Le groupe Anovo repris par Butler Capital, Actualités
Walter Butler l’a emporté, face aux autres acteurs en lice, notamment le britannique Regenersis. Le tribunal de commerce de Beauvais a choisi vendredi de confier à son fonds, Butler Capital Partners (BCP), la reprise d’ Anovo, leader européen de la gestion durable du cycle de vie des produits électroniques, en redressement judiciaire depuis juillet dernier. En présentant le projet le mieux-disant sur le plan social, le spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté avait déjà obtenu le soutien des salariés.
Le projet de BCP prévoit en effet la reprise de l’ensemble des sites du groupe en France ainsi que toutes ses filiales à l’étranger à l’exception des sociétés italiennes et suédoises. Au total, plus de 4.400 emplois seront ainsi préservés, dont 758 en France sur un total de 1040. Les suppressions d’emplois dans l’Hexagone seront concentrées sur trois sites : celui de Brive paiera le plus lourd tribut avec 140 postes supprimés, celui d’Angers perdra 70 postes et celui de Saint-Matthieu 30.
Selon Eric Meilhac, délégué syndical CGT du site de Brive, la «crédibilité financière plus assise» de l’offre de Walter Butler a également joué dans le choix du tribunal, BCP ayant prévu de financer sur fonds propres la reprise et non pas sur crédit bancaire. «Nous allons investir 25 millions d’euros dans le groupe, dont plus de 20 millions en France», indique Walter Butler, qui signe avec cette opération la «plus importante reprise d’entreprise en dépôt de bilan sur ces 10 dernières années».
Selon lui, Anovo, qui réalise trois-quart de son chiffre d’affaires sur des activités de réparation et de logistique, bénéficie de sérieux atouts : «D’une part, ses marchés sont en croissance, d’autre part l‘entreprise est dotée d’une base de clients importantes au sein des grands groupes et d’un savoir-faire reconnu sur le plan européen», dit-il. En relançant les activités et en améliorant le service aux clients, il espère redresser les résultats. «En 2012, la France sera encore en légère perte, mais au niveau du groupe nous visons un excédent brut d’exploitation compris entre 5 et 10 millions d’euros», dit-il. Les comptes clos fin septembre, quant à eux, devraient encore afficher une lourde perte d’exploitation.
NATHALIE SILBERT
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Activez votre holding pour être exonéré d’ISF ! , Actualités, Entrepreneur
Activez votre holding pour être exonéré d’ISF !
L’exonération des titres d’une société holding en tant que biens professionnels suppose que la société anime les filiales qu’elle détient.
Les dirigeants de sociétés peuvent choisir de détenir les titres des différentes sociétés qu’ils dirigent via une société holding.
Dans ce cas, pour que les titres de la société holding puissent être exonérés d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en tant que biens professionnels du dirigeant, il est notamment nécessaire que la société holding soit reconnue animatrice des sociétés dont elle détient les titres.
Une société est considérée comme étant animatrice des filiales qu’elle détient lorsqu’elle participe activement à la politique du groupe auquel elles appartiennent et à son contrôle et qu’elle rend, le cas échéant et à titre purement interne au groupe, des services spécifiques administratifs, juridiques, comptables, financiers ou immobiliers.
La Cour de cassation vient de préciser à cet égard que le rôle animateur de la société holding ne nécessite pas forcement que celle-ci dispose de structures importantes en termes matériels (locaux, matériel informatique…) et humains (salariés, prestataires extérieurs…).
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ARM dévoile son architecture 64 bits
ARM a dévoilé sa nouvelle architecture de puces et d’instructions, l’ARMv8. C’est la première à supporter en plus du jeu d’instructions 32 bits des instructions en 64 bits. Elle va clairement viser à implanter les processeurs qui en découleront dans des ordinateurs de bureau et des serveurs, le prochain marché qu’ARM veut conquérir d’ici quelques années, allant ainsi marcher sur les plate-bandes d’Intel.
