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économie

Tidjane Thiam, un Franco-Ivoirien à la tête du Crédit Suisse | Geopolis

Tidjane Thiam
10 mars 2015. Tidjane Thiam pose pour les photographes après la conférence de presse annonçant sa nomination à la présidence du Crédit Suisse.© MICHAEL BUHOLZER / AFP

Que peuvent avoir en commun la Côte d’Ivoire et la Suisse à part le chocolat ? Tidjane Thiam. Il devient le nouveau patron du Crédit Suisse. Parcours.

Un assureur franco-ivoirien débarque à la tête d’un établissement financier helvète. Tidjane Thiam a été nommé le 10 mars 2015 directeur général du Crédit Suisse. Le successeur de l’Américain Brady Dougan prendra ses fonctions en juin. Il compte «continuer» à mettre en œuvre une stratégie «dont beaucoup d'orientations actuelles sont les bonnes», expliquait-il au micro de laRadio télévision suisse. L'un des défis qu'il compte relever est lié à la communication et à l'image du groupe. 

Il est le deuxième Noir à diriger une grande banque internationale après l’Américain Stanley O’Neal, patron de Merrill Lynch de 2002 à 2007, souligne le Temps. Le quinquagénaire s’était déjà fait remarquer en devenant le PDG de l’assureur britannique Prudential en 2009 et ainsi le premier Noir à diriger une entreprise du FTSE (le CAC 40 anglais).

Tidjane Thiam a l’habitude d’être un pionnier. Après avoir décroché le premier prix au concours de mathématiques en 1980, il est à l’âge de 22 ans le premier Ivoirien diplômé de Polytechnique. Il sortira aussi major de l’Ecole des mines en 1986. Il complète sa formation avec un MBA de l’Institut européen d'administration des affaires (Insead) qui a d’ailleurs salué sur son site la nomination de son ancien élève.

Le nouveau patron du Crédit Suisse est né le 29 juillet 1962 à Abidjan. Amadou Thiam, son père, est un journaliste sénégalais qui deviendra ministre du premier président ivoirien, Felix Houphouët Boigny. Mariétou Thiam, sa mère, n’est autre que la nièce du père de l’indépendance ivoirienne. Cette filiation explique peut-être certains de ses choix. 

Ignoré par les Français, adoubé par les Britanniques
Après ses études supérieures, Tidjane Thiam est repéré par le cabinet américain McKinsey qui le recrute à 24 ans. Le consultant prendra une année sabbatique en 1989 pour intégrer le programme annuel de recrutement des cadres juniors de la Banque mondiale. 

En 1994, le président Henri Konan Bédié l’invite à rejoindre son pays natal. Il prend alors la direction du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd), en charge du …

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Gières | Eloquant s’installe dans de nouveaux locaux

Les nouveaux locaux d’Eloquant ont officiellement été inaugurés le 26 février dernier. Photo Eloquant

Les nouveaux locaux d’Eloquant ont officiellement été inaugurés le 26 février dernier. Photo Eloquant


Près d’un an après leur fusion, Eloquant et Interview SA viennent de réunir leurs équipes à Gières. « Notre volonté est de faire évoluer nos offres respectives mais aussi de renforcer les synergies pour imaginer, développer et proposer à nos clients de nouvelles offres », détaille Alain Bouveret, le fondateur d’Interview SA.

Il y a presque un an, Eloquant et Interview SA, deux éditeurs de logiciels isérois, décidaient de fusionner. « Un rapprochement logique, explique Alain Bouveret, fondateur d’Interview SA. Nos deux entreprises intervenaient dans deux secteurs complémentaires. Eloquant était spécialisée dans les solutions cloud de gestion des interactions clients et Interview SA proposait des solutions d’enquête multicanale. Aujourd’hui, nous voulons proposer des offres qui mesureront en direct l’expérience des ………….

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Manuel Valls poursuivi au pénal: premier ministre et commerçant, il viole la Constitution

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Article 23 de la Constitution du 4 octobre 1958 :

« Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle. »

Halte là ! dit Xavier Kemlin…

« Manuel Valls, Emmanuel Macron et Vincent Peillon sont inscrits au Registre du commerce, en infraction avec l’article 23 de la Constitution de 1958″, dénonce Xavier Kemlin.

L’arrière-petit-fils du fondateur de Casino et citoyen franco-suisse a porté plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction de Thonon pour «faux en écriture publique» et fausse déclaration d’une profession, jeudi 5 janvier 2015.

Xavier Kemlin: «Le procureur va me recevoir et requalifier les faits en fonction du droit pénal».

Parallèlement, il a informé par courrier le Conseil constitutionnel et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.«Je vous informe que monsieur Manuel Valls cumule les fonctions de Premier ministre et de commerçant inscrit au registre du commerce et des sociétés».

Manuel Valls commerçant

Copie d’écran Societe.com

«Ces différentes fonctions étant incompatibles en application de l’article 23 de la constitution du 4 octobre 1958, il est indispensable qu’ils mettent fin à leur activité ministérielle» ajoute le franco-suisse.

