle s’accompagne forcément d’une perte de repères pour le nouvel arrivant. Culture différente, nouveaux codes professionnels, difficulté d’adaptation : tout n’est pas rose au début de l’aventure. Pour venir en aide aux expatriés fraîchement débarqués, le magazine canadien Jobboom propose une application. 

 

 

Inutile de le préciser, l’expérience à l’étranger n’est pas aussi simple que l’on imagine. Les challenges enivrants peuvent être semés d’embuches et pour les éviter, mieux vaut être équipé. Vous avez évidemment tout prévu dans votre valise, guides en tous genres et dictionnaires se disputent l’espace.  Et si vous vous mettiez à la page technologique ?


C’est possible si votre destination est le Québec ! Le magazine Jobboom met à votre disposition une application gratuite dédiée aux expatriés, « Faire carrière au Québec », destinée.

 

Le Québec, terre de prédilection des Français

 

Le Canada est plébiscité par les Français et plus particulièrement la Belle province, qui fait sauter la barrière de la langue et où de nombreuses entreprises tricolores ont élu domicile. La communauté française est estimée à 150 000 personnes au Canada et chaque année, le Québec compte environ 3 000 à 4 000 nouveaux arrivants de l’Hexagone.  Séduits par la qualité de vie et les mesures administratives plus souples, les « Frenchies » n’hésitent pas à franchir l’Atlantique.

Ne vous méprenez pas, ce n’est pas parce que ce territoire est maculé de la culture française qu’il est plus facile de s’adapter. Il a également ses spécificités, notamment dans le milieu professionnel, foncièrement diffèrent du monde de l’entreprise française.
« Faire une carrière au Québec » est là désormais pour jouer le guide pratique d’une expatriation réussie. 

 

Un kit digital pour trouver un emploi

 

L’application principalement conçue pour l’outil professionnel par excellence, la tablette, (Ipad et Android) est avant tout une aide à la recherche d’emploi. Elle vous aide à vous y retrouver dans l’intitulé des diplômes pour ensuite vous amener vers les voies les plus propices pour trouver un travail.

L’application ne s’arrête pas là. Elle accorde une place de choix aux codes professionnels propres au Québec, comme l’importance de la ponctualité, la parité homme-femme ou encore la symbolique des rapports hiérarchiques bien moins pesante qu’en France.

Ouverture d’esprit canadien oblige, les mentions discriminatoires comme l’âge, la photo ou la situation professionnelle sont à bannir du sacro-saint CV.  Et maintenant place aux caricatures sur les Français.

 

À bas les clichés…

 

Nous ne sommes pas épargnés par les étrangers et malheureusement, le béret-baguette est une cible prisée des clichés. Ajoutez à cela le statut de migrant et l’expat peut parfois en prendre pour son grade. Pour faire face à cette forme de discrimination, l’application révèle ouvertement les différents aprioris auxquels il va être confronté. Loin d’être une futilité, ces clichés peuvent entraver la réussite ou l’échec d’un nouveau venu. Prenez-en compte, c’est à votre tour de montrer l’exemple pour enfin les combattre.  

 

Finie l’accumulation de guides lourds dans votre sac, le magazine canadien vient à votre rescousse à coups de technologie. Une application simple et didactique pour se fondre dans la masse québécoise. Ça ne coûte rien de tester…

via« Faire carrière au Québec » : quand la technologie vient en aide aux expatriés.

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Agence interim Paris – EVS : Interim à Paris et Ile de France | EVS

Agence interim ParisAgence Interim EVS Paris

L’Agence intérim à Paris et en Ile de France EVS Interim est le spécialiste de l’intérim à Paris ainsi qu’en Ile de France.

Vous pouvez en quelques clics déposer votre CV pour postuler à l’une de nos offres d’emploi dans la partie “Déposer votre CV”. EVS vous accompagnera tout au long de votre recherche d’emploi.

Découvrez également toutes nos offres d’emplois urgentes, certaines pourraient correspondre à votre profil.

Recruteur ? Vous pouvez déposer vos offres d’emploi en quelques clics. Nous vous proposerons des profils qualifiés et immédiatement opérationnels pour des missions de courte ou de moyenne durée. Vous pouvez également contacter nos conseillers au 0 820 820 305 qui vous proposerons des profils adaptés à vos offres.

