#geonPi : France Digitale soumettra un amendement à la Loi de finances
France Digitale, une association de start-up et fonds d’investissement du numérique, réagira officiellement mercredi 3 ou jeudi 4 octobre 2012 à la loi de finances 2013. "Ce projet de loi de finances est trop dangereux, s’émeut Marie Ekeland, co-présidente de France Digitale et associée chez Elaia Partners. Mais nous ne voulons pas juste nous plaindre pour nous plaindre. C’est pourquoi nous sommes en train d’écrire un amendement."Pour l’association de start-up et investisseurs du numérique France Digitale, la loi de finances 2013 met en danger les PME d’innovation. Elle proposera un amendement en conséquence le 3 ou 4 octobre 2012.
La jeune femme ne donne pas encore de détails sur ce dernier. Mais l’association réfléchirait par exemple aux moyens de distinguer clairement dans la loi les spéculations sur les PME face aux véritables soutiens à la croissance et à l’innovation. Pourquoi pas en identifiant les PME bénéficiant de prêts OSEO ou du statut JEI, par exemple.
Pour Marie Ekeland, le gouvernement n’a pas pris toute la dimension de ses décisions. "En moyenne, dans un cas sur deux, nous ne récupérons pas notre mise, insiste-t-elle. Avec cette loi, la cession d’une entreprise à succès par ses fondateurs sera taxée au-delà de 60%. C’est une façon de tuer toute vocation d’entreprenariat. Dans ce domaine, c’est comme au Loto : pour que les gens jouent, il faut qu’il y ait des gagnants ! Les gens montent leur entreprise parce qu’ils ont vu les succès de Dailymotion, Price Minister, Criteo… ou même Google et Facebook."
Au-delà de l’entreprenariat, Marie Ekeland estime que la loi met en danger les acteurs du financement, au point d’en conduire certains à la faillite.
LES DIVIDENDES DÉSORMAIS MOINS TAXÉS QUE LES PLUS-VALUES !
"Le pire, c’est que les dividendes sont désormais moins taxés que les plus-values", ajoute Marie Ekeland. Selon elle, les entreprises seront incitées à privilégier la rentabilité face à la croissance. Et donc la réduction des coûts… et donc la réduction de la masse salariale.
Elle évoque avec d’autant plus d’émotion les impacts possibles de la nouvelle loi de finances qu’elle a poussé à la création d’un lobby d’un nouveau genre, réunissant start-up et investisseurs, France Digitale. Et que l’association avait été reçue avant l’été par le cabinet de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l'innovation et à l'économie numérique, et avait eu l’impression d’être entendue et comprise ! "La question demeure : que veut vraiment faire l’Etat ? Taxer l’ensemble des PME ? Y compris les plus innovantes ?"
Et le problème n’est pas limité au monde du numérique. Le 4 octobre, le bureau de France Digitale rencontre l’association des sociétés de biotechnologies France Biotech. "Nous avons les mêmes problèmes. Comme dans tous les secteurs d’innovation." La résistance de l’innovation s’organise donc… en ordre moins dispersé que le mouvement contestataire "Pigeons"(#geonpi).
Emmanuelle Delsol
via#geonPi : France Digitale soumettra un amendement à la Loi de finances.
See on Scoop.it – Pierre-André Fontaine
La BERD entame son «aventure» tunisienne
Par Moncef Mahroug
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Présente depuis février 2013 à Tunis, où elle inaugure officiellement son bureau, en grande pompe, mercredi 12 juin, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) n’a pas attendu d’être bien installée en Tunisie pour y lancer son activité.
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En cours de mise en place depuis que le noyau de sa future équipe en Tunisie a pris ses quartiers en février 2013 –provisoirement- dans un centre d’affaires des Berges du Lac, le bureau tunisien de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) entre désormais en phase de pré-démarrage.
Installée depuis jeudi 6 juin au premier étage d’un bel immeuble des Jardins du Lac (ou Lac II), Mme Marie Alexandra Veilleux, responsable du Bureau Tunisie de la BERD, va maintenant pouvoir recruter son équipe locale –une dizaine de personnes- et, partant, entamer officiellement son activité dans le pays. Celle-ci sera déroulée selon quatre axes identifiés par l’évaluation de la Tunisie réalisée en août 2012 par une équipe d’experts de la BERD –validée par le gouvernement tunisien- et «qui restera valable jusqu’à la finalisation du processus de ratification» de l’accord d’adhésion de la Tunisie à cette instance –«probablement après les prochaines élections», note la représentante de la BERD.
Ces quatre axes sont la restructuration et l’amélioration des performances du secteur bancaire, de l’accès des PME en particulier et du secteur privé en général au financement, le développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, et l’amélioration des infrastructures via le partenariat public/privé (PPP).
Assistance à la BCT…
Sur le premier axe, la BERD a proposé dès 2012 son assistance au gouvernement et à la Banque centrale de Tunisie dans l’épineux dossier de la restructuration du secteur bancaire. La question sera discutée par Phill Bennett, premier vice-président de la BERD, avec le ministre des Finances, Elyès Fakhfakh, lors de la visite qu’il effectuera cette semaine en Tunisie à l’occasion de l’inauguration officielle du bureau de la BERD à Tunis, le mercredi 12 juin 2013.
Sur le deuxième axe, le financement des PME, des lignes de crédits leur seront proposées directement ou via des banques de la place. En matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, la BERD sera «d’ici fin 2013» prête pour «proposer aux banques des lignes de crédits» destinées aux entreprises désireuses d’investir dans ces domaines, annonce la représentante de la BERD.
Enfin, pour le PPP, la banque attendra la promulgation de la loi y afférente que le gouvernement est en train de préparer afin de mettre en place une offre.
Financement direct…
Cependant, la BERD n’a pas attendu d’achever la mise en place de sa logistique à Tunis pour y entamer son action. En fait, elle a déjà conclu quatre actions. D’abord, elle a contribué –à hauteur de 20 millions d’euros à chaque fois- au tour de table de Maghreb Private Equity III et Capital North Africa Venture II, deux fonds d’investissements destinés à opérer au Maroc et en Tunisie et gérés respectivement par Tuninvest et Capital Invest (Maroc).
Ensuite, la BERD a réalisé son premier financement direct d’une entreprise dans la région sud-méditerranée en accordant une facilité revolving en fonds de roulement pour trois ans d’un montant de 15 millions d’euros au profit de la Société Les Huiles Borges Tunisia, filiale de Borges Holding SL enregistrée en Espagne.
Enfin, la banque a dédié 600.000 euros à un programme d’assistance technique aux PME et TPE (Très Petites Entreprises).
Pour l’année 2013, la BERD a alloué à quatre pays de la région MENA (Tunisie, Maroc, Egypte et Jordanie) une enveloppe de 560 millions d’euros dont la répartition finale sera décidée par le nombre et la qualité des projets soumis par chacun de ces pays.
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VIDEO-Tarbes : Un projet gigantesque pour Maurice Trélut
Cette semaine, Maurice Téjédor, a présenté à Gérard Trémège, le Maire de Tarbes et à François Xavier-Brunet le président de la CCI son projet pour un nouveau complexe sportif à Maurice Trélut.
Cette semaine, Maurice Téjédor, a présenté à Gérard Trémège, le Maire de Tarbes et à François Xavier-Brunet le président de la CCI son projet pour un nouveau complexe sportif à Maurice Trélut. Il vient également de l'adresser à Claude Miqueu, président du CDDE.
"Si ce projet a toutes les chances d'aboutir, on le devra d'abord et surtout à Mr le Maire de Tarbes qui a accepté que j'en sois l'initiateur et le porteur", explique Maurice Téjédor.
"Je remercie également Mr F.X. Brunet, Pdt de la CCI pour toute l'attention qu'il y porte et je sais que Mr Miqueu, Pdt du CDDE, y porte également un regard très attentif."
Et Maurice Téjédor d'expliquer : "pour que ce projet aboutisse, il fallait lui donner une dimension économique qui incite les investisseurs à se positionner, ce qui est le cas. C'est la raison pour laquelle j'ai pensé y additionner diverses activités dont les "clous" seront le complexe multimodal destiné à l'accueil de compétitions sportives et de tout type d'animations, et la "Tour de l'Extrême". Cette tour offrira le mur d'escalade le plus d'Europe, si ce n'est du monde, permettra le saut à l'élastique et sera surmontée à son sommet d'une table d'orientation ludique et pédagogique tournée vers la chaîne des Pyrénées".
"Sur un thème choisi par Mr le Maire de Tarbes, nous allons lancer un concours national pour la réalisation d'une sculpture géante qui dominera l'une des deux tours et qui deviendra le symbole de la ville, visible à des dizaines de kilomètres, ainsi que de l'autoroute."
Une pelouse hydride
Le porteur du projet ajoute : "en accord avec les clubs, nous doterons les stades d'une pelouse hybride nouvelle génération installée sur le stade de rugby néo-zélandais, le "Forsyte Barr Stadium" à Dunedin. Ce type de terrain dispose des mêmes caractéristiques de jeu que le gazon naturel, mais se rétablit plus rapidement entre les matches et les événements grâce à 20 millions de fibres de gazon synthétique. Ainsi, cela nous permet de faire l'économie de terrains d'entraînement, lesquels pourront se réaliser dans l'enceinte même où se déroulent les matches de compétition en profitant de tous les repères, ce qui n'est pas le cas sur un terrain annexe."