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Du point de vue juridique, le problème est réel, même si la complicité judiciaire a peu changé depuis La  ….

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Quand Hollande évoque « le suicide » politique de Duflot

Cécile Duflot et François Hollande

"On peut empêcher quelqu’un de se suicider trois fois, quatre fois, mais la cinquième peut-on encore le retenir?".

Dans un entretien à Challenges, François Hollande fustige l'obstination politique de la figure de proue d'Europe-Ecologie – Les Verts, Cécile Duflot. Le refus de faire entrer, de nouveau, les écologistes au gouvernement, constitue une forme de suicide politique de l'ancienne ministre de l'Ecologie, selon le chef de l'Etat. 

Pour lui, si Cécile Duflot campe sur ses positions, c'est qu'elle bloque sur la personnalité du chef de ce gouvernement, Manuel V

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RSI : comment le régime des indépendants se réforme, Social / Ressources Humaines / Fiscalité

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    Au RSI, on cherche à gommer une image négative de « percepteur de cotisations » et à faire preuve de plus de souplesse. – AFP

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Paiement lissé des cotisations, souplesse accrue et économies sont au programme de la modernisation du Régime social des indépendants, auquel sont affiliés les artisans, les commerçants et les professions libérales.

 

A la prochaine rentrée, les affiliés du Régime social des indépendants (RSI) ne recevront pas les traditionnels courriers de leur organisme de protection sociale. Chaque année, ils avaient droit à trois missives. La première, en septembre, indiquait à chaque artisan, commerçant ou libéral son solde créditeur ou débiteur envers le RSI. La deuxième leur intimait éventuellement de rembourser un trop-perçu. La troisième, en décembre, était leur appel de cotisations pour l'année suivante. Une correspondance coûteuse et quelque peu anxiogène pour les destinataires.

Gommer une image négative

« A l'automne 2015, il n'y aura plus un seul courrier. Nos assurés recevront une seule lettre, entre avril et juin 2016, dans les quinze jours suivant leur déclaration de revenus », indique Stéphane Seiller, le directeur général du RSI. Avec 2 millions de courriers au lieu de 6 millions, le régime va pouvoir faire des économies de frais d'affranchissement, d'imprimerie, et surtout de permanence téléphonique, puisque plus il y a de courriers, plus il y a de questions à la « hotline ». Aucune suppression d'emplois n'est prévue, même si le RSI s'est engagé à réduire ses effectifs sur la période 20…….

 

 

RSI : comment le régime des indépendants se réforme, Social / Ressources Humaines / Fiscalité.

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Contre le RSI : la frange la plus radicale du patronat se mobilise, Social

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    Lors de la manifestation contre le RSI, ce lundi à Paris. – CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT /AFP

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Environ 7.000 personnes ont manifesté ce lundi à Paris contre le régime social des indépendants.

Les organisateurs attendaient entre 30.000 et 50.000 personnes. En réalité, elles n’étaient que 7.000, selon la police, ce lundi à manifester à Paris contre les dysfonctionnements du régime social des indépendants (RSI). Mais cela reste une mobilisation importante pour un défilé qui n’était organisé par aucune organisation patronale représentative. L’UPA et la CGPME ont même été huées par certains manifestants qui les jugent trop « mous » face au gouvernement.

Trop des taxes, trop d’impôts

La radicalité des slogans (« Etat= mafia », « gouvernement = escroc », « mettez en prison les responsables du RSI », ou encore « RSI = Racket social des indépendants ») et le fait que 7.000 personnes soient venues de toutes les régions en dit long sur le degré d’exaspération de ces commerçants et artisans. Cela illustre aussi le jusqu’au-boutisme qui anime ces mouvements patronaux hétéroclites, dont certains menacent, dans une prochaine étape, de s’en prendre directement à des centres du RSI. Parmi eux, on trouve pêle-mêle les « Contribuables associés », les « Citrons pressés », les « Pendus », les « Tondus » ou les « Bonnets rouges »… Le ciment de ces différents groupes tient en peu de mots : trop de taxes et trop d’impôts. Au-delà des problèmes de gestion réels du RSI, c’est ce « ras-le-bol » fiscal qui revenait dans toutes les bouches ce lundi dans le défilé.

Mission d’urgence du gouvernement

 

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Les raisons qui poussent les exilés à partir sont le plus souvent dictées par un environnement fiscal délirant

Les raisons qui poussent les exilés à partir sont le plus souvent dictées par un environnement fiscal délirant qu'aucun politique n'a le courage de réformer. Dece point de vue, certains pays d'Europe paraissent attractifs. Les motifs qui ne feront pas revenir les exilés sont profondément ancrés dans notre paysage national. Résultat, la France se vide de ses "Bac+10" et se remplit de "Bac-10".

Le Syndicat des Impôts vient de déclarer que les exilés ont un impact marginal sur l'économie, faisant écho au ministre des Finances qui chiffre à moins de 1000 par an les contribuables soumis à l'ISF qui s'exilent .