 

EVS PARIS : 28, rue Godefroy Cavaignac – 75011 Paris

EVS AULNAY-SOUS-BOIS : 19 avenue Anatole France – 93600 Aulnay-sous-bois

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Le coût de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se chiffre en milliards

L'exposition de la population aux perturbateurs endocriniens PE coûterait environ 4 milliards d'euros par an au système de santé français 31 milliards d'euros au niveau européen. C'est l'une des conclusions d'un rapport préparé par deux économistes et rendu public mercredi 18 juin par l'Alliance pour la santé et l'environnement Health and Environment Alliance, HEAL, une organisation non gouvernementale européenne qui rassemble une soixantaine d'associations de la société civile, de syndicats de soignants ou de mutuelles.Lire aussi : Les perturbateurs endocriniens dans la ligne de mire de la FranceLes perturbateurs endocriniens sont des substances ou mélanges de substances qui peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système hormonal et ainsi accroître le risque de problèmes de santé.

 

Les plus célèbres d'entre eux sont le bisphénol A BPA, certains phtalates, certaines dioxines, le célèbre insecticide DDT, les polychlorobiphényles PCB, ou encore le pesticide chlordécone – utilisé dans les Antilles françaises jusque dans les années 1990. Au total, plusieurs centaines de molécules de synthèse en circulation – dans les matériaux d'emballage, les pesticides, les cosmétiques et de nombreux produits d'usage courant – sont considérées comme perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés.

 

L'ONG HEAL a confié à Julia Ferguson (Cranfield School of Management à Bedford, Royaume-Uni) et Alistair Hunt (université de Bath, Royaume-Uni) le soin d'évaluer le montant des frais de santé liés à cinq grandes catégories de troubles ou de maladies liés à des déséquilibres hormonaux : infertilité ; malformations de l'appareil génital des petits garçons ; cancers hormono-dépendants (testicule, prostate, sein) ; obésité et diabète ; troubles autistiques et neuro-comportementaux des enfants. Selon les deux économistes, ces pathologiespèsent en France, au total, pour 82 milliards d'euros annuels dans les dépenses de santé (sur un total de 243 milliards d'euros).

 

 

« IMMENSÉMENT COMPLEXE DE DÉMÊLER LES CAUSES DES MALADIES »

 

Sur cette somme, les auteurs ont tenté d'estimer la part attribuable à l'exposition des populations aux PE. « Les maladies que nous avons prises en compte sont multi-factorielles et il est immensément complexe de démêler les causes pour ensortir une en particulier », explique Julia Ferguson, coauteur du rapport.

Pour ce faire, les deux économistes ont utilisé une étude épidémiologique récente suggérant que 1,8 % des cas d'obésité infantile aux Etats-Unis étaient dus à une exposition au bisphénol A. Ils ont ensuite formé l'hypothèse, basse, que les quelque 1 000 substances analogues en circulation pouvaient, toutes ensembles,être responsables d'au plus 5 % des troubles hormonaux considérés – troubles dont le lien avec les PE a été montré sur l'animal ou l'homme. Mme Ferguson estime que les hypothèses retenues conduisent probablement à une « importante sous-estimation ».

 

« UN RAPPORT CONSERVATEUR ET EN DESSOUS DE LA RÉALITÉ »

Le rapport de HEAL n'a toutefois pas été publié dans une revue à comité de lecture. Mais ses conclusions sont cohérentes avec des travaux analogues publiés, eux, dans la littérature scientifique. Leonardo Trasande, professeur associé de pédiatrie et de santé environnementale à l'université de New York, a ainsi conduit une étude parue en février dans Health Affairs, estimant les coûts de santé annuels suscités aux Etats-Unis par un seul perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA), en ne considérant que deux pathologies (obésité et troubles cardiovasculaires). Le résultat obtenu est de près de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) par an.

 

« Le rapport de HEAL est très conservateur et vraisemblablement en dessous de la réalité, commente M. Trasande qui n'a pas participé à sa rédaction. D'abord, il ne tient compte que des coûts de santé et non des autres coûts induits, comme l'absentéisme au travail, etc. Ensuite, plus la recherche avance, plus nous découvrons d'autres effets sanitaires liés aux perturbateurs endocriniens. »

 

Les chiffres de la France – pays le plus frappé au monde par les deux principaux cancers hormono-dépendants (sein et prostate) – apparaissent particulièrement mauvais. Le rapport de HEAL a répété le même calcul pour les membres de l'Union européenne et seule l'Allemagne parvient à un résultat pire que la France, avec un surcoût de 5 milliards d'euros pour son système santé. Le Royaume-Uni talonne la France et arrive en troisième position.