"La maquette du stade présentée dans le dossier, est en configuration TOP 14 avec quatre tribunes. En attendant, seules trois tribunes seront réalisées pour une capacité de 9500 places, en gardant l'ouverture sur les Pyrénées. Tout a été prévu pour que le club, le staff, les joueurs, les sponsors et le public y trouvent l'attractivité maximale.
Le club de football sera associé à ce projet. Nous étudions le déplacement de la piste d'athlétisme, en accord avec les utilisateurs, sur un site le mieux adapté."
Un hôtel 3 étoiles sur le site
Sur le plan commercial, avant d'avoir lancé une campagne de promotion, une dizaine de commerçants ont déjà manifesté un réel intérêt. Idem pour un chaîne d'hôtel qui s'est positionnée pour un hôtel 3*. Quant aux bureaux, nous valoriserons un immeuble Haute Qualité.
L'espoir d'attirer plusieurs centaines de milliers de touristes sur ce site profitera au commerce de centre ville que nous associerons à une vaste campagne publicitaire et de promotion sur le site lui-même et par voies traditionnelles.
Un investissement chiffré à 12 millions d'euros
Maurice Téjédor se dit confiant : "Ce dossier est étudié par des investisseurs et a de très, très grandes chances d'aboutir malgré un contexte économique peu favorable. Ce sont l'originalité et le concept multi-produits qui les ont séduit, sans oublier le fait qu'il soit soutenu par Mr le Maire de Tarbes et Mr le Pdt de la CCI. J'en espère autant des Présidents du Conseil Général et du Conseil Régional ainsi que de la population locale et départementale."
Le porteur du projet attend des réponses de toutes les parties, d'ici deux mois…
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Tarbes. Maurice Téjédor : «La balle est dans le camp de la mairie» – 02/12/2012
Stade Trélut
«Ce stade fait partie d'un programme pour doper notre attractivité», assure M. Téjédor./Photo Laurent Dard.
«Dans cette histoire, il y a 99,9 % de sceptiques. Le seul optimiste, c'était moi.» Pour ne pas contredire Maurice Téjédor, force est de constater que nous figurions dans la première catégorie, tant le projet porté généreusement depuis des mois par l'entrepreneur tarbais nous semblait inaccessible.
Dernièrement, Maurice Téjédor a rencontré le maire de Tarbes pour lui faire part de l'avancée de ce projet estimé à près de 12 millions d'euros et qui comprend la rénovation du stade avec la couverture des tribunes, l'installation d'une scène unique en France pour les spectacles, l'implantation de deux tours de 45 m de haut, ainsi qu'un espace de vie, de commerce et de loisirs. «Le maire était très sceptique. Ce rendez-vous a permis d'éclaircir le dossier et de lui montrer qu'il peut aller au bout.» L'occasion également de présenter l'investisseur sur lequel Maurice Téjédor a porté son choix parmi trois candidats. «Cette société parisienne était la plus à même de mener le projet à son terme. C'est celle qui y croit le plus et qui est économiquement la plus solide.» Concrètement, si elle optait pour ce projet, la mairie céderait la gestion de cette surface à l'investisseur via un bail emphytéotique dont les conditions demeurent encore à établir. «Mais au terme de celui-ci, la mairie récupère le terrain et l'ensemble des aménagements, sans avoir investi un euro», précise Maurice Téjédor. Et de préciser le fond de sa pensée : «C'est un projet de nouveau quartier touristique, commercial et ludique qui dépasse le rugby. La démographie du département n'augmentera jamais franchement, la population vieillit. Il nous faut trouver des atouts pour vivre. Ce site se prête parfaitement à une reconversion touristique. Maintenant, la balle est dans le camp de la municipalité qui est décisionnaire».
Interrogé, le maire Gérard Trémège a réagit: «J'ai rencontré le promoteur. Nous n'avons pas lever nos doutes sur la faisabilité financière de ce site. C'est un projet extrêmement séduisant mais qui n'est pas encore réalisable et loin d'être abouti. On nous parle de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales inexistantes sur l'agglo. Mais lesquelles ? De même quid des terrains de sports qui vont disparaître, de la piste d'athlétisme ?» Des interrogations qui devront trouver des réponses rapides. «Le risque, c'est que la décision tarde et que l'investisseur aille voir ailleurs,» craint Maurice Tejedor. Une nouvelle rencontre est prévue ce mois-ci.
En dernier recours, si ce projet s'invite à l'ordre du jour du conseil municipal, il appartiendra aux élus tarbais de rentrer dans la mêlée.
Andy Barréjot
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CCI Alsace – Comment optimiser sa participation à un salon professionnel ? #Services_aux_entreprises – Salons et conférences | France
CCI Alsace Comment optimiser sa participation à un salon professionnel ?
Le plus puissant levier de mise en relation professionnelle avec le marché des TPE/PME-PMI.
Le meilleur moyen daller à la rencontre de vos clients de demain !
Session de sensibilisation :Quels critères pour bien choisir son salon ?
Comment préparer sa participation à un salon ?
Pendant le salon : les clés d’une participation efficaceAprès le salon : exploiter et tirer les bénéfices de sa participationComment collecter et exploiter les informations recueillies sur le salon?
Intervenant : Jacques MEYER – CCI Alsace Responsable salons professionnels France Inscription par courriel : e.fuhrer@alsace.cci.fr
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Intermittents du spectacle, le scandale continue… – Le Point » CNI Isère, Membre Fondateur de l’UDI | CNI Isère, Membre Fondateur de l’UDI
Inefficacité de la lutte contre la fraude
La lutte contre la fraude s’est révélée inefficace. Difficile de la traquer quand le régime repose sur les déclarations conjointes des intermittents et de leurs employeurs, lesquels ont tous deux intérêt à détourner le système. Au théâtre, le producteur du spectacle ne paiera pas les répétitions ni la générale, car, en payant les cachets des comédiens au-delà des 507 heures requises, il leur permet de se faire payer ce temps de travail sous la forme d’une allocation chômage à taux plein. Et tout le monde s’y retrouve.
Au cinéma, combien de chefs décorateurs ont refait la cuisine du producteur en échange d’un emploi sur le tournage ? L’assurance-chômage payant la main-d’oeuvre nécessaire aux travaux… Sylvie M., 37 ans, travaille dans une société de production audiovisuelle depuis six ans en tant que « chargée de production ». Le statut de l’intermittence lui convient bien mieux que le salariat. Pourquoi ? En fait, elle demande à son employeur de la payer chaque mois sur vingt jours si bien qu’elle se déclare au chômage les dix autres jours. C’est la collectivité des travailleurs du privé qui lui offre ses week-ends et ses longues vacances d’été entre deux saisons. Cependant, son employeur paiera des cotisations sociales plus lourdes : 62 % contre 42 % pour l’emploi d’un journaliste.
Non, monsieur Montebourg, vous ne redresserez pas la France – Le Cercle Les Echos
LE CERCLE. Depuis le coup d’éclat des Pigeons, les entrepreneurs sont cajolés par les politiques. Mais dans les faits, c’est double langage et affichage. Petit florilège et grandes conséquences.
Je suis un jeune entrepreneur et je suis un veinard.
Un chanceux car j’ai réussi à créer mon entreprise tout en suivant mes études supérieures.
Un chanceux car j’ai réussi à la développer et à lever plus de deux millions d’euros auprès d’investisseurs privés.
Un chanceux car aujourd’hui, la plus grande arena au nord de Paris porte le nom de mon entreprise.
Un chanceux car j’ai réussi à embaucher plus de trente personnes en quatre ans.
Oui, je suis un veinard car aujourd’hui, en France, créer son entreprise dans les nouvelles technologies, la maintenir à flot, la développer et avoir des projets pour elle relève d’un défi frôlant l’inconscience.
Surtout quand nos dirigeants manient si bien le double langage !
La preuve par trois
Dans un courrier adressé récemment à Arnaud Montebourg, je soulignai le double langage qu’il tenait. En voici un extrait.
« Permettez-moi de revenir sur votre déclaration du 10 avril, dans laquelle vous avez demandé aux responsables des achats publics de privilégier l’ « achat patriotique » et les PME innovantes. Seulement voilà…
1°) Malgré vos affirmations en faveur des PME innovantes, que se passe-t-il dans les faits ? On soutient Google ! Le géant américain a lancé, en partenariat avec les Chambres de commerce et d’industrie de France, le programme « Google pour les Pros », une série d’ateliers ouverts à tous les entrepreneurs de France pour les aider à accroître leur visibilité sur le web.
Autrement dit, demain, près de 100 000 entreprises françaises, selon les objectifs affichés par la firme, utiliseront de manière systématique les technologies (de moins en moins gratuites) de Google, tel AdWords, au détriment des outils technologiques français et européens. J’ajoute que, pour faire la promotion de son service, Google bénéficie gratuitement des fichiers des CCI. Une chance refusée aux PME françaises, dont plusieurs de mes amis entrepreneurs et moi-même avons fait les frais.