Cela rappelle Honecker qui, voyant s'enfuir des milliers de ses compatriotes par les brèches hongroise et autrichienne quelques mois avant la chute du mur de Berlin, déclarait : "nous ne verserons pas une larme pour eux" . La première vertu des gouvernants, en matière fiscale, est l'aveuglement. En 2000 ans d'histoire, on ne trouvera guère que Ciceron, Sully, Montaigne et Necker qui aient fait preuve de lucidité fiscale. Depuis cinq ans, la France vit une hémorragie sans précédant que nombre de médias complaisants s'efforcent de nier avec une application toute scolaire.

Mais revenons d'abord aux définitions car on confond trop souvent "exilés", "expatriés" et "émigrés".

L'expatrié est celui à qui l'on ordonne de s'installer à l'étranger : sa présence permet de relayer la France sur les théâtres d'opération extérieurs où se nouent les valeurs ajoutées.
L'émigré est celui qui s'en va, faute de trouver un travail dans son pays : il maintient le contact avec la métropole, y revient souvent à l'âge de la retraite quoique de plus en plus d'émigrés deviennent des exilés (Les Kennedy ont fuit l'Irlande affamée…pour ne plus y revenir !).
L'exilé est celui que les lois de son pays contraignent à partir : juifs d'Espagne en 1492, huguenots français en 1685 ou Rothschid en 1981. L'exilé fait la fortune du pays d'accueil et le déclin du pays intolérant. Ce constat historique ne souffre pas d'exception. Dans le cas de la France, on assiste depuis 2005 à une augmentation significative des exilés et, depuis 2011, à une prodigieuse accélération du nombre des émigrés .
En Europe, les destinations sont principalement la Grande Bretagne, la Belgique, l'Italie, la Suisse, tout récemment le Portugal. Les entrepreneurs se dirigent plutôt vers la Grande Bretagne, les retraités vont s'installer au Portugal, les gens aisés préfèrent Londres, Bruxelles et la Suisse. L'accroissement des flux est véritablement impressionnant : 130 000 Français en Grande Bretagne en 2007, près de 500 000 aujourd'hui.

Les raisons qui poussent les exilés à partir sont le plus souvent dictées par un environnement fiscal délirant, fruit d'un système fiscal unanimement reconnu comme profondément malade et inadapté, qu'aucun politique n'a pourtant le courage de réformer ! Les destinations de la Belgique, du Royaume-Uni et du Portugal sont prisées en raison d'attractivités fiscales dans le domaine de l'imposition de la fortune, des plus-values ou des droits de succession. Les candidats ont souvent plus de 50 ans et disposent d'un patrimoine supérieur à 4 millions d'euros. Ils ne partent pas "seulement" avec leur patrimoine mais aussi avec leur pouvoir de décision et leurs réseaux qui sont les atomes grâce auxquels se nouent les affaires.

Les émigrés sont massivement des jeunes diplômés ou de jeunes entrepreneurs : ils vont vers l'Europe du Nord. Cet exode est totalement inédit, postérieur à 2008, profondément inquiétant par son ampleur (à noter qu'un récent sondage révèle que près de la moitié des jeunes diplômés ne se voient aucun avenir en France !). Ce phénomène fait songer, dans une certaine mesure, à l'Iran des années 1960 où l'excellence du système universitaire jetait des quantités de diplômés sur le marché du travail d'une économie incapable de les absorber, les poussant à émigrer massivement vers l'Amérique du Nord et l'Europe.

Certains analystes pensent que ce phénomène récent ne sera pas durable et que le retour à la prospérité économique aura tôt fait de convaincre les brebis déçues de revenir dans la "mère-patrie". Comme la plupart des politiques (souvenez vous de Philippe de Villiers, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy avec leur fameux slogan "France, love it or leave it" !), ces analystes commettent la lourde erreur de croire que la France est si "unique" qu'un Français ne pourra pas longtemps s'en passer ! Les nouvelles générations n'ont aucun attachement à la "patrie" et n'ont même pas l'amour de leur langue maternelle, préférant s'en remettre aux repères de la "world civilization" pour s'en sortir concrètement .

En revanche, les motifs qui ne les feront pas revenir sont profondément ancrés dans notre paysage national : l'instabilité des lois et des règles du jeu, l'omniprésence d'une administration paralysante, l'égalitarisme fanatique qui fait de l'aisance financière ou de la réussite une obscénité sociale. Messieurs Moscovici et Cazeneuve, Grands Argentiers de France, viennent de nous en administrer la preuve éclatante : ils ont osé se vanter d'avoir mis en place 58 mesures liberticides visant à définitivement éradiquer la fraude et l'évasion fiscales, sans se rendre compte qu'ils offrent ainsi aux jeunes générations la promesse de faire de la France le second goulag de la planète, après la Corée du Nord ! Il ne leur suffisait pas que la France soit le seul pays au monde où le communisme ait réussi, encore fallait-il la transformer en première prison planétaire !