Déjà, HP a indiqué vouloir sortir une ligne de serveurs ARM et une rumeur laisse entendre qu’Apple aurait dans ses cartons des prototypes de MacBook Air ARM.
Bien entendu, il va falloir compter avec la réaction d’Intel, qui actuellement fait des efforts sans précédent pour diminuer de manière significative la consommation de ses puces x86. A terme, au-delà des jeux d’instructions radicalement différents, il devrait quand même y avoir convergence vers une évolution qui semble incontournable, la fabrication de processeurs dotés de nombreux coeurs hétérogènes, c’est-à-dire non identiques comme actuellement, le but étant de spécialiser chacun d’entre eux dans des tâches spécifiques qu’ils exécuteront plus vite, tout en permettant de couper le courant aux autres et ainsi maintenir l’enveloppe thermique dans des limites acceptables. En contrepartie, on aura des millions de transistors dans ces processeurs qui pourraient ne jamais servir ou seulement très rarement en fonction de l’usage des machines.
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Viadéo veut s’imposer en Chine
Dans sa politique d’expansion dans les pays émergents, Viadeo, le leader français des réseaux sociaux professionels, veut s’imposer en Chine. Ses dirigeants estiment qu’il faut des moyens démesurés pour s’installer dans les lieux où les américains sont déjà implantés.

Le site a déjà franchi le seuil de 8 millions d’inscrits en Chine et espère voir son chiffre d’affaires exploser avant Noel. Seelon les estimations, le marché chinois est d’environ 50 millions de professionnels.
Outre la Chine, Viadeo cible aussi l’Amérique latine, l’Inde et la Russie. Mais pour le moment, le réseau social professionnel n’envisage pas d’aller aux Etats-Unis. Il est tout simplement impossible de détrôner le concurrent LinkedIn.
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Fixation de la rémunération du gérant de SARL, Actualités, Entrepreneur
Le gérant associé peut participer au vote de la décision fixant sa rémunération.
La Cour de cassation vient de confirmer que le gérant associé d’une société à responsabilité limitée (SARL), même s’il est majoritaire, peut participer au vote de la décision des associés fixant sa rémunération. Car pour elle, il ne s’agit pas d’une convention dite « réglementée ».
S’ils estiment que la décision prévoit une rémunération exagérée, qu’elle est contraire à l’intérêt social et qu’elle a été prise dans l’unique but de favoriser les associés majoritaires au détriment des minoritaires, ces derniers peuvent la contester en justice en invoquant un abus de majorité.
Dans cette affaire, la délibération, votée par le seul gérant associé majoritaire, indexant sa rémunération sur l’excédent brut d’exploitation de la société, n’a pas été jugée constitutive d’un abus de majorité.
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Téléphonie : Samsung prend la 1ère place mondiale des « smartphones » !
28/10/2011 à 11h09
(Boursier.com) — L’iPhone détrôné par le Galaxy ! Pour la première fois, les ventes de « smartphones » du groupe sud-coréen Samsung ont dépassé au 3ème trimestre celles de son rival américain Apple, selon le cabinet d’étude britannique ‘Strategy Analytics’. Ce dernier a estimé à 27,8 millions d’appareils les ventes du groupe coréen (qui contrôle ainsi 23,8% du marché mondial) contre 17,1 millions (14,6% du marché) pour Apple durant la période de juillet à septembre. Les ventes de téléphones haut de gamme de Samsung ont été multipliées par 4 au 3ème trimestre sur un an et ont grimpé de 40% par rapport au T2, alors que celles d’Apple ont augmenté de 21% sur un an, et ont baissé de 14,5% au T3 par rapport au trimestre précédent…
Ce bouleversement sur le marché des téléphones haut de gamme intervient au moment où Samsung et Apple s’affrontent aussi devant les tribunaux sur la paternité de nombreux brevets de leurs téléphones respectifs. Les deux groupes ont notamment demandé l’interdiction de la vente des nouveaux modèles de leur rival dans plusieurs pays.