2°) Malgré vos affirmations selon lesquelles les géants étrangers jouissent d’une distorsion de fiscalité, que se passe-t-il dans les faits ? On subventionne Amazon ! Le groupe se développe en France, ouvrant des plateformes logistiques et empochant au passage une aide de 1,125 millions d’euros d’aides publiques. Même Leroy Merlin, pourtant loin de la petite PME, en tremble, comme l’indiquait mi-mars au Figaro le directeur général d’Adeo.
Fort de ces avantages octroyés et de sa position (dominante aujourd’hui, hégémonique demain), Amazon se livre à une « concurrence déloyale » particulièrement frappante, comme le relevait très justement Aurélie Filippetti au micro de France Info en janvier dernier. Bien évidemment, les emplois créés par l’installation d’Amazon ne compenseront pas ceux détruits du fait du dumping tarifaire pratiqué par la multinationale. La librairie française en ligne Bibliosurf, qui a mis la clé sous la porte il y a deux ans, en fut l’une des innombrables victimes. Combien d’entreprises allons-nous laisser mourir ainsi ?
3°) Malgré votre initiative d’installer la commission « Innovation 2030 » pour déterminer les secteurs et technologies où la France pourrait devenir leader, que se passe-t-il dans les faits ? On cajole les plus forts : Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (le fameux « G.A.F.A.M. ») ! En soutenant en priorité ce cercle 100 % américain et très fermé des puissants, on compromet l’accès équilibré au marché pour les jeunes entreprises prometteuses. »
Non, monsieur Montebourg, avec ce double discours, vous ne redresserez pas la France !
La RSE de l’entrepreneur
Comment croire, dans ce contexte, qu’il existe une réelle volonté chez nos dirigeants politiques, de soutenir cet « esprit d’entreprendre » vanté par François Hollande à l’issue des Assises de l’entrepreneuriat ?
Comment avoir confiance et ne pas se poser la question de l’expatriation pour développer son entreprise ?
Aujourd’hui, en France un jeune de 18 à 25 ans sur deux rêve de créer son entreprise*.
C’est une chance. C’est l’avenir de notre économie. Ne laissons pas ces jeunes abandonner leurs rêves. Ne laissons pas ces jeunes partir vers des cieux plus cléments.
Ne laissons pas les forces vives de la France céder aux sirènes du « Barrez-vous ».
C’est pourquoi je soutiens la volonté affichée par François Hollande de sensibiliser, dès le collège, à l’esprit d’entreprise.
Mais qui va se charger de ce nouveau programme?
Je crois en l’esprit d’entreprendre. Je crois en la jeunesse de France.
Je la rencontre déjà régulièrement dans des collèges et des lycées.
Et je vais continuer à arpenter la France pour aller leur donner l’envie d’entreprendre.
La responsabilité sociale de l’entrepreneur, c’est aussi cela.
* source : sondage Ifop pour l’Agence pour la création d’entreprise, janvier 2013
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La croissance mondiale trop faible pour créer des emplois | International

L'économie mondiale ne croît pas assez vite pour créer les emplois qu'attendent des dizaines de millions de chômeurs, mais elle se renforce progressivement, a estimé mercredi à New Delhi le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI).
La croissance mondiale devrait progresser de 3,3% en 2013 et de 4% l'an prochain, mais ces chiffres masquent des écarts géographiques, a souligné Naoyuki Shinohara lors d'une rencontre avec des diplomates et des hommes d'affaires.
Le monde est engagé dans une reprise «à trois vitesses» sans «assez de croissance pour générer des emplois pour les millions (de personnes) qui sont au chômage depuis les cinq dernières années», a-t-il estimé.
Créer des emplois doit être «une question globale» car elle touche au coeur de la crise économique mondiale qui «affecte les jeunes de façon disproportionnée», a-t-il poursuivi lors de son allocution le jour de la fête du Travail.
En mars, le chômage a atteint un nouveau record absolu dans la zone euro à 12,1%. C'est dans trois des pays bénéficiant d'une assistance financière internationale, assortie de plans d'austérité drastiques, qu'il est le plus élevé: en Grèce (27,2% selon les dernières données disponibles datant de janvier), en Espagne (26,7%) et au Portugal (17,5%).
«Les économies les plus performantes sont dans les pays émergents et en voie de développement, l'Asie devant enregistrer une croissance moyenne de 7,1% cette année et l'Afrique sub-saharienne une croissance de 5,6%», a indiqué M. Shinohara, ancien ministre des Finances japonais.
Des pays tels que les États-Unis sont sur le chemin de la reprise, avec une croissance attendue de 2% en 2013. D'autres, comme les pays de la zone euro, devraient voir une réduction de leur croissance cette année, a-t-il ajouté.
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Pétition – Réforme de la Politique Agricole Commune pour une agriculture et une alimentation d’avenir
Chaque année, vous donnez, souvent sans le savoir, 100 euros pour soutenir majoritairement une
agriculture gourmande en énergie et en pesticides. En tant que citoyens européens, vous financez par vos impôts la PAC : la Politique Agricole Commune des États membres de l'Union européenne. Un budget colossal de 50 milliards d'euros par an, qui ne sert qu'en minorité une agriculture durable, et qui n'encourage pas les agriculteurs qui optent pour des pratiques plus écologiques, pourvoyeuses d'emploi, justes et solidaires.
Nous avons une occasion d'agir sans précédent : la PAC est actuellement en cours de réforme et cela ne se produit que tous les 7 ans. La Fondation Nicolas Hulot a donc lancé une pétition sur Change.org afin de soutenir une réforme de la PAC qui va dans le sens d'une agriculture d'avenir.
Cliquez ici pour signer notre pétition.
La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) a lieu tous les 7 ans ! Et c’est maintenant que tout se joue. Nous avons une occasion unique d’agir pour une autre agriculture possible : plus écologique, juste, solidaire et qui favorise l’emploi.
Malgré l’engouement croissant des consommateurs en quête de qualité et de proximité, cette autre agriculture peine à émerger, freinée par la réglementation européenne de la PAC. Pour porter une agriculture d’avenir auprès de nos décideurs et peser sur la réforme actuellement en cours, nous comptons sur vous pour signer cette pétition et la faire connaître autour de vous.
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La France sera-t-elle entraînée dans la spirale dun déclin économique européen? | Atlantico
Selon un article du Guardian, le Royaume-Uni serait actuellement en plein déclin économique. Ceci serait dû à une production insuffisante pour relancer l'économie et à un défaut d'innovation. Qu'en est-il de la France ?

Atlantico : Absence de stratégie productive et d'infrastructures, déficit d'innovation : une tribune publiée le 8 mars dans le Guardian accrédite l'idée d'un réel déclin économique britannique. Une idée qui n'est pas nouvelle mais la situation britannique est-elle aujourd'hui particulièrement préoccupante ? Quels indicateurs en attestent concrètement ?
Philippe Moreau Desfarges : Il est vrai que l'on remarque plusieurs signes préoccupants dans l'économie britannique. A long-terme, le handicap le plus grave est clairement, comme vous l'avez mentionné, son déficit d'infrastructures. L'autre problème de taille est évidemment la concentration des richesses et des activités sur la CIty, choix qui n'est pas aussi absurde que l'on peut souvent le décrire mais qui s'avére coûteux dans un contexte de crise économique. Le Royaume-Uni, quel qu'en soit son opinion, appartient à l'Europe de fait et son déclin vient s'inscrire dans le déclin général du Vieux Continent.
Pierre-François Gouiffès : Il me semble important de regarder ce processus sur longue période. Après un XIXème siècle exceptionnel dans tous les domaines (économique, militaire et diplomatique), le Royaume-Uni connaît tout au long du XXème siècle un déclin relatif quasi continu - notamment par rapport aux Etats-Unis, au Japon, à l’Allemagne et à la France – s’éloignant chaque jour un peu plus de son statut initial de « top dog ».
La situation change après les années Thatcher et jusqu’à la crise de 2008 : 3,2% de croissance annuelle de 1997 à 2007, grâce notamment à l’industrie financière (5% de la valeur ajoutée, 1 millions d’emplois, excédent extérieur supérieur à 1,6% du PIB en 2005).Il apparaît toutefois après coup que ce taux de croissance a été dopé par le déficit public, la hausse de l’immobilier et de la consommation alimentés par le crédit.
2009 est donc une année de choc brutal avec une baisse de PIB de 4% jamais compensée depuis. Les recettes des années 1990 sont mortes, et l’économie se trouvent dans une très grande difficulté marquée par deux tendances angoissantes citées par le Guardian : une « régression » économique liée à la baisse de la productivité, une incapacité à générer des excédents commerciaux quelle que soit la valeur de la monnaie.
Y'a t-il des points communs aux faiblesses britanniques françaises ? L'Hexagone est-il aussi menacée de déclin ?
Philippe Moreau Desfarges : Bien qu'ils aient optés pour des stratégies très différentes, la situation des deux pays est comparable, et ce de manière très nette sur au moins deux points :
Tout d'abord le déclin industriel, qui s'est opérée dès le début des années 60 en Grande-Bretagne (environ vingt ans avant la France, NDLR). Si vous analysez l'évolution de secteurs-témoins comme l'industrie anglaise et son équivalente française, on remarque que malgré des choix différents, la situation à l'arrivée est plus ou moins la même. Idem pour les défis à relever.