Il est déjà loin le temps où "l'exil" ne s'accouplait qu'avec "fiscal", permettant à Bercy de proclamer que toutes nos souffrances ne pouvaient venir que de ces êtres asociaux baptisés du nom de "fraudeurs". Aujourd'hui, c'est toute un pan d'une France aisée, éduquée, entreprenante, vertueuse dans la dépense, motivée par le travail qui s'exile. Il importe peu de savoir s'ils sont 500 000 ou 5 millions et qu'il en reste encore 60 ou 65 millions à demeurer au pays. Le navire se vide de ses "Bac+10" et se remplit de "Bac-10", laissant le capitaine désemparé, un peu à la manière d'un pédalo qu'un méchant coup de vent menacerait de couler au milieu du bassin des Tuileries…

 

via(99) Pierre-André Fontaine.

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Gaspillage alimentaire : un amendement pour récupérer les invendus des supermarchés | France info

 

Frédéric Lefebvre défend ce vendredi un amendement contre le gaspillage alimentaire © MaxPPP

 

Le député UMP Frédéric Lefebvre défend un amendement, dans le cadre de la loi Macron, pour obliger les supermarchés à céder leurs invendus à des associations d'aide alimentaire. Il souhaite que leurs produits soient donnés aux démunis avant qu'ils ne périment.

"Dans notre pays, il y a trois millions de personnes qui bénéficient d'une aide alimentaire. Il y a 37% des Français qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois", rappelle Frédéric Lefebvre, député des Français d'Amérique du Nord. "Aujourd'hui, c'est grâce aux grandes surfaces que tout le système des banques alimentaires, des Restos du Cœur et autres associations agréées peuvent être au rendez-vous des Français grâce à un système de don."
 
Mais Frédéric Lefebvre dénonce un vide juridique "parce que faire un don doit se faire dans des conditions de sécurité et de traçabilité des produits. Vous avez des magasins qui  voudraient pouvoir donner mais qui préfèrent détruire car, aujourd'hui, elles seraient dans un cadre juridique qui les met en situation de risque. Ensuite, se pose la question des moyens ….

viaGaspillage alimentaire : un amendement pour récupérer les invendus des supermarchés | France info.

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Les associations : un fardeau pour les contribuables

Par Fabrice Durtal.

Injustice statue credits wrote  (CC BY-NC 2.0)

 

Injustice statue credits wrote (CC BY-NC 2.0)

 

Le monde associatif est devenu le cache-sexe de la fonction publique. Officiellement, tout va très bien, Madame la Marquise. Le poids économique du secteur est estimé à 85 milliards d’euros (2012), les associations contribuant à hauteur de 3,2 % au PIB, soit un poids équivalent à celui de l’agriculture et des industries agricoles et alimentaires.

Selon Viviane Tchernonog, chargée de recherche au CNRS et auteur d’un ouvrage de référence sur le monde associatif, le budget cumulé du secteur a progressé au rythme de 2,8 % entre 2005 et 2011 et il emploie 1,8 million de salariés à temps plein ou partiel, majoritairement des femmes (69%).

De la même manière qu’un train peut en cacher un autre, ces chiffres dissimulent une réalité moins flatteuse. Car le boom du monde associatif provient essentiellement de l’externalisation croissante de missions autrefois prises en charge par l’État et aujourd’hui déléguées à des tiers. Au fil du temps s’est installée une fonction publique bis qui ne dit pas son nom, mais dont l’emprise s’élargit. Elle couvre la quasi-totalité de l’aide aux handicapés et de leur insertion, de nombreuses maisons de retraite, s’occupe de l’aide à domicile des personnes âgées dépendantes, des crèches, des centres de vacances, des activités périscolaires, de l’hébergement des clandestins, de sport, de culture…

Chaque année, ce secteur parapublic engloutit des centaines de millions d’euros de subventions publiques. Bien qu’aucune centralisation des données ne soit disponible, on estime que l’État, les collectivités locales et autres structures publiques ont versé 42 milliards d’euros en 2011, ce qui représente près de 50% du budget du monde associatif.

EnquêteContribuable (tous droits réservés)

Le profilage des ressources associatives révèle les objectifs de l’État. Si la masse des subventions s’est rétractée de 17 % entre 2005 et 2011, celle des commandes publiques a, en revanche, bondi de 70 % durant la même période.

Ces commandes publiques (voir encadré ci-après) correspondent à l’ensemble des contrats passés par une collectivité pour satisfaire ses besoins que ce soit sous forme de délégation de service public ou encore de contrats de partenariat public/privé. À part quelques missions régaliennes comme les pouvoirs de police, de sécurité et d’hygiène, presque tous les domaines peuvent être confiés à ces structures parapubliques. Ce recours croissant à la délégation a pour effet de favoriser le développement de grosses associations qui exploitent leurs compétences juridiques pour accéder à la commande publique tout en continuant à rafler l’essentiel des subventions.