Samsung, le plus important fabricant de « smartphones » équipés du système d’exploitation Android de Google, a aussi annoncé ce matin un bénéfice d’exploitation en ligne avec les attentes du marché, à 4.250 Mds de Won, en baisse de 13%, au 3ème trimestre… Dans le détail, les bénéfices de la branche télécoms ont plus que doublé sur un an, et représentent désormais 60% des profits du groupe, tandis que les profits de la branche puces mémoires ont chuté.
La direction s’est montrée optimiste pour les ventes du 4ème trimestre, tant pour les téléphones mobiles, que pour les téléviseurs et les puces non mémoire… Le groupe a aussi présenté sa nouvelle gamme de de « smartphones » ‘Galaxy Note’, qui sera en concurrence avec le nouvel iPhone 4S dévoilé à la mi-octobre par Apple. L’action Samsung Electronics a salué ces annonces par une hausse de 2,3% ce matin à la Bourse de Séoul.
©2011 www.boursier.com
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Free de nouveau condamné pour un retard de livraison de sa box
Selon Cnet France, un Freenaute a obtenu 800 euros de dommages et intérêts pour avoir attendu plusieurs mois son matériel.
La rédaction01net le 27/10/11
En mai dernier, nous vous relations les déboires des Freenautes en matière de livraisons de la Freebox Révolution, certains n’hésitant plus à saisir les juges de proximité et à obtenir des condamnations du fournisseur d’accès.
Nos confrères de Cnet France indiquent que le FAI vient à nouveau d’écoper de 800 euros de dommages et intérêts à verser à un de ses clients, qui n’avait reçu qu’en mai sa Freebox Révolution commandé en février… Ce nouvel abonné avait rapidement obtenu son raccordement en fibre optique. Mais la box n’avait pas suivi.
Au bout de deux mois sans connexion à Internet ni informations de la part de Free, il décide de saisir la justice, sur la foi de l’article L121-20-3 du Code de la consommation. La Freebox arrive deux jours plus tard. Agacé par le manque de communication, le plaignant maintient sa procédure, demande des dommages et intérêts, et refuse une indemnisation de 200 euros proposée par Free.
Manque de maîtrise de la fibre optique
Devant la justice, le FAI se défend en évoquant un souci avec UPS, un manque de maîtrise de la fibre optique à cette époque. Et argue que son client pouvait accéder à Internet depuis son lieu de travail.
Des éléments qui n’ont pas été retenus par le juge. Celui-ci a considéré que l’entreprise n’aurait pas dû proposer le contrat si elle n’était pas en mesure de l’honorer, et qu’elle aurait dû à tout le moins proposer « une solution alternative ».
Pas rancunier, le plaignant a décidé de conserver son offre Freebox Révolution.
Sur le site freebox.toosurtoo.com, qui donne accès à un outil de suivi des livraisons, des Freenautes témoignent encore et toujours de retards importants. Parmi eux, certains disent attendre leur matériel depuis plusieurs mois, parfois jusqu’à dix ! D’autres se réjouissent d’avoir reçu leur box en quelques jours, notamment ceux qui ont opté pour la livraison payante à domicile, facturée 20 euros…
viaFree de nouveau condamné pour un retard de livraison de sa box.
Révélations des Mayas 2012 et au-delà
Révélations des Mayas 2012 et au-delà

Les producteur du film prétendent avoir les preuves photographiques d’une civilisation extraterrestre prémaya. Et ils affirment qu’ils ont Stephen Hawking de leur côté. Le producteur Raul Julia-Levy fourni une photo, qui, dit-il a été prise dans le sud du Guatemala dans les années 1930, montrant une tête sculptée dans la jungle.