Enfin le fait que le poids de l'Etat-providence pèse sur le potentiel économique. Contrairement aux idées reçues sur le libéralisme britannique, le pays a construit au fil du temps un welfare state substantiel qu'il a conservé aujourd'hui. Même Madame Thatcher,connue pour être prête à tout bouleverser, aura quitté le pouvoir sans avoir touché au fameux National Health Service. Comme en France, il s'agit d'un système de santé qui est un lourd facteur de charges économiques, donc de handicap relatif dans la compétition mondiale, la question des déficits publics devenant peu à peu un problème structurel.
Il y a donc effectivement deux situations de déclin, mais la Grande-Bretagne a aussi fait des choix spécifiques. En optant pour une stratégie d'internationalisation des entreprises, le pays à certes perdu les champions nationaux qui nous sont si chers de ce côté de La Manche, mais a réussi a sauver des niches de l'économie. Aujourd'hui en 2013, il se trouve que le Royaume-Uni ne s'en sort pas merveilleusement, mais que sa situation est dans les faits meilleure que celle de la France.
Pierre-François Gouiffès : De 1890 à 1990 le taux de croissance français a été systématiquement supérieur à celui du Royaume-Uni, jusqu’à deux points de plus pendant les Trente glorieuses. La situation s’est inversée dans les années 1990 en faveur du Royaume-Uni mais sur des bases dont on peut désormais douter du caractère répliquable à l’avenir.
Mais aujourd’hui la France et le Royaume-Uni sont tous les deux dans des situations très difficiles, avec quelques points communs (contribution négative du commerce extérieur à la croissance, perte du AAA) –mais aussi des différences majeures, avec la participation de la France à la zone euro. La très délicate situation britannique prouve d’ailleurs que la récupération par la France de sa souveraineté monétaire – prônée par certains – semble loin d’être la baguette magique permettant de régler tous les problèmes économiques.
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Transports Munster en redressement
Les Echos n° 21328 du 06 Décembre 2012 • page 25
RHÔNE-ALPES : Les Transports Munster, de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire), ont été placés hier en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Etienne, à la demande de leur dirigeant. Thomas Wilson les a repris début 2011 à Transalliance, avant la perte d'un client qui représentait 30 % du chiffre d'affaires. En juin 2012, pour améliorer sa trésorerie, l'entreprise a vendu au nordiste TMF Operating sa filiale Munster Balisage, créée pour le balisage nocturne des grands axes routiers d'Ile-de-France. Plusieurs repreneurs sont intéressés par la PME de 130 personnes, née en 1986 et qui a compté plus de 1.000 salariés. Elle développe une stratégie de niche et prévoit un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros en 2012.
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Fiscalité : Particules Fines et Grosses Mouches …
Les Grecs craignaient les Erinyes, des Déesses de la vengeance qu’ils doivent, aujourd’hui, situer quelque part entre Bruxelles et Strasbourg. Nous avons les notres, assoiffées de revanche, promptes comme les tricoteuses de jadis à exiger des têtes. Le ton ne trompe pas : Batho, Duflot, Vallaud-Belkacem possèdent la vérité, haïssent la droite et n’ont pour leurs opposants qu’un mépris vindicatif. Les deux premières avaient désigné leur cible du week-end : les salauds qui roulent au diesel et tuent 49000 Français par an, à cause des particules fines qu’ils émettent sans vergogne sous le nez de leurs compatriotes. Les particules fines sont promues « ennemi public n°1″, après la viande de cheval, le réchauffement climatique, sans oublier les OGM mais sont en fait les avatars du monstre aux mille visages : l’entreprise capitaliste de Peugeot à Total, en passant par Spanghero. L’offensive est menée en trois vagues : après le risque sanitaire, la sanction fiscale contre les utilisateurs du carburant tueur et enfin cadeau aux pénitents faisant « amende » honorable. Le mauvais camarade Montebourg qui ne perd jamais une occasion de se « démarquer », à défaut de relocaliser, rappelle alors que les constructeurs français (et leurs emplois), dans un pays qui achète 72% de véhicules roulant au diesel devraient être consultés. On apprend aussi que la circulation n’entrerait que pour un tiers des décès et qu’après les progrès réalisés, le problème n’existerait que pour les véhicules les moins récents. On comprend ensuite que l’objectif principal consisterait à faire rentrer dans les caisses de l’Etat les 7 Milliards obtenus par l’alignement du diesel sur l’essence. Mais, dans une logique typiquement socialiste, ces rentrées fiscales financeraient une dépense nouvelle, une « prime à la casse ». Le socialisme consiste à « pomper » davantage l’argent privé issu du travail pour l’ »injecter » davantage dans la dépense publique sous la forme d’une assistance. Au centre du dispositif, l’Etat tout puissant sans lequel rien n’est possible est détenteur de la vérité, et ses ministres les propagateurs de la foi. Lorsqu’on dit à Mme Batho : »Bon, vous restaurez la prime à la casse », elle s’en étrangle ! Rien à voir ! Cette fois, ce sera « vertueux ». Pas question de financer l’achat de voitures polluantes construites à l’étranger ! Le mariage de la préférence nationale et de l’écologiquement correct. Pourtant, cette mesure qui ne pourrait avoir d’effet qu’à très long terme est malheureusement, et au-delà son manque de sérieux remplacé par une agressivité inutile, l’expression typique d’un mal français : la bougeotte fiscale !
Depuis des décennies, les Français se sont convertis majoritairement au gas-oil. Les raisons en sont claires : le diesel permet des économies de carburant et son régime fiscal une moindre dépense pour le consommateur. Celui-ci acceptait d’acheter une automobile plus chère pour réaliser une diminution de la dépense de fonctionnement : exactement ce que l’Etat donneur de leçons est incapable de faire à son niveau. Les constructeurs français avaient acquis une compétence et une avance dans ce domaine : bonne affaire pour nos entreprises et pour l’emploi, car cet avantage fiscal destiné aux véhicules à usage professionnel a été perçu par une majorité de Français et favorise le « fabriqué en France », puisque la quasi-totalité des automobiles construites dans l’hexagone ont un moteur diesel. Le diesel a un rendement supérieur et donc un rejet de CO2 moindre au kilomètre. L’avance technologique a également permis de diminuer l’émission de particules fines par l’amélioration des filtres . Le seul inconvénient économique provient de l’insuffisance des capacités de raffinage pour ce carburant. La France a peut-être trop de raffineries, mais elle importe 1/3 de son gas-oil. Total n’est d’ailleurs pas hostile à l’alignement fiscal qui lui permettrait de justifier l’arrêt de ses investissements en direction de ce carburant. En énumérant ces aspects du problème, on mesure le manque de sérieux de la proposition qui pourrait servir d’exemple de l’errance fiscale, et politique d’ailleurs, française.
Une fiscalité doit être l’expression d’une politique. Elle doit être simple, compréhensible, aller dans une direction et viser un ensemble d’objectifs logiquement liés les uns aux autres. C’est à ce prix qu’elle peut inspirer la confiance qui est le « moteur essentiel » de la croissance et du succès économique. La création de richesses avant leur distribution, la priorité nationale accordée à la production et à l’emploi, mais aussi à la natalité, l’encouragement de la recherche et du risque, de l’esprit d’entreprendre, le soutien à un excédent dans nos échanges constituent un discours cohérent dans lequel les objectifs de santé publique et d’environnement doivent s’inserrer sans le contredire. Or la cacophonie fiscale française consiste au contraire à brouiller le message par la multiplicité des dispositifs, à créer l’insécurité par un incessant va-et-vient sur les mesures, à générer l’immobilisme par des messages anxiogènes et punitifs fondés sur la peur du risque, à condamner et à réprimer la réussite sans pour autant, loin s’en faut, faire progresser l’égalité. Le résultat est pittoresque : un Etat endetté pour une nation d’épargnants trop prudents, un pays où il est sans doute plus malin d’être un agent public un peu combinard plutôt qu’un entrepreneur inventif et courageux, des Français comme les rats de Laborit, passant d’une cage à l’autre pour être toujours fiscalement électrocutés. Alors, soit on ne bouge plus, soit on voyage, en Suisse ou ailleurs, si on en a les moyens. Après le bonus/malus, l’écotaxe, du gouvernement socialiste précédent, voici l’alignement fiscal du diesel, en attendant la fiscalisation des allocations familiales. Duflot et Batho, malgré leurs noms aux sonorités marines, ne nous emmènent pas à Cythère, pas au pays de la moindre dépense publique, mais à celui de la flagellation fiscale. Sartre imaginait les déesses de la vengeance sous la forme de mouches. Mouches du coche peut-être, mouches du vinaigre que les Français vont devoir ingurgiter les prochaines années, à coup sûr !
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Les politiques croient-ils encore que les électeurs les prennent au sérieux ?
Les élections italiennes ont été marquées à la fois par le retour en force de Silvio Berlusconi et le succès de Beppe Grillo considéré comme le Coluche italien. En une du magazine "The Economist" cette semaine, les photos des deux trouble-fêtes avec ce titre provocateur : "Faites entrer les clowns !"