 

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Commerce, le difficile équilibre entre centre-ville et périphérie | Esprit Libre

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On le sait, le commerce messin ne se porte pas très bien. Certains évoquent le chiffre édifiant de 300 cellules commerciales vides … info ou intox ? Peu importe, il suffit juste d’arpenter les rues du centre-ville pour avoir un aperçu de l’étendue des dégâts.

Mais ce phénomène n’est pas propre à Metz, il a même été au cœur de la dernière campagne des municipales dans de très nombreuses villes, petites, moyennes et grandes … Ce fut le cas en Moselle, notamment à Thionville et à Forbach. Et pour cause, ce sujet touche de près à la question de l’image, de l’attractivité de nos villes, et au final à celle de l’emploi.

La fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé, dans une étude publiée en octobre 2013, a alerté sur la situation alarmante d’une cinquantaine de centres-villes affichant un taux de vacance de plus de 10%. Taux de vacance moyen en France qui est par ailleurs passé de 6 à 8% entre 2001 et 2013. Ce serait ainsi plus de 8.500 magasins en commerce de détail qui auraient fermé en 2013 selon le Cabinet Altares.

Différentes raisons peuvent expliquer cette extrême fragilité des commerces de « cœur de ville ». Des raisons conjoncturelles tout d’abord liées à la grave crise économique que nous connaissons, obligeant le consommateur à opérer des arbitrages dans ses actes de consommation, mais également des raisons profondément structurelles qui vont nécessiter un changement de paradigme, sauf à voir disparaître tout simplement nos centres-villes :

  • Le développement de l’e-commerce, lequel présente une vraie facilité d’achat. Accessible tous les jours, 24 heures sur 24, et proposant souvent des tarifs très compétitifs (via des ‘sites comparateurs de prix’), ce nouveau mode de consommation constitue indéniablement une vraie concurrence pour les commerces traditionnels indépendants. En France, la croissance de ce secteur est bien réelle et devrait se poursuivre, voire s’amplifier dans les années à venir, notamment sous l’impulsion de la jeune génération, plus familière des nouveaux outils de communication (smartphones) que les générations les plus anciennes. D’ici 2020, les parts de marché d’e-commerce pourraient ainsi représenter le quart de l’ensemble du commerce ;
  • Le difficile accès aux centres-villes et la chasse aux voitures, que mènent de nombreuses municipalités, ont également un impact négatif sur l’activité commerciale. Qu’il s’agisse de l’insuffisance du nombre de places de stationnement, ou des tarifs prohibitifs, tout cela n’incite guère le consommateur à venir dépenser dans nos cœurs de ville. Ainsi à Metz, l’heure de stationnement dans les parcs publics est en moyenne d’1,50 €, soit tout de même 6 € pour quatre heures de shopping … Une somme loin d’être neutre dans le budget « contraint » de nombre de familles. Et le METTIS me direz-vous ? Celui-ci ne répond que partiellement aux attentes des consommateurs non-messins, lesquels vont privilégier la proximité qu’offrent encore les parkings de centre-ville. Nous sommes donc bien loin de l’objectif « ambitieux » affiché par René Darbois (ancien adjoint en charge du développement durable), il y a quelques mois encore, à savoir « saturer les parkings relais » ! ;
  • Des centres-villes qui se sont de plus en plus uniformisés, « aseptisés », avec l’implantation de grandes enseignes et franchises que l’on retrouve également dans les grandes zones commerciales de périphérie. Dès lors, si les centres-villes proposent la même offre commerciale et « le même visage » qu’en périphérie, mais avec beaucoup moins de facilité d’accès, comment reprocher au consommateur d’aller faire ses emplettes ailleurs ?

Et autant dire qu’en la matière le consommateur dispose d’un large choix tant les zones commerciales de périphérie se sont développées au cours des deux dernières décennies, et notamment dans l’agglomération messine où la densité commerciale est l’une des plus élevées de France : 1.412 m²/1.000 habitants, contre 961 m² à l’échelle nationale(données IFLS/Densité commerciale 2012).