Le monument, selon une lettre d’accompagnement de l’archéologue Hector E. Mejia, remonte à entre 3500 et 5000 av. J.-C. et est la preuve d’une civilisation supérieure ne ressemblant à rien de ce que nous connaissons qui a vécu sur Terre.
Mejia décrit la photo comme étant « un buste dont à première vue peut être considéré comme ayant un crâne allongé et trait fins qui ne sont pas compatible avec les préhispaniques d’Amérique. »
«Je certifie que ce monument ne présente aucune des caractéristiques des Maya, nahuatl, olmèques ou de toute autre civilisation préhispanique», écrit-il. « Il a été créé par une civilisation extraordinaire et supérieure avec des connaissances impressionnantes de laquelle il n’ya aucune trace de l’existence sur cette planète. »
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Startup Raises $1.2 Million to Tackle Niche Ebook Market
The Spark of Genius Series highlights a unique feature of startups and is made possible by Microsoft BizSpark. If you would like to have your startup considered for inclusion, please see the details here.
Name: Hyperink
Quick Pitch: An ebook publisher that develops titles based on existing demand.
Genius Idea: Bloggers, content farms and news publishers alike have long leveraged search trends to uncover the information people are looking for and profited accordingly. But can the same model be applied to book publishing?
McKinsey alum Kevin Gao, whose startup Hyperink announced its first significant ($1.2 million) round of funding this week, believes so. (And so do his investors, apparently.)
Book publishers, he says, too often choose what to publish based on what they like rather than what they know will sell. Hyperink will instead find out what people want to read, largely by sifting through short and long-range search data. The company will then find authors to write short, highly targeted books on the topics people are searching for information about.
Think How to Get Into Yale rather than How to Get Into College, or a short history on Apple founder and former CEO Steve Jobs around the time of his death.
Hyperink is also welcoming pitches from aspiring authors, promising design, editing and marketing services in exchange for 50% of the royalties. Gao says the company is also interested in partnering experts who are less inclined to write their own books with journalists to co-author books.
Books are generally priced in the $15 to $25 range — a bit on expensive side for ebooks, but on the low end for business books.
Gao added that all of Hyperink’s books to date have been profitable within the first year of publication.
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Contrôle fiscal : des garanties supplémentaires en cas de tenue informatique de la comptabilité ! , Actualités – Entrepreneur
L’irrespect des garanties spécifiques au contrôle fiscal d’une comptabilité informatisée entraîne l’annulation des redressements.
La plupart des entreprises utilisent désormais un logiciel informatique pour la tenue de leur comptabilité. Cette constatation n’est pas anodine lorsqu’elles font l’objet d’un contrôle fiscal. En effet, la vérification, par un agent de l’administration fiscale, d’une comptabilité informatisée doit répondre à des garanties spécifiques, en plus de celles qui doivent être respectées dans le cadre d’un contrôle fiscal « classique ».
Ainsi, le vérificateur doit informer, par écrit, l’entreprise des trois modalités de contrôle de sa comptabilité informatique entre lesquelles elle doit choisir.
Précision : le choix de l’entreprise doit s’opérer entre la réalisation des traitements informatiques :
- par le vérificateur lui-même sur le matériel présent dans l’entreprise ;
- ou par l’entreprise elle-même ;
- ou par le vérificateur, hors de l’entreprise, après remise de copie de fichiers informatiques nécessaires par le contribuable.
Et si des rectifications du résultat fiscal trouvent leur origine dans ces traitements informatiques, l’administration fiscale doit préciser, dans la proposition de rectification qu’elle notifie à l’entreprise, la nature des traitements informatiques concernés.
À défaut de respecter ces règles de forme, la jurisprudence annule les redressements fiscaux mis à la charge de l’entreprise dans ce cadre.
Mais pour que cette sanction s’applique, il faut que la vérification porte sur un véritable logiciel de comptabilité et que les opérations mises en œuvre à ce titre par le vérificateur constituent des traitements informatiques, c’est-à-dire qu’elles aillent au-delà de la simple lecture de données brutes.