Les résultats des élections en Italie ont été marqués par la montée des populismes : le retour en force de Silvio Berlusconi et surtout le succès de Beppe Grillo qui a obtenu environs 25% des suffrages exprimés aussi bien au Sénat qu’à la chambre des députés. En une du magazine The Economist cette semaine, les photos de Beppe Grillo et Silvio Berlusconi avec ce titre provocateur : " Faites entrer les clowns ! ". Cela traduit-il le discrédit des partis traditionnels et de la politique en générale ? A quoi ce discrédit est-il lié ?
Jean-François Kahn : Le résultat de cette élection me fait penser à la petite phrase d'un président américain à propos d'un dictateur corrompu d'Amérique centrale : " C'est un fils de pute, mais c'est notre fils de pute ! " La première leçon de ce scrutin est la remontée de Silvio Berlusconi. Cet homme piétine et bafoue toutes les valeurs et incarne la "crapulerie" absolue. Et pourtant près de 30 % des électeurs italiens ont voté pour lui. Ils ont dit : "c'est un fils de pute, mais c'est notre fils de pute ! " C'est une leçon. Il y une fraction du vote qui est automatique. A droite comme à gauche, on vote pour le représentant de son camp quel qu'il soit.
La deuxième leçon, c'est le nouveau désastre de la gauche social-démocrate. Un échec encore plus implacable lorrsqu'on considère le "niveau" de leurs adversaires : Silvio Berlusconi, une "crapule à deux pattes", un mix entre Caligula et Al Capone, et Mario Monti, un centriste sinistre qui proposait une austérité sans fin. Normalement, la gauche avait un boulevard. Le résultat est nul : la gauche arrive même derrière Berlusconi au Sénat.
Après l'échec en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Hongrie, en République Tchèque, en Pologne, en Finlande, au Chilie, au Japon et en Israël, cette nouvelle déconfiture de la social-démocratie devrait interpeler. La social-démocratie a apporté beaucoup au monde et à la civilisation, mais aujourd'hui c'est " un mort vivant ". Elle ne correspond plus à l'aspiration des peuples. Elle n'a plus d'idée. Cela nous interpelle en France car nous avons justement un social-démocrate qui n'a pas d'idée au pouvoir. Le centrisme n'est pas non plus la réponse à l'aspiration des peuples. La radicalité de la crise fait que l'entre-deux n'est pas une réponse.
Pierre-Henri Tavoillot : C’est la victoire de l’« indignationnisme », sorte d’ersatz idéologique pour des démocraties européennes confrontées à une crise dont elles peinent à comprendre la teneur. Celle-ci a pourtant deux aspects nets : elle est marquée, d’un côté, par l’émergence de pays qui aspirent à un mode de vie similaire au nôtre sans en avoir encore toutes les contraintes légales et réglementaires ; elle est marquée, d’un autre côté, par l’incapacité de l’Europe à s’affirmer comme une entité à la fois politique et solidaire. L’absence d’un gouvernement européen et la tentation pour chaque état du retrait sur ses frontières fait que l’Europe n’apparaît plus comme une solution, mais comme un problème, voire le problème. D’où le refus des « peuples » à l’égard des « diktats » de l’extérieur, notamment quand il s’agit de rigueur ou d’austérité ; d’où une forme de populisme qui conteste les pouvoirs en place sans se préoccuper de poser des jalons pour une sortie plausible de crise. Encore faut-il distinguer l’indignationnisme cynique, celui de Berlusconi, qui surfe sur le mécontentement pour prendre le pouvoir et l’indignationnisme comique, celui de Grillo, qui aspire à détruire le pouvoir. Je ne suis pas persuadé que ce dernier soit moins dangereux et pervers que le premier. L’angélisme, même drôle, peut devenir exterminateur et tragique.
Alexandre Vatimbella : Ces résultats inquiétants des élections italiennes doivent être néanmoins appréciés, d’une part, sur un temps plus long et, d’autre part, par rapport à la situation économique et sociale des pays occidentaux.
Ainsi, il ne faut pas oublier que le populisme en Italie n’est pas récent. La «Ligue du Nord pour l’indépendance de la Padanie» (territoire situé autour du Pô) d’Umberto Bossi, alliée au parti de Berlusconi, a été créée en 1989 et son but avoué est, à terme, de séparer le nord de l’Italie, riche et industriel, du sud, le fameux «Mezzogiorno», considéré par les supporters de la Ligue comme pauvre et sous-développé. Et, à l’instar des diatribes du comique Beppe Grillo, elle fustige depuis toujours les politiciens de Rome présentés comme des «voleurs».
De son côté, Silvio Berlusconi est entré en politique en 1993 avec son parti Forza Italia et il a pratiqué, dès le début, un populisme tous azimuts où il a promis n’importe quoi et son contraire pour se faire élire et réélire, sans oublier ses propos bienveillants sur Mussolini et le fascisme.
De ce point de vue, le populisme du «Mouvement 5 étoiles» de Grillo semble bien moins dangereux même s’il tape, comme les deux autres, sur la classe politique en promettant un grand nettoyage (un de ses slogans était de renvoyer les sortants «a casa», à la maison). Mais il avance aussi des propositions sérieuses et réalistes.
Reste qu’il fait partie d’un mouvement beaucoup plus large que l’on voit, soit émerger, soit se renforcer dans la plupart des pays occidentaux depuis le déclenchement de la crise économique et financière de 2007.
Rien de très différent, en effet, entre son mouvement et ceux qui, par exemple, ont enflammé récemment les Etats-Unis (Tea Party à droite et Occupy Wall Street à gauche), l’Espagne (les Indignados anticapitalistes de la Puerta del Sol à Madrid), la Grande Bretagne (le UK Independence Party ou UKIP antieuropéen et anti-immigrés), la Grèce (Chrissi Avghi ou Aube dorée à l’extrême-droite et le parti de la gauche radicale avec son leader Alexis Tsipras) ou la France (Front national et Front de gauche). Et la liste est loin d’être exhaustive…
Si certains de ces mouvements sont à gauche, voire à l’extrême gauche, d’autres à droite ou à son extrême, tous se disent antisystème, anti-establishment, antilibéral et flattent le «peuple» qui devrait (re)prendre le pouvoir.
Si on se place dans ce contexte, la comparaison faite en France entre Beppe Grillo et l’épopée tragico-comique de Coluche lors de la présidentielle de 1981 n’a aucune pertinence.
Evidemment, dans ce panorama, ce qui fait la particularité italienne est que les élus de Beppe Grillo représentent désormais (que ce soit à la Chambre des députés ou au Sénat italien) 25,5% des voix et la première force politique du pays (puisque tant la droite que la gauche qui le devancent étaient représentées par des coalitions). C’est là une nouveauté, due évidemment à la crise économique redoutable que connaît l’Italie mais aussi à un monde politique transalpin qui n’a pas été capable de faire les réformes nécessaires afin de sortir d’un archaïsme et d’un système de prébendes qu’il paye cash et sur lesquels déjà Berlusconi avait surfé pour parvenir au pouvoir.
Cela dit, on ne peut pas parler de discrédit de la politique ici comme ailleurs car les populations occidentales sont souvent en attente de vrais débats politiques avec des vrais projets et de vraies décisions.
Les politiques croient-ils encore que les électeurs les prennent aux sérieux ?
Pierre-Henri Tavoillot : Le problème est que les politiques font aujourd’hui l’objet d’une double attaque. Nous, les citoyens, sommes à leur égard, surtout en France, trop républicains pour que ce que nous avons de libéraux et trop libéraux pour ce que nous avons de républicains. Trop républicains, car nous attendons tout d’eux sans faire aucune confiance à la société civile ; trop libéraux, car, à peine portés au pouvoir, nous n’avons de cesse de les contrôler, de les critiquer, de leur mettre des bâtons dans les roues. Nous détestons l’homme politique comme un super-héros impuissant. La démocratie libérale s’est construite contre les abus de pouvoir, on peut se demander s’il n’existe pas aujourd’hui des « abus de contre-pouvoirs ». C’est donc au citoyen d’aujourd’hui de veiller à ne pas se priver de la dernière faible marge de manœuvre dont il dispose encore à l’âge de la mondialisation : bref, il faut sauver l’homme politique !
Alexandre Vatimbella : Le monde politique n’est pas le monde totalement cynique avec des élites coupées des réalités que l’on présente dans certains médias. Souvent, les hommes et les femmes politiques vivent le discrédit qui les touche comme une sorte d’injustice parce qu’ils tentent réellement de faire bouger les choses.
Mais, paradoxalement, dans un monde de communication, ils sont incapables, non pas de faire de la communication mais de bien communiquer avec leurs électeurs, c’est-à-dire d’établir un dialogue constructif, fait d’échanges qui permettent, à la fois, une pédagogie et une confrontation des idées et des attentes.
La démocratie, elle-même, est-elle menacée par cette situation ?
Alexandre Vatimbella : Oui, il y a un danger pour la démocratie. Ces mouvements populistes font souvent des raccourcis ravageurs pour écorner l’image d’une démocratie inadaptée. L’efficacité de ces raccourcis auprès de la population peut conduire à un rejet des règles de la démocratie représentative considérée comme un jeu de dupes dont sont victimes les simples citoyens, souvent présentés comme des victimes bernées et non comme des acteurs responsables.
Pour autant, c’est une menace constitutive de la démocratie elle-même qui existe depuis que les régimes démocratiques existent.