Fonctionnaires de Bercy

D’après une enquête réalisée par Le Monde en 2013, environ 200 associations sur le 1,3 million recensé en France empochent 60% des aides distribuées par l’État. Sans subventions publiques, la plupart des associations mettraient la clé sous le paillasson. Les structures vouées à la « Défense des droits et causes » canalisent, par exemple, 5,6% des aides distribuées par l’État. Sans adhérents ou presque, elles ne doivent leur survie qu’à l’argent des contribuables. SOS Racisme a, par exemple, encaissé 331 992 euros de subventions d’État en 2013, sans compter les fonds alloués au niveau des échelons locaux. Sans ces aides 100% idéologiques, SOS Racisme ou encore Ni putes Ni soumises auraient disparu depuis belle lurette.

C’est dans le secteur médico-social que l’on trouve les associations les plus riches et les plus puissantes. Les chiffres cités par Viviane Tchernonog révèlent que l’action sociale et la santé absorbent 45% de l’ensemble du budget associatif. Suivent, l’éducation, la formation et l’insertion (12,8%), puis le sport (10,9%).

L’tat n’est pas le dernier à profiter des subventions qu’il distribue. Il récupère d’une main ce qu’il a donné de l’autre. Notamment quand il s’agit de choyer ses brebis. Les associations chargées de l’action sociale en faveur des personnels administratifs ont englouti plus de 100 millions d’euros en 2011, près de 15% de la manne publique. Près de 76 millions d’euros sont voués au bien-être des fonctionnaires du ministère des Finances. Ils sont répartis à travers différentes associations, dont 28,4 millions pour l’EPAF en 2011, chargée d’organiser des vacances dorées à la progéniture des agents de Bercy (plus d’informations sur ces associations du ministère des Finances, ici).

Afin de se développer, les associations reconnues d’utilité publique bénéficient d’une souplesse comptable accrue. Elles peuvent dorénavant acquérir et administrer des immeubles de

Lire la suite sur : http://www.contrepoints.org/2015/02/21/198669-les-associations-un-fardeau-pour-les-contribuables?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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VIDEO. Voeux de Sarkozy : «2015, c’est l’année du travail» – Yahoo Actualités France

 

 

Il a bel et bien grillé la politesse à François Hollande. Comme nous l'annoncions, Nicolas Sarkozy n'a pas attendu 20 heures, ni l'intervention du chef de l'Etat, pour mettre ses voeux en ligne. Dans une vidéo diffusée ce mercredi via sa page Facebook et son compte Twitter, le président de l'UMP promet : «2015, c'est l'année du travail au service des Français et au service de la France.»

En 2014 -«année du rassemblement», dit-il- il a reconquis son parti. En 2015, il s'agira de le remettre en ordre de marche. Au boulot ! lance en substance celui qui a, même s'il n'en dit pas un mot, la présidentielle 2017 dans sa ligne de mire.

«Rien n'est possible sans le rassemblement»

«Il faut moderniser notre pays pour que les entreprises soient compétitives, pour que les jeunes aient envie de réussir dans le pays qui est le leur, pour que l'école puisse former les jeunes au monde de demain et non pas au monde d'hier», égraine Nicolas Sarkozy, qui n'a eu de cesse de fustiger l'action de son

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L’ex-secrétaire général de la CGT Louis Viannet appelle Thierry Lepaon à démissionner

 

A la veille de la réunion de la commission exécutive de la CGT qui doit se pencher sur le sort de son secrétaire général Thierry Lepaon, mis en cause dans plusieurs affaires, l’ancien secrétaire général du syndicat, de 1992 à 1999, Louis Viannet, 81 ans, a choisi de sortir du silence. Il invite M. Lepaon à « remettre son mandat ».

Comment analysez-vous la crise qui traverse aujourd’hui la CGT ?

Louis Viannet : Par sa durée, par les principes et les valeurs qu’elle malmène, la crise qui secoue actuellement la CGT dans ses profondeurs est sans précédent. Les traces qu’elle va laisser peuvent générer des situations difficilement maîtrisables, des meurtrissures durables, mettant à mal les difficiles progrès réalisés dans le « vivre-ensemble » et rendant difficiles les rapports entre les militants, entre différentes organisations ou structures de la CGT, affaiblissant ainsi ses capacités d’actions. Toutes les pistes permettant d’éviter ou de limiter déchirements, divisions, affrontements, dans les débats qu’il va falloir conduire dans la commission exécutive, le comité confédéral national [CCN], et à tous les niveaux de l’organisation, doivent être explorées. Cela suppose une volonté commune d’avancer vers une situation apaisée.

Le malaise que vous évoquez n’est-il pas antérieur à l’élection de Thierry Lepaon ?

Loin de moi l’idée de penser que les problèmes sont arrivés avec 

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Le RSI ne peut justifier de son immatriculation au registre national des mutuelles. Le tribunal de grande instance de Nice (TGI) juge que le RSI n’a pas qualité à agir.