Depuis 2008, ce sont près de 385.000 m² supplémentaires qui ont été autorisés en Moselle par la commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), pour seulement 55.000 m² de refus … cherchez l’erreur ! Tant que la décision sera de la responsabilité des seuls élus locaux, et tant que la régulation commerciale ne sera pas anticipée dans le cadre des documents d’urbanisme et des schémas de cohérence territoriale, il y a fort à parier que l’extension démesurée des zones commerciales se poursuive.

Mais qui sait, le salut viendra peut-être de la combinaison des lois ALUR (Loi sur l’accès au logement et la rénovation de l’urbanisme rénové) et Pinel (relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises), adoptées respectivement en mars et juin de cette année …

Notre département a vu ainsi fleurir un peu partout des projets aux dimensions « pharaoniques » : Grand FARE à Farébersviller (28.600 m² dont un supermarché de 8.000 m², 48 boutiques), Terville Green Center à Terville (23.879 m² pour 30 cellules commerciales) et enfin le projet Waves Actisud au sud de Metz avec ses 40.000 m² de surface commerciale utile.

Difficile de reprocher pourtant aux différents promoteurs de ces « projets de la démesure » de vouloir faire des affaires et de s’adapter aux évolutions des modes de consommation. C’est le cas notamment pour le projet Waves qui proposera dès 2015 un véritable « lieu de vie » à ses clients en mettant à leur disposition 2.500 places de parking, des navettes électriques, de quoi se restaurer, se divertir, et bien entendu consommer.

80 millions d’euros d’investissement, serait-ce le prix à payer pour détourner durablement le consommateur des sirènes de l’e-commerce ? Pas certain, mais seul l’avenir nous le dira … en attendant, le commerce de centre-ville poursuit sa lente agonie !

Difficile de reprocher également aux élus locaux de répondre favorablement à des projets d’aménagement commercial générateurs d’emplois (400 annoncés pour le projet Waves) et pourvoyeurs de recettes fiscales supplémentaires, dans une période où la suppression d’activités et d’emplois est plutôt devenue la norme dans notre région. Pour autant, je ne fais pas preuve du même enthousiasme que les élus messins car s’agissant des emplois créés, tous ne seront pas des créations nettes. En effet, nous savons d’ores et déjà qu’il y aura transfert de certaines activités du centre-ville de Metz, voire de la zone Actisud elle-même et des ZAC alentours, vers le nouveau centre commercial.

Loin de moi l’idée de vouloir opposer commerces de centre-ville et commerces de périphérie. Il est sans doute nécessaire de rechercher une complémentarité et d’avoir une vision d’ensemble de l’offre commerciale sur l’agglomération messine. Sauf que la situation est particulièrement préoccupante … Elle l’est à Metz (centre-ville, ZAC de l’Amphithéâtre,Metzanine), mais elle l’est tout autant dans les zones commerciales situées à l’entrée sud de la ville, où le taux de vacance est relativement élevé, et où la perspective de voir se développer de futures « friches commerciales » est importante. Gérer les flux d’extension des zones commerciales est une chose, anticiper la reconversion des parcelles en friche en sera une autre …

Et les commerçants du centre-ville de Metz dans tout ça ? Ils souffrent, et se désespèrent sans un doute un peu de l’absence de mesures concrètes afin de les aider à passer le cap de ces mutations, même s’il leur faudra, à un moment ou à un autre, remettre en question leurs propres « pratiques commerciales » (qualité de l’accueil, adaptation des heures d’ouverture et notamment l’ouverture méridienne, politique des prix, …).

Durant le précédent mandat la ville de Metz a dépensé beaucoup d’argent dans la mise en place d’outils de développement économique, dont on peine encore à entrevoir la moindre plus-value. Il serait peut être temps de prendre réellement la mesure du problème, et d’avoir une vraie vision stratégique à l’échelle de Metz, et de son agglomération :

  • Une stratégie de recherche d’investisseurs, qui devrait être du ressort de l’agence Metz Métropole Développement  (benchmark des enseignes de centre-ville, action concertée pour inciter les enseignes à venir s’installer à Metz, …) ;
  • Une stratégie d’innovation à destination des commerçants afin d’accompagner leur passage à l’e-commerce, au m-commerce, ou dans la mise place d’une stratégie cross-canal ;
  • Une stratégie d’image et d’attractivité : l’amélioration de la qualité de séjours des clients passe forcément par une optimisation de l’image de la ville (animation du centre-ville, tranquillité/sécurité, propreté) ;
  • Une stratégie d’accessibilité au centre-ville avec des tarifs de stationnement plus attractifs (modulation en fonction des heures, des jours, des événements commerciaux, …), et une meilleure visibilité de l’offre de transport collectif (signalisation des parkings relais METTIS aux entrées de Metz).