Ces mouvements peuvent néanmoins être également à l’origine d’une prise de conscience de cette même démocratie qu’elle doit en permanence se régénérer.
Jean-François Kahn : Dans la crise actuelle, si un parti démocratique et responsable n'est pas capable de répondre aux aspirations des peuples, toutes les dérives sont possibles. Le peuple votera ici pour l'extrême droite, là pour l'extrême gauche ou encore pour un clown. Ils voteront pour dire "non" à l'establishment auquel ils ne croient plus. Cela pose le problème de l'alternative. Si nous ne sommes pas capable de proposer une alternative cohérente et démocratique, il ne faut pas se faire d'illusion, la colère des peuples est telle qu'ils iront vers une alternative fût-ce la pire. La gauche sovciale-démocrate devrait s'interroger sur ce fiasco général. Pourquoi cet échec ? Pourquoi ce désastre ?
Pierre-Henri Tavoillot : C’est une situation en effet périlleuse car l’opinion publique, voire l’électorat semble parfois se retourner contre ce qui fonde la démocratie : le système représentatif, la confiance envers des gouvernants qui ont été régulièrement élus, le respect de l’alternance, le soupçon contre la démagogie, … La démocratie est par essence autocritique — c’est ce qui fait sa force — , mais il ne faudrait pas qu’elle devienne autodestructrice ou suicidaire. C’est tout l’enjeu, et la limite entre les deux n’est pas aisée à fixer. La France a peut-être davantage de garde-fous (du roi) que l’Italie du fait d’une sacralité préservée de l’état : Coluche renonça à se présenter en 1981 quand il comprit qu’il devenait obligé de se prendre au sérieux.
Les élections italiennes ont également été marquées par la défaite cinglante de Mario Monti, ancien commissaire européen et président du conseil à la tête d’un gouvernement technique. Cette défaite peut-elle être considérée comme un avertissement à l’égard d’une Europe jugée trop technocratique ?
Pierre-Henri Tavoillot : La démocratie doit naviguer entre deux écueils : la démagogie et la technocratie. D’un côté, l’idée que le vrai peuple est le peuple d’en bas ; de l’autre, l’idée qu’il faut des élites pour guider la vilaine plèbe vers le beau populus idéal. Or le vrai peuple n’est ni en bas ni en haut, il est dans un état d’esprit et dans une méthode qui fonctionne en quatre temps : élection, délibération, décision, reddition de compte. Respecter le peuple, lui être fidèle, c’est respecter ce timing sans mélanger les genres ni brûler les étapes. De nos jours, c’est le moment de la décision qui est devenu le plus problématique : on veut bien élire ; on accepte de délibérer ; on critique beaucoup les bilans, mais on ne supporte pas qu’une décision soit prise !
Jean-François Kahn : Dans ce rejet des peuples l'"estabishment" et dans leur volonté de dépassement, la solution centriste d'"entre-deux", surtout si elle ne porte qu'un message d'austérité ne passe pas. Le mouvement de Beppe Grillo était très anti-européen et Silvio Berlusconi fait, lui aussi, de la démagogie anti-européenne. Seuls Mario Monti et la gauche sociale-démocrate étaient pro-européens. Cela a également contribué à faire basculer à la fois l'électorat contestataire et l'électorat de droite dans l'euroscepticisme.
Alexandre Vatimbella : Celui qui se met au-dessus des autres joue souvent un jeu dangereux, et pour lui, et pour la démocratie. La tâche de Mario Monti était extrêmement difficile mais nécessaire. Néanmoins, une approche plus «conviviale» lui aurait sans doute permis de trouver plus de soutien et être moins attaqué comme un technocrate froid et sans aucune compassion pour ceux qui souffrent à cause de cette crise. Reste qu’il s’agit plutôt d’un problème de tempérament d’un homme que d’une «caste technocratique» en l’espèce même si, plus généralement, le discours politique de mettre toutes les difficultés sur le dos des «technocrates» européens insensibles recèle un énorme danger à terme pour l’Union européenne mais aussi pour chacun des pays qui la compose.
La France peut-elle connaître une situation politique comparable à celle de l’Italie?
Jean-François Kahn : Au lendemain des élections présidentielles, j'ai écrit un livre qui s'appelle " La catastrophe du 6 mai" dans lequel j'explique qu'il faut prendre au sérieux le risque de voir Marine Le Pen, qui est bien meilleure que son père, faire 25% des suffrages. Lorsqu'on évoque la possibilité d'un FN à plus de 20%, les gens ne le croient pas. Mais qui aurait cru qu'un clown ferait 25% en Italie. Objectivement, Marine Le Pen est intellectuellement plus structurée que Beppe Grillo.
Alexandre Vatimbella : La France n’est évidemment pas à l’abri de l’émergence d’un tel mouvement, son histoire politique le prouve amplement. Il suffit de rappeler un des mouvements populistes les plus récents, le poujadisme dans les années cinquante avec l’émergence alors d’un Jean-Marie Le Pen qui est demeuré un des représentants «antisystème» de la politique française jusqu’à ce jour.
Et n’oublions pas que, lors de la présidentielle de l’année dernière, le «vote protestataire» (Front national + Front de Gauche) a représenté 29% avec les deux candidatures populistes de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon alors que Beppe Grillo et ses «grillinis» n’ont eu «que» 25,5% des suffrages…
En revanche, la Constitution de la V° République et la loi électorale qui en découle ne permet pas une situation «à l’italienne» avec le blocage qui résulte des élections de dimanche et lundi.
Comment les politiques peuvent-ils renouer la confiance avec le peuple ?
Pierre-Henri Tavoillot : Il ne faut pas se cacher la difficulté de leur travail et se garder de toute espèce de conseils péremptoires et de solutions magiques. De ce point de vue, les intellectuels et les éditorialistes ont un rôle à jouer pour rappeler que l’exercice du pouvoir est ardu, peut-être plus ardu que jamais. Raymond Aron, avant toute prise de position publique, disait se poser cette question : qu’est-ce que je ferais si j’étais à la place du décideur ? C’est intellectuellement courageux quand on est dans le confort de la pure pensée. Mais c’est crucial quand les politiques sont attaqués de toute part. Du côté des politiques eux-mêmes, ce que je vais dire est banal : il y a pour eux la nécessité de tenir un cap clair qui, dans un contexte d’efforts demandés, ne doit souffrir aucun écart. A gauche comme à droite, c’est une exigence apparemment bien difficile à remplir : hier, ce furent les « cadeaux » de TVA accordés aux restaurateurs ; aujourd’hui, c’est la suppression de la journée de carence dans la fonction publique. Les effets sont désastreux. En favorisant des « clientèles » électorales, les dirigeants perdent toute crédibilité. Dernier point : il manque cruellement un agenda clair et symboliquement fort en matière d’intégration européenne. C’est pourtant là la seule planche de salut plausible.
Jean-François Kahn : Les politiques existants ne pourront pas, à moins de surfer sur un rejet. La droite UMP pourra surfer sur le rejet des socialistes comme les socialistes avaient surfé sur le …..
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EXCLUSIF. Selon la Commission européenne, la France flirte avec la récession
Selon nos informations, Bruxelles mise désormais sur une croissance française de 0,1 % et un déficit budgétaire d'au moins 3,6 % en 2013.
De NOTRE CORRESPONDANT À BRUXELLES, ALAIN FRANCO
Une croissance plate en France en 2013 de 0,1 %, et un déficit budgétaire d'au moins 3,6 % : voilà ce que prévoit la Commission européenne. De bonne source, c'est ce tableau peu reluisant qu'elle devrait dresser vendredi 22 février, dans le cadre de ses prévisions d'hiver pour les États membres de l'Union européenne. Sa prévision de croissance est encore plus basse que celles distillées par Paris. Ainsi, mercredi, François Hollande concédait que l'objectif de 0,8 % serait, quoi qu'il en soit, "inatteignable". Laurent Fabius avait été plus précis, évoquant 0,2 ou 0,3 %, avant d'être démenti par Bercy. Les experts de Bruxelles sont encore plus pessimistes.
Conformément aux pouvoirs concédés au fil du temps par les États membres de l'UE – en France sous Nicolas Sarkozy et François Hollande -, le vice-président de la Commission, Olli Rehn, chargé de l'euro, pourrait accompagner ses chiffres de recommandations. Voire les assortir de sanctions financières pour les pays qui ne respectent pas la barre des 3 % de déficit budgétaire. Mais le gendarme de Bruxelles ne devrait pas encore mettre Paris à l'amende. Car le commissaire libéral finlandais constate que la France est engagée dans un processus de réformes structurelles – retraites, flexibilité du travail, rapport Gallois – qu'il faut encourager, et ne surtout pas enrayer.
Sursis
Cette confiance est aussi alimentée par le discours au sein du gouvernement Ayrault où, contrairement à une habitude en France, on ne tire plus à boulets rouges sur "les fonctionnaires dans les cabinets anonymes de Bruxelles". "Rehn et Moscovici travaillent très bien ensemble. Ils se parlent souvent", témoigne un proche des discussions. Enfin la Commission a compris que le temps de la rigueur tous azimuts est passé. "Devant le risque de récession il ne faut pas ajouter de l'austérité quand ce n'est pas indispensable", juge-t-on.