Lire l’ Ordonnance refere TGi NICE du 11.12.2014

« C’est Noël avant l’heure pour les Libérés !
Le TGI a condamné le RSI au motif que ce dernier n’a pas capacité à agir au titre de l’article 32 du code de procédure civile. En français : le RSI n’a pas de statut juridique lui permettant d’assigner en justice qui que ce soit !Donc tous ceux qui sont attaqués par le RSI devant les TASS peuvent maintenant produire cette décision pour que le TASS déclare lui aussi que le RSI n’a pas capacité à agir en faisant des mises en demeure et envoyer des contraintes à payer par huissiers. Le même raisonnement s’applique à l’ URSSAF et toutes les autres organismes de sécurité sociale. »

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Il faut Libérez les TPE et les PME !

Hier quand les Français ont regardé leur JT de 20h, ils ont vu des "patrons" manifester dans la rue. Un fait rarissime. Et ils ont probablement été surpris de voir que les manifestants ne ressemblaient pas à la caricature que colportent les médias de la pensée unique. Les patrons de TPE et de PME étouffent et quand ils étouffent, c'est l'emploi que l'on asphyxie.

 

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Cabinet Conseil en Entreprise: Union bancaire – « Nous approchons malheureusement du grand soir où tous les épargnants seront taxés » – News360x

Les pauvres sont pauvres, mais ils ont cet avantage d’être nombreux. Nous avons à de nombreuses reprises évoqué le risque de voir émerger une « Taxe une fois pour toutes » afin de réduire brutalement l’endettement de certains états membres. On peut imaginer une sorte de « Grand Soir » où le gouvernement en viendrait à annoncer que tous les comptes de dépôt ou comptes courants sont ponctionnés de 10% ou plus de leurs avoirs pour faire face à ce qui serait qualifier d’urgence dans le service de la dette.Ce n’est pas une simple hypothèse, … LIRE LA SUITE SUR :

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La grosse dette qui monte, qui monte… | Contribuables Associés

Hollande dette victoire meme - Contribuables Associés

La dette publique de la France a passé un cap symbolique au troisième trimestre de 2014 : 2000 milliards d'euros, soit environ 31 000 euros par Français. Jusqu'à quand ?

Cette dette accumulée résulte de 40 années consécutives de budgets en déficit, eux-mêmes dus à une soif de dépenses publiques que les impôts n’ont pu étancher, malgré leur explosion sur la période. Le rythme de l’endettement s’est brusquement accru depuis la crise financière de 2008 et la crise de l’euro et des dettes souveraines qui a suivi en 2010. Ces crises en cascade ont servi de prétexte pour accroître fiscalité, dépenses et endettement publics.

L’an prochain, la France pourrait passer un autre cap symbolique : une dette s’élevant à 100% du produit intérieur brut (PIB).

Dette

La presse tente dès à présent de rassurer les Français : non, la France, ou plutôt l’État français, ne va pas faire faillite, puisqu’il parvient à financer sa dette à des taux très avantageux : 1,25% par an pour des emprunts à dix ans, soit moins que l’inflation.

La question étant : que va-t-il se passer si ces taux remontent ? Étant acquis qu’ils peuvent difficilement descendre en dessous des taux actuels (ou alors, quel intérêt pour les assurances-vie et les fonds de pension de prêter l’épargne de leurs clients à l’État français ?), ils vont bien finir par remonter…

La situation sera d’autant plus délicate que le service de la dette est déjà le premier poste budgétaire de  … LIRE LA SUITE SUR :

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Pourquoi la France va à la catastrophe : pouvoir d’achat en berne, prix en baisse et low cost

Il ne se passe pas un jour où les annonces se succèdent concernant la bataille des prix et les difficultés à joindre les deux bouts pour diverses corporations et couches de la population."

Ces jours derniers, c'est au tour des agriculteurs ou plutôt les légumiers Nord-finistériens de passer à l'action. Leur désespoir est tel qu'après avoir déversé des tonnes d'artichauts à Plouescat, St Pol de Léon, Lanmeur, Morlaix, ils ont monté d'un cran en allant jusqu'à incendier le Centre des impôts et la Mutualité Sociale Agricole de Morlaix. Leurs difficultés s'accumulent, entre une production très abondante, l'embargo russe et un pouvoir d'achat en berne. Leur revenu déjà très bas, vient encore de baisser pour certains jusqu'à 25%. Ils travaillent de plus en plus ; 70, 80 heures par semaine pour un revenu de plus en plus faible, près du Smic, si ce n'est moins. Pour les agriculteurs, c'est un bas prix du lait, des céréales qui ne leurs permet pas de vivre décemment, compte tenu de leurs investissements.

Après les attaques répétées contre les prix et marges des hypermarchés, contre les rémunérations des professions réglementées, Air France qui s'est lancé dans le Low cost en créant, puis faisant grandir sa filiale Transavia avec la colère des pilotes, les attaques constantes contre les prix des médicaments et la création des génériques,… la liste est sans fin.  Depuis de nombreuses années tout est tiré vers le bas.