Une précision récente donnée par la jurisprudence
Le Conseil d’État vient de juger que l’administration fiscale avait mis en oeuvre un contrôle de la comptabilité informatisée dans un cas de consultation et d’analyse d’un logiciel informatique de caisse, à partir des fonctionnalités de celui-ci. Le vérificateur avait ainsi pu constater des discordances entre les recettes enregistrées dans le logiciel de caisse et les recettes déclarées par l’entreprise.
Dans la mesure où les règles de forme précitées n’avaient pas été respectées, le Conseil d’État a estimé que les redressements, issus de la procédure de vérification de comptabilité, devaient être annulés.
Estelle LE PICARD
La nouvelle équipe dirigeante de Groupama va appliquer le plan de rigueur déjà adopté, Actualités
Après la révocation de Jean Azéma avant-hier, Thierry Martel, le nouveau directeur général, et Christian Collin, qui l’épaulera comme directeur général délégué, ont une feuille de route simple : tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe sur l’exercice 2011.
Les deux nouveaux hommes forts de Groupama étaient déjà à pied d’oeuvre hier au lendemain de l’éviction brutale par le conseil d’administration de Jean Azéma, celui qui a dirigé la maison depuis juin 2000. Thierry Martel, son successeur à la tête du sixième assureur français, et Christian Collin, promu directeur général délégué, ont enchaîné les réunions. Le tandem mis en place par les présidents des caisses régionales sait qu’il n’a pas une minute à perdre, Groupama étant dans une situation critique en ce moment.
Si le choix d’un tel attelage peut surprendre, Thierry Martel, l’ancien patron des activités en France, tout comme Christian Collin, jusqu’ici directeur financier, présentent l’avantage de connaître parfaitement cette maison, dont ils sont des piliers, et d’avoir des profils complémentaires. Envoyés au feu, ils devraient tout faire pour préserver la marge de solvabilité du groupe lors de l’arrêté des comptes 2011. Tour d’horizon des grands défis qui les attendent.
Protéger la marge de solvabilité
Lapidaire, le communiqué de presse qui a annoncé leur nomination et la révocation de Jean Azéma, a fixé le cap : « La priorité de la nouvelle équipe dirigeante sera de mettre en oeuvre les mesures destinées à renforcer la solvabilité du groupe tout en poursuivant l’amélioration de la rentabilité opérationnelle. » A fin août, la marge de solvabilité était encore de 130 % (117 % en prenant les seuls fonds propres durs). Soit bien en deçà des niveaux auxquels Groupama était habitué jusqu’ici.
Il y a un mois, Standard & Poor’s puis Fitch avaient abaissé leurs notes au vu du niveau des fonds propres jugé insuffisant. Jean Azéma leur avait donné des gages en présentant des mesures énergiques : achat de protection contre une baisse trop forte du CAC 40, traités de réassurance sur les provisions, économies de 300 millions d’euros sur les deux prochaines années et de 400 millions en 2014 avec une réduction tous azimuts des frais généraux. C’est ce plan que devraient mettre en musique Thierry Martel et Christian Collin.
Réduire une exposition en actions excessive
Groupama traîne comme un boulet une exposition aux marchés actions plus élevée que la moyenne des assureurs (15 % de ses actifs). Plus handicapant encore, son portefeuille est très concentré. Selon nos informations, les huit lignes les plus importantes pèseraient à elles seules un tiers de l’engagement en actions du groupe. Groupama détient notamment de fortes participations dans Société Générale et Veolia Environnement, mais aussi dans Saint-Gobain, la banque hongroise OTP Bank ou encore la banque d’affaires italienne Mediobanca.
Vu l’état des marchés depuis plusieurs mois, il pourrait passer des provisions pour dépréciation durable dans ses comptes annuels. L’idéal pour lui serait donc d’arriver à se délester d’une partie de son portefeuille assez rapidement… sauf que l’environnement de marché actuel ne s’y prête guère. Le sujet est d’autant plus important que le futur cadre prudentiel de Solvabilité II pénalisera lourdement la détention d’actions.