Mais la Commission n'est pas seule à décider. Si elle veut faire preuve de mansuétude à l'égard de la France en repoussant, comme elle en a l'intention, à mai prochain l'examen d'une mise à l'amende, encore doit-elle faire accepter cela par le camp des "durs" au sein de l'Ecofin, le conseil des ministres des Finances : Allemagne, Pays-Bas, Danemark, etc. Vendredi, Olli Rehn devrait donc indiquer à la France de possibles réformes structurelles et budgétaires supplémentaires à mettre en route. Il pourrait aussi "pointer du doigt le fait qu'il est temps de réduire les dépenses et les rendre plus efficaces". L'augmentation des impôts ne peut pas être la martingale unique pour réduire les déficits.
Désireux d'accorder un sursis à la France mais surveillée par le camp des "durs" qui forme la police des polices, le gendarme de Bruxelles devra trouver le bon équilibre, vendredi, entre indulgence et nécessité d'avertir le gouvernement Ayrault qu'il reste sous surveillance…
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Droits d’auteur et contrefaçon : les juges ne reconnaissent pas aveuglement la titularité et l’originalité de l’oeuvre (Chroniques de la propriété intellectuelle)
Droits d'auteur et contrefaçon : les juges ne reconnaissent pas aveuglement la titularité et l'originalité de l'oeuvre
Le demandeur en contrefaçon de droit d'auteur considère souvent que la présomption de la paternité et de l'originalité de l'oeuvre dont il se prétend auteur va de soi, sans nécessité l'apport d'éléments de preuve.
On observe que les juges se montrent de plus en plus exigeants, et ne se contentent plus d'admettre implicitement que l'oeuvre invoquée confère des droits à celui qui se prétend contrefacteur.
La preuve de la paternité de l'oeuvre
Dans une décision rendue le 20 décembre 2012, la qualité d'auteur a été refusée à deux internautes qui avaient publiés sur un site, sous pseudonyme, des photographies du Concorde.
Un différend ayant opposé les deux internautes au gestionnaire du site, ils demandent le retrait des photographies, arguant de leur qualité d'auteur. Le gestionnaire ne donnant pas suite de manière suffisamment diligente, ils engagent une action en contrefaçon de droit d'auteur à l'encontre de l'éditeur du site. Le TGI écarte la réclamation, considérant que les usages d'Internet et des réseaux sociaux ne permettent pas de conclure sans ambiguïté à la présomption de paternité posée par l'article L113-1 du code de la propriété intellectuelle : le seul fait pour une personne de poster sur Internet un contenu sous un pseudonyme n'implique généralement pas pour cette personne la volonté de se présenter comme l'auteur de ce contenu.
«La présomption de la qualité d’auteur ne peut s’appliquer qu’autant que la divulgation ait été effectuée de manière non équivoque avec la volonté de l’intéressé de se présenter en qualité d’auteur. La seule présence d'un pseudonyme au côté d'un contenu stocké sur Internet est équivoque et ne peut suffire à faire jouer la présomption de l'article L113-1 du code de la propriété intellectuelle. Elle doit être confortée par d'autres mentions manifestant la volonté de la personne de se présenter en tant qu'auteur de l'œuvre ainsi diffusée».
La preuve de l'originalité de l'oeuvre
Dans un arrêt de 2010, un développeur informatique obtient, après une décision défavorable du TGI, la condamnation pour d'un cabinet de conseil en propriété industrielle - c'est un comble !
Les deux CPI avaient fait appel à un développeur informatique pour développer un logiciel de gestion de titres de propriété industrielle. Bien que le logiciel donne toute satisfaction, les CPI indélicats n'entendent pas payer cette prestation.
Le TGI de Paris déboute le développeur de ses demandes en contrefaçon, tout en lui allouant 10.000 euros à titre de rémunération de sa prestation. Le TGI considère que l'auteur ne rapporte pas la preuve de l'originalité du code source ainsi que de l'interface graphique du logiciel dont il est l'auteur. Il s'appuie notamment sur le fait que le gestionnaire de base de données s'appuie sur un logiciel "libre".
La Cour d'appel admet le recours par un programmeur à des logiciels de développement du domaine public n'exclut pas l'apport …
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Electricité : la facture pourrait bondir de 30 % d’ici à 2017, Actualités » CNI Isère | CNI Isère
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé ce lundi sa prévision d’un bond de 30% des tarifs réglementés d’EDF entre 2012 et 2017. Le coût des énergies renouvelables explique plus du tiers de cette hausse.
Les consommateurs français doivent s’attendre à voir bondir leur facture d’électricité dans les années à venir. Dans son premier rapport sur les marchés de détail de l’électricité et du gaz naturel dans l’Hexagone, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé les estimations sur les prix de l’électricité dévoilées il y a un an par son président, Philippe de Ladoucette. Compte tenu des investissements à réaliser dans les réseaux et du poids croissant des énergies renouvelables, les tarifs bleus appliqués aux consommateurs résidentiels devraient augmenter de 30,1 % en cinq ans, sur la période 2013-2017. Soit, environ 6 % par an. Un chiffre difficilement acceptable par les pouvoirs publics.
L’augmentation sera moins élevée (+ 25,8 %) pour les clients au tarif bleu professionnel, et même limitée à 23,7 % et 16 % pour les tarifs … LIRE LA SUITE SUR : Electricité : la facture pourrait bondir de 30 % d’ici à 2017, Actualités » CNI Isère | CNI Isère.
Nicolas Dufourq : « la BPI sert à préparer la France 2030″ – Économie | CNI Isère
Le directeur général de la Banque publique d’investissement était sur le plateau de BFM Business, mardi 19 février. Il y a décrit les missions et les outils de la structure dédiée au financement des PME.

Le directeur général de la BPI, Nicolas Dufourq, était l’invité de Stéphane Soumier dans Good Morning Business le 19 février. (BFM Business)
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La Banque publique d’investissement est sur les rails. A la veille de son premier conseil d’administration, son directeur général, Nicolas Dufourq, était sur BFM Business mardi 19 février. Il y a détaillé les outils dont va disposer la BPI, et plus particulièrement le « Prêt pour l’innovation« . Il y a également décrit le profil des candidats éligibles son aide.
Les outils de la BPI
Nicolas Dufourq assure que « les crédits ne sont pas en baisse par rapport à l’année dernière ». En revanche, « la trésorerie des entreprises est en stress ». Leur recul est de presque à -10%, selon lui. D’où la nécessité de pourvoir au besoin de liquidité des entreprises.
Pour cela, la BPI dispose de plusieurs formes de … LIRE LA SUITE SUR : …viaNicolas Dufourq : "la BPI sert à préparer la France 2030" – Économie | CNI Isère.
Conjoncture : Automobile en Europe : le pire mois de janvier depuis 1990

Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont connu leur plus mauvais début d'année depuis 1990, affichant en janvier un nouveau recul de 8,6% sur un an, à 885.159 unités.
INFOGRAPHIE – Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont affiché en janvier un nouveau recul de 8,6% sur un an, à 885.159 unités.
Après une année noire en 2012, le marché automobile européen démarre 2013 sous les pires auspices. Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont connu leur plus mauvais début d'année depuis 1990, affichant en janvier un nouveau recul de 8,6% sur un an, à 885.159 unités, a annoncé ce mardi l'Association européenne des constructeurs automobiles (Acea). Il s'agit d'un «plus bas historique pour un mois de janvier depuis le début de cette série statistique en 1990», a-t-elle commenté dans un communiqué. Les ventes de voitures avaient baissé de 8,2% en 2012.

La situation reste toutefois contrastée selon les pays. Ainsi, le Royaume-Uni enregistre une forte progression (+11,5%) en janvier, tout comme la Pologne (+8,8% ). Le Portugal garde la tête hors de l'eau (+0,7%). En revanche, des baisses sévères sont notées en Italie (-17,6%), en France (-15,1%), en Espagne (-9,6%) et également en Allemagne (-8,6%). Les immatriculations ont plongé aux Pays-Bas (-31,2%).
L'Allemagne, le plus important marché automobile au sein de l'UE, a enregistré 190.090 nouvelles immatriculations, suivi par le Royaume Uni (143.643 unités), la France (124.798 unités) et l'Italie (113.525 unités). En Espagne, 49.671 nouvelles voitures ont été immatriculées, soit légèrement moins qu'en Belgique (50.684 unités).
Plongeon de plus de 16% pour PSA et Toyota
La situation est également contrastée selon les constructeurs, mais peu parviennent à progresser. Parmi ces derniers, on retrouve les allemands Daimler-Mercedes (+3,7%), BMW (+6,6%), les japonais Honda (+10,3%) et Mazda (+11,4%) et enfin le sud-coréen Kia (+7,2%).
En revanche, les constructeurs généralistes continuent de subir de plein fouet la déprime du marché européen: Volkswagen (-5,2%), Renault (-5,6%), General Motors (-5,5%), Fiat (-12,3%) reculent. Les plus sévèrement affectés sont Toyota (-16,8% sur ses deux marques, Toyota et Lexus) et PSA Peugeot Citroën (-16,3%), déjà en grande difficulté. Dans le classement par marques, Mercedes (+4,7%), BMW (+9,8%) mais aussi Opel (+4,5%), Seat (+6,0%) et Dacia (+8,8%) progressent. Fiat parvient à limiter la casse (-4,0%). En revanche, Volkswagen (-12,1%), Peugeot (-16,6%) et Citroën (-15,9%), Renault (-10,0%), Toyota (-14,6%) ou encore Ford (-25,5%) sont en recul marqué.