Il est rare que ne se passe un jour sans que les politiques ne s'en mêlent. Chacun est prêt à trouver toutes les idées, les dispositions possibles pour faire diminuer les prix.

Il manque en France 25% de PIB pour que les comptes soient en équilibre, soit 25% d'heures travaillées, payéesSolution immédiate : Augmenter le temps de travail par la loi. C'est sous moins de trois mois, la relance assurée.

 

Pourquoi la France va à la catastrophe : pouvoir d'achat en berne, prix en baisse et low cost.

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Valls veut «débattre» avec la droite «projet contre projet», Politique

Manuel Valls a dit vouloir « débattre » avec l’opposition sur le « modèle social ». Nicolas Sarkozy a laissé au pays « trois déficits » et « une société profondément fracturée », a-t-il dénoncé.

Interrogé ce mercredi matin sur France Inter, Manuel Valls a longuement développé son rapport à l’opposition, singulièrement à Nicolas Sarkozy. Le Premier ministre a dit vouloir « débattre » avec Nicolas Sarkozy et l’opposition sur le « modèle social » en argumentant « projet contre projet » et « chiffrages contre chiffrages »« Je veux que nous débattions (…) parce que je pense que le pays a besoin d’un vrai débat. Le pays depuis six mois est plongé dans un débat qui ne concerne que la gauche sur « faut-il telle ou telle mesure qui permette de corriger tel ou tel aspect. Ca n’est pas ça le sujet! », a déclaré le Premier ministre.

« Quand la droite, quand l’opposition – c’est son droit – propose 100 ou 150 milliards d’économies, de coupes budgétaires supplémentaires, il faut qu’elle dise aux Français combien d’enseignants en moins, combien d’infirmières en moins, combien de policiers en moins, combien de gendarmes en moins, combien de juges en moins, combien de services publics en moins, combien de militaires en moins », a-t-il poursuivi.

 

 




 

« Il faut un langage de vérité, et, projet contre projet, chiffrages contre chiffrages, le débat démocratique, le vrai, la seule confrontation au sens le plus noble du terme, sera alors possible. Et Nicolas Sarkozy veut y participer, eh bien nous le jugerons aussi sur l’état dans lequel il a laissé le pays avec ses trois déficits : déficit de croissance, déficit public, déficit du commerce extérieur et une société profondément fracturée », selon le chef du gouvernement.

« Je n’ai pas envie de polémiques »

En revanche Manuel Valls n’a pas envie de d




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Programmes TV – Gérard Lanvin s’en prend à Laurent Ruquier – Télévision – Le Figaro Télé

 
Gérard Lanvin s'en prend à Laurent Ruquier

Capture d'écran FigaroTV

 
Fidèle à sa réputation de grande gueule du cinéma français, Gérard Lanvin s'est payé une nouvelle cible : l'animateur d'On n'est pas couché et des Grosses Têtes

En pleine promotion de son nouveau film Bon rétablissement, Gérard Lanvin a fait un détour par l'émission On ne parle que de ça. Le comédien a profité de l'occasion pour donner son avis sur la situation fiscale en France et parler de son rapport avec les impôts. Et au cours de son argumentation, il n'a pas hésité à tâcler l'un des animateurs plus célèbres du PAF:Laurent Ruquier.

Interrogé sur les acteurs français exilés à l'étranger pour payer moins d'impôts, Gérard Lanvin a expliqué: «Je ne reproche pas à ces gens-là de partir. C'est normal, on veut les piller. Et pour faire quoi avec leur oseille? Rien du tout. Quand Hollande dit: «Je veux prendre 75% aux acteurs», il ne sait pas que nous, on a des métiers comme les footballeurs, on ne sait pas ce qu'on va faire demain. Il ne sait pas que pendant dix, quinze, vingt ans, on était des clodos et que le jour où on réussit, nos carrières sont courtes finalement. Il veut me prendre 75% comme exemple. Mais comme exemple de quoi? Comme si j'avais jamais payé d'impôts, moi.»

Dans son élan, la «grande gueule du cinéma français» s'est alors attaqué à une cible bien précise: «Quand je vois Laurent Ruquier dire: «J'en ai marre de ces acteurs qui gueulent parce qu'ils ne veulent pas payer d'impôt»… Il est marié, Laurent Ruquier? Il a des enfants à charge? II est multicartes, il fait de la radio, de la télé… On ne fait qu'un boulot, nous. Et cet argent, on en a besoin pour faire vivre nos familles et les amis qui sont dans la merde». Le message est passé…

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Salon-de-Provence | LaProvence.com:entrepreneur recherche donateurs pour un « Truck de ouf » | La Provence

Pour lancer son "food truck", Dimitri Dubois en appelle à une plateforme de financement participatif

Economie - Salon : jeune entrepreneur recherche donateurs pour un Truck de ouf
Le food-truck de Dimitri sera fin prêt en septembre. Avant cela, il espère recevoir l'aide de généreux donateurs pour financer l'achat d'une éplucheuse à pommes de terre.