Le poids du risque souverain
Groupama devrait encore passer une nouvelle dépréciation sur ses titres d’Etat grecs, vraisemblablement de 50 %. Il avait déjà appliqué une décote de 21 % dans ses comptes du premier semestre. D’où un impact de 88 millions d’euros sur ses résultats. Autre sujet d’inquiétude, son exposition totale aux dettes des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne), qui s’élevait au 30 juin à 13 milliards d’euros en juste valeur brute et à 3 milliards d’euros en juste valeur nette.
Vers des cessions d’actifs ?
La question est sur toutes les lèvres. Cela pourrait être une solution à court terme pour redresser la marge de solvabilité, estiment certains observateurs. Et les spéculations vont bon train sur les actifs que l’assureur pourrait se résoudre à mettre en vente : GAN Eurocourtage, souvent présenté comme l’un des joyaux du groupe, sa participation dans la foncière Silic, éventuellement ses filiales étrangères les plus solides.
Il n’est pas exclu que le groupe prenne des mesures fortes rapidement.
LAURENT THÉVENIN
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Terrateck : des créateurs renouvellent le business agricole, Actualités, Entrepreneur
Zoom sur deux créateurs atypiques, lauréats du prix Innovons Ensemble, porteurs d’un projet innovant dans le secteur agricole.
A l’heure où nombre de créations d’entreprises se jouent sur le terrain des applications Smartphones, d’internet, des services, deux jeunes relèvent un sacré défi : renouveler le genre dans le domaine de l’agriculture. Une initiative récompensée par le dernier prix Création Innovons Ensemble.
A 23 ans, le pari est osé. Romain Wittrisch et Pierre Soudan se voient récompenser pour un projet ambitieux : Terrateck, une entreprise de conception, fabrication et commercialisation de matériel pour l’agriculture biologique (désherbage mécanique, enrouleurs de filets, laveuses et brosseuses à légumes…). Les deux porteurs de projet ont, en effet, identifié un besoin sur le marché de l’agriculture bio : s’il existe une offre de machines adaptées pour les grosses exploitations, celles-ci ne sont pas utilisables sur les surfaces plus modestes, et pas adaptées aux techniques de l’agriculture bio. Ainsi, de nombreux producteurs bio se voient contraint de recourir à une main d’œuvre plus importante pour pallier le manque de solution mécanique.
Terrateck a donc pour objectif de s’emparer de ce marché en plein développement en proposant aux agriculteurs bio une gamme de matériel et machines agricoles adaptée.
Les deux jeunes créateurs, issus du milieu agricole, sont passionnés d’agriculture bio et d’entrepreneuriat. Romain, 23 ans, qui a suivi des études commerciales, est diplômé du Bachelor Negocia et a déjà 2 créations d’entreprises à son actif ! Pierre, 23 ans également, est diplômé d’un DUT en génie mécanique et a déjà conçu de nombreuses machines agricoles pour l’exploitation de ses parents, agriculteurs. En bref, deux profils complémentaires. Et une démarche volontariste : afin de mener à bien leur projet de création, les deux jeunes hommes ont mené de front le Master Entrepreneuriat d’Advancia, l’école de la création de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, mais en apprentissage : Pierre travaille à la fabrication de matériel industriel et Romain dans une coopérative de céréales bio.
Actuellement, Terrateck envisage de lever 350 000 à 450 000 euros pour passer du stade de prototype à la production et commercialisation du matériel. « Les tests matériel sont en cours, les brevets suivront, explique Romain. L’entreprise, elle, ne sera créée que fin 2012. Nous ne nous lancerons qu’une fois les produits prêts, avec un portefeuille de clients. » Réalisme, pragmatisme : deux ingrédients qui, mixés à l’innovation, devraient faire des étincelles !
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