Enfin, la ville de Metz pourrait montrer un intérêt à la future expérimentation des contrats de revitalisation artisanale et commerciale créés par la loi Pinel. Ces contrats, expérimentés sur une durée de cinq ans, vont concerner les zones caractérisées par une disparition progressive des activités commerciales, un développement de la mono-activité au détriment des services et commerces de proximité, ou par une dégradation de l’offre commerciale. Mis en œuvre par un opérateur choisi par la collectivité, ces contrats permettront également de recourir au droit de préemption, selon une procédure adaptée.

 

Lire la suite sur : Commerce, le difficile équilibre entre centre-ville et périphérie | Esprit Libre.

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Quel financement participatif pour votre entreprise ?, Financer sa création

Derrière le terme de crowdfunding (financement participatif) se cache en réalité plusieurs formes de financement : le prêt, le crowdequity (entrée au capital) et le don contre don. Le point


1 : Don contre don :

Ici, les entrepreneurs lèvent de petites sommes d'argent auprès des internautes en échange d'une contre-partie (un produit ou une attention particulière de la part de la marque).

La start-up grenobloise iSketchnote a ainsi levé plus de 340.000 dollars via Kickstarter en lançant une campagne de pré-achat de son « ardoise magique » de numérisation de notes pour iPad : «Cet appel au financement participatif a permis à cette start-up mesurer le niveau d’intérêt du marché américain, de fédérer une communauté de futurs utilisateurs, souligne Eric Burdier, de l’accélérateur lyonnais Axeleo. Ce mode de financement est parfait pour pouvoir vendre un produit avant son lancement, pour acquérir de la visibilité et réaliser une étude marketingen direct. »  Bien adapté donc pour financer des prototypes de produits grand public.


2 : Crowdequity :

L'entrepreneur appelle les internautes à investir dans sa société via une plate-forme. En échange, ceux-ci deviendront actionnaires. Ce financement participatif en fonds propress'adresse à des entreprises qui veulent lever au minimum 100.000 euros. Le crowdfunding en fonds propres apparait donc comme une alternative de financement pour les entreprises trop petites pour intéresser les fonds d'investissement et les business angels.

C’est le créneau de Wiseed. Son fondateur, Thierry Merquiol, souligne toutefois « que les plates-formes qui mettraient simplement des investisseurs et les entreprises en relation, des sortes de Meetic de l’investissement,  sont vouées à l’échec. L’enjeu est d’apporter de la valeur ajoutée. » Sur ce point Wiseed  organise par exemple les investisseurs particuliers en holding, ce qui a l’avantage de faciliter des levées de fonds ultérieures ou la sortie de ces investisseurs. Pour les convaincre, la clé est de donner suffisamment d’information pour être attractif tout en protégeant sa stratégie.


3 : Prêt :

Le financement participatif en prêt de particuliers à entreprise fonctionne par dérogation au monopole bancaire.  « C’est le mode de financement participatif le moins développé en France, explique Eric Burdier, mais c’est aussi un des plus porteur, particulièrement pour des jeunes entreprises qui ont du mal à convaincre les banques de miser sur des projets risqués. »

Sur ce créneau, Unilend  s’adresse à des entreprises solvables avec au moins 3 exercices comptables pour permettre l’émission de bons de caisse. « Les demandes de prêts peuvent concerner tous types de besoin : achat de matériel, BFR de croissance, etc., détaille Nicolas Lesur, fondateur. Nous offrons une alternative aux banques car les entreprises peuvent contracter de la dette sans contrepartie type caution ou assurance-décès. » Les dossiers moyens sont de 90.000 euros, avec des taux d’intérêt, entre 4 et 10%, sont définis par enchère. A l’entreprise de choisir !

 

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