PHOTO DR

 

 

Apprenti, salarié, responsable, Dimitri Dubois travaille aux côtés du Meilleur ouvrier de France, Nicolas Rovecchio, et voyage à travers l'Europe grâce à son métier. "J'ai aussi eu l'opportunité de prendre une boutique en tant que gérant, reprend le jeune entrepreneur. Avec l'équipe on a développé l'accord vin et fromage". Mais après huit ans passés à Paris, Dimitri ressent le mal du pays et décide de rentrer à Grans il y a deux ans.Du haut de ses vingt-cinq ans, Dimitri Dubois a déjà bien bourlingué dans la vie. "A l'âge de 15 ans je suis monté seul à Paris pour faire une école de fromager", raconte le jeune gransois. S'il était soutenu à distance par sa famille, Dimitri a appris à se débrouiller seul et à gravir les échelons au fil de sa formation. Diplômé avec mention, le sudiste reste faire ses armes à Paris, haut lieu de la gastronomie française.

Les gens me disaient qu'ils en avaient marre de mal manger le midi 

Les premiers mois il essaie de trouver du travail dans sa branche, mais le fromager déchante vite, "je me suis rendu compte que ce n'est pas la même gastronomie qu'à Paris". Alors le jeune homme planche sur un projet. "Autour de moi, les gens me disaient qu'ils en avaient marre de mal manger le midi ou d'emporter leur gamelle, alors je me suis penché sur les food truck", raconte Dimitri. Après quelques mois de prospection, soutenu par ses proches, cet épicurien gastronome passionné de bonne nourriture se lance vraiment dans son projet en décembre dernier, lorsqu'il s'aperçoit qu'aucune offre de ce genre existe dans le pays salonais.

Etude de marché, achat d'un camion à repenser entièrement, choix du menu et des fournisseurs… le jeune homme ne compte pas ses heures pour monter son camion, son "Truck de ouf", qu'il souhaite "traditionnel et sans bling-bling", pour coller à la culture sudiste. "Lorsque j'ai parlé de ce projet à mes parents, mon père m'a dit « mais t'es un ouf ! », alors le nom du camion est venu naturellement de là", justifie Dimitri. Son "Truck de Ouf" tournera autour du burger, des sandwiches frais et des salades. "J'ai beaucoup voyagé en Europe et je me suis rendu compte que le burger reste un plat très apprécié, surtout lorsqu'il est composé de produits frais", explique-t-il. Le choix du burger et des sandwiches défini, le projet de food truck avance. "Du pain à la viande en passant par les légumes, je vais utiliser uniquement des produits frais que j'irai chercher le matin avant de commencer ma journée", poursuit-il.

Il doit finaliser l'installation de son food truck

Il a aussi trouvé plusieurs emplacements pour installer son camion, à Aix, dans la zone des Milles, deux fois par semaine le midi, mais aussi à Grans, quatre soirs par semaine le soir, grâce au soutien de la municipalité et peut-être à Salon, dans la zone de la Gandonne où Dimitri cherche encore un emplacement pour rayonner auprès des entreprises de la zone à l'heure de la pause déjeuner. "J'ai aussi des réservations pour des soirées ou un baptême", se réjouit Dimitri.

Mais les rêves et idées ne suffisent pas à nourrir le projet gourmand du garçon. Pour le financement, outre un apport personnel, Dimitri a donc contracté un emprunt à la banque, demandé un coup de pouce à sa famille et depuis une dizaine de jours, il a eu l'idée de recourir au crowdfunding, comprendre financement participatif. "En cherchant sur internet, j'ai découvert la plateforme Ulule, raconte-t-il. J'ai monté mon dossier qui a été sélectionné et depuis le projet est sorti de sa couveuse". Le jeune homme a jusqu'au 14 septembre pour réunir 2 500 €. Une somme qui lui permettra de finaliser l'installation de son food truck. "J'ai déjà fait beaucoup de dépenses sur le camion car il a fallu tout créer mais avec l'aide d'un ferronnier, le camion est presque fini, se réjouit Dimitri. Il me manque l'éplucheuse à pommes de terre, qui facilitera grandement le travail".

Il fait donc appel à de généreux donateurs pour financer ce dernier achat. En échange de leurs dons, les particuliers recevront une contrepartie en fonction de la somme versée : "Un porte-clefs collector, un tee-shirt, un menu offert mais aussi le nom de la personne gravé sur le food truck ou encore avoir le privilège de choisir le nom d'un burger du mois", annonce Dimitri Dubois. En une semaine, le projet est déjà financé à 20 %. "Au début il y a eu la famille, les amis mais pas seulement", s'enthousiasme Dimitri. Un Parisien, un Biarrot, tombent aussi rapidement sous le charme de son initiative et décident de l'aider. Le pari est encore loin d'être gagné alors le fromager multiplie les initiatives. "On a aussi une page Facebook sur laquelle beaucoup de personnes soutiennent le projet", poursuit Dimitri, conforté dans son idée. Aux généreux donateurs de l'aider à croquer son rêve à pleines dents.

 

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