Des chiffres qui donnent raison à Bob Shanks, le directeur financier de Ford, qui a prédit en janvier un avenir sombre pour le secteur sur le Vieux Continent. «Il est possible de restructurer le secteur en Europe, mais cela nécessitera probablement de réduire le nombre d'employés, car il y a des capacités de production excessives», expliquait-il, en déplorant le manque d'équilibre «entre la production et la vraie demande». De fait, les dirigeants des groupes automobiles tablent tous sur un marché européen en berne ces prochains trimestres. «La machine est cassée», a ainsi jugé le directeur général de Fiat Sergio Marchionne, lors du récent salon automobile de Detroit.
(Avec agences)
viaLe Figaro – Conjoncture : Automobile en Europe : le pire mois de janvier depuis 1990.
Philippe Villin (banquier d’affaires) : « Il y a une vie et une prospérité possibles après l’euro ! »
04/01/2012 à 01h13
Philippe Villin est banquier d’affaire, ancien vice-président directeur général du Figaro et président de France-Soir, il dirige aujourd’hui Philippe Villin Conseil, une société qu’il a fondé. Il a accordé au Figaro Magazine à la mi-décembre un entretien saisissant dans lequel il dresse un portrait sans concession de l’euro et des « eurolâtres ».
Pour Philippe Villin, l’euro depuis sa création est un Mark plus faible qu’il ne l’aurait été si l’Allemagne avait gardé son ancienne monnaie,mais trop fort pour les autres pays européens, ce qui a eu pour conséquence la ruine totale de ces derniers et le très grave affaiblissement de la France et de l’Italie pour le « seul profit des exportations et des retraités allemands« . Pour lui, la monnaie unique du fait de sa cherté et de sa rigidité, rigidité qui empêche les pays de la zone euro de retrouver leur compétitivité par des dévaluations, a été un facteur de crise et ces points essentiels sont toujours oubliés lors des différents sommets européens par les « eurolâtres » comme il aime à les appeler.
Philippe Villin, sans ménagement, dénonce la gestion de crise de la Commission européenne cette « institution peuplée de fonctionnaires globalement médiocres et sans leadership politique, elle n’a rien fait pour y remédier sérieusement, pas plus que la banque centrale européenne (BCE), si bien que près de vingt ans après la signature de Maastricht, les zones les moins développées se retrouvent anéanties par les zones fortes. L’Allemagne a vu ses exportations exploser en Europe« . Ceci a eu bien évidemment pour résultats une insuffisance de croissance pour les pays de la zone euro, un chômage de masse, des déficits des balances de paiements et donc de budget.
Pour Philippe Villin, tout comme l’avait annoncé déjà en leur temps les responsables politiques du Front National, Maastricht ne pouvait pas marcher.
La solution proposée par la chancelière Merkel, suivie par les différents gouvernements eurolâtres européens, prônant une politique de rigueur ne va, selon Philippe Villin, pas sortir les pays de la crise bien au contraire. L’Europe à « la trique» allemande asphyxiera d’avantage les pays de la zone euro. Tout comme il ne voit pas d’un bon œil, l’idée ou la création d’une Europe Fédérale, ne trouvant aucun intérêt « à reconstituer entre les pays d’Europe ce que nous avons, par exemple avec nos départements d’outre-mer, qui coûtent des fortunes chaque année sans qu’il n’y ait plus aucune activité locale réelle autre que celle qui résulte de ces transferts« . D’après Philippe Villin, la non-compétitivité de l’Europe du Sud et l’insuffisante compétitivité de la France et de l’Italie vont conduire à l’explosion du système.
Philippe Villin en vient à expliquer que la fausse solution, celle défendue notamment par Nicolas Sarkozy et François Hollande, de sauver l’euro en instaurant plus d’Europe par le biais de cette fameuse Europe fédérale menée à la schlague par la chancelière Merkel, ne sauvera pas les pays de la zone euro. Pour lui « la rigueur sans croissance ne peut aboutir qu’à une Europe du chômage, à une explosion sociale globale ».
Quant à l’avenir de l’euro, pour ce chef d’entreprise qu’est Philippe Villin, la question n’est pas de savoir si l’euro doit disparaitre, mais quand et pour cela il faut selon lui, comme le dit Marine Le Pen depuis des années, préparer de concert le retour aux monnaies nationales, afin de ne pas subir la disparition soudaine de la monnaie unique. Cette anticipation que refuse de mettre en place le président français Nicolas Sarkozy, qui lui ne cesse de répéter qu’il faut sauver l’euro à tout prix. Philippe Villin explique dans son entretien que plus tôt on sortira de la monnaie unique plus vite seront limités les risques de s’enfoncer « dans l’euroruine et l’euragonie, c’est à dire l’affaiblissement continu des économies, qui rendra le redressement ultérieur beaucoup plus dur, sinon impossible« .
La messe est dite.
L’abolition de l’euro est selon lui tout à fait possible à mettre en place en un week-end au moment ou les banques sont fermées, c’est à dire entre le samedi 20 heures et le lundi 8 heures du matin, pendant une réunion rassemblant les 17 chefs d’état de la zone euro. Pour lui, le seul blocage qu’il perçoit est celui de la pénibilité pour un chef d’état d’admettre qu’il s’est trompé durant toutes ces années et que cela lui demandera du courage. Philippe Villin durant son entretien fait part de sa peur que la France se rattache à un euromark du nord, qui mènerait le pays à la ruine. L’euro fort nous ayant déjà gravement affaibli en nuisant « à notre tourisme, à notre agriculture et à toutes nos industries et en particulier aux industries aéronautique, nucléaire, et para pétrolière qui vendent en dollars« . Avec l’euromark nous serions totalement lessivés, « devenant au fil du temps la plus pauvre des provinces allemandes« .
La prospérité de notre pays ne peut se faire autrement que par la sortie de l’euro et la récupération de notre monnaie nationale, que l’on pourrait dévaluer afin de retrouver notre compétitivité.
Philippe Villin ne comprend pas l’entêtement mortifère des élites européennes qui s’acharnent à vouloir sauver « un projet stupide don elles n’osent pas dire qu’il ne marche pas, celui de l’euro« .
Cliquez sur les images ci-dessous pour lire l’article paru dans Le Figaro le 16 décembre 2011.



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Les nouveaux taux de cotisations auto entrepreneur 2013 votés par décret | Auto Entrepreneur info
Les nouveaux taux de cotisations sociales applicables pour les auto entrepreneurs à partir de 2013 sont désormais officiels depuis le 30 décembre 2012 !
Ce n’est pas un scoop puisque le gouvernement avait déjà annoncé cette première réforme du statut auto entrepreneur avec une augmentation du taux de cotisations.
Mais le Journal Officiel n°0304 du 30 décembre 2012 page 21200 texte n° 125 vient valider le « Décret n° 2012-1551 du 28 décembre 2012 relatif aux cotisations et contributions de sécurité sociale des travailleurs indépendants non agricoles » dans lequel on retrouve ces nouveaux taux de cotisations sociales pour les auto entrepreneurs.
Je ne vais pas vous faire l’affront de vous proposer un simple copier/coller du texte du décret, mais plutôt un résumé…
L’augmentation est confirmée pour tous les types d’activité, et cela sera applicable à tous vos revenus d’activité en auto entrepreneur à compter du 1er janvier 2013 : Donc ces nouveaux taux sont applicables à tout ce que vous encaisserez à partir de cette date, et que vous déclarerez soit pour votre 1er trimestre 2013 – pour celles et ceux qui déclarent tous les trimestres – soit pour votre 1er mois d’activité 2013 – pour celles et ceux qui paient leurs cotisations tous les mois- .
Taux des cotisations sociales des auto-entrepreneurs (en pourcentage du chiffre d’affaires) :
| Type d’activité | Taux de 2012 | Taux de 2013 |
|---|---|---|
| Activité d’achat-vente | 12% | 14% |
| Activité Libérale | 18,3% | 21,3% |
| Services et activité artisanale | 21,3% | 24,6% |
Dans le cas d’un auto entrepreneur en activité libérale qui atteindrait le plafond de chiffre d’affaires autorisé à l’année, cette augmentation représenterait environ 1000 euros de charges supplémentaires !
Pour une activité de vente, un auto entrepreneur qui atteindrait son plafond autorisé de chiffre d’affaires devra lui payer une augmentation de charges de 1630 euros !
Bref, ces augmentations de charges sociales qui ne sont d’ailleurs que les prémices de laréforme du statut auto entrepreneur ne sont pas les bienvenues en période de crise, mais ne nous laissons pas décourager ! Gardons l’objectif d’augmenter nos chiffres d’affaires ou de développer une autre activité plus rentable !
Bon courage à toutes et à tous !
viaLes nouveaux taux de cotisations auto entrepreneur 2013 votés par décret | Auto Entrepreneur info.





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